{"id":239,"date":"2021-04-13T12:23:35","date_gmt":"2021-04-13T12:23:35","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/bienfaits\/?post_type=chapter&#038;p=239"},"modified":"2021-11-04T10:01:30","modified_gmt":"2021-11-04T10:01:30","slug":"activite-physique-hebdomadaire-obligatoire-pour-rester-en-bonne-sante","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/chapter\/activite-physique-hebdomadaire-obligatoire-pour-rester-en-bonne-sante\/","title":{"raw":"Activit\u00e9 physique hebdomadaire : obligatoire pour rester en bonne sant\u00e9&nbsp;?","rendered":"Activit\u00e9 physique hebdomadaire : obligatoire pour rester en bonne sant\u00e9&nbsp;?"},"content":{"raw":"<p class=\"first-paragraph\">Les recommandations en termes de pratique d\u2019activit\u00e9 physique pour rester en bonne sant\u00e9 sont bien connues<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote1sym\" name=\"sdfootnote1anc\"><sup>1<\/sup><\/a>. Vous culpabilisez de ne pas en faire assez\u00a0? Vous n\u2019avez pas le temps ou la possibilit\u00e9 de marcher pendant trente minutes, cinq jours sur sept, ou de faire un jogging trois fois par semaine\u00a0?<\/p>\r\nBonne nouvelle\u00a0! Une \u00e9tude parue en 2017<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote2sym\" name=\"sdfootnote2anc\"><sup>2<\/sup><\/a>, utilisant les donn\u00e9es de l\u2019enqu\u00eate SHARE, a montr\u00e9 qu\u2019une activit\u00e9 physique moins intense et moins fr\u00e9quente que celle des recommandations officielles de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) peut d\u00e9j\u00e0 aider \u00e0 pr\u00e9venir certaines <i><b>affections chroniques<\/b><\/i>. Philipe de Souto Barreto et ses coauteurs ne sont pas les seuls \u00e0 l\u2019affirmer, plusieurs \u00e9quipes de recherche aboutissent en effet aux m\u00eames conclusions\u00a0: une activit\u00e9 physique par semaine, de pr\u00e9f\u00e9rence vigoureuse mais pas uniquement, aide \u00e0 r\u00e9duire l\u2019apparition de la plupart des affections chroniques, tant chez les hommes que chez les femmes.\r\n\r\nQuelles sont les informations disponibles\u00a0? Les r\u00e9pondants \u00e0 l\u2019\u00e9tude SHARE d\u00e9clarent \u00e0 quelle fr\u00e9quence et \u00e0 quelle intensit\u00e9 ils pratiquent une activit\u00e9 physique sur une semaine habituelle. On peut alors comparer ces informations dans le temps avec leurs d\u00e9clarations concernant leur \u00e9tat de sant\u00e9, et s\u2019ils souffrent plus tard d\u2019affections chroniques telles que des maladies cardiovasculaires, des accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux ou encore du diab\u00e8te, notamment.\r\n\r\n&nbsp;\r\n<div class=\"textbox textbox--key-takeaways\"><header class=\"textbox__header\">\r\n<p class=\"textbox__title\"><strong>Affection\/maladie chronique<\/strong><\/p>\r\n\r\n<\/header>\r\n<div class=\"textbox__content\">\r\n\r\n<i>Les maladies chroniques sont des affections de longue dur\u00e9e qui, en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e9voluent lentement. Responsables de 63\u00a0% des d\u00e9c\u00e8s dans le monde, elles se manifestent sous la forme de diab\u00e8te, de cholest\u00e9rol, de cancer, d\u2019affections respiratoires chroniques, d\u2019accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux, etc.<\/i><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote3sym\" name=\"sdfootnote3anc\"><sup>3<\/sup><\/a><i>.<\/i><i>La cause principale \u00e0 ce jour identifi\u00e9e du d\u00e9veloppement de ces maladies chroniques est l\u2019inactivit\u00e9 physique<\/i><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote4sym\" name=\"sdfootnote4anc\"><sup>4<\/sup><\/a><i>, d\u2019o\u00f9 des recommandations pour, qu\u2019\u00e0 tout \u00e2ge, la population maintienne une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re.<\/i>\r\n\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n&nbsp;\r\n\r\nEn observant les participants de seize pays sur les cinq premi\u00e8res vagues de SHARE (de 2004 \u00e0 2013), cette \u00e9quipe de chercheurs a d\u00e9duit que la pratique d\u2019une seule activit\u00e9 physique hebdomadaire, donc en de\u00e7\u00e0 des recommandations officielles, est d\u00e9j\u00e0 associ\u00e9e \u00e0 un risque r\u00e9duit de d\u00e9velopper du diab\u00e8te, des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux.\r\n\r\nCependant, cette pr\u00e9vention d\u2019affections chroniques d\u00e9pend de l\u2019<i><b>effort<\/b><\/i> et du type d\u2019<i><b>activit\u00e9 physique<\/b><\/i> r\u00e9alis\u00e9s. En effet, comme le montre le <b>Tableau 1<\/b>, la fr\u00e9quence de l\u2019activit\u00e9 associ\u00e9e au type d\u2019effort donne des r\u00e9sultats diff\u00e9rents.\r\n\r\n&nbsp;\r\n<div class=\"textbox textbox--key-takeaways\"><header class=\"textbox__header\">\r\n<p class=\"textbox__title\"><strong>Activit\u00e9 physique vigoureuse\/mod\u00e9r\u00e9e<\/strong><\/p>\r\n\r\n<\/header>\r\n<div class=\"textbox__content\">\r\n\r\n<i>Dans l\u2019\u00e9tude SHARE, une activit\u00e9 physique vigoureuse est d\u00e9crite comme \u00ab\u00a0faire du sport, des travaux domestiques lourds, ou un travail qui demande des efforts physiques\u00a0\u00bb, et l\u2019activit\u00e9 physique mod\u00e9r\u00e9e comme \u00ab\u00a0s\u2019occuper du jardin, nettoyer la voiture ou se promener\u00a0\u00bb.<\/i>\r\n\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n&nbsp;\r\n\r\nPour diminuer les risques de d\u00e9velopper une maladie cardiaque par exemple, les auteurs identifient deux options qui semblent fonctionner le mieux\u00a0: r\u00e9aliser soit un <i>effort mod\u00e9r\u00e9 plus d\u2019une fois par semaine<\/i> (diminution des risques de 15\u00a0% par rapport \u00e0 une personne qui ne pratique aucune activit\u00e9 physique), soit un <i>effort vigoureux une seule fois par semaine<\/i> (diminution des risques de 20\u00a0%).\r\n\r\nConcernant les maladies c\u00e9r\u00e9brovasculaires et le diab\u00e8te en revanche, c\u2019est l\u2019inverse\u00a0: se \u00ab\u00a0contenter\u00a0\u00bb d\u2019une pratique mod\u00e9r\u00e9e une seule fois par semaine suffirait \u00e0 r\u00e9duire les risques d\u2019en d\u00e9velopper, alors que si l\u2019on veut que l\u2019effort vigoureux soit efficace, il faudrait en r\u00e9aliser plus fr\u00e9quemment.\r\n\r\nBien entendu, plus la pratique est habituelle, plus celle-ci aura un impact positif sur la sant\u00e9 et la pr\u00e9vention de ces affections chroniques. Dans le cas du diab\u00e8te, la r\u00e9duction des risques d\u2019en d\u00e9velopper passe de 18\u00a0% \u00e0 29\u00a0% si l\u2019on augmente la fr\u00e9quence de cette pratique \u00e0 plus d\u2019une fois par semaine.\r\n<h5>Tableau 1 : diminution des risques de d\u00e9velopper une affection chronique<\/h5>\r\n[caption id=\"attachment_629\" align=\"aligncenter\" width=\"1249\"]<img class=\"wp-image-629 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau1.jpg\" alt=\"\" width=\"1249\" height=\"711\" \/> <strong>Pourcentages \u00e0 comparer avec une pratique inexistante, ou presque, d\u2019activit\u00e9 physique<\/strong>. (Source\u00a0: Adaptation du tableau 2, Ph. DE SOUTO BARRETO et al. (2017) SHARE (2004-2013)).[\/caption]\r\n\r\nComme indiqu\u00e9 plus haut, cette relation entre activit\u00e9 physique et pr\u00e9valence de maladie chronique est \u00e9tudi\u00e9e par plusieurs \u00e9quipes de recherche. Une deuxi\u00e8me \u00e9tude sortie en 2018<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote5sym\" name=\"sdfootnote5anc\"><sup>5<\/sup><\/a> s\u2019attarde exclusivement sur les effets d\u2019une activit\u00e9 physique vigoureuse.\r\n\r\nEn utilisant les donn\u00e9es des vagues\u00a04 et\u00a05 (2011 et 2013) pour treize pays (dont la Belgique)<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote6sym\" name=\"sdfootnote6anc\"><sup>6<\/sup><\/a>, Adilson Marques et ses coauteurs concluent que la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique vigoureuse par semaine, plut\u00f4t que de n\u2019en pratiquer aucune, est b\u00e9n\u00e9fique tant pour les hommes que pour les femmes.\r\n\r\nPour les hommes, les chercheurs ont pu relier quatre affections chroniques moins pr\u00e9sentes chez ceux qui s\u2019inscrivent dans cette pratique hebdomadaire\u00a0: moins d\u2019hommes affect\u00e9s par des maladies cardiaques, des maladies pulmonaires, la maladie de Parkinson et la maladie d\u2019Alzheimer. Pour les femmes ayant les m\u00eames pratiques, la pr\u00e9valence de l\u2019ensemble des affections est r\u00e9duite, hormis pour l\u2019hypertension, le cholest\u00e9rol et le cancer, pour lesquels les auteurs n\u2019ont pas trouv\u00e9 de diff\u00e9rence significative selon la pratique ou non d\u2019activit\u00e9 physique. Ces petites diff\u00e9rences sugg\u00e8rent que le sexe biologique mod\u00e8re, d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre, l\u2019apparition de certaines maladies chroniques.\r\n\r\nCes r\u00e9sultats confirment la relation n\u00e9gative existante entre la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique et la pr\u00e9valence de maladies chroniques. Cependant, ils montrent que le gain en sant\u00e9 est positif, que la personne adh\u00e8re ou non aux recommandations officielles, tant qu\u2019elle pratique un minimum d\u2019activit\u00e9 physique. L\u2019espoir est donc permis pour celles et ceux qui ne sont gu\u00e8re actifs : \u00eatre actif, m\u00eame un petit peu, procure toujours des gains en termes de sant\u00e9 tant physique que mentale.\r\n\r\n&nbsp;\r\n<div class=\"textbox shaded\">\r\n\r\n<strong>Ce th\u00e8me vous int\u00e9resse ? Nous vous proposons ci-dessous quelques statistiques compl\u00e9mentaires pour continuer la lecture.<\/strong>\r\n\r\nCes statistiques sont tir\u00e9es de la vague\u00a06 de SHARE, dont les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es en 2014-2015.\r\n\r\n<\/div>\r\n&nbsp;\r\n\r\nLe <b>Graphique 3<\/b> reprend les donn\u00e9es de SHARE concernant la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique vigoureuse \u00e0 une fr\u00e9quence r\u00e9guli\u00e8re, au moins une fois par semaine, chez les individus \u00e2g\u00e9s de 60 \u00e0 69\u00a0ans. Ce graphique montre les diff\u00e9rences de pratiques entre hommes et femmes, mais aussi entre les diff\u00e9rents pays.\r\n<h5>Graphique 3\u00a0: pourcentage d\u2019individus pratiquant une\u00a0activit\u00e9 physique vigoureuse r\u00e9guli\u00e8re<\/h5>\r\n[caption id=\"attachment_366\" align=\"aligncenter\" width=\"2069\"]<img class=\"wp-image-366 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique3.png\" alt=\"\" width=\"2069\" height=\"1007\" \/> <strong>Pays group\u00e9s par zone g\u00e9ographique : central-nord, sud et est, de gauche \u00e0 droite. La fr\u00e9quence de l\u2019activit\u00e9 doit \u00eatre d\u2019une fois par semaine au minimum pour \u00eatre reprise sur ce graphique<\/strong> (Source : SHARE (2014-2015), 60-69 ans).[\/caption]\r\n\r\nPlusieurs observations d\u00e9coulent de ce graphique\u00a0: d\u2019une part, les hommes sont en g\u00e9n\u00e9ral plus actifs que les femmes (hormis en Isra\u00ebl), bien que cet \u00e9cart ne soit pas syst\u00e9matiquement important\u00a0; d\u2019autre part, ces moyennes montrent une grande variabilit\u00e9 entre les pays.\r\n\r\nConcernant la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique vigoureuse, ce sont les Su\u00e9dois qui sont les plus actifs (71\u00a0%), talonn\u00e9s par les Suisses (68\u00a0%) et les Danois(es) (69-68\u00a0% respectivement). Ces diff\u00e9rences hommes-femmes sont plus faibles lorsque l\u2019on observe la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique mod\u00e9r\u00e9e, non repr\u00e9sent\u00e9e ici.\r\n\r\nLa pratique d\u2019une activit\u00e9 physique, qu\u2019elle soit vigoureuse (sport, travaux domestiques lourds, etc.) ou mod\u00e9r\u00e9e (promenade, jardinage, etc.), d\u00e9cline en moyenne avec l\u2019\u00e2ge. En groupant les individus par classes d\u2019\u00e2ges, le <b>Graphique 4<\/b> permet de visualiser cette diminution progressive pour la population belge francophone.\r\n\r\nNous pouvons observer que le pourcentage de personnes pratiquant une activit\u00e9 physique en Belgique francophone est relativement stable entre 50 et 69\u00a0ans\u00a0: il passe de 89,8\u00a0% chez les 50-59\u00a0ans \u00e0 86,3\u00a0% chez les 60-69\u00a0ans. Il commence ensuite \u00e0 diminuer sensiblement chez les 70-79\u00a0ans pour atteindre 78,1\u00a0% et finit \u00e0 52,0\u00a0% pour les plus de 80\u00a0ans. Bien que cette diminution semble drastique, il est important de noter que ce taux de pratique d\u2019activit\u00e9 physique (surtout \u00e0 effort mod\u00e9r\u00e9) reste assez \u00e9lev\u00e9.\r\n\r\nDans l\u2019enqu\u00eate SHARE, toujours en 2015, les affections chroniques les plus observ\u00e9es, parmi les personnes de 50\u00a0ans et plus, sont l\u2019hypertension (37,5\u00a0% des hommes et 39,8\u00a0% des femmes en d\u00e9clarent), suivie du cholest\u00e9rol pour les hommes (21,1\u00a0%) et l\u2019arthrose pour les femmes (26,7\u00a0%). Le <b>Tableau 2<\/b> reprend les six affections chroniques les plus observ\u00e9es parmi l\u2019ensemble de la population SHARE.\r\n<h5>Graphique 4 : activit\u00e9 physique et \u00e2ge, population belge francophone<\/h5>\r\n[caption id=\"attachment_367\" align=\"aligncenter\" width=\"2085\"]<img class=\"wp-image-367 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique4.png\" alt=\"\" width=\"2085\" height=\"1065\" \/> (Source : SHARE (2014-2015), 50 ans et +)[\/caption]\r\n\r\nQuatre affections sont r\u00e9guli\u00e8rement observ\u00e9es tant chez les hommes que chez les femmes\u00a0: l\u2019hypertension art\u00e9rielle, le cholest\u00e9rol, le diab\u00e8te et l\u2019arthrose. Quatre autres affections sont plus souvent observ\u00e9es pour l\u2019un des deux sexes\u00a0: la maladie cardiaque et la maladie pulmonaire chronique concernent plut\u00f4t les hommes, tandis que la polyarthrite rhumato\u00efde et les troubles affectifs ou \u00e9motionnels concernent plut\u00f4t les femmes.\r\n<h5>Tableau\u00a02\u00a0: les affections chroniques les\u00a0plus\u00a0souvent\u00a0observ\u00e9es<\/h5>\r\n[caption id=\"attachment_408\" align=\"aligncenter\" width=\"1397\"]<img class=\"wp-image-408 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau2-2.png\" alt=\"\" width=\"1397\" height=\"553\" \/> (Source\u00a0: SHARE (2014-2015), moyenne SHARE, 50\u00a0ans et\u00a0+)[\/caption]\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\nLe nombre d\u2019affections chroniques est semblable entre hommes et femmes pour la moyenne SHARE\u00a0; mais c\u2019est une r\u00e9alit\u00e9 qui ne vaut pas pour tous les pays. En effet, en comparant l\u2019\u00e9cart de ce nombre entre hommes et femmes par pays sur le <b>GRAPHIQUE\u00a05<\/b>, nous observons de grandes variations. Les femmes en Croatie, Estonie, Pologne et Portugal d\u00e9clarent en moyenne bien plus d\u2019affections chroniques que les hommes (de 23\u00a0% \u00e0 34\u00a0% en plus). L\u2019inverse est moins fr\u00e9quent et surtout moins intense\u00a0: sur les 18\u00a0pays, les hommes d\u00e9clarent plus d\u2019affections au Danemark (6,4\u00a0%), en Espagne (8\u00a0%) et en Suisse (21\u00a0%).\r\n<h5>Graphique 5\u00a0: ratio femmes\/hommes du\u00a0nombre moyen d\u2019affections chroniques d\u00e9clar\u00e9es<\/h5>\r\n[caption id=\"attachment_369\" align=\"aligncenter\" width=\"2079\"]<img class=\"wp-image-369 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique5.png\" alt=\"\" width=\"2079\" height=\"1412\" \/> (Source : SHARE (2014-2015), 50 ans et +)[\/caption]\r\n\r\n&nbsp;\r\n<div class=\"textbox textbox--key-takeaways\"><header class=\"textbox__header\">\r\n<p class=\"textbox__title\"><strong>Ce qu'il faut retenir<\/strong><\/p>\r\n\r\n<\/header>\r\n<div class=\"textbox__content\">\r\n\r\nPhilipe de Souto Barreto et ses coauteurs ont observ\u00e9, \u00e0 travers les vagues et les entretiens r\u00e9p\u00e9t\u00e9s des m\u00eames personnes tous les deux ans, comment l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des personnes actives et non actives \u00e9voluait. Ce faisant, ils sont parvenus \u00e0 distinguer l\u2019effet apport\u00e9 d\u2019une petite pratique d\u2019activit\u00e9 physique hebdomadaire sur la r\u00e9duction du risque de d\u00e9velopper des affections chroniques.\r\n\r\nDans la m\u00eame lign\u00e9e, Adilson Marques et ses coauteurs se sont int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique vigoureuse et concluent de mani\u00e8re similaire, en apportant une distinction de pr\u00e9valence des maladies chroniques entre les hommes et les femmes.\r\n\r\nBien que les recommandations en sant\u00e9 publique de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 sugg\u00e8rent la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique mod\u00e9r\u00e9e quotidienne et vigoureuse plusieurs fois par semaine, les auteurs de ces deux \u00e9tudes concluent qu\u2019\u00eatre actif rien qu\u2019une fois par semaine pourrait d\u00e9j\u00e0 \u00eatre bien utile pour pr\u00e9venir les maladies chroniques, ou tout du moins certaines.\r\n\r\nLes chercheurs proposent \u00e9galement aux professionnels de la sant\u00e9 d\u2019encourager leurs patients \u00e2g\u00e9s \u00e0 d\u00e9marrer avec une faible activit\u00e9 physique puis \u00e0 augmenter celle-ci de mani\u00e8re tr\u00e8s progressive tant sur l\u2019intensit\u00e9 que sur la fr\u00e9quence, de mani\u00e8re \u00e0 ne pas les d\u00e9courager avec une recommandation d\u00e8s le d\u00e9part trop exigeante.\r\n\r\nComme les auteurs des deux \u00e9tudes le soulignent cependant, ne prendre en compte dans leurs analyses que l\u2019intensit\u00e9 et la fr\u00e9quence de l\u2019activit\u00e9 physique (vigoureuse ou mod\u00e9r\u00e9e, une fois par semaine, moins souvent, etc.) est une limitation. Leurs r\u00e9sultats sont certes d\u00e9j\u00e0 fort int\u00e9ressants, mais le type d\u2019activit\u00e9 ainsi que sa dur\u00e9e auraient permis d\u2019affiner encore plus les r\u00e9sultats. Faut-il faire une activit\u00e9 vigoureuse par semaine de 5, 10 ou 30\u00a0minutes pour que leurs r\u00e9sultats encourageants fassent effet\u00a0? SHARE ne permet toutefois pas encore ce genre de consid\u00e9rations. Cela \u00e9tant dit, le message et les recommandations propos\u00e9es par les auteurs nous plaisent. Initier une discussion avec son m\u00e9decin ou autre professionnel de la sant\u00e9 pour d\u00e9cider de la meilleure fa\u00e7on de reprendre ou de continuer une activit\u00e9 physique, petite ou grande, n\u2019est pas un mauvais conseil.\r\n\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n&nbsp;\r\n<div class=\"textbox textbox--exercises\"><header class=\"textbox__header\">\r\n<p class=\"textbox__title\"><strong>L\u2019apport de SHARE pour ce sujet<\/strong><\/p>\r\n\r\n<\/header>\r\n<div class=\"textbox__content\">\r\n<p align=\"left\">Caract\u00e8re <b>longitudinal<\/b> de l\u2019\u00e9tude\u00a0: les deux recherches derri\u00e8re ce chapitre utilisent les donn\u00e9es des personnes ayant particip\u00e9 \u00e0 au moins deux vagues, ce qui est n\u00e9cessaire pour observer dans le temps l\u2019\u00e9volution de la sant\u00e9 des individus.<\/p>\r\n<p align=\"left\">Caract\u00e8re <b>international<\/b> de l\u2019\u00e9tude\u00a0: 16\u00a0pays ont \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s dans la premi\u00e8re \u00e9tude, et 13 dans la deuxi\u00e8me, permettant ensemble d\u2019accro\u00eetre la pertinence des r\u00e9sultats.<\/p>\r\n<p align=\"left\">Les chercheurs se sont focalis\u00e9s sur deux s\u00e9ries d\u2019informations demand\u00e9es dans l\u2019\u00e9tude SHARE\u00a0: la fr\u00e9quence et l\u2019intensit\u00e9 de la <i><b>pratique hebdomadaire d\u2019activit\u00e9 physique<\/b><\/i> et les incidences de <i><b>maladies chroniques<\/b><\/i>.<\/p>\r\n<p align=\"left\">L\u2019\u00e9tude permet de <b>mettre en perspective les politiques publiques<\/b> et parfois de proposer des alternatives tir\u00e9es du v\u00e9cu quotidien des personnes. En l\u2019occurrence, les auteurs mettent en lumi\u00e8re qu\u2019une pratique moins fr\u00e9quente que celle recommand\u00e9e par l\u2019OMS est d\u00e9j\u00e0 suffisante pour pr\u00e9venir certaines affections chroniques. De plus, ils encouragent \u00e0 activer les personnes plus \u00e2g\u00e9es \u00ab\u00a0\u00e0 la carte\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire selon l\u2019habitude et l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 de chacun.<\/p>\r\n\r\n<\/div>\r\n<\/div>\r\n&nbsp;\r\n<div id=\"sdfootnote1\">\r\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\">1<\/a> Pour les recommandations de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), voy. <span style=\"color: #4f81bd;\"><a href=\"http:\/\/www.who.int\/dietphysicalactivity\/factsheet_recommendations\/fr\/\"><u>http:\/\/www.who.int\/dietphysicalactivity\/factsheet_recommendations\/fr\/<\/u><\/a><\/span>.<\/p>\r\n\r\n<\/div>\r\n<div id=\"sdfootnote2\">\r\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote2anc\" name=\"sdfootnote2sym\">2<\/a> Ph.\u00a0de Souto Barreto, M.\u00a0Cesari, S.\u00a0Andrieu, Br.\u00a0Vellas et Y.\u00a0Rolland<i>,<\/i> \u00ab\u00a0Physical Activity and Incident Chronic Diseases: A Longitudinal Observational Study in 16\u00a0European Countries\u00a0\u00bb, <i>American Journal of Preventive Medicine<\/i>, Elsevier, 2017, pp.\u00a0373-378.<\/p>\r\n\r\n<\/div>\r\n<div id=\"sdfootnote3\">\r\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote3anc\" name=\"sdfootnote3sym\">3<\/a> Voy. \u00e0 ce sujet la d\u00e9finition de l\u2019OMS\u00a0: <span style=\"color: #4f81bd;\"><a href=\"http:\/\/www.who.int\/topics\/chronic_diseases\/fr\/\"><u>http:\/\/www.who.int\/topics\/chronic_diseases\/fr\/<\/u><\/a><\/span>.<\/p>\r\n\r\n<\/div>\r\n<div id=\"sdfootnote4\">\r\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote4anc\" name=\"sdfootnote4sym\">4<\/a> I-M.\u00a0Lee, E.\u00a0J.\u00a0Shiroma, F.\u00a0Lobelo, P.\u00a0Puska, St.\u00a0N.\u00a0Blair et P.\u00a0T.\u00a0Katzmarzyk, \u00ab\u00a0Effect of physical inactivity on major non-communicable diseases worldwide: an analysis of burden of disease and life expectancy\u00a0\u00bb, <i>Lancet<\/i>, 2012, 380:219-29.<\/p>\r\n\r\n<\/div>\r\n<div id=\"sdfootnote5\">\r\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote5anc\" name=\"sdfootnote5sym\">5<\/a> A.\u00a0Marques, M.\u00a0Peralta, H.\u00a0Sarmento, J.\u00a0Martins et M.\u00a0Gonz\u00e1lez Valeiro, \u00ab\u00a0Associations between vigorous physical activity and chronic diseases in older adults: a study in 13\u00a0European countries\u00a0\u00bb, <i>The European Journal of Public Health<\/i>, 2018, vol.\u00a028, n\u00b0\u00a05, pp.\u00a0950-955.<\/p>\r\n\r\n<\/div>\r\n<div id=\"sdfootnote6\">\r\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote6anc\" name=\"sdfootnote6sym\">6<\/a> Il s\u2019agit de\u00a0: Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, France, Italie, Pays-Bas, Slov\u00e9nie, Su\u00e8de, Suisse et Tch\u00e9quie.<\/p>\r\n\r\n<\/div>","rendered":"<p class=\"first-paragraph\">Les recommandations en termes de pratique d\u2019activit\u00e9 physique pour rester en bonne sant\u00e9 sont bien connues<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote1sym\" name=\"sdfootnote1anc\" id=\"sdfootnote1anc\"><sup>1<\/sup><\/a>. Vous culpabilisez de ne pas en faire assez\u00a0? Vous n\u2019avez pas le temps ou la possibilit\u00e9 de marcher pendant trente minutes, cinq jours sur sept, ou de faire un jogging trois fois par semaine\u00a0?<\/p>\n<p>Bonne nouvelle\u00a0! Une \u00e9tude parue en 2017<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote2sym\" name=\"sdfootnote2anc\" id=\"sdfootnote2anc\"><sup>2<\/sup><\/a>, utilisant les donn\u00e9es de l\u2019enqu\u00eate SHARE, a montr\u00e9 qu\u2019une activit\u00e9 physique moins intense et moins fr\u00e9quente que celle des recommandations officielles de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) peut d\u00e9j\u00e0 aider \u00e0 pr\u00e9venir certaines <i><b>affections chroniques<\/b><\/i>. Philipe de Souto Barreto et ses coauteurs ne sont pas les seuls \u00e0 l\u2019affirmer, plusieurs \u00e9quipes de recherche aboutissent en effet aux m\u00eames conclusions\u00a0: une activit\u00e9 physique par semaine, de pr\u00e9f\u00e9rence vigoureuse mais pas uniquement, aide \u00e0 r\u00e9duire l\u2019apparition de la plupart des affections chroniques, tant chez les hommes que chez les femmes.<\/p>\n<p>Quelles sont les informations disponibles\u00a0? Les r\u00e9pondants \u00e0 l\u2019\u00e9tude SHARE d\u00e9clarent \u00e0 quelle fr\u00e9quence et \u00e0 quelle intensit\u00e9 ils pratiquent une activit\u00e9 physique sur une semaine habituelle. On peut alors comparer ces informations dans le temps avec leurs d\u00e9clarations concernant leur \u00e9tat de sant\u00e9, et s\u2019ils souffrent plus tard d\u2019affections chroniques telles que des maladies cardiovasculaires, des accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux ou encore du diab\u00e8te, notamment.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"textbox textbox--key-takeaways\">\n<header class=\"textbox__header\">\n<p class=\"textbox__title\"><strong>Affection\/maladie chronique<\/strong><\/p>\n<\/header>\n<div class=\"textbox__content\">\n<p><i>Les maladies chroniques sont des affections de longue dur\u00e9e qui, en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e9voluent lentement. Responsables de 63\u00a0% des d\u00e9c\u00e8s dans le monde, elles se manifestent sous la forme de diab\u00e8te, de cholest\u00e9rol, de cancer, d\u2019affections respiratoires chroniques, d\u2019accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux, etc.<\/i><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote3sym\" name=\"sdfootnote3anc\" id=\"sdfootnote3anc\"><sup>3<\/sup><\/a><i>.<\/i><i>La cause principale \u00e0 ce jour identifi\u00e9e du d\u00e9veloppement de ces maladies chroniques est l\u2019inactivit\u00e9 physique<\/i><a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote4sym\" name=\"sdfootnote4anc\" id=\"sdfootnote4anc\"><sup>4<\/sup><\/a><i>, d\u2019o\u00f9 des recommandations pour, qu\u2019\u00e0 tout \u00e2ge, la population maintienne une activit\u00e9 physique r\u00e9guli\u00e8re.<\/i><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>En observant les participants de seize pays sur les cinq premi\u00e8res vagues de SHARE (de 2004 \u00e0 2013), cette \u00e9quipe de chercheurs a d\u00e9duit que la pratique d\u2019une seule activit\u00e9 physique hebdomadaire, donc en de\u00e7\u00e0 des recommandations officielles, est d\u00e9j\u00e0 associ\u00e9e \u00e0 un risque r\u00e9duit de d\u00e9velopper du diab\u00e8te, des maladies cardiovasculaires et des accidents vasculaires c\u00e9r\u00e9braux.<\/p>\n<p>Cependant, cette pr\u00e9vention d\u2019affections chroniques d\u00e9pend de l\u2019<i><b>effort<\/b><\/i> et du type d\u2019<i><b>activit\u00e9 physique<\/b><\/i> r\u00e9alis\u00e9s. En effet, comme le montre le <b>Tableau 1<\/b>, la fr\u00e9quence de l\u2019activit\u00e9 associ\u00e9e au type d\u2019effort donne des r\u00e9sultats diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"textbox textbox--key-takeaways\">\n<header class=\"textbox__header\">\n<p class=\"textbox__title\"><strong>Activit\u00e9 physique vigoureuse\/mod\u00e9r\u00e9e<\/strong><\/p>\n<\/header>\n<div class=\"textbox__content\">\n<p><i>Dans l\u2019\u00e9tude SHARE, une activit\u00e9 physique vigoureuse est d\u00e9crite comme \u00ab\u00a0faire du sport, des travaux domestiques lourds, ou un travail qui demande des efforts physiques\u00a0\u00bb, et l\u2019activit\u00e9 physique mod\u00e9r\u00e9e comme \u00ab\u00a0s\u2019occuper du jardin, nettoyer la voiture ou se promener\u00a0\u00bb.<\/i><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour diminuer les risques de d\u00e9velopper une maladie cardiaque par exemple, les auteurs identifient deux options qui semblent fonctionner le mieux\u00a0: r\u00e9aliser soit un <i>effort mod\u00e9r\u00e9 plus d\u2019une fois par semaine<\/i> (diminution des risques de 15\u00a0% par rapport \u00e0 une personne qui ne pratique aucune activit\u00e9 physique), soit un <i>effort vigoureux une seule fois par semaine<\/i> (diminution des risques de 20\u00a0%).<\/p>\n<p>Concernant les maladies c\u00e9r\u00e9brovasculaires et le diab\u00e8te en revanche, c\u2019est l\u2019inverse\u00a0: se \u00ab\u00a0contenter\u00a0\u00bb d\u2019une pratique mod\u00e9r\u00e9e une seule fois par semaine suffirait \u00e0 r\u00e9duire les risques d\u2019en d\u00e9velopper, alors que si l\u2019on veut que l\u2019effort vigoureux soit efficace, il faudrait en r\u00e9aliser plus fr\u00e9quemment.<\/p>\n<p>Bien entendu, plus la pratique est habituelle, plus celle-ci aura un impact positif sur la sant\u00e9 et la pr\u00e9vention de ces affections chroniques. Dans le cas du diab\u00e8te, la r\u00e9duction des risques d\u2019en d\u00e9velopper passe de 18\u00a0% \u00e0 29\u00a0% si l\u2019on augmente la fr\u00e9quence de cette pratique \u00e0 plus d\u2019une fois par semaine.<\/p>\n<h5>Tableau 1 : diminution des risques de d\u00e9velopper une affection chronique<\/h5>\n<figure id=\"attachment_629\" aria-describedby=\"caption-attachment-629\" style=\"width: 1249px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-629 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau1.jpg\" alt=\"\" width=\"1249\" height=\"711\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau1.jpg 1249w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau1-300x171.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau1-1024x583.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau1-768x437.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau1-65x37.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau1-225x128.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau1-350x199.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1249px) 100vw, 1249px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-629\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Pourcentages \u00e0 comparer avec une pratique inexistante, ou presque, d\u2019activit\u00e9 physique<\/strong>. (Source\u00a0: Adaptation du tableau 2, Ph. DE SOUTO BARRETO et al. (2017) SHARE (2004-2013)).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Comme indiqu\u00e9 plus haut, cette relation entre activit\u00e9 physique et pr\u00e9valence de maladie chronique est \u00e9tudi\u00e9e par plusieurs \u00e9quipes de recherche. Une deuxi\u00e8me \u00e9tude sortie en 2018<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote5sym\" name=\"sdfootnote5anc\" id=\"sdfootnote5anc\"><sup>5<\/sup><\/a> s\u2019attarde exclusivement sur les effets d\u2019une activit\u00e9 physique vigoureuse.<\/p>\n<p>En utilisant les donn\u00e9es des vagues\u00a04 et\u00a05 (2011 et 2013) pour treize pays (dont la Belgique)<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote6sym\" name=\"sdfootnote6anc\" id=\"sdfootnote6anc\"><sup>6<\/sup><\/a>, Adilson Marques et ses coauteurs concluent que la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique vigoureuse par semaine, plut\u00f4t que de n\u2019en pratiquer aucune, est b\u00e9n\u00e9fique tant pour les hommes que pour les femmes.<\/p>\n<p>Pour les hommes, les chercheurs ont pu relier quatre affections chroniques moins pr\u00e9sentes chez ceux qui s\u2019inscrivent dans cette pratique hebdomadaire\u00a0: moins d\u2019hommes affect\u00e9s par des maladies cardiaques, des maladies pulmonaires, la maladie de Parkinson et la maladie d\u2019Alzheimer. Pour les femmes ayant les m\u00eames pratiques, la pr\u00e9valence de l\u2019ensemble des affections est r\u00e9duite, hormis pour l\u2019hypertension, le cholest\u00e9rol et le cancer, pour lesquels les auteurs n\u2019ont pas trouv\u00e9 de diff\u00e9rence significative selon la pratique ou non d\u2019activit\u00e9 physique. Ces petites diff\u00e9rences sugg\u00e8rent que le sexe biologique mod\u00e8re, d\u2019une fa\u00e7on ou d\u2019une autre, l\u2019apparition de certaines maladies chroniques.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats confirment la relation n\u00e9gative existante entre la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique et la pr\u00e9valence de maladies chroniques. Cependant, ils montrent que le gain en sant\u00e9 est positif, que la personne adh\u00e8re ou non aux recommandations officielles, tant qu\u2019elle pratique un minimum d\u2019activit\u00e9 physique. L\u2019espoir est donc permis pour celles et ceux qui ne sont gu\u00e8re actifs : \u00eatre actif, m\u00eame un petit peu, procure toujours des gains en termes de sant\u00e9 tant physique que mentale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"textbox shaded\">\n<p><strong>Ce th\u00e8me vous int\u00e9resse ? Nous vous proposons ci-dessous quelques statistiques compl\u00e9mentaires pour continuer la lecture.<\/strong><\/p>\n<p>Ces statistiques sont tir\u00e9es de la vague\u00a06 de SHARE, dont les donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 collect\u00e9es en 2014-2015.<\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le <b>Graphique 3<\/b> reprend les donn\u00e9es de SHARE concernant la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique vigoureuse \u00e0 une fr\u00e9quence r\u00e9guli\u00e8re, au moins une fois par semaine, chez les individus \u00e2g\u00e9s de 60 \u00e0 69\u00a0ans. Ce graphique montre les diff\u00e9rences de pratiques entre hommes et femmes, mais aussi entre les diff\u00e9rents pays.<\/p>\n<h5>Graphique 3\u00a0: pourcentage d\u2019individus pratiquant une\u00a0activit\u00e9 physique vigoureuse r\u00e9guli\u00e8re<\/h5>\n<figure id=\"attachment_366\" aria-describedby=\"caption-attachment-366\" style=\"width: 2069px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-366 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique3.png\" alt=\"\" width=\"2069\" height=\"1007\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique3.png 2069w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique3-300x146.png 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique3-1024x498.png 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique3-768x374.png 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique3-1536x748.png 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique3-2048x997.png 2048w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique3-65x32.png 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique3-225x110.png 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique3-350x170.png 350w\" sizes=\"(max-width: 2069px) 100vw, 2069px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-366\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Pays group\u00e9s par zone g\u00e9ographique : central-nord, sud et est, de gauche \u00e0 droite. La fr\u00e9quence de l\u2019activit\u00e9 doit \u00eatre d\u2019une fois par semaine au minimum pour \u00eatre reprise sur ce graphique<\/strong> (Source : SHARE (2014-2015), 60-69 ans).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Plusieurs observations d\u00e9coulent de ce graphique\u00a0: d\u2019une part, les hommes sont en g\u00e9n\u00e9ral plus actifs que les femmes (hormis en Isra\u00ebl), bien que cet \u00e9cart ne soit pas syst\u00e9matiquement important\u00a0; d\u2019autre part, ces moyennes montrent une grande variabilit\u00e9 entre les pays.<\/p>\n<p>Concernant la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique vigoureuse, ce sont les Su\u00e9dois qui sont les plus actifs (71\u00a0%), talonn\u00e9s par les Suisses (68\u00a0%) et les Danois(es) (69-68\u00a0% respectivement). Ces diff\u00e9rences hommes-femmes sont plus faibles lorsque l\u2019on observe la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique mod\u00e9r\u00e9e, non repr\u00e9sent\u00e9e ici.<\/p>\n<p>La pratique d\u2019une activit\u00e9 physique, qu\u2019elle soit vigoureuse (sport, travaux domestiques lourds, etc.) ou mod\u00e9r\u00e9e (promenade, jardinage, etc.), d\u00e9cline en moyenne avec l\u2019\u00e2ge. En groupant les individus par classes d\u2019\u00e2ges, le <b>Graphique 4<\/b> permet de visualiser cette diminution progressive pour la population belge francophone.<\/p>\n<p>Nous pouvons observer que le pourcentage de personnes pratiquant une activit\u00e9 physique en Belgique francophone est relativement stable entre 50 et 69\u00a0ans\u00a0: il passe de 89,8\u00a0% chez les 50-59\u00a0ans \u00e0 86,3\u00a0% chez les 60-69\u00a0ans. Il commence ensuite \u00e0 diminuer sensiblement chez les 70-79\u00a0ans pour atteindre 78,1\u00a0% et finit \u00e0 52,0\u00a0% pour les plus de 80\u00a0ans. Bien que cette diminution semble drastique, il est important de noter que ce taux de pratique d\u2019activit\u00e9 physique (surtout \u00e0 effort mod\u00e9r\u00e9) reste assez \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>Dans l\u2019enqu\u00eate SHARE, toujours en 2015, les affections chroniques les plus observ\u00e9es, parmi les personnes de 50\u00a0ans et plus, sont l\u2019hypertension (37,5\u00a0% des hommes et 39,8\u00a0% des femmes en d\u00e9clarent), suivie du cholest\u00e9rol pour les hommes (21,1\u00a0%) et l\u2019arthrose pour les femmes (26,7\u00a0%). Le <b>Tableau 2<\/b> reprend les six affections chroniques les plus observ\u00e9es parmi l\u2019ensemble de la population SHARE.<\/p>\n<h5>Graphique 4 : activit\u00e9 physique et \u00e2ge, population belge francophone<\/h5>\n<figure id=\"attachment_367\" aria-describedby=\"caption-attachment-367\" style=\"width: 2085px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-367 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique4.png\" alt=\"\" width=\"2085\" height=\"1065\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique4.png 2085w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique4-300x153.png 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique4-1024x523.png 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique4-768x392.png 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique4-1536x785.png 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique4-2048x1046.png 2048w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique4-65x33.png 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique4-225x115.png 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique4-350x179.png 350w\" sizes=\"(max-width: 2085px) 100vw, 2085px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-367\" class=\"wp-caption-text\">(Source : SHARE (2014-2015), 50 ans et +)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Quatre affections sont r\u00e9guli\u00e8rement observ\u00e9es tant chez les hommes que chez les femmes\u00a0: l\u2019hypertension art\u00e9rielle, le cholest\u00e9rol, le diab\u00e8te et l\u2019arthrose. Quatre autres affections sont plus souvent observ\u00e9es pour l\u2019un des deux sexes\u00a0: la maladie cardiaque et la maladie pulmonaire chronique concernent plut\u00f4t les hommes, tandis que la polyarthrite rhumato\u00efde et les troubles affectifs ou \u00e9motionnels concernent plut\u00f4t les femmes.<\/p>\n<h5>Tableau\u00a02\u00a0: les affections chroniques les\u00a0plus\u00a0souvent\u00a0observ\u00e9es<\/h5>\n<figure id=\"attachment_408\" aria-describedby=\"caption-attachment-408\" style=\"width: 1397px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-408 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau2-2.png\" alt=\"\" width=\"1397\" height=\"553\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau2-2.png 1397w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau2-2-300x119.png 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau2-2-1024x405.png 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau2-2-768x304.png 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau2-2-65x26.png 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau2-2-225x89.png 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/tableau2-2-350x139.png 350w\" sizes=\"(max-width: 1397px) 100vw, 1397px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-408\" class=\"wp-caption-text\">(Source\u00a0: SHARE (2014-2015), moyenne SHARE, 50\u00a0ans et\u00a0+)<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Le nombre d\u2019affections chroniques est semblable entre hommes et femmes pour la moyenne SHARE\u00a0; mais c\u2019est une r\u00e9alit\u00e9 qui ne vaut pas pour tous les pays. En effet, en comparant l\u2019\u00e9cart de ce nombre entre hommes et femmes par pays sur le <b>GRAPHIQUE\u00a05<\/b>, nous observons de grandes variations. Les femmes en Croatie, Estonie, Pologne et Portugal d\u00e9clarent en moyenne bien plus d\u2019affections chroniques que les hommes (de 23\u00a0% \u00e0 34\u00a0% en plus). L\u2019inverse est moins fr\u00e9quent et surtout moins intense\u00a0: sur les 18\u00a0pays, les hommes d\u00e9clarent plus d\u2019affections au Danemark (6,4\u00a0%), en Espagne (8\u00a0%) et en Suisse (21\u00a0%).<\/p>\n<h5>Graphique 5\u00a0: ratio femmes\/hommes du\u00a0nombre moyen d\u2019affections chroniques d\u00e9clar\u00e9es<\/h5>\n<figure id=\"attachment_369\" aria-describedby=\"caption-attachment-369\" style=\"width: 2079px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-369 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique5.png\" alt=\"\" width=\"2079\" height=\"1412\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique5.png 2079w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique5-300x204.png 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique5-1024x695.png 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique5-768x522.png 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique5-1536x1043.png 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique5-2048x1391.png 2048w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique5-65x44.png 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique5-225x153.png 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-content\/uploads\/sites\/7\/2021\/04\/graphique5-350x238.png 350w\" sizes=\"(max-width: 2079px) 100vw, 2079px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-369\" class=\"wp-caption-text\">(Source : SHARE (2014-2015), 50 ans et +)<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"textbox textbox--key-takeaways\">\n<header class=\"textbox__header\">\n<p class=\"textbox__title\"><strong>Ce qu&rsquo;il faut retenir<\/strong><\/p>\n<\/header>\n<div class=\"textbox__content\">\n<p>Philipe de Souto Barreto et ses coauteurs ont observ\u00e9, \u00e0 travers les vagues et les entretiens r\u00e9p\u00e9t\u00e9s des m\u00eames personnes tous les deux ans, comment l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 des personnes actives et non actives \u00e9voluait. Ce faisant, ils sont parvenus \u00e0 distinguer l\u2019effet apport\u00e9 d\u2019une petite pratique d\u2019activit\u00e9 physique hebdomadaire sur la r\u00e9duction du risque de d\u00e9velopper des affections chroniques.<\/p>\n<p>Dans la m\u00eame lign\u00e9e, Adilson Marques et ses coauteurs se sont int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique vigoureuse et concluent de mani\u00e8re similaire, en apportant une distinction de pr\u00e9valence des maladies chroniques entre les hommes et les femmes.<\/p>\n<p>Bien que les recommandations en sant\u00e9 publique de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 sugg\u00e8rent la pratique d\u2019une activit\u00e9 physique mod\u00e9r\u00e9e quotidienne et vigoureuse plusieurs fois par semaine, les auteurs de ces deux \u00e9tudes concluent qu\u2019\u00eatre actif rien qu\u2019une fois par semaine pourrait d\u00e9j\u00e0 \u00eatre bien utile pour pr\u00e9venir les maladies chroniques, ou tout du moins certaines.<\/p>\n<p>Les chercheurs proposent \u00e9galement aux professionnels de la sant\u00e9 d\u2019encourager leurs patients \u00e2g\u00e9s \u00e0 d\u00e9marrer avec une faible activit\u00e9 physique puis \u00e0 augmenter celle-ci de mani\u00e8re tr\u00e8s progressive tant sur l\u2019intensit\u00e9 que sur la fr\u00e9quence, de mani\u00e8re \u00e0 ne pas les d\u00e9courager avec une recommandation d\u00e8s le d\u00e9part trop exigeante.<\/p>\n<p>Comme les auteurs des deux \u00e9tudes le soulignent cependant, ne prendre en compte dans leurs analyses que l\u2019intensit\u00e9 et la fr\u00e9quence de l\u2019activit\u00e9 physique (vigoureuse ou mod\u00e9r\u00e9e, une fois par semaine, moins souvent, etc.) est une limitation. Leurs r\u00e9sultats sont certes d\u00e9j\u00e0 fort int\u00e9ressants, mais le type d\u2019activit\u00e9 ainsi que sa dur\u00e9e auraient permis d\u2019affiner encore plus les r\u00e9sultats. Faut-il faire une activit\u00e9 vigoureuse par semaine de 5, 10 ou 30\u00a0minutes pour que leurs r\u00e9sultats encourageants fassent effet\u00a0? SHARE ne permet toutefois pas encore ce genre de consid\u00e9rations. Cela \u00e9tant dit, le message et les recommandations propos\u00e9es par les auteurs nous plaisent. Initier une discussion avec son m\u00e9decin ou autre professionnel de la sant\u00e9 pour d\u00e9cider de la meilleure fa\u00e7on de reprendre ou de continuer une activit\u00e9 physique, petite ou grande, n\u2019est pas un mauvais conseil.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"textbox textbox--exercises\">\n<header class=\"textbox__header\">\n<p class=\"textbox__title\"><strong>L\u2019apport de SHARE pour ce sujet<\/strong><\/p>\n<\/header>\n<div class=\"textbox__content\">\n<p style=\"text-align: left;\">Caract\u00e8re <b>longitudinal<\/b> de l\u2019\u00e9tude\u00a0: les deux recherches derri\u00e8re ce chapitre utilisent les donn\u00e9es des personnes ayant particip\u00e9 \u00e0 au moins deux vagues, ce qui est n\u00e9cessaire pour observer dans le temps l\u2019\u00e9volution de la sant\u00e9 des individus.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Caract\u00e8re <b>international<\/b> de l\u2019\u00e9tude\u00a0: 16\u00a0pays ont \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9s dans la premi\u00e8re \u00e9tude, et 13 dans la deuxi\u00e8me, permettant ensemble d\u2019accro\u00eetre la pertinence des r\u00e9sultats.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">Les chercheurs se sont focalis\u00e9s sur deux s\u00e9ries d\u2019informations demand\u00e9es dans l\u2019\u00e9tude SHARE\u00a0: la fr\u00e9quence et l\u2019intensit\u00e9 de la <i><b>pratique hebdomadaire d\u2019activit\u00e9 physique<\/b><\/i> et les incidences de <i><b>maladies chroniques<\/b><\/i>.<\/p>\n<p style=\"text-align: left;\">L\u2019\u00e9tude permet de <b>mettre en perspective les politiques publiques<\/b> et parfois de proposer des alternatives tir\u00e9es du v\u00e9cu quotidien des personnes. En l\u2019occurrence, les auteurs mettent en lumi\u00e8re qu\u2019une pratique moins fr\u00e9quente que celle recommand\u00e9e par l\u2019OMS est d\u00e9j\u00e0 suffisante pour pr\u00e9venir certaines affections chroniques. De plus, ils encouragent \u00e0 activer les personnes plus \u00e2g\u00e9es \u00ab\u00a0\u00e0 la carte\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire selon l\u2019habitude et l\u2019\u00e9tat de sant\u00e9 de chacun.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div id=\"sdfootnote1\">\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\" id=\"sdfootnote1sym\">1<\/a> Pour les recommandations de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS), voy. <span style=\"color: #4f81bd;\"><a href=\"http:\/\/www.who.int\/dietphysicalactivity\/factsheet_recommendations\/fr\/\"><u>http:\/\/www.who.int\/dietphysicalactivity\/factsheet_recommendations\/fr\/<\/u><\/a><\/span>.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote2\">\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote2anc\" name=\"sdfootnote2sym\" id=\"sdfootnote2sym\">2<\/a> Ph.\u00a0de Souto Barreto, M.\u00a0Cesari, S.\u00a0Andrieu, Br.\u00a0Vellas et Y.\u00a0Rolland<i>,<\/i> \u00ab\u00a0Physical Activity and Incident Chronic Diseases: A Longitudinal Observational Study in 16\u00a0European Countries\u00a0\u00bb, <i>American Journal of Preventive Medicine<\/i>, Elsevier, 2017, pp.\u00a0373-378.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote3\">\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote3anc\" name=\"sdfootnote3sym\" id=\"sdfootnote3sym\">3<\/a> Voy. \u00e0 ce sujet la d\u00e9finition de l\u2019OMS\u00a0: <span style=\"color: #4f81bd;\"><a href=\"http:\/\/www.who.int\/topics\/chronic_diseases\/fr\/\"><u>http:\/\/www.who.int\/topics\/chronic_diseases\/fr\/<\/u><\/a><\/span>.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote4\">\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote4anc\" name=\"sdfootnote4sym\" id=\"sdfootnote4sym\">4<\/a> I-M.\u00a0Lee, E.\u00a0J.\u00a0Shiroma, F.\u00a0Lobelo, P.\u00a0Puska, St.\u00a0N.\u00a0Blair et P.\u00a0T.\u00a0Katzmarzyk, \u00ab\u00a0Effect of physical inactivity on major non-communicable diseases worldwide: an analysis of burden of disease and life expectancy\u00a0\u00bb, <i>Lancet<\/i>, 2012, 380:219-29.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote5\">\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote5anc\" name=\"sdfootnote5sym\" id=\"sdfootnote5sym\">5<\/a> A.\u00a0Marques, M.\u00a0Peralta, H.\u00a0Sarmento, J.\u00a0Martins et M.\u00a0Gonz\u00e1lez Valeiro, \u00ab\u00a0Associations between vigorous physical activity and chronic diseases in older adults: a study in 13\u00a0European countries\u00a0\u00bb, <i>The European Journal of Public Health<\/i>, 2018, vol.\u00a028, n\u00b0\u00a05, pp.\u00a0950-955.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"sdfootnote6\">\n<p class=\"sdfootnote\"><a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote6anc\" name=\"sdfootnote6sym\" id=\"sdfootnote6sym\">6<\/a> Il s\u2019agit de\u00a0: Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, Estonie, France, Italie, Pays-Bas, Slov\u00e9nie, Su\u00e8de, Suisse et Tch\u00e9quie.<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":1,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-239","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/239"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":51,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/239\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":777,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/239\/revisions\/777"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/239\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=239"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=239"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=239"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/50ans\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=239"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}