{"id":111,"date":"2022-03-01T11:20:47","date_gmt":"2022-03-01T10:20:47","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/?post_type=chapter&#038;p=111"},"modified":"2022-12-21T10:07:53","modified_gmt":"2022-12-21T09:07:53","slug":"arquennes","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/chapter\/arquennes\/","title":{"raw":"L'APL, un outil d'encadrement et d'\u00e9valuation de la pression agricole pour restaurer&nbsp;la&nbsp;qualit\u00e9&nbsp;de&nbsp;l'eau&nbsp;du bassin versant d'Arquennes","rendered":"L&rsquo;APL, un outil d&rsquo;encadrement et d&rsquo;\u00e9valuation de la pression agricole pour restaurer&nbsp;la&nbsp;qualit\u00e9&nbsp;de&nbsp;l&rsquo;eau&nbsp;du bassin versant d&rsquo;Arquennes"},"content":{"raw":"<div class=\"textbox\">\r\n\r\n<strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\r\n\r\nEn Belgique, le site de prises d\u2019eau d\u2019Arquennes, compos\u00e9 de deux sources \u00e0 l\u2019\u00e9mergence et de deux galeries a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 Wallonne des Eaux jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000.\r\n\r\nCes prises d\u2019eau sont r\u00e9parties dans deux bassins versants topographiques appartenant \u00e0 un seul bassin hydrog\u00e9ologique d\u2019une centaine d\u2019hectares situ\u00e9 en milieu agricole (c\u00e9r\u00e9ales, betterave, ma\u00efs, pomme de terre, pois et lin) sur sol limoneux profond.\r\n\r\nLe niveau de contamination de l\u2019eau (45 \u00e0 70 mg.L<sup>-1<\/sup> de nitrate) a justifi\u00e9 la mise en \u0153uvre en 2005 d\u2019un programme d\u2019actions pour restaurer sa qualit\u00e9. Le bassin versant a \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9 par des analyses de sol et des forages de pi\u00e9zom\u00e8tres\u00a0; le temps de r\u00e9ponse de l\u2019aquif\u00e8re (sables du Tertiaire) aux modifications de la pression agricole (quantifi\u00e9e par des mesures d\u2019azote potentiellement lessivable (APL) ou reliquat entr\u00e9e hiver (REH)), a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9 par tra\u00e7age en zone vadose et mod\u00e9lisation.\r\n\r\nDepuis 2005, Gembloux Agro-Bio Tech mesure l\u2019APL de chaque parcelle annuellement (en novembre) et suit la concentration en nitrate \u00e0 l\u2019exutoire des prises d\u2019eau bimestriellement.\r\n\r\nLes observations mettent en \u00e9vidence le lien entre le niveau d\u2019APL moyen (entre 30 et 70 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u00af.ha<sup>-1<\/sup>) et la qualit\u00e9 de l\u2019eau. Entre 2005 et 2010, les sept exploitations du bassin versant ont \u00e9t\u00e9 encadr\u00e9es par la structure de conseil PROTECT\u2019eau\u00a0; ce qui a permis de diminuer la pression agricole sur la ressource en eau. La concentration en nitrate de l\u2019ensemble des ouvrages a ainsi montr\u00e9 une nette diminution \u00e0 partir de 2009.\r\n\r\nDepuis 2010, les exploitations agricoles ne sont plus encadr\u00e9es. Les suivis APL et de la qualit\u00e9 de l\u2019eau ont toutefois \u00e9t\u00e9 maintenus pour (1) poursuivre l\u2019\u00e9valuation de l\u2019APL en tant qu\u2019indicateur environnemental et (2) observer l\u2019\u00e9volution de la pression agricole apr\u00e8s encadrement.\r\n\r\nLa pression agricole exerc\u00e9e \u00e0 l\u2019ouest du bassin versant est rest\u00e9e plus faible que sur la partie est. La concentration en nitrate des prises d\u2019eau situ\u00e9es \u00e0 l\u2019ouest de ce bassin reste actuellement faible. A l\u2019inverse, la pression agricole exerc\u00e9e sur la partie est du bassin versant a augment\u00e9 apr\u00e8s la p\u00e9riode d\u2019encadrement. Actuellement, la concentration en nitrate dans l\u2019eau pr\u00e9sente une tendance haussi\u00e8re dans cette partie du bassin.\r\n\r\nCes r\u00e9sultats montrent qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin versant, les mesures APL permettent globalement de pr\u00e9dire l\u2019\u00e9volution de la concentration en nitrate de nappes aquif\u00e8res.\r\n\r\n<\/div>\r\n<h1>Introduction<\/h1>\r\nDepuis 1991, la Directive Nitrates (91\/676\/CEE) impose aux \u00e9tats membres de\u00a0:\r\n<ol>\r\n \t<li>d\u00e9signer des zones vuln\u00e9rables,<\/li>\r\n \t<li>mettre en \u0153uvre un programme d\u2019actions r\u00e9visable tous les quatre ans et<\/li>\r\n \t<li>d\u2019\u00e9valuer et r\u00e9viser ce programme d\u2019actions tous les quatre ans.<\/li>\r\n<\/ol>\r\nDepuis 2002, le Programme de Gestion Durable de l'Azote en agriculture (PGDA) fixe notamment des quantit\u00e9s maximales d\u2019engrais de ferme \u00e9pandables ainsi que les p\u00e9riodes et conditions d\u2019\u00e9pandage en Wallonie et plus particuli\u00e8rement dans la zone vuln\u00e9rable. Il impose \u00e9galement des r\u00e8gles en mati\u00e8re de couverture hivernale et pr\u00e9cise les conditions dans lesquelles le contr\u00f4le de l\u2019APL doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 par le Service Public de Wallonie (SPW).\r\n\r\nLe site de prises d\u2019eau d\u2019Arquennes est situ\u00e9 dans la zone vuln\u00e9rable de Wallonie. Le bassin d'alimentation de ces prises d'eau a une superficie d'environ 100 ha, essentiellement \u00e0 vocation agricole. Ce site a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 Wallonne des Eaux (SWDE) jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 avant d\u2019\u00eatre mis \u00e0 l\u2019arr\u00eat suite \u00e0 l\u2019importance de la contamination en nitrate (45 \u00e0 70 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>-<\/sup><sup>1<\/sup>).\r\n\r\nEtant situ\u00e9 en zone vuln\u00e9rable, les agriculteurs exploitant les parcelles des bassins versant doivent donc respecter le PGDA. Dans le cadre d\u2019une recherche men\u00e9e entre 2005 et 2010 par Deneufbourg et al., (2010) et Gaule &amp; Bolly, (2010), des pi\u00e9zom\u00e8tres ont \u00e9t\u00e9 for\u00e9s et des essais des tra\u00e7ages ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans la zone vadose et en milieu satur\u00e9. Les r\u00e9sultats de ces observations ont permis de d\u00e9limiter les zones d\u2019alimentation des prises d'eau. En parall\u00e8le, les agriculteurs ont \u00e9t\u00e9 encadr\u00e9s sp\u00e9cifiquement par PROTECT\u2019eau pour les aider \u00e0 mettre en oeuvre compl\u00e8tement et efficacement le PGDA. Dans ce cadre, des mesures d\u2019APL ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es annuellement dans les parcelles constituantes des zones d\u2019alimentation des prises d'eau. Cette exp\u00e9rimentation \u00ab grandeur nature \u00bb a confirm\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 du PGDA \u00e0 r\u00e9duire la concentration en nitrate dans l\u2019eau souterraine (Deneufbourg et al., 2013).\r\n\r\n\u00c0 la fin de la recherche, l\u2019encadrement des agriculteurs a cess\u00e9, le suivi de la mesure de l\u2019APL a, quant \u00e0 lui, \u00e9t\u00e9 maintenu. L\u2019objectif de cet article est de pr\u00e9senter la relation entre les mesures de l\u2019APL r\u00e9alis\u00e9es dans les zones d\u2019alimentation des prises d'eau et leur influence sur la concentration en nitrate de l\u2019eau souterraine.\r\n<h1>Mat\u00e9riel et m\u00e9thodes<\/h1>\r\nLe site de prises d\u2019eau d\u2019Arquennes a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 par la SWDE. Il est notamment compos\u00e9 de deux galeries (G3 et G6). La base de donn\u00e9es <em>Calypso<\/em> g\u00e9r\u00e9e par le SPW consigne l\u2019ensemble des analyses d\u2019eau r\u00e9alis\u00e9es en Wallonie. La SWDE a r\u00e9alis\u00e9 respectivement 144 et 153 mesures de la concentration en nitrate dans les galeries G3 et G6 depuis 1996. En parall\u00e8le des mesures r\u00e9alis\u00e9es par la SWDE, un suivi plus r\u00e9gulier a \u00e9t\u00e9 assur\u00e9 (Deneufbourg et al., 2010\u00a0; Deneufbourg et al., 2013\u00a0; Bah et al., 2016\u00a0; Lef\u00e9bure et al., 2020b). Depuis 2006, 145 mesures compl\u00e9mentaires ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es. La concentration moyenne mensuelle a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9e pour chacune des galeries sur l\u2019ensemble du jeu de donn\u00e9es. Finalement, la concentration moyenne annuelle a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9e sur base des concentrations moyennes mensuelles.\r\n\r\nLes bassins versants ont largement \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9s par Deneufbourg et al. (2013) et Gaule &amp; Bolly (2010). Bri\u00e8vement, les deux bassins versants sont s\u00e9par\u00e9s l\u2019un de l\u2019autre par l\u2019autoroute \u00ab E19 \u00bb. Le bassin versant \u2018est\u2019 dont l\u2019altitude est comprise entre 124 et 149 m couvre 31 ha. Le bassin versant \u2018ouest\u2019 dont l\u2019altitude est comprise entre 124 et 156 m couvre 47 ha.\r\n\r\nLes sols constituant les bassins versants sont d\u00e9velopp\u00e9s sur le d\u00e9p\u00f4t limoneux quaternaire (LIM). L\u2019\u00e9paisseur du d\u00e9p\u00f4t quaternaire est g\u00e9n\u00e9ralement comprise entre 1 et 7 m.\r\n\r\nLe substrat p\u00e9dologique limoneux repose sur des formations aquif\u00e8res sableuses, de la plus r\u00e9cente \u00e0 la plus ancienne (figure 1)\u00a0:\r\n<ol>\r\n \t<li>la Formation de Bruxelles (BXL) et<\/li>\r\n \t<li>la Formation de Mons-en-P\u00e9v\u00e8le (MEP).<\/li>\r\n<\/ol>\r\nLa formation de Carni\u00e8res (CAR) principalement argileuse constitue un aquiclude de plus de 10 m d\u2019\u00e9paisseur limitant les transferts verticaux entre la formation aquif\u00e8re calcaire sous-jacente et la formation aquif\u00e8re sableuse.\r\n\r\nLe niveau pi\u00e9zom\u00e9trique varie de 2 m\u00e8tres \u00e0 proximit\u00e9 des galeries \u00e0 une vingtaine de m\u00e8tres au sommet des plateaux.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1891\" align=\"aligncenter\" width=\"1689\"]<img class=\"wp-image-1891 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/kl_fig1hq-scaled-e1670255505397.jpg\" alt=\"\" width=\"1689\" height=\"524\" \/> Figure 1. Coupe lithostratigraphique ouest-est des deux bassins versants (Gaule &amp; Bolly, 2010).[\/caption]\r\n\r\nLes bassins versants d\u2019Arquennes sont situ\u00e9s \u00e0 environ 25 km au sud de la station m\u00e9t\u00e9orologique d\u2019Uccle (IRM, 2021b). Entre 1981 et 2020, la somme annuelle des pr\u00e9cipitations moyennes mensuelles est de 852 mm. Ces pr\u00e9cipitations sont r\u00e9parties quasiment uniform\u00e9ment durant l\u2019ann\u00e9e. Les pr\u00e9cipitations mensuelles moyennes sont comprises entre 51 mm en avril et 81 mm en d\u00e9cembre. Les temp\u00e9ratures moyennes mensuelles sont comprises entre 3 et 18 \u00b0C (figure 2).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1065\" align=\"aligncenter\" width=\"1555\"]<img class=\"wp-image-1065 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig2hq-scaled-e1666357782242.jpg\" alt=\"\" width=\"1555\" height=\"1542\" \/> Figure 2. Diagramme ombrothermique r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir des moyennes climatiques (1981 \u2013 2020) (IRM, 2021).[\/caption]\r\n\r\nLes lignes de flux contribuant de fa\u00e7on pr\u00e9pond\u00e9rante \u00e0 l\u2019alimentation des deux galeries G3 et G6 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9limit\u00e9es par Gaule &amp; Bolly (2010). Sur base de celles-ci, les zones d\u2019alimentation des galeries G3 (ZAG3) et G6 (ZAG6) ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9limit\u00e9es (figure 3). La galerie G3 est aliment\u00e9e par une surface d\u2019environ 24 ha et la galerie G6 par une surface d\u2019environ 58 ha. Notons d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent que les zones d\u2019alimentation s\u2019\u00e9tendent au-del\u00e0 des limites strictes des bassins versants topographiques.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1066\" align=\"aligncenter\" width=\"1670\"]<img class=\"wp-image-1066 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig3hq-scaled-e1666357806681.jpg\" alt=\"\" width=\"1670\" height=\"1657\" \/> Figure 3. Lignes de flux contribuant de fa\u00e7on pr\u00e9pond\u00e9rante \u00e0 l\u2019alimentation des deux galeries G3 et G6.[\/caption]\r\n\r\nLes ZAG3 et ZAG6 sont couvertes par respectivement 84 et 95\u00a0% de surface agricole (SA). Les zones non agricoles correspondent \u00e0 l\u2019emprise d\u2019exploitations agricoles et de l\u2019autoroute.\r\n\r\nLe Syst\u00e8me int\u00e9gr\u00e9 de gestion et de contr\u00f4le (SIGeC) est une base de donn\u00e9es g\u00e9r\u00e9e par le SPW. Elle contient notamment la d\u00e9limitation des parcelles et leur emblavement (figure 4).\r\n\r\nL\u2019APL est d\u00e9fini par l\u2019AGW (2014) comme la quantit\u00e9 d\u2019azote nitrique contenue dans le sol \u00e0 l\u2019automne, susceptible d\u2019\u00eatre entra\u00een\u00e9e hors de la zone racinaire pendant l\u2019hiver. L\u2019APL des sols cultiv\u00e9s est \u00e9valu\u00e9 par 15 pr\u00e9l\u00e8vements (carottes) de sol. Ces pr\u00e9l\u00e8vements sont r\u00e9alis\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 90 cm par couche de 30 cm.\r\n\r\nDans les prairies, l\u2019APL est \u00e9valu\u00e9 par 30 pr\u00e9l\u00e8vements de sol r\u00e9alis\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 30 cm. L\u2019APL est alors extrapol\u00e9 \u00e0 90 cm par la multiplication de l\u2019APL<sub>0-30\u00a0cm<\/sub> par 2 (Com\u00e9liau et al., 2021).\r\n\r\nDepuis 2005, une vingtaine de parcelles situ\u00e9es sur les bassins versants topographiques font l\u2019objet de mesures APL. Certaines parcelles principalement situ\u00e9es dans la ZAG6 ne sont pas syst\u00e9matiquement \u00e9chantillonn\u00e9es (figure 4).\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1067\" align=\"aligncenter\" width=\"500\"]<a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748.jpg\"><img class=\"wp-image-1067\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748-300x298.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"496\" \/><\/a> <em>Figure 4. Parcellaire agricole \u00e0 proximit\u00e9 des zones d\u2019alimentation des galeries.<\/em>[\/caption]\r\n\r\nDepuis 2008, le contr\u00f4le du SPW permet de mesurer l\u2019APL dans plus de 2000 parcelles par an sur l\u2019ensemble de la zone vuln\u00e9rable wallonne (Lef\u00e9bure et al., 2021). Deux parcelles non r\u00e9guli\u00e8rement suivies ont \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9es par le SPW. Une parcelle l\u2019a \u00e9t\u00e9 en 2007 et 2010, la seconde a \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9e entre 2011 et 2013. Ces valeurs compl\u00e8teront le volume d\u2019observations.\r\n\r\nDans la ZAG3, les parcelles pour lesquelles l\u2019APL n\u2019est pas connu ne repr\u00e9sentent qu\u2019environ 6\u00a0% de la SA alors que dans la ZAG6, elles couvrent environ 40\u00a0% de la SA.\r\n\r\nL\u2019APL des parcelles non \u00e9chantillonn\u00e9es a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9 sur base des mesures APL r\u00e9alis\u00e9es par le SPW dans la masse d\u2019eau des sables du Bruxelliens entre 2007 et 2020 (Lef\u00e9bure et\u00a0al., 2021).\r\n\r\nSur base de l\u2019ensemble de ces donn\u00e9es APL, un APL moyen est calcul\u00e9 annuellement en pond\u00e9rant la valeur APL des parcelles par leur superficie incluse dans la zone d\u2019alimentation des galeries.\r\n<h1>R\u00e9sultats et discussion<\/h1>\r\n<h2>Caract\u00e9risation de la SAU<\/h2>\r\nLe traitement des donn\u00e9es du SIGeC depuis 2005 (tableau 1) met en \u00e9vidence une gestion diff\u00e9renti\u00e9e des parcelles situ\u00e9es dans la ZAG3 de celles situ\u00e9es dans la ZAG6. La culture de betterave (B) (<em>Beta vulgaris<\/em>) occupe en moyenne des parts de superficies \u00e9quivalentes dans la ZAG3 et ZAG6. Les cultures de c\u00e9r\u00e9ales (Ce), principalement du froment d'hiver (<em>Triticum aestivum<\/em>) et dans une moindre mesure de l\u2019escourgeon (<em>Hordeum vulgare<\/em>), couvrent plus de la moiti\u00e9 de la ZAG3 alors qu\u2019elles ne repr\u00e9sentent qu\u2019un tiers de la ZAG6. La culture de chicor\u00e9es (Chi) (<em>Cichorium intybus<\/em>) occupe entre 20 et 40\u00a0% de la ZAG3 tous les 4 ou 5 ans. Dans la ZAG6, cette sp\u00e9culation couvre plus souvent une part plus r\u00e9duite de la surface. Les cultures de ma\u00efs (M) (<em>Zea mays<\/em>) et de pomme de terre (PDT) (<em>Solanum tuberosum<\/em>) sont fr\u00e9quemment et largement rencontr\u00e9es dans la ZAG6. Elles couvrent en revanche une emprise plus faible dans la ZAG3. Du colza (Col) (<em>Brassica napus L.<\/em>) n\u2019a \u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9 qu\u2019en 2010 et 2012 sur moins de 5\u00a0% des zones d\u2019alimentation des galeries. Les cultures de l\u00e9gumineuses (Leg) principalement du pois (<em>Pisum sativum L.<\/em>) couvrent environ 15\u00a0% de la ZAG6 tous les 5 \u00e0 6 ans. En 2021, une association de c\u00e9r\u00e9ale et l\u00e9gumineuse couvrait environ 11\u00a0% de la ZAG6. Dans la ZAG3, la culture de l\u00e9gumes couvre ponctuellement des proportions de 40 \u00e0 60\u00a0% de la ZAG3. Aucune parcelle de la ZAG3 n\u2019est couverte de surface enherb\u00e9e (P). A l\u2019inverse, entre 5 et 20\u00a0% de la ZAG6 est couverte de prairie, de bande enherb\u00e9e ou de jach\u00e8re. Une prairie jouxte une exploitation agricole. L\u2019observation des images a\u00e9riennes met clairement en \u00e9vidence une diminution de la couverture v\u00e9g\u00e9tale dans cette prairie, signe d\u2019une charge en b\u00e9tail importante. La culture de lin (<em>Linum usitatissimum<\/em>) a couvert des proportions de 10 et 20\u00a0% de la ZAG3 en 2010 et 2017. Enfin la culture de fraises (<em>Fragaria<\/em>) couvre une surface inf\u00e9rieure \u00e0 1\u00a0% de la ZAG6.\r\n<h6>Tableau 1. Distribution relative des cultures dans les zones d\u2019alimentation des galeries G3 et G6 entre 2005 et 2021. B\u00a0: betterave, C\u00e9\u00a0: c\u00e9r\u00e9ale, Chi\u00a0: chicor\u00e9e, M\u00a0: ma\u00efs, PDT\u00a0: pomme de terre, Col\u00a0: colza, L\u00e9g\u00a0: l\u00e9gumineuse, P\u00a0: parcelle enherb\u00e9e, Fr\u00a0: fraisier.<\/h6>\r\n<img class=\"aligncenter wp-image-1068 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_tab1hq-scaled-e1666357888137.jpg\" alt=\"\" width=\"1651\" height=\"768\" \/>\r\n<h2>Mesures APL<\/h2>\r\nEn moyenne, l\u2019APL moyen calcul\u00e9 dans la ZAG3 est de 42,6 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>. Les APL moyens calcul\u00e9s en 2006 et 2015 sont sup\u00e9rieurs \u00e0 60 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> (Figure 5).\r\n\r\nEn 2006, l\u2019APL moyen est de 63 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> dans la ZAG3. Environ 40\u00a0% de la SA de ZAG3 \u00e9tait emblav\u00e9e de l\u00e9gumes dont l\u2019APL \u00e9tait de 62 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>. La gestion de l\u2019azote sur les parcelles de betterave et de froment \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9ficiente. Ces parcelles pr\u00e9sentaient un APL sup\u00e9rieur \u00e0 100 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9 ha\u02c9<sup>1<\/sup>.\r\n\r\nEn 2015, l\u2019APL moyen est de 83 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> dans la ZAG3. Plus de 60\u00a0% de la SA de ZAG3 \u00e9tait emblav\u00e9e de cultures de l\u00e9gume ou de pomme de terre. Leur APL respectif \u00e9tait 107 et 98 kg N\u2011NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>.\r\n\r\nLes APL moyens calcul\u00e9 pour les ann\u00e9es 2007, 2008, 2011, 2013, 2014, 2016, 2018 et 2021 sont inf\u00e9rieurs \u00e0 40 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>. Durant ces ann\u00e9es, les cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res occupaient une part importante de la SA dans la ZAG3.\r\n\r\nLes conditions m\u00e9t\u00e9orologiques jouent \u00e9galement un r\u00f4le important. En 2019, bien que les cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res couvraient plus de 80\u00a0% de la SA de ZAG3, l\u2019APL moyen \u00e9tait de 73 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>. La s\u00e9cheresse observ\u00e9e durant l\u2019ann\u00e9e 2019 a limit\u00e9 le d\u00e9veloppement des cultures (et donc le pr\u00e9l\u00e8vement de l\u2019azote) et augment\u00e9 la min\u00e9ralisation de la mati\u00e8re organique du sol apr\u00e8s les r\u00e9coltes. Ces conditions m\u00e9t\u00e9orologiques ont par ailleurs limit\u00e9 le d\u00e9veloppement des CIPAN (Vandenberghe et al., 2019\u00a0; Lefebure et al., 2020a).\r\n\r\n\u00c0 l\u2019inverse en 2021, la culture de chicor\u00e9e couvre plus de 40\u00a0% de la SA de la ZAG3. Les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques ont \u00e9t\u00e9 favorables pour les cultures. Les pr\u00e9cipitations exceptionnelles de l\u2019\u00e9t\u00e9 2021 (IRM, 2021)[footnote]https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2021\/zomer[\/footnote] ont vraisemblablement lixivi\u00e9 une partie du nitrate avant la mesure de l\u2019APL (Vandenberghe et al., 2021). Dans la ZAG6, l\u2019APL est en moyenne de 55 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>.\r\n\r\nDes APL moyens inf\u00e9rieurs \u00e0 40 kg N\u2011NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> sont observ\u00e9s en 2007, 2008, 2009 et en 2021. L\u2019APL moyen des autres ann\u00e9es est syst\u00e9matiquement sup\u00e9rieur \u00e0 60 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>. Les cultures emblav\u00e9es dans la ZAG6 ont un impact environnemental \u2018intrins\u00e8que\u2019 plus important que celles emblav\u00e9es dans la ZAG3. Les cultures de pomme de terre et de ma\u00efs (APL plus \u00e9lev\u00e9 qu'apr\u00e8s une betterave ou une c\u00e9r\u00e9ale suivie d'une CIPAN) couvrent chacune environ 15\u00a0% de la SA de la ZAG6. Les cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res et betteravi\u00e8res sont \u00e9galement moins repr\u00e9sent\u00e9es.\r\n\r\nLes parcelles \u00e9chantillonn\u00e9es de la ZAG6 couvrent en moyenne 60\u00a0% de la SA de ZAG6. Durant la phase d\u2019encadrement (de 2005 \u00e0 2010), l\u2019APL moyen pond\u00e9r\u00e9 calcul\u00e9 sur ces parcelles \u00e9tait inf\u00e9rieur (figure 5, trait discontinu) \u00e0 celui estim\u00e9 sur l\u2019ensemble de ZAG6 par l\u2019extrapolation, aux parcelles non \u00e9chantillonn\u00e9es, des valeurs moyennes observ\u00e9es dans le cadre du contr\u00f4le APL (figure 5, trait plein).\r\n\r\nL\u2019encadrement propos\u00e9 par PROTECT\u2019eau (www.protecteau.be) portait notamment sur la gestion des fertilisations min\u00e9rales et organiques. En consid\u00e9rant que les agriculteurs pr\u00e9sents dans la ZAG6 avaient une gestion de l\u2019azote comparable \u00e0 celle de l\u2019agriculteur \u2018moyen\u2019, d\u00e9finit par les valeurs du contr\u00f4le APL, on peut donc raisonnablement penser que l\u2019APL moyen pond\u00e9r\u00e9 (sur les parcelles encadr\u00e9es) aurait \u00e9t\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 si l\u2019encadrement n\u2019avait pas eu lieu.\r\n\r\nUne fois l\u2019encadrement termin\u00e9, les conseils prodigu\u00e9s durant la phase d\u2019encadrement n\u2019ont vraisemblablement plus \u00e9t\u00e9 suivis par les agriculteurs. Les APL moyens calcul\u00e9s sont g\u00e9n\u00e9ralement sup\u00e9rieurs aux APL moyens estim\u00e9s \u00e0 l\u2019ensemble de la ZAG6.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1620\" align=\"aligncenter\" width=\"1574\"]<img class=\"wp-image-1620 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig5hq-scaled-e1669216611168.jpg\" alt=\"\" width=\"1574\" height=\"1568\" \/> Figure 5. \u00c9volution de l\u2019APL moyen pond\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des ZAG3 et ZAG6.[\/caption]\r\n<h2>Concentration en nitrate<\/h2>\r\n\u00c0 la fin des ann\u00e9es 1990 et au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, les concentrations en nitrate dans les galeries G3 et G6 \u00e9taient comprises entre 55 et 75 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>-<\/sup><sup>1<\/sup> (figure 6). En 2005, au d\u00e9but de l\u2019encadrement des agriculteurs par PROTECT'eau, les concentrations en nitrate dans les galeries G3 et G6 \u00e9taient d\u2019environ 60 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>-<\/sup><sup>1<\/sup>. Entre 2005 et 2010, la concentration en nitrate est rest\u00e9e stable dans la galerie G3 et a augment\u00e9 dans la galerie G6 jusqu\u2019\u00e0 environ 70 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>-<\/sup><sup>1<\/sup>. Entre 2010-2011 et 2017-2018, la concentration en nitrate a diminu\u00e9 annuellement d\u2019environ 2,5 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>-<\/sup><sup>1<\/sup> et d\u2019un 1 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>-<\/sup><sup>1<\/sup>\u00a0respectivement dans les galeries G3 et G6. Depuis 2017 et 2021, la concentration ne s\u2019est plus am\u00e9lior\u00e9e dans la galerie G3 et elle est repartie \u00e0 la hausse dans la galerie G6.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1621\" align=\"aligncenter\" width=\"1516\"]<img class=\"wp-image-1621 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig6hq-scaled-e1669216527395.jpg\" alt=\"\" width=\"1516\" height=\"1587\" \/> Figure 6. \u00c9volution de la concentration en nitrate dans les galeries G3 et G6.[\/caption]\r\n<h2>Relation entre l\u2019APL et la concentration en nitrate<\/h2>\r\nL'\u00e9volution de la concentration en nitrate dans l'eau \u00e0 l'exutoire des galeries est multifactorielle (Gaule &amp; Bolly, 2010). Elle d\u00e9pend notamment de\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li>la concentration en nitrate sous la zone racinaire des parcelles de la ZAG\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>la lame drainante\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>la hauteur pi\u00e9zom\u00e9trique\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>la perm\u00e9abilit\u00e9 de la zone vadose\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>du temps de transfert horizontal dans la nappe phr\u00e9atique\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>des autres sources de contamination.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nCes param\u00e8tres ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas connus et souffrent d\u2019une importante variabilit\u00e9 spatiale et temporelle. L\u2019APL est ici utilis\u00e9 comme indicateur de la pression agricole sur la ressource en eau souterraine ind\u00e9pendamment des conditions hydrog\u00e9ologiques et m\u00e9t\u00e9orologiques. Par ailleurs, l\u2019APL est le seul param\u00e8tre d\u00e9pendant des pratiques agricoles mises en \u0153uvre.\r\n\r\nLes APL moyens estim\u00e9s dans la ZAG6 sont presque syst\u00e9matiquement sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux observ\u00e9s dans la ZAG3. La moyenne des APL moyen est d\u2019environ 43 kg N\u2011NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> dans la ZAG3 contre 55 kg N\u2011NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> dans la ZAG6. La pression agricole plus importante dans la ZAG6 conduit \u00e0 observer des concentrations en nitrate plus importantes dans la galerie G6 que dans la galerie G3 (figure 7). Dans le cadre des ZAG \u00e0 Arquennes, l\u2019APL est donc un indicateur pertinent de pression agricole sur la ressource en eau.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1622\" align=\"aligncenter\" width=\"1606\"]<img class=\"wp-image-1622 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig7hq-scaled-e1669216437794.jpg\" alt=\"\" width=\"1606\" height=\"1113\" \/> Figure 7. M\u00e9diane annuelle de la concentration en nitrate dans les galeries G3 gauche et G6 droite et l\u2019APL moyen pond\u00e9r\u00e9 dans leur zone d\u2019alimentation.[\/caption]\r\n\r\nLa relation entre l\u2019APL moyen et la concentration en nitrate au sommet de la nappe phr\u00e9atique n\u2019est cependant pas parfaite. Les autres param\u00e8tres non maitris\u00e9s list\u00e9s ci-dessus interviennent \u00e9galement.\r\n\r\nPar exemple, l\u2019APL mesur\u00e9 dans la ZAG3 en 2015 n\u2019a conduit qu\u2019\u00e0 une augmentation de la concentration en nitrate inf\u00e9rieure \u00e0 l mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>-<\/sup><sup>\u00a0<\/sup><sup>1<\/sup>. Les pr\u00e9cipitations mesur\u00e9es \u00e0 la station m\u00e9t\u00e9orologique d\u2019Uccle entre novembre 2015 et avril 2016 ont \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9es par l\u2019IRM (2017) [footnote]https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2017\/fevrier-2017[\/footnote] d\u2019exceptionnelles. A la station m\u00e9t\u00e9orologique <em>Agromet<\/em> (Source\u00a0: CRA-W \/ Agromet.be) de Feluy (situ\u00e9e \u00e0 environ 5 km des ZAG), la somme des pr\u00e9cipitations \u00e9tait de 510 mm durant cette p\u00e9riode alors qu\u2019elle est en moyenne de 380 mm sur la p\u00e9riode allant de 2003 \u00e0 2020.\r\n\r\nL\u2019exp\u00e9rience lysim\u00e9trique men\u00e9e par Vandenberghe et al. (2022) montre par ailleurs qu\u2019une mesure APL \u00e9lev\u00e9e, typiquement sup\u00e9rieure \u00e0 250 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> peut conduire \u00e0 une augmentation soutenue et durable dans le temps de la concentration en nitrate sous la zone racinaire. A l\u2019inverse, des cultures \u00e0 enracinement profond, comme la betterave, peuvent valoriser le stock de nitrate pr\u00e9c\u00e9demment lixivi\u00e9 sous la zone racinaire de la plupart des autres cultures.\r\n\r\nCes travaux ont \u00e9galement permis de mettre en \u00e9vidence des reprises de drainage en dehors des p\u00e9riodes habituelles de lixiviation. Dans de telles situations, l\u2019indicateur APL sous-estime le risque pour la ressource en eau.\r\n\r\nLa relation entre l\u2019APL et la concentration en nitrate pr\u00e9sente \u00e9galement une relation qualitative \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de territoires plus vastes. Lef\u00e9bure et al. (2021) ont calcul\u00e9 un coefficient de d\u00e9termination de 0,90 entre la moyenne des concentrations en nitrate \u00e9valu\u00e9e dans les masses d\u2019eau souterraine \u00ab libre \u00bb entre 2015 et 2020 et la moyenne des APL moyens pond\u00e9r\u00e9s calcul\u00e9e dans ces masses d\u2019eau (figure 8).\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1619\" align=\"aligncenter\" width=\"1548\"]<img class=\"wp-image-1619 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig8hq-scaled-e1669216640512.jpg\" alt=\"\" width=\"1548\" height=\"672\" \/> Figure 8. Distribution des concentrations moyennes en nitrate et des APL moyens calcul\u00e9s entre 2015 et 2020 pour les masses d\u2019eau souterraine libre situ\u00e9es dans la zone vuln\u00e9rable de Wallonie. Adapt\u00e9e de Lef\u00e9bure et al. (2021).[\/caption]\r\n<h1>Conclusions<\/h1>\r\nLes concentrations en nitrate ont diminu\u00e9 de 10 \u00e0 20 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>-1<\/sup>\u00a0apr\u00e8s l\u2019encadrement des agriculteurs exploitant \u00e0 proximit\u00e9 des galeries G3 et G6 de la SWDE situ\u00e9es \u00e0 Arquennes. Cet encadrement des agriculteurs a notamment impliqu\u00e9 l\u2019utilisation de l\u2019APL comme indicateur de la gestion agronomique de l\u2019azote.\r\n\r\nDans ce document, la pertinence de l\u2019APL et plus globalement de l\u2019APL moyen pond\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une ZAG ou d\u2019une masse d\u2019eau a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence. La connaissance de la chronique de l\u2019APL moyen dans une zone d\u2019alimentation de captage permet donc d\u2019estimer l\u2019impact agricole sur la ressource en eau.\r\n\r\nBien que l\u2019APL soit facilement quantifiable et interpr\u00e9table, d\u2019autres facteurs plus variables comme la pluviom\u00e9trie interviennent dans le transfert de contaminants vers l\u2019eau souterraine.\r\n\r\nD\u2019autres travaux men\u00e9s en plein champs montrent par ailleurs que l\u2019APL \u00e9volue durant la p\u00e9riode ant\u00e9rieure \u00e0 la p\u00e9riode de drainage. Il peut notamment augmenter apr\u00e8s par la min\u00e9ralisation des r\u00e9sidus de culture (tels que des feuilles de betterave) et de la mati\u00e8re organique du sol (Vandenberghe et al., 2021) ou diminuer par le pr\u00e9l\u00e8vement du nitrate par les cultures. La mesure de l\u2019APL reste donc une mesure ponctuelle au cours d'un processus dynamique.\r\n<h1>Bibliographie<\/h1>\r\nBah B. et al., 2016. Suivi de deux bassins versants pilotes \u00e0 Arquennes. Dossier GRENeRA 16-03. 15 p. <em>In<\/em>\u00a0: De Toffoli M., Vandenberghe C., Imbrecht O., Bah B., Bachelart F., Colinet G., Lambert R., 2016 <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne \u2013 Rapport d\u2019activit\u00e9s annuel interm\u00e9diaire 2016 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement Nitrawal<\/em>. Universit\u00e9 catholique de Louvain et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge - Gembloux Agro-Bio Tech, 20 p. + annexes. <a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/225700\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/225700<\/a>\r\n\r\nComeliau S. et al., 2021. Survey Surfaces Agricoles. Estimation de l\u2019APL moyen. Dossier GRENeRA 21-02, 15 p.\u00a0 <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C., De Toffoli M., Durenne B., Bachelart F., Imbrecht O., Lef\u00e9bure K., Williscotte F., Hawotte F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2021. <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides \u2013 Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2021 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau.<\/em> Universit\u00e9 catholique de Louvain, Centre wallon de Recherches agronomiques et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge - Gembloux Agro-Bio Tech.\r\n\r\nDeneufbourg M. et al., 2010. <em>Programme d\u2019actions pour la protection des captages contre les contaminations d\u2019origine agricole. Bassins pilotes d\u2019Arquennes. Rapport d\u2019activit\u00e9s final. Partie GRENeRA. Convention S.P.G.E. \u2013 Nitrawal a.s.b.l.. <\/em>Gembloux, Belgique\u00a0: Gembloux Agro-Bio Tech (Uli\u00e8ge). <a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/289180\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/289180<\/a>\r\n\r\nDeneufbourg M., et al. 2013. Mise en \u0153uvre du Programme de Gestion Durable de l'Azote \u00e0 l'\u00e9chelle de deux petits bassins versants (Arquennes - Belgique) et \u00e9valuation d'impact par le suivi des flux de nitrate aux exutoires et par mod\u00e9lisation num\u00e9rique. <em>Biotechnol. Agron. Soc. Environ<\/em>., 17(S1), 164-176. <a href=\"https:\/\/popups.uliege.be\/1780-4507\/index.php?id=16885&amp;file=1&amp;pid=9652\">https:\/\/popups.uliege.be\/1780-4507\/index.php?id=16885&amp;file=1&amp;pid=9652<\/a>\r\n\r\nGaule D., &amp; Bolly P.Y., 2010. <em>Bassin pilote d'Arquennes. \u00c9tude hydrog\u00e9ologique approfondie - Mod\u00e9lisation math\u00e9matique<\/em>.\u00a0 Aquale Ecofox.\r\n\r\nIRM, 2017. IRM \u2013 F\u00e9vrier. <a href=\"https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2016-2020\/2017\/fevrier-2017\">https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2016-2020\/2017\/fevrier-2017<\/a> (17\/3\/2022).\r\n\r\nIRM, 2021. IRM \u2013 Et\u00e9. <a href=\"https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2021\/ete\">https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2021\/ete<\/a> (17\/3\/2022).\r\n\r\nIRM, 2021. M\u00e9t\u00e9o en Belgique \u2013 IRM. <a href=\"https:\/\/www.meteo.be\/fr\/belgique\">https:\/\/www.meteo.be\/fr\/belgique<\/a> (17\/3\/2022).\r\n\r\nLef\u00e9bure K. et al., 2020. Analyse des r\u00e9sultats du contr\u00f4le APL 2019 et \u00e9volution depuis 2008 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des masses d\u2019eau souterraine de Wallonie. Dossier GRENeRA 20-04, 62 p. + annexes. <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C., De Toffoli M., Hawotte F., Lef\u00e9bure K., Durenne B., Imbrecht O., Bachelart F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2021. <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides - Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2020 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau.<\/em> Centre wallon de Recherches agronomiques, Universit\u00e9 catholique de Louvain et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge - Gembloux Agro-Bio Tech, 26\u00a0p. + annexes. (<a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/288365\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/288365<\/a>)\r\n\r\nLef\u00e9bure K. et al., 2020. Suivi de deux bassins versants pilotes \u00e0 Arquennes. Dossier GRENeRA 20-06. 19 p. <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C., De Toffoli M., Durenne B., Bachelart F., Imbrecht O., Lef\u00e9bure K., Williscotte F., Hawotte F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2021. <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides \u2013 Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2020 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau.<\/em> Universit\u00e9 catholique de Louvain, Centre wallon de Recherches agronomiques et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge - Gembloux Agro-Bio Tech. (<a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/288363\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/288363<\/a>)\r\n\r\nLef\u00e9bure K. et al., 2021. Analyse des r\u00e9sultats du contr\u00f4le APL 2020 et \u00e9volution depuis 2008 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des masses d\u2019eau souterraine de Wallonie. Dossier GRENeRA 21-04, 67 p. <em>In<\/em>\u00a0: Vandenberghe C., De Toffoli M., Hawotte F., Lef\u00e9bure K., Durenne B., Imbrecht O., Bachelart F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2021. Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides - Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2021 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau. Centre wallon de Recherches agronomiques, Universit\u00e9 catholique de Louvain et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge - Gembloux Agro-Bio Tech, 21 p. + annexes.\r\n\r\nVandenberghe C. et al., 2019.\u00a0 Survey surfaces agricoles.\u00a0 Etablissement des r\u00e9f\u00e9rences APL 2019. Dossier GRENeRA-UCLouvain 19-03, 28 p. <em>In\u00a0:\u00a0<\/em> De Toffoli M., Hawotte F., Vandenberghe C., Lef\u00e9bure K., Durenne B., Imbrecht O., Bachelart F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2020. <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides \u2013 Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2019 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau.<\/em> Universit\u00e9 catholique de Louvain, Centre wallon de Recherches agronomiques et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge - Gembloux Agro-Bio Tech. (<a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/260152\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/260152<\/a>)\r\n\r\nVandenberghe C. et al., 2021.\u00a0 Survey Surfaces Agricoles. \u00c9tablissement des r\u00e9f\u00e9rences APL 2021. Dossier GRENeRA 21-03, 26 p. <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C., De Toffoli M., Durenne B., Bachelart F., Imbrecht O., Lef\u00e9bure K., Williscotte F., Hawotte F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2021. <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides \u2013 Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2021 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau.<\/em> Universit\u00e9 catholique de Louvain, Centre wallon de Recherches agronomiques et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge - Gembloux Agro-Bio Tech. <a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/293172\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/293172<\/a>\r\n\r\nVandenberghe C., Bachelart F., Colinet G., Lef\u00e9bure K., 2022. Le lysim\u00e8tre, un outil d'\u00e9valuation de l'APL en tant qu'indicateur environnemental. <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C. &amp; Delesalle M., eds.\u00a0 <em>Retours d'exp\u00e9rience autour du REH \/ RDD \/ APL.<\/em> Gembloux, Belgique\u00a0: Presses agronomiques de Gembloux.\r\n<h2>Remerciements<\/h2>\r\nLes travaux qui ont permis la r\u00e9daction de cet article ont \u00e9t\u00e9 soutenus par la Wallonie et la Soci\u00e9t\u00e9 Publique de Gestion de l'Eau.","rendered":"<div class=\"textbox\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>En Belgique, le site de prises d\u2019eau d\u2019Arquennes, compos\u00e9 de deux sources \u00e0 l\u2019\u00e9mergence et de deux galeries a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 Wallonne des Eaux jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000.<\/p>\n<p>Ces prises d\u2019eau sont r\u00e9parties dans deux bassins versants topographiques appartenant \u00e0 un seul bassin hydrog\u00e9ologique d\u2019une centaine d\u2019hectares situ\u00e9 en milieu agricole (c\u00e9r\u00e9ales, betterave, ma\u00efs, pomme de terre, pois et lin) sur sol limoneux profond.<\/p>\n<p>Le niveau de contamination de l\u2019eau (45 \u00e0 70 mg.L<sup>-1<\/sup> de nitrate) a justifi\u00e9 la mise en \u0153uvre en 2005 d\u2019un programme d\u2019actions pour restaurer sa qualit\u00e9. Le bassin versant a \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9 par des analyses de sol et des forages de pi\u00e9zom\u00e8tres\u00a0; le temps de r\u00e9ponse de l\u2019aquif\u00e8re (sables du Tertiaire) aux modifications de la pression agricole (quantifi\u00e9e par des mesures d\u2019azote potentiellement lessivable (APL) ou reliquat entr\u00e9e hiver (REH)), a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9 par tra\u00e7age en zone vadose et mod\u00e9lisation.<\/p>\n<p>Depuis 2005, Gembloux Agro-Bio Tech mesure l\u2019APL de chaque parcelle annuellement (en novembre) et suit la concentration en nitrate \u00e0 l\u2019exutoire des prises d\u2019eau bimestriellement.<\/p>\n<p>Les observations mettent en \u00e9vidence le lien entre le niveau d\u2019APL moyen (entre 30 et 70 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u00af.ha<sup>-1<\/sup>) et la qualit\u00e9 de l\u2019eau. Entre 2005 et 2010, les sept exploitations du bassin versant ont \u00e9t\u00e9 encadr\u00e9es par la structure de conseil PROTECT\u2019eau\u00a0; ce qui a permis de diminuer la pression agricole sur la ressource en eau. La concentration en nitrate de l\u2019ensemble des ouvrages a ainsi montr\u00e9 une nette diminution \u00e0 partir de 2009.<\/p>\n<p>Depuis 2010, les exploitations agricoles ne sont plus encadr\u00e9es. Les suivis APL et de la qualit\u00e9 de l\u2019eau ont toutefois \u00e9t\u00e9 maintenus pour (1) poursuivre l\u2019\u00e9valuation de l\u2019APL en tant qu\u2019indicateur environnemental et (2) observer l\u2019\u00e9volution de la pression agricole apr\u00e8s encadrement.<\/p>\n<p>La pression agricole exerc\u00e9e \u00e0 l\u2019ouest du bassin versant est rest\u00e9e plus faible que sur la partie est. La concentration en nitrate des prises d\u2019eau situ\u00e9es \u00e0 l\u2019ouest de ce bassin reste actuellement faible. A l\u2019inverse, la pression agricole exerc\u00e9e sur la partie est du bassin versant a augment\u00e9 apr\u00e8s la p\u00e9riode d\u2019encadrement. Actuellement, la concentration en nitrate dans l\u2019eau pr\u00e9sente une tendance haussi\u00e8re dans cette partie du bassin.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9sultats montrent qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin versant, les mesures APL permettent globalement de pr\u00e9dire l\u2019\u00e9volution de la concentration en nitrate de nappes aquif\u00e8res.<\/p>\n<\/div>\n<h1>Introduction<\/h1>\n<p>Depuis 1991, la Directive Nitrates (91\/676\/CEE) impose aux \u00e9tats membres de\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li>d\u00e9signer des zones vuln\u00e9rables,<\/li>\n<li>mettre en \u0153uvre un programme d\u2019actions r\u00e9visable tous les quatre ans et<\/li>\n<li>d\u2019\u00e9valuer et r\u00e9viser ce programme d\u2019actions tous les quatre ans.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Depuis 2002, le Programme de Gestion Durable de l&rsquo;Azote en agriculture (PGDA) fixe notamment des quantit\u00e9s maximales d\u2019engrais de ferme \u00e9pandables ainsi que les p\u00e9riodes et conditions d\u2019\u00e9pandage en Wallonie et plus particuli\u00e8rement dans la zone vuln\u00e9rable. Il impose \u00e9galement des r\u00e8gles en mati\u00e8re de couverture hivernale et pr\u00e9cise les conditions dans lesquelles le contr\u00f4le de l\u2019APL doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9 par le Service Public de Wallonie (SPW).<\/p>\n<p>Le site de prises d\u2019eau d\u2019Arquennes est situ\u00e9 dans la zone vuln\u00e9rable de Wallonie. Le bassin d&rsquo;alimentation de ces prises d&rsquo;eau a une superficie d&rsquo;environ 100 ha, essentiellement \u00e0 vocation agricole. Ce site a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 par la Soci\u00e9t\u00e9 Wallonne des Eaux (SWDE) jusqu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 avant d\u2019\u00eatre mis \u00e0 l\u2019arr\u00eat suite \u00e0 l\u2019importance de la contamination en nitrate (45 \u00e0 70 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>&#8211;<\/sup><sup>1<\/sup>).<\/p>\n<p>Etant situ\u00e9 en zone vuln\u00e9rable, les agriculteurs exploitant les parcelles des bassins versant doivent donc respecter le PGDA. Dans le cadre d\u2019une recherche men\u00e9e entre 2005 et 2010 par Deneufbourg et al., (2010) et Gaule &amp; Bolly, (2010), des pi\u00e9zom\u00e8tres ont \u00e9t\u00e9 for\u00e9s et des essais des tra\u00e7ages ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s dans la zone vadose et en milieu satur\u00e9. Les r\u00e9sultats de ces observations ont permis de d\u00e9limiter les zones d\u2019alimentation des prises d&rsquo;eau. En parall\u00e8le, les agriculteurs ont \u00e9t\u00e9 encadr\u00e9s sp\u00e9cifiquement par PROTECT\u2019eau pour les aider \u00e0 mettre en oeuvre compl\u00e8tement et efficacement le PGDA. Dans ce cadre, des mesures d\u2019APL ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es annuellement dans les parcelles constituantes des zones d\u2019alimentation des prises d&rsquo;eau. Cette exp\u00e9rimentation \u00ab grandeur nature \u00bb a confirm\u00e9 l\u2019efficacit\u00e9 du PGDA \u00e0 r\u00e9duire la concentration en nitrate dans l\u2019eau souterraine (Deneufbourg et al., 2013).<\/p>\n<p>\u00c0 la fin de la recherche, l\u2019encadrement des agriculteurs a cess\u00e9, le suivi de la mesure de l\u2019APL a, quant \u00e0 lui, \u00e9t\u00e9 maintenu. L\u2019objectif de cet article est de pr\u00e9senter la relation entre les mesures de l\u2019APL r\u00e9alis\u00e9es dans les zones d\u2019alimentation des prises d&rsquo;eau et leur influence sur la concentration en nitrate de l\u2019eau souterraine.<\/p>\n<h1>Mat\u00e9riel et m\u00e9thodes<\/h1>\n<p>Le site de prises d\u2019eau d\u2019Arquennes a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9 par la SWDE. Il est notamment compos\u00e9 de deux galeries (G3 et G6). La base de donn\u00e9es <em>Calypso<\/em> g\u00e9r\u00e9e par le SPW consigne l\u2019ensemble des analyses d\u2019eau r\u00e9alis\u00e9es en Wallonie. La SWDE a r\u00e9alis\u00e9 respectivement 144 et 153 mesures de la concentration en nitrate dans les galeries G3 et G6 depuis 1996. En parall\u00e8le des mesures r\u00e9alis\u00e9es par la SWDE, un suivi plus r\u00e9gulier a \u00e9t\u00e9 assur\u00e9 (Deneufbourg et al., 2010\u00a0; Deneufbourg et al., 2013\u00a0; Bah et al., 2016\u00a0; Lef\u00e9bure et al., 2020b). Depuis 2006, 145 mesures compl\u00e9mentaires ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es. La concentration moyenne mensuelle a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9e pour chacune des galeries sur l\u2019ensemble du jeu de donn\u00e9es. Finalement, la concentration moyenne annuelle a \u00e9t\u00e9 calcul\u00e9e sur base des concentrations moyennes mensuelles.<\/p>\n<p>Les bassins versants ont largement \u00e9t\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9s par Deneufbourg et al. (2013) et Gaule &amp; Bolly (2010). Bri\u00e8vement, les deux bassins versants sont s\u00e9par\u00e9s l\u2019un de l\u2019autre par l\u2019autoroute \u00ab E19 \u00bb. Le bassin versant \u2018est\u2019 dont l\u2019altitude est comprise entre 124 et 149 m couvre 31 ha. Le bassin versant \u2018ouest\u2019 dont l\u2019altitude est comprise entre 124 et 156 m couvre 47 ha.<\/p>\n<p>Les sols constituant les bassins versants sont d\u00e9velopp\u00e9s sur le d\u00e9p\u00f4t limoneux quaternaire (LIM). L\u2019\u00e9paisseur du d\u00e9p\u00f4t quaternaire est g\u00e9n\u00e9ralement comprise entre 1 et 7 m.<\/p>\n<p>Le substrat p\u00e9dologique limoneux repose sur des formations aquif\u00e8res sableuses, de la plus r\u00e9cente \u00e0 la plus ancienne (figure 1)\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li>la Formation de Bruxelles (BXL) et<\/li>\n<li>la Formation de Mons-en-P\u00e9v\u00e8le (MEP).<\/li>\n<\/ol>\n<p>La formation de Carni\u00e8res (CAR) principalement argileuse constitue un aquiclude de plus de 10 m d\u2019\u00e9paisseur limitant les transferts verticaux entre la formation aquif\u00e8re calcaire sous-jacente et la formation aquif\u00e8re sableuse.<\/p>\n<p>Le niveau pi\u00e9zom\u00e9trique varie de 2 m\u00e8tres \u00e0 proximit\u00e9 des galeries \u00e0 une vingtaine de m\u00e8tres au sommet des plateaux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1891\" aria-describedby=\"caption-attachment-1891\" style=\"width: 1689px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1891 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/kl_fig1hq-scaled-e1670255505397.jpg\" alt=\"\" width=\"1689\" height=\"524\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/kl_fig1hq-scaled-e1670255505397.jpg 1689w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/kl_fig1hq-scaled-e1670255505397-300x93.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/kl_fig1hq-scaled-e1670255505397-1024x318.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/kl_fig1hq-scaled-e1670255505397-768x238.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/kl_fig1hq-scaled-e1670255505397-1536x477.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/kl_fig1hq-scaled-e1670255505397-65x20.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/kl_fig1hq-scaled-e1670255505397-225x70.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/kl_fig1hq-scaled-e1670255505397-350x109.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1689px) 100vw, 1689px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1891\" class=\"wp-caption-text\">Figure 1. Coupe lithostratigraphique ouest-est des deux bassins versants (Gaule &amp; Bolly, 2010).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les bassins versants d\u2019Arquennes sont situ\u00e9s \u00e0 environ 25 km au sud de la station m\u00e9t\u00e9orologique d\u2019Uccle (IRM, 2021b). Entre 1981 et 2020, la somme annuelle des pr\u00e9cipitations moyennes mensuelles est de 852 mm. Ces pr\u00e9cipitations sont r\u00e9parties quasiment uniform\u00e9ment durant l\u2019ann\u00e9e. Les pr\u00e9cipitations mensuelles moyennes sont comprises entre 51 mm en avril et 81 mm en d\u00e9cembre. Les temp\u00e9ratures moyennes mensuelles sont comprises entre 3 et 18 \u00b0C (figure 2).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1065\" aria-describedby=\"caption-attachment-1065\" style=\"width: 1555px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1065 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig2hq-scaled-e1666357782242.jpg\" alt=\"\" width=\"1555\" height=\"1542\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig2hq-scaled-e1666357782242.jpg 1555w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig2hq-scaled-e1666357782242-300x297.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig2hq-scaled-e1666357782242-1024x1015.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig2hq-scaled-e1666357782242-150x150.jpg 150w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig2hq-scaled-e1666357782242-768x762.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig2hq-scaled-e1666357782242-1536x1523.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig2hq-scaled-e1666357782242-65x64.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig2hq-scaled-e1666357782242-225x223.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig2hq-scaled-e1666357782242-350x347.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1555px) 100vw, 1555px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1065\" class=\"wp-caption-text\">Figure 2. Diagramme ombrothermique r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir des moyennes climatiques (1981 \u2013 2020) (IRM, 2021).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les lignes de flux contribuant de fa\u00e7on pr\u00e9pond\u00e9rante \u00e0 l\u2019alimentation des deux galeries G3 et G6 ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9limit\u00e9es par Gaule &amp; Bolly (2010). Sur base de celles-ci, les zones d\u2019alimentation des galeries G3 (ZAG3) et G6 (ZAG6) ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9limit\u00e9es (figure 3). La galerie G3 est aliment\u00e9e par une surface d\u2019environ 24 ha et la galerie G6 par une surface d\u2019environ 58 ha. Notons d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent que les zones d\u2019alimentation s\u2019\u00e9tendent au-del\u00e0 des limites strictes des bassins versants topographiques.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1066\" aria-describedby=\"caption-attachment-1066\" style=\"width: 1670px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1066 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig3hq-scaled-e1666357806681.jpg\" alt=\"\" width=\"1670\" height=\"1657\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig3hq-scaled-e1666357806681.jpg 1670w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig3hq-scaled-e1666357806681-300x298.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig3hq-scaled-e1666357806681-1024x1016.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig3hq-scaled-e1666357806681-150x150.jpg 150w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig3hq-scaled-e1666357806681-768x762.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig3hq-scaled-e1666357806681-1536x1524.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig3hq-scaled-e1666357806681-65x64.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig3hq-scaled-e1666357806681-225x223.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig3hq-scaled-e1666357806681-350x347.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1670px) 100vw, 1670px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1066\" class=\"wp-caption-text\">Figure 3. Lignes de flux contribuant de fa\u00e7on pr\u00e9pond\u00e9rante \u00e0 l\u2019alimentation des deux galeries G3 et G6.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les ZAG3 et ZAG6 sont couvertes par respectivement 84 et 95\u00a0% de surface agricole (SA). Les zones non agricoles correspondent \u00e0 l\u2019emprise d\u2019exploitations agricoles et de l\u2019autoroute.<\/p>\n<p>Le Syst\u00e8me int\u00e9gr\u00e9 de gestion et de contr\u00f4le (SIGeC) est une base de donn\u00e9es g\u00e9r\u00e9e par le SPW. Elle contient notamment la d\u00e9limitation des parcelles et leur emblavement (figure 4).<\/p>\n<p>L\u2019APL est d\u00e9fini par l\u2019AGW (2014) comme la quantit\u00e9 d\u2019azote nitrique contenue dans le sol \u00e0 l\u2019automne, susceptible d\u2019\u00eatre entra\u00een\u00e9e hors de la zone racinaire pendant l\u2019hiver. L\u2019APL des sols cultiv\u00e9s est \u00e9valu\u00e9 par 15 pr\u00e9l\u00e8vements (carottes) de sol. Ces pr\u00e9l\u00e8vements sont r\u00e9alis\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 90 cm par couche de 30 cm.<\/p>\n<p>Dans les prairies, l\u2019APL est \u00e9valu\u00e9 par 30 pr\u00e9l\u00e8vements de sol r\u00e9alis\u00e9s jusqu\u2019\u00e0 30 cm. L\u2019APL est alors extrapol\u00e9 \u00e0 90 cm par la multiplication de l\u2019APL<sub>0-30\u00a0cm<\/sub> par 2 (Com\u00e9liau et al., 2021).<\/p>\n<p>Depuis 2005, une vingtaine de parcelles situ\u00e9es sur les bassins versants topographiques font l\u2019objet de mesures APL. Certaines parcelles principalement situ\u00e9es dans la ZAG6 ne sont pas syst\u00e9matiquement \u00e9chantillonn\u00e9es (figure 4).<\/p>\n<figure id=\"attachment_1067\" aria-describedby=\"caption-attachment-1067\" style=\"width: 500px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1067\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748-300x298.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"496\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748-300x298.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748-1024x1016.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748-150x150.jpg 150w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748-768x762.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748-1536x1524.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748-65x64.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748-225x223.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748-350x347.jpg 350w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_fig4hq-scaled-e1666357835748.jpg 1670w\" sizes=\"(max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-1067\" class=\"wp-caption-text\"><em>Figure 4. Parcellaire agricole \u00e0 proximit\u00e9 des zones d\u2019alimentation des galeries.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<p>Depuis 2008, le contr\u00f4le du SPW permet de mesurer l\u2019APL dans plus de 2000 parcelles par an sur l\u2019ensemble de la zone vuln\u00e9rable wallonne (Lef\u00e9bure et al., 2021). Deux parcelles non r\u00e9guli\u00e8rement suivies ont \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9es par le SPW. Une parcelle l\u2019a \u00e9t\u00e9 en 2007 et 2010, la seconde a \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9e entre 2011 et 2013. Ces valeurs compl\u00e8teront le volume d\u2019observations.<\/p>\n<p>Dans la ZAG3, les parcelles pour lesquelles l\u2019APL n\u2019est pas connu ne repr\u00e9sentent qu\u2019environ 6\u00a0% de la SA alors que dans la ZAG6, elles couvrent environ 40\u00a0% de la SA.<\/p>\n<p>L\u2019APL des parcelles non \u00e9chantillonn\u00e9es a \u00e9t\u00e9 estim\u00e9 sur base des mesures APL r\u00e9alis\u00e9es par le SPW dans la masse d\u2019eau des sables du Bruxelliens entre 2007 et 2020 (Lef\u00e9bure et\u00a0al., 2021).<\/p>\n<p>Sur base de l\u2019ensemble de ces donn\u00e9es APL, un APL moyen est calcul\u00e9 annuellement en pond\u00e9rant la valeur APL des parcelles par leur superficie incluse dans la zone d\u2019alimentation des galeries.<\/p>\n<h1>R\u00e9sultats et discussion<\/h1>\n<h2>Caract\u00e9risation de la SAU<\/h2>\n<p>Le traitement des donn\u00e9es du SIGeC depuis 2005 (tableau 1) met en \u00e9vidence une gestion diff\u00e9renti\u00e9e des parcelles situ\u00e9es dans la ZAG3 de celles situ\u00e9es dans la ZAG6. La culture de betterave (B) (<em>Beta vulgaris<\/em>) occupe en moyenne des parts de superficies \u00e9quivalentes dans la ZAG3 et ZAG6. Les cultures de c\u00e9r\u00e9ales (Ce), principalement du froment d&rsquo;hiver (<em>Triticum aestivum<\/em>) et dans une moindre mesure de l\u2019escourgeon (<em>Hordeum vulgare<\/em>), couvrent plus de la moiti\u00e9 de la ZAG3 alors qu\u2019elles ne repr\u00e9sentent qu\u2019un tiers de la ZAG6. La culture de chicor\u00e9es (Chi) (<em>Cichorium intybus<\/em>) occupe entre 20 et 40\u00a0% de la ZAG3 tous les 4 ou 5 ans. Dans la ZAG6, cette sp\u00e9culation couvre plus souvent une part plus r\u00e9duite de la surface. Les cultures de ma\u00efs (M) (<em>Zea mays<\/em>) et de pomme de terre (PDT) (<em>Solanum tuberosum<\/em>) sont fr\u00e9quemment et largement rencontr\u00e9es dans la ZAG6. Elles couvrent en revanche une emprise plus faible dans la ZAG3. Du colza (Col) (<em>Brassica napus L.<\/em>) n\u2019a \u00e9t\u00e9 cultiv\u00e9 qu\u2019en 2010 et 2012 sur moins de 5\u00a0% des zones d\u2019alimentation des galeries. Les cultures de l\u00e9gumineuses (Leg) principalement du pois (<em>Pisum sativum L.<\/em>) couvrent environ 15\u00a0% de la ZAG6 tous les 5 \u00e0 6 ans. En 2021, une association de c\u00e9r\u00e9ale et l\u00e9gumineuse couvrait environ 11\u00a0% de la ZAG6. Dans la ZAG3, la culture de l\u00e9gumes couvre ponctuellement des proportions de 40 \u00e0 60\u00a0% de la ZAG3. Aucune parcelle de la ZAG3 n\u2019est couverte de surface enherb\u00e9e (P). A l\u2019inverse, entre 5 et 20\u00a0% de la ZAG6 est couverte de prairie, de bande enherb\u00e9e ou de jach\u00e8re. Une prairie jouxte une exploitation agricole. L\u2019observation des images a\u00e9riennes met clairement en \u00e9vidence une diminution de la couverture v\u00e9g\u00e9tale dans cette prairie, signe d\u2019une charge en b\u00e9tail importante. La culture de lin (<em>Linum usitatissimum<\/em>) a couvert des proportions de 10 et 20\u00a0% de la ZAG3 en 2010 et 2017. Enfin la culture de fraises (<em>Fragaria<\/em>) couvre une surface inf\u00e9rieure \u00e0 1\u00a0% de la ZAG6.<\/p>\n<h6>Tableau 1. Distribution relative des cultures dans les zones d\u2019alimentation des galeries G3 et G6 entre 2005 et 2021. B\u00a0: betterave, C\u00e9\u00a0: c\u00e9r\u00e9ale, Chi\u00a0: chicor\u00e9e, M\u00a0: ma\u00efs, PDT\u00a0: pomme de terre, Col\u00a0: colza, L\u00e9g\u00a0: l\u00e9gumineuse, P\u00a0: parcelle enherb\u00e9e, Fr\u00a0: fraisier.<\/h6>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1068 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_tab1hq-scaled-e1666357888137.jpg\" alt=\"\" width=\"1651\" height=\"768\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_tab1hq-scaled-e1666357888137.jpg 1651w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_tab1hq-scaled-e1666357888137-300x140.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_tab1hq-scaled-e1666357888137-1024x476.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_tab1hq-scaled-e1666357888137-768x357.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_tab1hq-scaled-e1666357888137-1536x715.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_tab1hq-scaled-e1666357888137-65x30.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_tab1hq-scaled-e1666357888137-225x105.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/kl_tab1hq-scaled-e1666357888137-350x163.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1651px) 100vw, 1651px\" \/><\/p>\n<h2>Mesures APL<\/h2>\n<p>En moyenne, l\u2019APL moyen calcul\u00e9 dans la ZAG3 est de 42,6 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>. Les APL moyens calcul\u00e9s en 2006 et 2015 sont sup\u00e9rieurs \u00e0 60 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> (Figure 5).<\/p>\n<p>En 2006, l\u2019APL moyen est de 63 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> dans la ZAG3. Environ 40\u00a0% de la SA de ZAG3 \u00e9tait emblav\u00e9e de l\u00e9gumes dont l\u2019APL \u00e9tait de 62 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>. La gestion de l\u2019azote sur les parcelles de betterave et de froment \u00e9tait g\u00e9n\u00e9ralement d\u00e9ficiente. Ces parcelles pr\u00e9sentaient un APL sup\u00e9rieur \u00e0 100 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9 ha\u02c9<sup>1<\/sup>.<\/p>\n<p>En 2015, l\u2019APL moyen est de 83 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> dans la ZAG3. Plus de 60\u00a0% de la SA de ZAG3 \u00e9tait emblav\u00e9e de cultures de l\u00e9gume ou de pomme de terre. Leur APL respectif \u00e9tait 107 et 98 kg N\u2011NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>.<\/p>\n<p>Les APL moyens calcul\u00e9 pour les ann\u00e9es 2007, 2008, 2011, 2013, 2014, 2016, 2018 et 2021 sont inf\u00e9rieurs \u00e0 40 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>. Durant ces ann\u00e9es, les cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res occupaient une part importante de la SA dans la ZAG3.<\/p>\n<p>Les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques jouent \u00e9galement un r\u00f4le important. En 2019, bien que les cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res couvraient plus de 80\u00a0% de la SA de ZAG3, l\u2019APL moyen \u00e9tait de 73 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>. La s\u00e9cheresse observ\u00e9e durant l\u2019ann\u00e9e 2019 a limit\u00e9 le d\u00e9veloppement des cultures (et donc le pr\u00e9l\u00e8vement de l\u2019azote) et augment\u00e9 la min\u00e9ralisation de la mati\u00e8re organique du sol apr\u00e8s les r\u00e9coltes. Ces conditions m\u00e9t\u00e9orologiques ont par ailleurs limit\u00e9 le d\u00e9veloppement des CIPAN (Vandenberghe et al., 2019\u00a0; Lefebure et al., 2020a).<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019inverse en 2021, la culture de chicor\u00e9e couvre plus de 40\u00a0% de la SA de la ZAG3. Les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques ont \u00e9t\u00e9 favorables pour les cultures. Les pr\u00e9cipitations exceptionnelles de l\u2019\u00e9t\u00e9 2021 (IRM, 2021)<a class=\"footnote\" title=\"https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2021\/zomer\" id=\"return-footnote-111-1\" href=\"#footnote-111-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a> ont vraisemblablement lixivi\u00e9 une partie du nitrate avant la mesure de l\u2019APL (Vandenberghe et al., 2021). Dans la ZAG6, l\u2019APL est en moyenne de 55 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>.<\/p>\n<p>Des APL moyens inf\u00e9rieurs \u00e0 40 kg N\u2011NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> sont observ\u00e9s en 2007, 2008, 2009 et en 2021. L\u2019APL moyen des autres ann\u00e9es est syst\u00e9matiquement sup\u00e9rieur \u00e0 60 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup>. Les cultures emblav\u00e9es dans la ZAG6 ont un impact environnemental \u2018intrins\u00e8que\u2019 plus important que celles emblav\u00e9es dans la ZAG3. Les cultures de pomme de terre et de ma\u00efs (APL plus \u00e9lev\u00e9 qu&rsquo;apr\u00e8s une betterave ou une c\u00e9r\u00e9ale suivie d&rsquo;une CIPAN) couvrent chacune environ 15\u00a0% de la SA de la ZAG6. Les cultures c\u00e9r\u00e9ali\u00e8res et betteravi\u00e8res sont \u00e9galement moins repr\u00e9sent\u00e9es.<\/p>\n<p>Les parcelles \u00e9chantillonn\u00e9es de la ZAG6 couvrent en moyenne 60\u00a0% de la SA de ZAG6. Durant la phase d\u2019encadrement (de 2005 \u00e0 2010), l\u2019APL moyen pond\u00e9r\u00e9 calcul\u00e9 sur ces parcelles \u00e9tait inf\u00e9rieur (figure 5, trait discontinu) \u00e0 celui estim\u00e9 sur l\u2019ensemble de ZAG6 par l\u2019extrapolation, aux parcelles non \u00e9chantillonn\u00e9es, des valeurs moyennes observ\u00e9es dans le cadre du contr\u00f4le APL (figure 5, trait plein).<\/p>\n<p>L\u2019encadrement propos\u00e9 par PROTECT\u2019eau (www.protecteau.be) portait notamment sur la gestion des fertilisations min\u00e9rales et organiques. En consid\u00e9rant que les agriculteurs pr\u00e9sents dans la ZAG6 avaient une gestion de l\u2019azote comparable \u00e0 celle de l\u2019agriculteur \u2018moyen\u2019, d\u00e9finit par les valeurs du contr\u00f4le APL, on peut donc raisonnablement penser que l\u2019APL moyen pond\u00e9r\u00e9 (sur les parcelles encadr\u00e9es) aurait \u00e9t\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9 si l\u2019encadrement n\u2019avait pas eu lieu.<\/p>\n<p>Une fois l\u2019encadrement termin\u00e9, les conseils prodigu\u00e9s durant la phase d\u2019encadrement n\u2019ont vraisemblablement plus \u00e9t\u00e9 suivis par les agriculteurs. Les APL moyens calcul\u00e9s sont g\u00e9n\u00e9ralement sup\u00e9rieurs aux APL moyens estim\u00e9s \u00e0 l\u2019ensemble de la ZAG6.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1620\" aria-describedby=\"caption-attachment-1620\" style=\"width: 1574px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1620 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig5hq-scaled-e1669216611168.jpg\" alt=\"\" width=\"1574\" height=\"1568\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig5hq-scaled-e1669216611168.jpg 1574w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig5hq-scaled-e1669216611168-300x300.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig5hq-scaled-e1669216611168-1024x1020.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig5hq-scaled-e1669216611168-150x150.jpg 150w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig5hq-scaled-e1669216611168-768x765.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig5hq-scaled-e1669216611168-1536x1530.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig5hq-scaled-e1669216611168-65x65.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig5hq-scaled-e1669216611168-225x224.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig5hq-scaled-e1669216611168-350x349.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1574px) 100vw, 1574px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1620\" class=\"wp-caption-text\">Figure 5. \u00c9volution de l\u2019APL moyen pond\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des ZAG3 et ZAG6.<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Concentration en nitrate<\/h2>\n<p>\u00c0 la fin des ann\u00e9es 1990 et au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, les concentrations en nitrate dans les galeries G3 et G6 \u00e9taient comprises entre 55 et 75 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>&#8211;<\/sup><sup>1<\/sup> (figure 6). En 2005, au d\u00e9but de l\u2019encadrement des agriculteurs par PROTECT&rsquo;eau, les concentrations en nitrate dans les galeries G3 et G6 \u00e9taient d\u2019environ 60 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>&#8211;<\/sup><sup>1<\/sup>. Entre 2005 et 2010, la concentration en nitrate est rest\u00e9e stable dans la galerie G3 et a augment\u00e9 dans la galerie G6 jusqu\u2019\u00e0 environ 70 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>&#8211;<\/sup><sup>1<\/sup>. Entre 2010-2011 et 2017-2018, la concentration en nitrate a diminu\u00e9 annuellement d\u2019environ 2,5 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>&#8211;<\/sup><sup>1<\/sup> et d\u2019un 1 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>&#8211;<\/sup><sup>1<\/sup>\u00a0respectivement dans les galeries G3 et G6. Depuis 2017 et 2021, la concentration ne s\u2019est plus am\u00e9lior\u00e9e dans la galerie G3 et elle est repartie \u00e0 la hausse dans la galerie G6.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1621\" aria-describedby=\"caption-attachment-1621\" style=\"width: 1516px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1621 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig6hq-scaled-e1669216527395.jpg\" alt=\"\" width=\"1516\" height=\"1587\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig6hq-scaled-e1669216527395.jpg 1516w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig6hq-scaled-e1669216527395-287x300.jpg 287w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig6hq-scaled-e1669216527395-978x1024.jpg 978w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig6hq-scaled-e1669216527395-768x804.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig6hq-scaled-e1669216527395-1467x1536.jpg 1467w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig6hq-scaled-e1669216527395-65x68.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig6hq-scaled-e1669216527395-225x236.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig6hq-scaled-e1669216527395-350x366.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1516px) 100vw, 1516px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1621\" class=\"wp-caption-text\">Figure 6. \u00c9volution de la concentration en nitrate dans les galeries G3 et G6.<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Relation entre l\u2019APL et la concentration en nitrate<\/h2>\n<p>L&rsquo;\u00e9volution de la concentration en nitrate dans l&rsquo;eau \u00e0 l&rsquo;exutoire des galeries est multifactorielle (Gaule &amp; Bolly, 2010). Elle d\u00e9pend notamment de\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>la concentration en nitrate sous la zone racinaire des parcelles de la ZAG\u00a0;<\/li>\n<li>la lame drainante\u00a0;<\/li>\n<li>la hauteur pi\u00e9zom\u00e9trique\u00a0;<\/li>\n<li>la perm\u00e9abilit\u00e9 de la zone vadose\u00a0;<\/li>\n<li>du temps de transfert horizontal dans la nappe phr\u00e9atique\u00a0;<\/li>\n<li>des autres sources de contamination.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces param\u00e8tres ne sont g\u00e9n\u00e9ralement pas connus et souffrent d\u2019une importante variabilit\u00e9 spatiale et temporelle. L\u2019APL est ici utilis\u00e9 comme indicateur de la pression agricole sur la ressource en eau souterraine ind\u00e9pendamment des conditions hydrog\u00e9ologiques et m\u00e9t\u00e9orologiques. Par ailleurs, l\u2019APL est le seul param\u00e8tre d\u00e9pendant des pratiques agricoles mises en \u0153uvre.<\/p>\n<p>Les APL moyens estim\u00e9s dans la ZAG6 sont presque syst\u00e9matiquement sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux observ\u00e9s dans la ZAG3. La moyenne des APL moyen est d\u2019environ 43 kg N\u2011NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> dans la ZAG3 contre 55 kg N\u2011NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> dans la ZAG6. La pression agricole plus importante dans la ZAG6 conduit \u00e0 observer des concentrations en nitrate plus importantes dans la galerie G6 que dans la galerie G3 (figure 7). Dans le cadre des ZAG \u00e0 Arquennes, l\u2019APL est donc un indicateur pertinent de pression agricole sur la ressource en eau.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1622\" aria-describedby=\"caption-attachment-1622\" style=\"width: 1606px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1622 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig7hq-scaled-e1669216437794.jpg\" alt=\"\" width=\"1606\" height=\"1113\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig7hq-scaled-e1669216437794.jpg 1606w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig7hq-scaled-e1669216437794-300x208.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig7hq-scaled-e1669216437794-1024x710.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig7hq-scaled-e1669216437794-768x532.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig7hq-scaled-e1669216437794-1536x1064.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig7hq-scaled-e1669216437794-65x45.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig7hq-scaled-e1669216437794-225x156.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig7hq-scaled-e1669216437794-350x243.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1606px) 100vw, 1606px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1622\" class=\"wp-caption-text\">Figure 7. M\u00e9diane annuelle de la concentration en nitrate dans les galeries G3 gauche et G6 droite et l\u2019APL moyen pond\u00e9r\u00e9 dans leur zone d\u2019alimentation.<\/figcaption><\/figure>\n<p>La relation entre l\u2019APL moyen et la concentration en nitrate au sommet de la nappe phr\u00e9atique n\u2019est cependant pas parfaite. Les autres param\u00e8tres non maitris\u00e9s list\u00e9s ci-dessus interviennent \u00e9galement.<\/p>\n<p>Par exemple, l\u2019APL mesur\u00e9 dans la ZAG3 en 2015 n\u2019a conduit qu\u2019\u00e0 une augmentation de la concentration en nitrate inf\u00e9rieure \u00e0 l mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>&#8211;<\/sup><sup>\u00a0<\/sup><sup>1<\/sup>. Les pr\u00e9cipitations mesur\u00e9es \u00e0 la station m\u00e9t\u00e9orologique d\u2019Uccle entre novembre 2015 et avril 2016 ont \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9es par l\u2019IRM (2017) <a class=\"footnote\" title=\"https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2017\/fevrier-2017\" id=\"return-footnote-111-2\" href=\"#footnote-111-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a> d\u2019exceptionnelles. A la station m\u00e9t\u00e9orologique <em>Agromet<\/em> (Source\u00a0: CRA-W \/ Agromet.be) de Feluy (situ\u00e9e \u00e0 environ 5 km des ZAG), la somme des pr\u00e9cipitations \u00e9tait de 510 mm durant cette p\u00e9riode alors qu\u2019elle est en moyenne de 380 mm sur la p\u00e9riode allant de 2003 \u00e0 2020.<\/p>\n<p>L\u2019exp\u00e9rience lysim\u00e9trique men\u00e9e par Vandenberghe et al. (2022) montre par ailleurs qu\u2019une mesure APL \u00e9lev\u00e9e, typiquement sup\u00e9rieure \u00e0 250 kg N-NO<sub>3<\/sub>\u02c9.ha\u02c9<sup>1<\/sup> peut conduire \u00e0 une augmentation soutenue et durable dans le temps de la concentration en nitrate sous la zone racinaire. A l\u2019inverse, des cultures \u00e0 enracinement profond, comme la betterave, peuvent valoriser le stock de nitrate pr\u00e9c\u00e9demment lixivi\u00e9 sous la zone racinaire de la plupart des autres cultures.<\/p>\n<p>Ces travaux ont \u00e9galement permis de mettre en \u00e9vidence des reprises de drainage en dehors des p\u00e9riodes habituelles de lixiviation. Dans de telles situations, l\u2019indicateur APL sous-estime le risque pour la ressource en eau.<\/p>\n<p>La relation entre l\u2019APL et la concentration en nitrate pr\u00e9sente \u00e9galement une relation qualitative \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de territoires plus vastes. Lef\u00e9bure et al. (2021) ont calcul\u00e9 un coefficient de d\u00e9termination de 0,90 entre la moyenne des concentrations en nitrate \u00e9valu\u00e9e dans les masses d\u2019eau souterraine \u00ab libre \u00bb entre 2015 et 2020 et la moyenne des APL moyens pond\u00e9r\u00e9s calcul\u00e9e dans ces masses d\u2019eau (figure 8).<\/p>\n<figure id=\"attachment_1619\" aria-describedby=\"caption-attachment-1619\" style=\"width: 1548px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1619 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig8hq-scaled-e1669216640512.jpg\" alt=\"\" width=\"1548\" height=\"672\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig8hq-scaled-e1669216640512.jpg 1548w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig8hq-scaled-e1669216640512-300x130.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig8hq-scaled-e1669216640512-1024x445.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig8hq-scaled-e1669216640512-768x333.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig8hq-scaled-e1669216640512-1536x667.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig8hq-scaled-e1669216640512-65x28.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig8hq-scaled-e1669216640512-225x98.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/kl_fig8hq-scaled-e1669216640512-350x152.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1548px) 100vw, 1548px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1619\" class=\"wp-caption-text\">Figure 8. Distribution des concentrations moyennes en nitrate et des APL moyens calcul\u00e9s entre 2015 et 2020 pour les masses d\u2019eau souterraine libre situ\u00e9es dans la zone vuln\u00e9rable de Wallonie. Adapt\u00e9e de Lef\u00e9bure et al. (2021).<\/figcaption><\/figure>\n<h1>Conclusions<\/h1>\n<p>Les concentrations en nitrate ont diminu\u00e9 de 10 \u00e0 20 mg NO<sub>3<\/sub>\u02c9.L<sup>-1<\/sup>\u00a0apr\u00e8s l\u2019encadrement des agriculteurs exploitant \u00e0 proximit\u00e9 des galeries G3 et G6 de la SWDE situ\u00e9es \u00e0 Arquennes. Cet encadrement des agriculteurs a notamment impliqu\u00e9 l\u2019utilisation de l\u2019APL comme indicateur de la gestion agronomique de l\u2019azote.<\/p>\n<p>Dans ce document, la pertinence de l\u2019APL et plus globalement de l\u2019APL moyen pond\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle d\u2019une ZAG ou d\u2019une masse d\u2019eau a \u00e9t\u00e9 mise en \u00e9vidence. La connaissance de la chronique de l\u2019APL moyen dans une zone d\u2019alimentation de captage permet donc d\u2019estimer l\u2019impact agricole sur la ressource en eau.<\/p>\n<p>Bien que l\u2019APL soit facilement quantifiable et interpr\u00e9table, d\u2019autres facteurs plus variables comme la pluviom\u00e9trie interviennent dans le transfert de contaminants vers l\u2019eau souterraine.<\/p>\n<p>D\u2019autres travaux men\u00e9s en plein champs montrent par ailleurs que l\u2019APL \u00e9volue durant la p\u00e9riode ant\u00e9rieure \u00e0 la p\u00e9riode de drainage. Il peut notamment augmenter apr\u00e8s par la min\u00e9ralisation des r\u00e9sidus de culture (tels que des feuilles de betterave) et de la mati\u00e8re organique du sol (Vandenberghe et al., 2021) ou diminuer par le pr\u00e9l\u00e8vement du nitrate par les cultures. La mesure de l\u2019APL reste donc une mesure ponctuelle au cours d&rsquo;un processus dynamique.<\/p>\n<h1>Bibliographie<\/h1>\n<p>Bah B. et al., 2016. Suivi de deux bassins versants pilotes \u00e0 Arquennes. Dossier GRENeRA 16-03. 15 p. <em>In<\/em>\u00a0: De Toffoli M., Vandenberghe C., Imbrecht O., Bah B., Bachelart F., Colinet G., Lambert R., 2016 <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne \u2013 Rapport d\u2019activit\u00e9s annuel interm\u00e9diaire 2016 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement Nitrawal<\/em>. Universit\u00e9 catholique de Louvain et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge &#8211; Gembloux Agro-Bio Tech, 20 p. + annexes. <a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/225700\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/225700<\/a><\/p>\n<p>Comeliau S. et al., 2021. Survey Surfaces Agricoles. Estimation de l\u2019APL moyen. Dossier GRENeRA 21-02, 15 p.\u00a0 <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C., De Toffoli M., Durenne B., Bachelart F., Imbrecht O., Lef\u00e9bure K., Williscotte F., Hawotte F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2021. <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides \u2013 Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2021 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau.<\/em> Universit\u00e9 catholique de Louvain, Centre wallon de Recherches agronomiques et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge &#8211; Gembloux Agro-Bio Tech.<\/p>\n<p>Deneufbourg M. et al., 2010. <em>Programme d\u2019actions pour la protection des captages contre les contaminations d\u2019origine agricole. Bassins pilotes d\u2019Arquennes. Rapport d\u2019activit\u00e9s final. Partie GRENeRA. Convention S.P.G.E. \u2013 Nitrawal a.s.b.l.. <\/em>Gembloux, Belgique\u00a0: Gembloux Agro-Bio Tech (Uli\u00e8ge). <a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/289180\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/289180<\/a><\/p>\n<p>Deneufbourg M., et al. 2013. Mise en \u0153uvre du Programme de Gestion Durable de l&rsquo;Azote \u00e0 l&rsquo;\u00e9chelle de deux petits bassins versants (Arquennes &#8211; Belgique) et \u00e9valuation d&rsquo;impact par le suivi des flux de nitrate aux exutoires et par mod\u00e9lisation num\u00e9rique. <em>Biotechnol. Agron. Soc. Environ<\/em>., 17(S1), 164-176. <a href=\"https:\/\/popups.uliege.be\/1780-4507\/index.php?id=16885&amp;file=1&amp;pid=9652\">https:\/\/popups.uliege.be\/1780-4507\/index.php?id=16885&amp;file=1&amp;pid=9652<\/a><\/p>\n<p>Gaule D., &amp; Bolly P.Y., 2010. <em>Bassin pilote d&rsquo;Arquennes. \u00c9tude hydrog\u00e9ologique approfondie &#8211; Mod\u00e9lisation math\u00e9matique<\/em>.\u00a0 Aquale Ecofox.<\/p>\n<p>IRM, 2017. IRM \u2013 F\u00e9vrier. <a href=\"https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2016-2020\/2017\/fevrier-2017\">https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2016-2020\/2017\/fevrier-2017<\/a> (17\/3\/2022).<\/p>\n<p>IRM, 2021. IRM \u2013 Et\u00e9. <a href=\"https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2021\/ete\">https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2021\/ete<\/a> (17\/3\/2022).<\/p>\n<p>IRM, 2021. M\u00e9t\u00e9o en Belgique \u2013 IRM. <a href=\"https:\/\/www.meteo.be\/fr\/belgique\">https:\/\/www.meteo.be\/fr\/belgique<\/a> (17\/3\/2022).<\/p>\n<p>Lef\u00e9bure K. et al., 2020. Analyse des r\u00e9sultats du contr\u00f4le APL 2019 et \u00e9volution depuis 2008 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des masses d\u2019eau souterraine de Wallonie. Dossier GRENeRA 20-04, 62 p. + annexes. <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C., De Toffoli M., Hawotte F., Lef\u00e9bure K., Durenne B., Imbrecht O., Bachelart F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2021. <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides &#8211; Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2020 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau.<\/em> Centre wallon de Recherches agronomiques, Universit\u00e9 catholique de Louvain et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge &#8211; Gembloux Agro-Bio Tech, 26\u00a0p. + annexes. (<a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/288365\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/288365<\/a>)<\/p>\n<p>Lef\u00e9bure K. et al., 2020. Suivi de deux bassins versants pilotes \u00e0 Arquennes. Dossier GRENeRA 20-06. 19 p. <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C., De Toffoli M., Durenne B., Bachelart F., Imbrecht O., Lef\u00e9bure K., Williscotte F., Hawotte F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2021. <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides \u2013 Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2020 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau.<\/em> Universit\u00e9 catholique de Louvain, Centre wallon de Recherches agronomiques et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge &#8211; Gembloux Agro-Bio Tech. (<a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/288363\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/288363<\/a>)<\/p>\n<p>Lef\u00e9bure K. et al., 2021. Analyse des r\u00e9sultats du contr\u00f4le APL 2020 et \u00e9volution depuis 2008 \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des masses d\u2019eau souterraine de Wallonie. Dossier GRENeRA 21-04, 67 p. <em>In<\/em>\u00a0: Vandenberghe C., De Toffoli M., Hawotte F., Lef\u00e9bure K., Durenne B., Imbrecht O., Bachelart F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2021. Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides &#8211; Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2021 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau. Centre wallon de Recherches agronomiques, Universit\u00e9 catholique de Louvain et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge &#8211; Gembloux Agro-Bio Tech, 21 p. + annexes.<\/p>\n<p>Vandenberghe C. et al., 2019.\u00a0 Survey surfaces agricoles.\u00a0 Etablissement des r\u00e9f\u00e9rences APL 2019. Dossier GRENeRA-UCLouvain 19-03, 28 p. <em>In\u00a0:\u00a0<\/em> De Toffoli M., Hawotte F., Vandenberghe C., Lef\u00e9bure K., Durenne B., Imbrecht O., Bachelart F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2020. <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides \u2013 Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2019 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau.<\/em> Universit\u00e9 catholique de Louvain, Centre wallon de Recherches agronomiques et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge &#8211; Gembloux Agro-Bio Tech. (<a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/260152\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/260152<\/a>)<\/p>\n<p>Vandenberghe C. et al., 2021.\u00a0 Survey Surfaces Agricoles. \u00c9tablissement des r\u00e9f\u00e9rences APL 2021. Dossier GRENeRA 21-03, 26 p. <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C., De Toffoli M., Durenne B., Bachelart F., Imbrecht O., Lef\u00e9bure K., Williscotte F., Hawotte F., Weickmans B., Huyghebaert B., Lambert R., Colinet G., 2021. <em>Programme de gestion durable de l\u2019azote en agriculture wallonne et volet eau du programme wallon de r\u00e9duction des pesticides \u2013 Rapport d\u2019activit\u00e9s final 2021 des membres scientifiques de la Structure d\u2019encadrement PROTECT\u2019eau.<\/em> Universit\u00e9 catholique de Louvain, Centre wallon de Recherches agronomiques et Universit\u00e9 de Li\u00e8ge &#8211; Gembloux Agro-Bio Tech. <a href=\"https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/293172\">https:\/\/hdl.handle.net\/2268\/293172<\/a><\/p>\n<p>Vandenberghe C., Bachelart F., Colinet G., Lef\u00e9bure K., 2022. Le lysim\u00e8tre, un outil d&rsquo;\u00e9valuation de l&rsquo;APL en tant qu&rsquo;indicateur environnemental. <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C. &amp; Delesalle M., eds.\u00a0 <em>Retours d&rsquo;exp\u00e9rience autour du REH \/ RDD \/ APL.<\/em> Gembloux, Belgique\u00a0: Presses agronomiques de Gembloux.<\/p>\n<h2>Remerciements<\/h2>\n<p>Les travaux qui ont permis la r\u00e9daction de cet article ont \u00e9t\u00e9 soutenus par la Wallonie et la Soci\u00e9t\u00e9 Publique de Gestion de l&rsquo;Eau.<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-111-1\">https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2021\/zomer <a href=\"#return-footnote-111-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-111-2\">https:\/\/www.meteo.be\/fr\/climat\/climat-de-la-belgique\/bilans-climatologiques\/2017\/fevrier-2017 <a href=\"#return-footnote-111-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":10,"menu_order":3,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":["lefebure","florent-bachelart","gilles-colinet","cvandenberghe"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[62,98,66,64],"license":[],"class_list":["post-111","chapter","type-chapter","status-publish","hentry","contributor-cvandenberghe","contributor-florent-bachelart","contributor-gilles-colinet","contributor-lefebure"],"part":29,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/111"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"version-history":[{"count":65,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/111\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2155,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/111\/revisions\/2155"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/29"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/111\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=111"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=111"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=111"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=111"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}