{"id":142,"date":"2022-03-01T12:02:59","date_gmt":"2022-03-01T11:02:59","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/?post_type=chapter&#038;p=142"},"modified":"2023-01-09T11:54:22","modified_gmt":"2023-01-09T10:54:22","slug":"definition-dun-objectif-de-reliquats-azotes-entree-hiver-sur-une-aire-dalimentation-de-captage-deau-potable-a-laide-de-co-clickeau-illustration-sur-le-ba","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/chapter\/definition-dun-objectif-de-reliquats-azotes-entree-hiver-sur-une-aire-dalimentation-de-captage-deau-potable-a-laide-de-co-clickeau-illustration-sur-le-ba\/","title":{"raw":"D\u00e9finition d\u2019un objectif de RDD sur une aire d\u2019alimentation de captage d\u2019eau potable \u00e0 l\u2019aide de Co-click\u2019eau&nbsp;: illustration sur le bassin de l\u2019Arnoult","rendered":"D\u00e9finition d\u2019un objectif de RDD sur une aire d\u2019alimentation de captage d\u2019eau potable \u00e0 l\u2019aide de Co-click\u2019eau&nbsp;: illustration sur le bassin de l\u2019Arnoult"},"content":{"raw":"<div class=\"textbox\">\r\n\r\n<strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\r\n\r\nLe bassin versant de l\u2019Arnoult est localis\u00e9 au centre de la Charente-Maritime, dans l\u2019Ouest de la France. Il comprend trois captages d\u2019eau potable prioritaires <em>Grenelle<\/em> exploitant une eau souterraine, d\u00e9grad\u00e9e par le nitrate d\u2019origine agricole.\r\n\r\nEn 2015, lors du renouvellement du plan d\u2019actions volontaires Re-Sources visant \u00e0 restaurer la qualit\u00e9 de l\u2019eau, des sc\u00e9narios ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s pour \u00e9valuer les impacts de changements de pratiques agricoles sur l\u2019azote contenu dans les sols au d\u00e9but drainage (RDD). Ces sc\u00e9narios ont \u00e9t\u00e9 simul\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9marche Co-click\u2019eau, discut\u00e9s par le syndicat d\u2019eau et les acteurs agricoles. L\u2019un de ces sc\u00e9narios a \u00e9t\u00e9 mis en application \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin versant (20 000 ha de SAU) dans l\u2019objectif de restaurer la qualit\u00e9 de l\u2019eau utilis\u00e9e pour l\u2019eau potable.\r\n\r\nLes changements de pratiques subs\u00e9quents ont \u00e9t\u00e9 suivis en valorisant des registres parcellaires graphiques, des images satellite et en mettant en place un observatoire de pratiques et de RDD sur 200 parcelles.\r\n\r\n\u00c0 l\u2019issue du plan d\u2019actions quinquennal, la plupart des objectifs ont \u00e9t\u00e9 atteints. L\u2019\u00e9volution interannuelle des RDD constat\u00e9e sur cinq campagnes et son impact sur la qualit\u00e9 de l\u2019eau brute des captages restent \u00e0 confirmer. Le plan d\u2019actions a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9 en 2022 pour une nouvelle p\u00e9riode de cinq ans.\r\n\r\n<\/div>\r\n<h1>Introduction<\/h1>\r\nLe nitrate constitue l\u2019un des principaux contaminants des eaux souterraines. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle de la France, en 2017, toutes masses d\u2019eau confondues, la concentration moyenne en nitrate \u00e9tait de 18 mg.L<sup>-1<\/sup>, soit pr\u00e8s du double d\u2019une concentration naturelle dans les nappes (de l\u2019ordre de 10 mg.L<sup>-1<\/sup>). Si, au niveau national, une tendance \u00e0 la baisse semble amorc\u00e9e, la concentration en nitrate d\u00e9passe encore le seuil r\u00e9glementaire de 50 mg.L<sup>-1<\/sup> sur 4\u00a0% de la superficie des masses d\u2019eau souterraines et elle reste en hausse sur pr\u00e8s d\u2019un quart du territoire (Minist\u00e8re de la Transition \u00c9cologique, 2019).\r\n\r\nEn Charente-Maritime, les eaux souterraines exploit\u00e9es par trois captages d\u2019eau potable du bassin versant de l\u2019Arnoult montrent des concentrations en nitrate d\u00e9passant le seuil r\u00e9glementaire de 50 mg.L<sup>-1<\/sup>. Un premier programme d\u2019actions <em>Re-Sources[footnote]Programme r\u00e9gional (Nouvelle-Aquitaine) volontaire et multi partenarial, visant \u00e0 sensibiliser l\u2019ensemble des acteurs du territoire \u00e0 la pr\u00e9servation de la ressource en eau destin\u00e9e \u00e0 la production d\u2019eau potable.[\/footnote]<\/em>\u00a0a \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9 en 2010 pour restaurer la qualit\u00e9 de l\u2019eau. Ce programme d\u2019actions a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9 en 2016, en mobilisant notamment la d\u00e9marche<em> Co-click\u2019eau<\/em> (Chantre et al., 2016). A partir de diff\u00e9rents sc\u00e9narios de territoire, un objectif de RDD a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini comme indicateur mesurable de quantit\u00e9 d\u2019azote potentiellement lixiviable. Des objectifs d\u2019\u00e9volution des pratiques agricoles ont ensuite \u00e9t\u00e9 recherch\u00e9s pour tendre vers cet objectif de RDD. Cet article d\u00e9veloppe l\u2019approche de sc\u00e9narisation adopt\u00e9e pour renouveler le plan d\u2019actions du programme <em>Re-Sources<\/em>, ainsi que le bilan de sa mise en \u0153uvre.\r\n<h1>Le contexte du bassin de l\u2019Arnoult<\/h1>\r\nCe bassin est un territoire c\u00e9r\u00e9alier de 400 exploitations agricoles et 20 000 ha de SAU en plein c\u0153ur de la Charente Maritime (figure 1).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1345\" align=\"aligncenter\" width=\"1555\"]<img class=\"wp-image-1345 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig1hq-1-scaled-e1666873675592.jpg\" alt=\"\" width=\"1555\" height=\"1408\" \/> Figure 1. Bassin versant de l\u2019Arnoult (Charente-Maritime \u2013 Source\u00a0: Eau17)[\/caption]\r\n\r\nCes exploitations agricoles sont majoritairement sp\u00e9cialis\u00e9es en grandes cultures destin\u00e9es \u00e0 l\u2019exportation, via le port c\u00e9r\u00e9alier de La Rochelle. Les sols du territoire sont tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. Les plateaux calcaires (\u00ab doucins \u00bb et \u00ab groisailles \u00bb) sont majoritairement cultiv\u00e9s en ma\u00efs (<em>Zea mays<\/em>) irrigu\u00e9, tournesol (<em>Helianthus annuus<\/em>) et c\u00e9r\u00e9ales. Dans les fonds de vall\u00e9e tourbeuses et inondables (les \u00ab mottes \u00bb), le ma\u00efs est d\u00e9sormais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 aux cultures l\u00e9gumi\u00e8res de plein champ, activit\u00e9 historique en d\u00e9clin du fait de la p\u00e9nibilit\u00e9 du travail, du vieillissement de la population agricole et du manque de comp\u00e9titivit\u00e9 face \u00e0 la production \u00e9trang\u00e8re. L\u2019activit\u00e9 d\u2019\u00e9levage, \u00e9galement en recul, se caract\u00e9rise par de petits ateliers bovins allaitants qui permettent de valoriser les prairies de marais, situ\u00e9es au pourtour du bassin de l\u2019Arnoult.\r\n\r\nCe bassin versant comprend trois captages d\u2019eau potable en nappe libre\u00a0: les captages de Trizay \u00ab Bouil de Chambon \u00bb, de La Clisse \u00ab La Roche \u00bb et \u00ab Ch\u00e2teau d\u2019eau \u00bb. Le captage du \u00ab Bouil de Chambon \u00bb (10 000 m<sup>3<\/sup>.j<sup>-1<\/sup>) alimente une partie du littoral, dont l\u2019\u00cele d\u2019Ol\u00e9ron. La teneur en nitrate de l\u2019eau brute \u00e9volue de 40 \u00e0 80 mg.L<sup>-1<\/sup>. Elle a connu une augmentation entre 2005 et 2015 pour ensuite se stabiliser au-dessus du seuil r\u00e9glementaire de 50 mg.L<sup>-1<\/sup>. Le captage de \u00ab La Roche \u00bb (1 500 m<sup>3<\/sup>.j<sup>-1<\/sup>) dessert 8 communes. La teneur en nitrate \u00e9volue entre 20 et 40 mg.L<sup>-1<\/sup>, avec une augmentation des minimums constat\u00e9e depuis 2018 (figure 2). Le captage \u00ab Ch\u00e2teau d\u2019eau \u00bb est \u00e0 l\u2019arr\u00eat, pour cause de d\u00e9passement r\u00e9gulier du seuil r\u00e9glementaire de 50 mg.L<sup>-1<\/sup>. Ces trois captages sont class\u00e9s prioritaires au titre du Grenelle de l\u2019environnement.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1696\" align=\"aligncenter\" width=\"1632\"]<img class=\"wp-image-1696 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_fig2hq-scaled-e1669297206522.jpg\" alt=\"\" width=\"1632\" height=\"998\" \/> Figure 2. \u00c9volution de la concentration en nitrate pour les captages de la Roche et du Ch\u00e2teau d\u2019eau (La Clisse) et du Bouil de Chambon (Trizay) (Source\u00a0: Eau17).[\/caption]\r\n<h1>PHASE 1\u00a0: la d\u00e9marche Co-click\u2019eau pour d\u00e9finir les objectifs du programme<\/h1>\r\n<h2>Co-click\u2019eau<\/h2>\r\n<em>Co-click\u2019eau<\/em> est une d\u00e9marche participative con\u00e7ue et mise \u00e0 disposition par INRAE pour appuyer les r\u00e9flexions autour de l\u2019agriculture \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de territoires. Elle repose sur la co-conception et l\u2019\u00e9valuation multicrit\u00e8re de sc\u00e9narios de territoire.\r\n\r\nLa mise en \u0153uvre de la d\u00e9marche passe par deux \u00e9tapes\u00a0:\r\n<ol>\r\n \t<li>description d\u2019un ensemble de \u00ab situations culturales \u00bb, qui vont constituer des briques \u00e9l\u00e9mentaires mobilisables pour<\/li>\r\n \t<li>explorer des sc\u00e9narios, faisant varier la proportion de ces situations culturales \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du territoire (figure 3).<\/li>\r\n<\/ol>\r\nUne situation culturale correspond \u00e0 un itin\u00e9raire technique type, pour une culture donn\u00e9e, avec un contexte p\u00e9doclimatique et un mode de conduite (ces notions seront ult\u00e9rieurement d\u00e9taill\u00e9es). Des indicateurs sont mobilis\u00e9s pour caract\u00e9riser chaque situation culturale (impacts sur la ressource en eau, aspects technico-\u00e9conomiques\u2026), de mani\u00e8re \u00e0 traduire les pr\u00e9occupations de l\u2019ensemble des acteurs concern\u00e9s.\r\n\r\nPour chaque sc\u00e9nario explor\u00e9, l\u2019\u00e9volution de ces indicateurs est simul\u00e9e, en moyennant leurs valeurs \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du territoire et en tenant compte de la surface attribu\u00e9e \u00e0 chaque situation culturale. La r\u00e9alisation de ces deux \u00e9tapes passe par plusieurs ateliers visant \u00e0 impliquer les acteurs concern\u00e9s. Les sc\u00e9narios simul\u00e9s constituent des repr\u00e9sentations simplifi\u00e9es du territoire, qui n'explicitent pas les changements de situations culturales \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des parcelles.\r\n\r\nCes simulations n\u2019int\u00e8grent pas de mod\u00e9lisation hydrog\u00e9ologique des flux de polluants\u00a0: les indicateurs d\u2019impact sur la ressource en eau se limitent \u00e0 des indicateurs de pression ou de potentiel d\u2019\u00e9mission \u00e0 la sortie du champ.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1324\" align=\"aligncenter\" width=\"1312\"]<img class=\"wp-image-1324 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig3hq-scaled-e1666872391763.jpg\" alt=\"\" width=\"1312\" height=\"2329\" \/> Figure 3. \u00c9tapes de mise en \u0153uvre de la d\u00e9marche Co-click\u2019eau[\/caption]\r\n\r\nDepuis sa conception en 2010, <em>Co-click\u2019eau<\/em> a \u00e9t\u00e9 mise en \u0153uvre sur une vingtaine de territoires et en particulier des Aires d\u2019Alimentation de Captage (AAC), en appui \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de plans d\u2019actions visant \u00e0 pr\u00e9server la ressource en eau.\r\n\r\nCes territoires pr\u00e9sentent une diversit\u00e9 importante en termes de tailles (d\u2019une centaine \u00e0 plusieurs dizaines de milliers d\u2019hectares), d\u2019orientations agricoles (grande culture, polyculture-\u00e9levage, viticulture\u2026) et d\u2019enjeux (phytosanitaire ou nitrate). Cette diversit\u00e9 de territoires s\u2019est traduite par des mises en \u0153uvre vari\u00e9es de la d\u00e9marche (nombre d\u2019ateliers, acteurs impliqu\u00e9s, indicateurs consid\u00e9r\u00e9s\u2026).\r\n\r\nL\u2019enjeu \u00ab\u00a0nitrate\u00a0\u00bb a initialement \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 par des indicateurs simples de pression (dose d\u2019azote apport\u00e9e) ou d\u2019\u00e9quilibre (bilan azot\u00e9). Sur le bassin de l\u2019Arnoult, cet enjeu a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 \u00e0 travers un potentiel d\u2019\u00e9mission \u00ab\u00a0\u00e0 la sortie du champ\u00a0\u00bb, par l\u2019estimation d\u2019un RDD.\r\n<h2>La d\u00e9marche de sc\u00e9narisation adopt\u00e9e sur l\u2019Arnoult<\/h2>\r\nLa mise en \u0153uvre de <em>Co-click\u2019eau<\/em> sur le bassin de l\u2019Arnoult s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e entre l\u2019\u00e9t\u00e9 2014 et le printemps 2015. Elle a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 une concertation anim\u00e9e par l\u2019Institut de Formation et Recherche en \u00c9ducation \u00e0 l\u2019Environnement (Ifr\u00e9e) en vue du renouvellement du plan d\u2019actions.\r\n\r\nApr\u00e8s validation de la d\u00e9marche par le comit\u00e9 de pilotage du territoire (partenaires techniques et financiers) et un travail pr\u00e9paratoire r\u00e9alis\u00e9 par Eau17 avec l\u2019appui d\u2019INRAE, la d\u00e9marche a fait l\u2019objet de cinq ateliers et de plusieurs rendez-vous individuels (figure 4).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1325\" align=\"aligncenter\" width=\"1638\"]<img class=\"wp-image-1325 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig4hq-scaled-e1666872437306.jpg\" alt=\"\" width=\"1638\" height=\"1062\" \/> Figure 4. D\u00e9roulement de la d\u00e9marche Co-click\u2019eau sur le bassin de l\u2019Arnoult.[\/caption]\r\n\r\nDu fait de la grande taille du territoire et du nombre d\u2019agriculteurs concern\u00e9s, ceux-ci n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9s directement dans les ateliers. Ces ateliers ont mobilis\u00e9 un collectif d\u2019une dizaine de personnes, essentiellement conseillers et techniciens issus de plusieurs structures (Chambre d\u2019agriculture 17, Chambre r\u00e9gionale d\u2019agriculture, GAB 17, Coop\u00e9rative St Agnant, Coop\u00e9rative Oc\u00e9alia, Coop\u00e9rative de Beurlay, CORAB, Soufflet Agriculture, NACA, ETS Isidore, FD-CETA, ACPEL). Les sorties de ces cinq ateliers ont ensuite \u00e9t\u00e9 partag\u00e9es en comit\u00e9 de pilotage.\r\n\r\nSur la vingtaine d\u2019indicateurs consid\u00e9r\u00e9e, quatre indicateurs principaux seront d\u00e9velopp\u00e9s dans cet article. Comme mentionn\u00e9 plus haut, le RDD permet d\u2019aborder le potentiel de lixiviation de nitrate. Si le bassin de l\u2019Arnoult est \u00e9galement concern\u00e9 par la pr\u00e9sence de r\u00e9sidus phytosanitaires aux captages, cet enjeu a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme secondaire lors de la conception du programme 2016-2020\u00a0: il a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 \u00e0 travers l\u2019Indice de Fr\u00e9quence de Traitement (IFT), pour v\u00e9rifier que les sc\u00e9narios explor\u00e9s ne conduisaient pas \u00e0 une augmentation de la pression phytosanitaire. La marge semi-directe a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e pour objectiver l\u2019impact des sc\u00e9narios sur la rentabilit\u00e9 pour les agriculteurs, de m\u00eame qu\u2019un impact sur le temps de travail a \u00e9t\u00e9 quantifi\u00e9 comme suit.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n<img class=\"aligncenter wp-image-1695 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_eqhq-scaled-e1669297252192.jpg\" alt=\"\" width=\"1664\" height=\"825\" \/>Au total, pr\u00e8s de 300 situations culturales ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites. Ces situations culturales correspondent \u00e0 une vingtaine de cultures, incluant les cultures dominantes pr\u00e9sentes sur le territoire (ma\u00efs, bl\u00e9, tournesol\u2026), mais aussi des cultures de diversification qui pourraient se d\u00e9velopper, en AB notamment (luzerne, soja, sorgho, m\u00e9teil\u2026).\r\n\r\nPar ailleurs, le RDD \u00e9tant fonction des restitutions d\u2019azote du pr\u00e9c\u00e9dent et de l\u2019absorption \u00e0 l\u2019automne par la culture suivante (dans le cas de cultures sem\u00e9es fin d\u2019\u00e9t\u00e9 \u2013 d\u00e9but d\u2019automne), les situations culturales ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites sous forme de triplets de cultures, de mani\u00e8re \u00e0 diff\u00e9rencier les itin\u00e9raires techniques et valeurs d\u2019indicateurs en fonction du pr\u00e9c\u00e9dent et du suivant.\r\n\r\nCes itin\u00e9raires techniques et valeurs d\u2019indicateurs ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 diff\u00e9renci\u00e9s en tenant compte de cinq zones, croisant trois types de sol (doucins, groisailles et mottes) et l\u2019irrigabilit\u00e9.\r\n\r\nIls ont aussi \u00e9t\u00e9 diff\u00e9renci\u00e9s selon plusieurs modes de conduite. Ces modes de conduite ont \u00e9t\u00e9 distingu\u00e9s apr\u00e8s l\u2019analyse des diagnostics d\u2019exploitations, qui mettait en lumi\u00e8re plusieurs constats constituant des pistes \u00e0 explorer \u00e0 travers les sc\u00e9narios pour limiter les \u00e9missions de nitrate. Un premier constat \u00e9tait que, d\u2019apr\u00e8s les doses d\u2019azote apport\u00e9es, les pratiques de fertilisation semblaient raisonn\u00e9es sur la base de rendements potentiels, plut\u00f4t que sur la base de rendements atteignables r\u00e9guli\u00e8rement. De plus, la mise en place de cultures interm\u00e9diaires pi\u00e8ges \u00e0 nitrate (CIPAN) \u00e9tait anecdotique en 2014, et les sols \u00e9taient laiss\u00e9s nus en intercultures longues. Les modes de conduite croisaient donc raisonnement de la fertilisation et couverture hivernale des sols, en distinguant un niveau \u00ab CIPAN r\u00e9glementaires \u00bb et un niveau \u00ab CIPAN optimis\u00e9es \u00bb. Le premier niveau correspondait \u00e0 une CIPAN implant\u00e9e \u00e0 bas co\u00fbt (moutarde sem\u00e9e \u00e0 la vol\u00e9e) pour satisfaire l\u2019obligation r\u00e9glementaire, avec une r\u00e9ussite al\u00e9atoire et donc un potentiel de pi\u00e9geage de nitrate limit\u00e9. Le second niveau correspond \u00e0 une CIPAN dont l\u2019implantation a \u00e9t\u00e9 soign\u00e9e (m\u00e9lange d\u2019esp\u00e8ces implant\u00e9 au semoir), et maintenu en place pendant l\u2019hiver de mani\u00e8re \u00e0 maximiser le pi\u00e9geage de nitrate.\r\n\r\nUn mode de conduite int\u00e9grant la reconception des syst\u00e8mes de culture par l\u2019introduction de cultures de diversification a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit, de m\u00eame qu\u2019un mode de conduite correspondant au cahier des charges de l\u2019agriculture biologique (absente du territoire en 2014).\r\n\r\nEn r\u00e9sum\u00e9, six modes de conduite ont \u00e9t\u00e9 diff\u00e9renci\u00e9s\u00a0:\r\n<ol>\r\n \t<li>\u00ab Actuel \u00bb<\/li>\r\n \t<li>\u00ab Fertilisation \u00e9quilibr\u00e9e \u00bb<\/li>\r\n \t<li>\u00ab CIPAN r\u00e9glementaire \u00bb<\/li>\r\n \t<li>\u00ab CIPAN optimis\u00e9e \u00bb<\/li>\r\n \t<li>\u00ab Modification d\u2019assolement \u00bb<\/li>\r\n \t<li>\u00ab Agriculture biologique \u00bb.<\/li>\r\n<\/ol>\r\nLe tableau 1 pr\u00e9sente, \u00e0 titre d\u2019exemple, quelques situations culturales int\u00e9grant du bl\u00e9 tendre (<em>Triticum aestivum<\/em>) d\u00e9crites pour le territoire.\r\n<h6>Tableau 1. Valeurs des indicateurs RDD, IFT, marge et temps de travail pour sept exemples de situations culturales d\u00e9crites pour le bassin de l\u2019Arnoult (zone Doucins non irrigable).<\/h6>\r\n<a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14.png\"><img class=\"aligncenter wp-image-1346 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14.png\" alt=\"\" width=\"1972\" height=\"624\" \/><\/a>\r\n<h2>Les sc\u00e9narios explor\u00e9s<\/h2>\r\nLes situations culturales d\u00e9crites, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la parcelle, ont permis d\u2019explorer de nombreux sc\u00e9narios \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du territoire au cours des deux ateliers d\u00e9di\u00e9s \u00e0 cette \u00e9tape.\r\n\r\nLors du premier atelier, des sc\u00e9narios \u00ab rep\u00e8res \u00bb simulant la mise en \u0153uvre de chaque mode de conduite sur l\u2019ensemble des surfaces concern\u00e9es du territoire ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9s. Par exemple\u00a0: que se passerait-il si des CIPAN \u00ab r\u00e9glementaires \u00bb \u00e9taient mises en place lors de chaque interculture longue ? Des propositions ont \u00e9merg\u00e9, ont \u00e9t\u00e9 simul\u00e9es entre les deux ateliers et mises en discussion lors du second. Les r\u00e9sultats de ces simulations sont pr\u00e9sent\u00e9s dans la figure 5.\r\n\r\nLes participants ont propos\u00e9 de simuler les cons\u00e9quences de tendances d\u00e9j\u00e0 observ\u00e9es sur le territoire\u00a0: d\u00e9clin de l\u2019\u00e9levage et restrictions sur les pr\u00e9l\u00e8vements d\u2019eau pour l\u2019irrigation. La premi\u00e8re tendance a \u00e9t\u00e9 simul\u00e9e par une substitution des surfaces en prairies temporaires par des cultures annuelles et la diminution du ma\u00efs ensilage, sans changement dans les itin\u00e9raires techniques. Cette simulation met en \u00e9vidence une augmentation non souhaitable des indicateurs RDD et surtout IFT. La seconde tendance a \u00e9t\u00e9 simul\u00e9e par une substitution de 20\u00a0% des surfaces en ma\u00efs irrigu\u00e9 par du ma\u00efs sans irrigation ou des c\u00e9r\u00e9ales \u00e0 paille d\u2019hiver. Cette tendance a mis en \u00e9vidence une d\u00e9gradation de la marge, li\u00e9e \u00e0 la contribution importante du ma\u00efs irrigu\u00e9 aux r\u00e9sultats \u00e9conomiques des exploitations du territoire.\r\n\r\nL\u2019animatrice a ensuite propos\u00e9 deux strat\u00e9gies de pr\u00e9servation de la ressource en eau. La premi\u00e8re consiste en des changements mod\u00e9r\u00e9s sur l\u2019ensemble du territoire, c\u2019est-\u00e0-dire le respect de l\u2019obligation de couverture hivernale des sols et le raisonnement de la fertilisation azot\u00e9e sur la base d\u2019objectifs de rendements r\u00e9guli\u00e8rement atteignables. La seconde consiste en des changements plus importants limit\u00e9s aux p\u00e9rim\u00e8tres de protection \u00e9loign\u00e9e des captages, soit environ un tiers de la SAU du territoire. Ces deux strat\u00e9gies convergent vers une r\u00e9duction de RDD de l\u2019ordre de 20\u00a0%.\r\n\r\nLe sc\u00e9nario retenu par les participants et pr\u00e9sent\u00e9 en comit\u00e9 de pilotage combine ces deux strat\u00e9gies. Au-del\u00e0 de la r\u00e9glementation en vigueur \u00e0 respecter (CIPAN \u00ab r\u00e9glementaires \u00bb et raisonnement de la fertilisation), il int\u00e8gre sur les p\u00e9rim\u00e8tres de protection la mise en place de CIPAN \u00ab optimis\u00e9es \u00bb, l\u2019introduction de cultures de diversification (soja et sorgho notamment, en d\u00e9veloppement \u00e0 l\u2019\u00e9chelle r\u00e9gionale au moment o\u00f9 les simulations ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es) et des conversions ou installations en AB \u00e0 hauteur de 200 hectares. Ce sc\u00e9nario conduit \u00e0 une r\u00e9duction de RDD de 30\u00a0%, coh\u00e9rente avec les objectifs de qualit\u00e9 d\u2019eau recherch\u00e9e, tout en maintenant les indicateurs IFT, marge et temps de travail stables.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1327\" align=\"aligncenter\" width=\"1568\"]<img class=\"wp-image-1327 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig5hq-scaled-e1666872586656.jpg\" alt=\"\" width=\"1568\" height=\"1830\" \/> Figure 5. Distribution de l\u2019assolement du territoire par mode de conduite et \u00e9volution de quatre indicateurs par rapport \u00e0 la situation initiale pour cinq sc\u00e9narios simul\u00e9s pour le bassin de l\u2019Arnoult.[\/caption]\r\n<h1>PHASE 2\u00a0: Mise en \u0153uvre du plan d\u2019actions<\/h1>\r\n<h2>Le sc\u00e9nario retenu<\/h2>\r\nLe sc\u00e9nario retenu a permis de produire le plan d\u2019actions pour la p\u00e9riode 2016-2020. Ce plan d\u2019actions fixe tout d\u2019abord des objectifs de qualit\u00e9 de l\u2019eau en termes de concentration en nitrate\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li>abaisser les pics hivernaux \u00e0 50 mg.L<sup>-1<\/sup> pour les trois captages et<\/li>\r\n \t<li>abaisser les teneur moyennes \u00e0 40 mg.L<sup>-1<\/sup> pour le Bouil de Chambon, \u00e0 25 mg.L<sup>-1<\/sup> pour La Roche et 50 mg.L<sup>-1 <\/sup>pour le Ch\u00e2teau d\u2019eau (pour permettre une remise en service de l\u2019ouvrage).<\/li>\r\n<\/ul>\r\nCes abaissements repr\u00e9sentent une diminution de l\u2019ordre de 30\u00a0% des concentrations en nitrate pour les trois captages, coh\u00e9rente avec la diminution de RDD de 30\u00a0% simul\u00e9e pour le sc\u00e9nario retenu. Un objectif de diminution de 30\u00a0% du RDD a donc \u00e9t\u00e9 inscrit au plan d\u2019actions. Le RDD est consid\u00e9r\u00e9 comme indicateur interm\u00e9diaire, interface entre qualit\u00e9 de l\u2019eau et pratiques agricoles.\r\n\r\nPour tendre vers cet objectif de RDD, les modifications des pratiques agricoles retenues sont les suivantes\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li>20\u00a0\u00a0% de la SAU en rotations longues (avec l\u2019introduction de nouvelles cultures sur 1\u00a0\u00a0% de la SAU),<\/li>\r\n \t<li>20\u00a0% de la SAU avec un couvert hivernal (dont 5\u00a0\u00a0% de CIPAN \u00ab\u00a0optimis\u00e9es\u00a0\u00bb),<\/li>\r\n \t<li>1\u00a0% de la SAU en AB et<\/li>\r\n \t<li>40\u00a0% de la SAU avec fertilisation \u00ab \u00e9quilibr\u00e9e \u00bb.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nLe suivi de ces objectifs a mobilis\u00e9 plusieurs outils\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li>dans le cadre du projet PollDiff Captages, l\u2019outil RPG Explorer a permis de suivre l\u2019\u00e9volution des rotations pratiqu\u00e9es \u00e0 partir des d\u00e9clarations de surfaces PAC\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>le niveau de couverture hivernale des sols a \u00e9t\u00e9 suivi \u00e0 partir d\u2019images satellite, \u00e0 l\u2019aide d\u2019une m\u00e9thode mise au point pour ce projet et d\u2019\u00e9talonnage \u00e0 partir d\u2019observations terrain\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>un observatoire a \u00e9t\u00e9 mis en place sur 200 parcelles repr\u00e9sentatives du territoire. Ces parcelles font l\u2019objet d\u2019analyse de RDD, RSH et biomasse et de relev\u00e9s de pratiques de fertilisation.<\/li>\r\n<\/ul>\r\n<h2>Les moyens d\u00e9ploy\u00e9s en r\u00e9ponse aux objectifs fix\u00e9s<\/h2>\r\nAu regard des objectifs agricoles fix\u00e9s, des actions phares ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9es sur le territoire pour accompagner les agriculteurs.\r\n\r\nPour le d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture biologique, la diffusion d\u2019informations (groupes d\u2019\u00e9change, journ\u00e9es techniques) et l\u2019accompagnement technique des producteurs via des diagnostics et simulations technico-\u00e9conomiques ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9s.\r\n\r\nUne d\u00e9marche de concertation a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e en 2018 afin de dynamiser l\u2019ensemble des acteurs du territoire sur la question du d\u00e9veloppement de nouvelles fili\u00e8res agricoles \u00e9conomiquement viables, contribuant \u00e0 allonger les rotations du territoire et favorables \u00e0 la pr\u00e9servation de la qualit\u00e9 de l\u2019eau. Plusieurs fili\u00e8res sont en cours de d\u00e9ploiement (chanvre, soja, miscanthus).\r\n\r\nL\u2019action CIPAN Eau est une des actions majeures propos\u00e9e afin de d\u00e9velopper la couverture des sols lors de l\u2019interculture via un accompagnement technique adapt\u00e9 pour 'r\u00e9ussir' son couvert et une aide financi\u00e8re pour l\u2019acquisition des semences via les partenaires (coop\u00e9ratives et n\u00e9goces). Des groupes ont \u00e9t\u00e9 mis en place pour accompagner techniquement des agriculteurs sur le long terme au travers d\u2019essais et de rencontres 'bout de champs'. Un concours sur les couverts v\u00e9g\u00e9taux a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en 2018 dans l\u2019objectif de mettre en valeur les agriculteurs mettant en place des intercultures.\r\n\r\nDes outils transversaux ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s\u00a0: mesures agro-environnementales et climatiques et acquisition fonci\u00e8re dans les zones sensibles.\r\n\r\nDepuis 2016, le r\u00e9seau de 200 parcelles a permis de suivre les RDD et les pratiques de fertilisation (figure 6) sur 47 exploitations volontaires pendant 5 ans (1 400 ha, environ 7\u00a0% de la SAU du territoire). Cet \u00e9chantillon est repr\u00e9sentatif de la diversit\u00e9 des successions culturales et des types de sols du bassin.\r\n\r\nPour chaque campagne, des analyses \u00e0 la parcelle sont r\u00e9alis\u00e9es (RDD, RSH, pes\u00e9es biomasse) par un prestataire habilit\u00e9. La zone de pr\u00e9l\u00e8vement est fixe d\u2019une ann\u00e9e sur l\u2019autre et repr\u00e9sentative de la parcelle. Le pr\u00e9l\u00e8vement s\u2019effectue sur un ou deux horizons (30\u00a0cm\u00a0; 60 cm) selon la parcelle. Une rencontre annuelle individuelle entre l\u2019animatrice du programme et les agriculteurs permet de restituer les analyses individuelles, d\u2019en discuter et de recueillir les interventions effectu\u00e9es sur la parcelle. Ces informations sont saisies sur un tableau de bord pour chaque parcelle et le bilan azot\u00e9 est calcul\u00e9 par saison culturale. Des bilans annuels sont \u00e9galement r\u00e9dig\u00e9s par la Chambre d\u2019agriculture et communiqu\u00e9s aux agriculteurs.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1328\" align=\"aligncenter\" width=\"1600\"]<img class=\"wp-image-1328 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig6hq-scaled-e1666872629289.jpg\" alt=\"\" width=\"1600\" height=\"896\" \/> Figure 6. Planning des interventions r\u00e9alis\u00e9es sur l\u2019observatoire (Source\u00a0: Eau 17).[\/caption]\r\n<h2>Constat sur l\u2019\u00e9volution de pratiques agricoles<\/h2>\r\nAvec 14 exploitations en Agriculture Biologique, dont quatre en grandes cultures, sur 428 hectares (soit 2,1\u00a0% de la SAU), l\u2019objectif de 1\u00a0% de SAU en AB est d\u00e9pass\u00e9. Les surfaces en AB sont principalement situ\u00e9es sur les zones sensibles des captages en lien avec les acquisitions fonci\u00e8res r\u00e9alis\u00e9es par Eau 17.\r\n\r\n\u00c0 l\u2019\u00e9chelle du bassin de l\u2019Arnoult, l\u2019objectif de diversification des rotations est atteint, avec plus de 20\u00a0% de la SAU en rotations diversifi\u00e9es et l\u2019introduction de nouvelles cultures, notamment de prot\u00e9agineux (figure 7.1). Les surfaces en prairies temporaires et permanentes se sont globalement maintenues, m\u00eame si une tendance \u00e0 la \u00ab c\u00e9r\u00e9alisation \u00bb avait \u00e9t\u00e9 point\u00e9e lors des ateliers.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_2174\" align=\"aligncenter\" width=\"1024\"]<img class=\"wp-image-2174 size-large\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig71hq-scaled-e1671714120783-1024x902.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"902\" \/> Figure 7.1. \u00c9volution de l\u2019assolement entre le d\u00e9but et la fin du plan d\u2019actions, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin de l\u2019Arnoult (Source\u00a0: Eau 17).[\/caption]\r\n\r\nLa monoculture diminue, en faveur des rotations diversifi\u00e9es (quatre \u00e0 cinq cultures) (figure 7.2.).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_2175\" align=\"aligncenter\" width=\"230\"]<img class=\"wp-image-2175 size-medium\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig72hq-scaled-e1671714173365-230x300.jpg\" alt=\"\" width=\"230\" height=\"300\" \/> Figure 7.2. \u00c9volution des rotations entre le d\u00e9but et la fin du plan d\u2019actions, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin de l\u2019Arnoult (Source\u00a0: Eau 17).[\/caption]\r\n\r\nChaque ann\u00e9e, environ un tiers de la SAU pr\u00e9sente une couverture du sol favorable au pi\u00e9geage efficace de l'azote (CIPAN, colza, prairie) et la qualit\u00e9 de cette couverture s\u2019am\u00e9liore (figure 8). La mise en place de CIPAN en interculture longue a progress\u00e9 au cours du plan d\u2019actions. Pour rappel, en 2014, la mise en place de CIPAN \u00e9tait anecdotique sur le territoire. L\u2019objectif fix\u00e9 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 atteint, avec un peu moins de 20\u00a0% de la SAU, mais la dynamique est cependant jug\u00e9e positive, avec une qualit\u00e9 et une dur\u00e9e d\u2019implantation des CIPAN qui s\u2019am\u00e9liorent et des agriculteurs qui mentionnent avoir observ\u00e9 d\u2019autres int\u00e9r\u00eats \u00e0 la mise en place de ces couverts (b\u00e9n\u00e9fices sur la structure du sol notamment).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_2176\" align=\"aligncenter\" width=\"1593\"]<img class=\"wp-image-2176 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig8hq-scaled-e1671714220940.jpg\" alt=\"\" width=\"1593\" height=\"1420\" \/> Figure 8. \u00c9volution de la nature et de la qualit\u00e9 de couverture des sols en d\u00e9but de p\u00e9riode de drainage entre 2017 et 2019, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin de l\u2019Arnoult entre d\u00e9but octobre et d\u00e9but d\u00e9cembre (Source\u00a0: Eau 17).[\/caption]\r\n\r\nLa pratique de gestion de l\u2019interculture reste tr\u00e8s d\u00e9pendante de la situation climatique et \u00e9conomique de la p\u00e9riode. Avec des conditions difficiles \u00e0 l\u2019implantation, le taux de couverture peut \u00eatre faible (2018) et les couverts moyens \u00e0 forts, trop proches de la grenaison peuvent \u00eatre d\u00e9truits pr\u00e9cocement.\r\n\r\nL\u2019objectif de fertilisation \u00e9quilibr\u00e9e sur 40\u00a0% de la SAU est atteint sur l\u2019observatoire (figure 9). Des marges de man\u0153uvre existent (fractionnement, prise en compte des RDD et RSH, rendements objectifs, etc.), la part de surface en \u00e9cart moyen \u00e0 \u00e9lev\u00e9 (&gt; 60 kg N.ha<sup>-1<\/sup>) repr\u00e9sentant environ 50\u00a0% des parcelles sur-fertilis\u00e9es et 10\u00a0% des parcelles suivies restant en sur-fertilisation trois ann\u00e9es sur quatre. Cependant, elles sont \u00e0 mettre en perspectives avec l\u2019\u00e9volution climatique.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_2173\" align=\"aligncenter\" width=\"1618\"]<img class=\"wp-image-2173 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig9hq-scaled-e1671714250718.jpg\" alt=\"\" width=\"1618\" height=\"728\" \/> Figure 9. \u00c9quilibre de fertilisation \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin de l\u2019Arnoult (Source\u00a0: Eau 17).[\/caption]\r\n\r\nEn 2017, la part importante de c\u00e9r\u00e9ales \u00e0 paille et ma\u00efs en sur-fertilisation s\u2019explique par des RSH particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9s en sortie d'hiver 2016-2017, qui ont peu \u00e9t\u00e9 pris en compte dans le plan pr\u00e9visionnel de fumure.\r\n\r\nEn 2018, les rendements r\u00e9alis\u00e9s sur ma\u00efs et c\u00e9r\u00e9ales \u00e0 paille sont bien inf\u00e9rieurs aux objectifs de rendement fix\u00e9s pour le plan pr\u00e9visionnel de fumure et sont la raison principale des sur-fertilisations.\r\n\r\nEn 2019, la sur-fertilisation des c\u00e9r\u00e9ales \u00e0 paille diminue, gr\u00e2ce \u00e0 des rendements exceptionnels.\r\n\r\nCet indicateur permet de mettre en \u00e9vidence les situations \u00e0 risque pour la campagne suivante vis-\u00e0-vis du ph\u00e9nom\u00e8ne de lixiviation de l\u2019azote vers les nappes.\r\n<h2>\u00c9volution de l\u2019indicateur interm\u00e9diaire\u00a0: le RDD<\/h2>\r\nA l\u2019exception des mottes pour lesquelles la m\u00e9thode d\u2019analyse est consid\u00e9r\u00e9e comme peu adapt\u00e9e, l\u2019objectif de r\u00e9duction de 30\u00a0% du RDD \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du programme 2016-2020 semble atteint sur le r\u00e9seau de 200 parcelles suivies, avec des valeurs moyennes de l\u2019ordre de 66 kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup> en 2016, \u00e0 35 N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup> en 2020 (figure 10).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1331\" align=\"aligncenter\" width=\"1625\"]<img class=\"wp-image-1331 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig10hq-scaled-e1666872782648.jpg\" alt=\"\" width=\"1625\" height=\"704\" \/> Figure 10. \u00c9volution des reliquats entr\u00e9e et sortie hiver, de la pluviom\u00e9trie et de la temp\u00e9rature sur le bassin de l\u2019Arnoult (Source\u00a0: Eau 17).[\/caption]\r\n\r\nAu cours de l\u2019hiver 2016, les RDD sont \u00e9lev\u00e9s, l\u2019hiver est peu pluvieux (en dessous des normales de pr\u00e9cipitation). Les RSH restent \u00e9lev\u00e9s.\r\n\r\nAu cours de l\u2019hiver 2017, les RDD sont \u00e9lev\u00e9s et comparables \u00e0 ceux observ\u00e9s l'ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. L\u2019hiver est pluvieux\u00a0: le nitrate jusque-l\u00e0 accumul\u00e9 dans les sols est lixivi\u00e9 et les RSH qui suivent sont faibles. Cette lixiviation est constat\u00e9e sur les analyses d'\u00e9chantillons d'eau pr\u00e9lev\u00e9s aux captages\u00a0: un pic de nitrate important est enregistr\u00e9 en d\u00e9cembre 2017 (figure 2). Les RDD et RSH qui suivent l\u2019hiver 2017 sont faibles.\r\n\r\nAu cours de l\u2019hiver 2019, le RSH est plus \u00e9lev\u00e9 que le RDD, malgr\u00e9 les pr\u00e9cipitations exceptionnelles de l\u2019automne 2019. Cela pourrait s\u2019expliquer par les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques favorables \u00e0 la min\u00e9ralisation en hiver (humidit\u00e9, temp\u00e9ratures douces). La min\u00e9ralisation semble jouer un r\u00f4le important, \u00e0 prendre en compte avec le d\u00e9r\u00e8glement climatique.\r\n\r\nCe d\u00e9crochement des r\u00e9sultats entre les campagnes 2016 et 2017 avec 2018, 2019 et 2020 observ\u00e9s sur les valeurs moyennes est aussi visible sur les RDD en fonction de la culture pr\u00e9c\u00e9dente (figure 11). Les RDD moyens par pr\u00e9c\u00e9dent cultural sur les campagnes 2018, 2019 et 2020 se distinguent tr\u00e8s peu, du fait de la faible valeur des reliquats sur ces campagnes. En 2018 et 2020, il est cependant sensiblement plus \u00e9lev\u00e9 apr\u00e8s l\u00e9gumineuses. Ce constat met en \u00e9vidence l\u2019importance de bien appr\u00e9hender la gestion des intercultures ou le choix de la culture suivante apr\u00e8s l\u00e9gumineuses, malgr\u00e9 l\u2019absence d\u2019apport d\u2019azote sur ces cultures et alors qu\u2019elles tendent \u00e0 se d\u00e9velopper dans l\u2019assolement du bassin.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1333\" align=\"aligncenter\" width=\"1574\"]<img class=\"wp-image-1333 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig11hq-scaled-e1666872823762.jpg\" alt=\"\" width=\"1574\" height=\"1638\" \/> Figure 11. RDD moyen en fonction du pr\u00e9c\u00e9dent cultural et par campagne culturale (Source\u00a0: Eau 17).[\/caption]\r\n<h1>Les enseignements apr\u00e8s cinq ann\u00e9es de suivi<\/h1>\r\n<h2>Un indicateur \u00ab interface \u00bb faisant consensus<\/h2>\r\nLe travail de co-construction engag\u00e9 pour Co-Click\u2019eau a permis le partage d\u2019expertises locales et la prise en compte des r\u00e9alit\u00e9s de chacun, dans un contexte favorable au dialogue. Il a aussi permis d\u2019obtenir des objectifs chiffr\u00e9s, essentiels pour suivre les dynamiques tout au long du programme et valoriser les donn\u00e9es recueillies. Ces indicateurs int\u00e9ressent agriculteurs et techniciens.\r\n<h2>L\u2019observatoire, outil de sensibilisation et de mobilisation<\/h2>\r\nLe suivi des RDD permet de capitaliser des connaissances sur le fonctionnement des sols et d\u2019engager une r\u00e9flexion avec les agriculteurs sur leurs pratiques culturales. A l\u2019\u00e9chelle des exploitations, l\u2019observatoire a permis de\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li>engager des discussions sur la relation entre qualit\u00e9 de l\u2019eau et pratiques agricoles (avec le bilan azot\u00e9 et le RDD)\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>mettre en \u00e9vidence des pratiques \u00e0 risque (gestion de l\u2019apr\u00e8s l\u00e9gumineuse, fractionnement, implantation et type de couverts, longueur des rotations, etc.)\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>mieux g\u00e9rer les premiers apports d'azote, gr\u00e2ce aux RSH.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nL\u2019observatoire est un bon outil pour \u00e9tablir le lien avec les agriculteurs, sensibiliser sur l\u2019enjeu qualit\u00e9 de l\u2019eau et mobiliser sur les actions propos\u00e9es dans le cadre du programme. Le bilan du programme a permis de mettre en \u00e9vidence une meilleure mobilisation des agriculteurs de l\u2019observatoire.\r\n\r\nLes r\u00e9sultats de RDD recueillis depuis 2016 servent d\u2019indicateur de la pression azot\u00e9e et font l\u2019interface entre pratiques agricoles et qualit\u00e9 de l\u2019eau. Ils permettent de d\u00e9gager des tendances et de faire des liens avec la concentration en nitrate aux captages et notamment d\u2019expliquer certains pics hivernaux li\u00e9s \u00e0 la pluviom\u00e9trie.\r\n<h2>Les conditions limitantes pour un bon usage du RDD<\/h2>\r\nLes mesures de RDD sont \u00e0 r\u00e9aliser au moment o\u00f9 les sols arrivent \u00e0 saturation. La diversit\u00e9 des sols rencontr\u00e9s et la planification du chantier sont des facteurs limitants. Le taux de cailloux peut faire varier le reliquat de fa\u00e7on cons\u00e9quente. Or, il est difficile \u00e0 \u00e9valuer et peut \u00eatre tr\u00e8s variable au sein d\u2019une m\u00eame parcelle. Les pr\u00e9l\u00e8vements sont effectu\u00e9s sur un ou deux horizons (30 et 60 cm) selon le type de sol, mais pour certaines parcelles, il serait possible de descendre en dessous des 60 cm. Enfin, les r\u00e9sultats sont interpr\u00e9t\u00e9s \u00e0 partir de l\u2019azote min\u00e9ral total. Or, dans certains \u00e9chantillons et selon les ann\u00e9es, la concentration en ammonium peut \u00eatre \u00e9lev\u00e9e.\r\n\r\nLe RDD est un indicateur \u00e0 utiliser avec pr\u00e9caution car les r\u00e9sultats ne sont pas toujours interpr\u00e9tables et la relation avec les pratiques agricoles et la qualit\u00e9 de l\u2019eau n'est pas toujours \u00e9vidente. Une multitude de param\u00e8tres influence le RDD\u00a0: les pratiques de fertilisation, l\u2019historique de la parcelle, la pr\u00e9sence d\u2019un couvert v\u00e9g\u00e9tal (CIPAN, colza). La comparaison annuelle est pertinente car les pr\u00e9l\u00e8vements sont r\u00e9alis\u00e9s sur la m\u00eame semaine. Pour une comparaison interannuelle, il y a, entre autres, l\u2019effet de la date de pr\u00e9l\u00e8vement. Pour certaines saisons culturales, les pr\u00e9l\u00e8vements sont parfois r\u00e9alis\u00e9s trop tardivement, apr\u00e8s le d\u00e9but de drainage. N\u00e9anmoins, l\u2019observatoire de RDD doit \u00eatre maintenu et optimis\u00e9 pour continuer le suivi engag\u00e9 et pour le r\u00f4le qu\u2019il joue dans la mobilisation des agriculteurs du territoire.\r\n\r\nChaque ann\u00e9e, les valeurs sont compar\u00e9es par type de sol et pr\u00e9c\u00e9dent cultural. L\u2019amplitude des r\u00e9sultats entre minimum et maximum est souvent large, ce qui rend d\u00e9licate leur analyse. Au regard des r\u00e9sultats, l\u2019interpr\u00e9tation est bien souvent limit\u00e9e, mais l\u2019acquisition de chroniques interannuelles permettra de consolider l\u2019analyse des r\u00e9sultats.\r\n<h1>Perspectives<\/h1>\r\nDes marges de man\u0153uvre existent pour am\u00e9liorer les pratiques et doivent \u00eatre mises en perspective avec l\u2019\u00e9volution du climat qui se dessine\u00a0: des \u00e9v\u00e8nements extr\u00eames de plus en plus fr\u00e9quents, coupl\u00e9s \u00e0 une hausse des temp\u00e9ratures. Ces \u00e9volutions sont aussi d\u00e9pendantes de l\u2019\u00e9volution du contexte \u00e9conomique des exploitations (co\u00fbts de production, prix d\u2019achat, march\u00e9, etc.) et de la mutation agricole de ces prochaines ann\u00e9es sur le territoire (agrandissement des exploitations, d\u00e9clin de l\u2019\u00e9levage, diminution du nombre d\u2019exploitants, etc.) qui sont autant de facteurs d\u00e9favorables \u00e0 une gestion de l\u2019azote b\u00e9n\u00e9fique \u00e0 la qualit\u00e9 de l\u2019eau.\r\n\r\nEn 2019, les objectifs fix\u00e9s en termes de qualit\u00e9 d\u2019eau aux captages ne sont pas atteints, m\u00eame si une tendance \u00e0 la diminution de la concentration de nitrate semble s\u2019amorcer sur le captage du \u00ab Bouil de Chambon \u00bb. Ceci peut s\u2019expliquer par plusieurs \u00e9l\u00e9ments. \u00c0 supposer que les \u00e9missions de nitrate \u00e0 la sortie du champ sont effectivement r\u00e9duites, le temps de r\u00e9ponse de la masse d\u2019eau ne permet pas d\u2019observer une diminution de la concentration au captage dans la dur\u00e9e du plan d\u2019actions. Le suivi du RDD amorc\u00e9 en 2016 sur 200 parcelles semble montrer une diminution de ces \u00e9missions de nitrate en conformit\u00e9 avec l\u2019objectif fix\u00e9. Cependant, elle reste \u00e0 confirmer dans la dur\u00e9e pour v\u00e9rifier qu\u2019une tendance se d\u00e9gage au-del\u00e0 des variations interannuelles li\u00e9es au climat. Il semble toutefois d\u00e9licat d\u2019associer l\u2019ensemble de ces \u00e9volutions aux seuls effets du programme.\r\n\r\nEn 2022, Eau 17 renouvelle son programme d\u2019actions sur un territoire \u00e9largi et avec de nouveaux acteurs associ\u00e9s (collectivit\u00e9s, nouveaux partenaires agricoles). Il pr\u00e9sentera le double enjeu nitrate et pesticides. Six leviers agronomiques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini avec des objectifs surfaciques fix\u00e9s \u00e0 horizon 2026 (figure 12). Ces derniers prennent en compte des \u00e9volutions constat\u00e9es et s\u2019inscrivent dans la continuit\u00e9 du travail de sc\u00e9narisation r\u00e9alis\u00e9 en 2015.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1320\" align=\"aligncenter\" width=\"1580\"]<img class=\"wp-image-1320 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig12hq-scaled-e1666872265771.jpg\" alt=\"\" width=\"1580\" height=\"870\" \/> Figure 12. Leviers d\u2019actions identifi\u00e9s dans le programme d\u2019actions du bassin de l\u2019Arnoult pour la p\u00e9riode 2022-2026 (Source\u00a0: Eau 17).[\/caption]\r\n\r\nLe RDD est un indicateur qui sera maintenu, tout comme l\u2019observatoire de pratiques constitu\u00e9 en 2016. L\u2019analyse et la valorisation des donn\u00e9es seront toutefois \u00e0 optimiser. Il serait notamment int\u00e9ressant d\u2019int\u00e9grer la notion de rotation dans l\u2019interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats, d\u2019affiner les situations \u00e0 risques\u00a0et de pr\u00e9voir des temps collectifs agriculteurs\/techniciens afin de valider ensemble des interpr\u00e9tations.\r\n<h1>Conclusion<\/h1>\r\nLe travail de sc\u00e9narisation men\u00e9 sur le bassin de l\u2019Arnoult a contribu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9finition d\u2019objectifs inscrits dans le plan d\u2019actions 2016-2020 de pr\u00e9servation de la qualit\u00e9 de l\u2019eau. \u00c0 l\u2019issue de cette p\u00e9riode de cinq ann\u00e9es, une \u00e9valuation du plan d\u2019actions a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e. Elle met en avant une \u00e9volution notable des pratiques agricoles (AB, allongement des rotations, etc.). Les mesures de RDD r\u00e9alis\u00e9es sur cinq campagnes montrent une diminution, qui reste \u00e0 confirmer dans le temps, mais ne se traduit pas encore par une am\u00e9lioration franche de la qualit\u00e9 de l\u2019eau aux captages. Une concertation a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e en 2021 pour renouveler ce plan d\u2019actions \u00e0 compter de 2022.\r\n\r\nSuite \u00e0 la mise en \u0153uvre de <em>Co-click\u2019eau<\/em> sur le bassin de l\u2019Arnoult, d\u2019autres territoires ont initi\u00e9 la d\u00e9marche en mobilisant le RDD comme indicateur de potentiel d\u2019\u00e9missions de nitrate. D\u2019autres indicateurs (bilan entr\u00e9es\/sorties d'azote, note qualitative de risque d\u2019\u00e9mission de nitrate\u2026) ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s pour aborder de mani\u00e8re simplifi\u00e9e l\u2019enjeu \u00ab nitrate \u00bb sans avoir \u00e0 passer par la description de triplets de cultures. Une \u00e9volution du contexte est en effet perceptible sur les territoires mobilisant la d\u00e9marche, avec une probl\u00e9matique \u00ab nitrate \u00bb qui semble moins pr\u00e9occupante, alors que la probl\u00e9matique \u00ab\u00a0phytosanitaires \u00bb devient de plus en plus pr\u00e9gnante.\r\n\r\nActuellement, l\u2019adaptation de la d\u00e9marche est travaill\u00e9e pour d\u2019autres th\u00e9matiques qui impliquent de mettre en discussion l\u2019\u00e9volution de l\u2019agriculture \u00e0 l\u2019\u00e9chelle territoriale\u00a0: gestion quantitative de l\u2019eau, \u00e9nergie et climat ou encore alimentation territoriale.\r\n<h1>Bibliographie<\/h1>\r\nChantre E., Guichard, L., Ballot, R., Jacquet, F., Jeuffroy, M.-H., Prigent, C., Barzman, M., 2016. Co-click\u2019eau, a participatory method for land-use scenarios in water catchments. <em>Land Use Policy,<\/em> 59, 260\u2013271. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.landusepol.2016.09.001\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.landusepol.2016.09.001<\/a>\r\n\r\nMinist\u00e8re de la Transition \u00c9cologique, 2019. Les nitrates, le principal polluant des eaux souterraines. (<a href=\"https:\/\/www.notre-environnement.gouv.fr\/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement\/themes-ree\/risques-nuisances-pollutions\/pollution-de-l-eau-douce\/nitrates-orthophosphates\/article\/les-nitrates-le-principal-polluant-des-eaux-souterraines?lien-ressource=5193&amp;ancreretour=lireplus\">https:\/\/www.notre-environnement.gouv.fr\/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement\/themes-ree\/risques-nuisances-pollutions\/pollution-de-l-eau-douce\/nitrates-orthophosphates\/article\/les-nitrates-le-principal-polluant-des-eaux-souterraines?lien-ressource=5193&amp;ancreretour=lireplus<\/a> consult\u00e9 le 16\/08\/22).\r\n\r\nEau 17, 2020. \u00c9valuation du programme d\u2019Actions Territorial de l\u2019Arnoult 2016-2020.","rendered":"<div class=\"textbox\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Le bassin versant de l\u2019Arnoult est localis\u00e9 au centre de la Charente-Maritime, dans l\u2019Ouest de la France. Il comprend trois captages d\u2019eau potable prioritaires <em>Grenelle<\/em> exploitant une eau souterraine, d\u00e9grad\u00e9e par le nitrate d\u2019origine agricole.<\/p>\n<p>En 2015, lors du renouvellement du plan d\u2019actions volontaires Re-Sources visant \u00e0 restaurer la qualit\u00e9 de l\u2019eau, des sc\u00e9narios ont \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s pour \u00e9valuer les impacts de changements de pratiques agricoles sur l\u2019azote contenu dans les sols au d\u00e9but drainage (RDD). Ces sc\u00e9narios ont \u00e9t\u00e9 simul\u00e9s gr\u00e2ce \u00e0 la d\u00e9marche Co-click\u2019eau, discut\u00e9s par le syndicat d\u2019eau et les acteurs agricoles. L\u2019un de ces sc\u00e9narios a \u00e9t\u00e9 mis en application \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin versant (20 000 ha de SAU) dans l\u2019objectif de restaurer la qualit\u00e9 de l\u2019eau utilis\u00e9e pour l\u2019eau potable.<\/p>\n<p>Les changements de pratiques subs\u00e9quents ont \u00e9t\u00e9 suivis en valorisant des registres parcellaires graphiques, des images satellite et en mettant en place un observatoire de pratiques et de RDD sur 200 parcelles.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019issue du plan d\u2019actions quinquennal, la plupart des objectifs ont \u00e9t\u00e9 atteints. L\u2019\u00e9volution interannuelle des RDD constat\u00e9e sur cinq campagnes et son impact sur la qualit\u00e9 de l\u2019eau brute des captages restent \u00e0 confirmer. Le plan d\u2019actions a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9 en 2022 pour une nouvelle p\u00e9riode de cinq ans.<\/p>\n<\/div>\n<h1>Introduction<\/h1>\n<p>Le nitrate constitue l\u2019un des principaux contaminants des eaux souterraines. \u00c0 l\u2019\u00e9chelle de la France, en 2017, toutes masses d\u2019eau confondues, la concentration moyenne en nitrate \u00e9tait de 18 mg.L<sup>-1<\/sup>, soit pr\u00e8s du double d\u2019une concentration naturelle dans les nappes (de l\u2019ordre de 10 mg.L<sup>-1<\/sup>). Si, au niveau national, une tendance \u00e0 la baisse semble amorc\u00e9e, la concentration en nitrate d\u00e9passe encore le seuil r\u00e9glementaire de 50 mg.L<sup>-1<\/sup> sur 4\u00a0% de la superficie des masses d\u2019eau souterraines et elle reste en hausse sur pr\u00e8s d\u2019un quart du territoire (Minist\u00e8re de la Transition \u00c9cologique, 2019).<\/p>\n<p>En Charente-Maritime, les eaux souterraines exploit\u00e9es par trois captages d\u2019eau potable du bassin versant de l\u2019Arnoult montrent des concentrations en nitrate d\u00e9passant le seuil r\u00e9glementaire de 50 mg.L<sup>-1<\/sup>. Un premier programme d\u2019actions <em>Re-Sources<a class=\"footnote\" title=\"Programme r\u00e9gional (Nouvelle-Aquitaine) volontaire et multi partenarial, visant \u00e0 sensibiliser l\u2019ensemble des acteurs du territoire \u00e0 la pr\u00e9servation de la ressource en eau destin\u00e9e \u00e0 la production d\u2019eau potable.\" id=\"return-footnote-142-1\" href=\"#footnote-142-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a><\/em>\u00a0a \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9 en 2010 pour restaurer la qualit\u00e9 de l\u2019eau. Ce programme d\u2019actions a \u00e9t\u00e9 renouvel\u00e9 en 2016, en mobilisant notamment la d\u00e9marche<em> Co-click\u2019eau<\/em> (Chantre et al., 2016). A partir de diff\u00e9rents sc\u00e9narios de territoire, un objectif de RDD a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini comme indicateur mesurable de quantit\u00e9 d\u2019azote potentiellement lixiviable. Des objectifs d\u2019\u00e9volution des pratiques agricoles ont ensuite \u00e9t\u00e9 recherch\u00e9s pour tendre vers cet objectif de RDD. Cet article d\u00e9veloppe l\u2019approche de sc\u00e9narisation adopt\u00e9e pour renouveler le plan d\u2019actions du programme <em>Re-Sources<\/em>, ainsi que le bilan de sa mise en \u0153uvre.<\/p>\n<h1>Le contexte du bassin de l\u2019Arnoult<\/h1>\n<p>Ce bassin est un territoire c\u00e9r\u00e9alier de 400 exploitations agricoles et 20 000 ha de SAU en plein c\u0153ur de la Charente Maritime (figure 1).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1345\" aria-describedby=\"caption-attachment-1345\" style=\"width: 1555px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1345 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig1hq-1-scaled-e1666873675592.jpg\" alt=\"\" width=\"1555\" height=\"1408\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig1hq-1-scaled-e1666873675592.jpg 1555w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig1hq-1-scaled-e1666873675592-300x272.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig1hq-1-scaled-e1666873675592-1024x927.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig1hq-1-scaled-e1666873675592-768x695.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig1hq-1-scaled-e1666873675592-1536x1391.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig1hq-1-scaled-e1666873675592-65x59.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig1hq-1-scaled-e1666873675592-225x204.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig1hq-1-scaled-e1666873675592-350x317.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1555px) 100vw, 1555px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1345\" class=\"wp-caption-text\">Figure 1. Bassin versant de l\u2019Arnoult (Charente-Maritime \u2013 Source\u00a0: Eau17)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Ces exploitations agricoles sont majoritairement sp\u00e9cialis\u00e9es en grandes cultures destin\u00e9es \u00e0 l\u2019exportation, via le port c\u00e9r\u00e9alier de La Rochelle. Les sols du territoire sont tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. Les plateaux calcaires (\u00ab doucins \u00bb et \u00ab groisailles \u00bb) sont majoritairement cultiv\u00e9s en ma\u00efs (<em>Zea mays<\/em>) irrigu\u00e9, tournesol (<em>Helianthus annuus<\/em>) et c\u00e9r\u00e9ales. Dans les fonds de vall\u00e9e tourbeuses et inondables (les \u00ab mottes \u00bb), le ma\u00efs est d\u00e9sormais pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 aux cultures l\u00e9gumi\u00e8res de plein champ, activit\u00e9 historique en d\u00e9clin du fait de la p\u00e9nibilit\u00e9 du travail, du vieillissement de la population agricole et du manque de comp\u00e9titivit\u00e9 face \u00e0 la production \u00e9trang\u00e8re. L\u2019activit\u00e9 d\u2019\u00e9levage, \u00e9galement en recul, se caract\u00e9rise par de petits ateliers bovins allaitants qui permettent de valoriser les prairies de marais, situ\u00e9es au pourtour du bassin de l\u2019Arnoult.<\/p>\n<p>Ce bassin versant comprend trois captages d\u2019eau potable en nappe libre\u00a0: les captages de Trizay \u00ab Bouil de Chambon \u00bb, de La Clisse \u00ab La Roche \u00bb et \u00ab Ch\u00e2teau d\u2019eau \u00bb. Le captage du \u00ab Bouil de Chambon \u00bb (10 000 m<sup>3<\/sup>.j<sup>-1<\/sup>) alimente une partie du littoral, dont l\u2019\u00cele d\u2019Ol\u00e9ron. La teneur en nitrate de l\u2019eau brute \u00e9volue de 40 \u00e0 80 mg.L<sup>-1<\/sup>. Elle a connu une augmentation entre 2005 et 2015 pour ensuite se stabiliser au-dessus du seuil r\u00e9glementaire de 50 mg.L<sup>-1<\/sup>. Le captage de \u00ab La Roche \u00bb (1 500 m<sup>3<\/sup>.j<sup>-1<\/sup>) dessert 8 communes. La teneur en nitrate \u00e9volue entre 20 et 40 mg.L<sup>-1<\/sup>, avec une augmentation des minimums constat\u00e9e depuis 2018 (figure 2). Le captage \u00ab Ch\u00e2teau d\u2019eau \u00bb est \u00e0 l\u2019arr\u00eat, pour cause de d\u00e9passement r\u00e9gulier du seuil r\u00e9glementaire de 50 mg.L<sup>-1<\/sup>. Ces trois captages sont class\u00e9s prioritaires au titre du Grenelle de l\u2019environnement.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1696\" aria-describedby=\"caption-attachment-1696\" style=\"width: 1632px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1696 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_fig2hq-scaled-e1669297206522.jpg\" alt=\"\" width=\"1632\" height=\"998\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_fig2hq-scaled-e1669297206522.jpg 1632w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_fig2hq-scaled-e1669297206522-300x183.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_fig2hq-scaled-e1669297206522-1024x626.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_fig2hq-scaled-e1669297206522-768x470.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_fig2hq-scaled-e1669297206522-1536x939.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_fig2hq-scaled-e1669297206522-65x40.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_fig2hq-scaled-e1669297206522-225x138.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_fig2hq-scaled-e1669297206522-350x214.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1632px) 100vw, 1632px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1696\" class=\"wp-caption-text\">Figure 2. \u00c9volution de la concentration en nitrate pour les captages de la Roche et du Ch\u00e2teau d\u2019eau (La Clisse) et du Bouil de Chambon (Trizay) (Source\u00a0: Eau17).<\/figcaption><\/figure>\n<h1>PHASE 1\u00a0: la d\u00e9marche Co-click\u2019eau pour d\u00e9finir les objectifs du programme<\/h1>\n<h2>Co-click\u2019eau<\/h2>\n<p><em>Co-click\u2019eau<\/em> est une d\u00e9marche participative con\u00e7ue et mise \u00e0 disposition par INRAE pour appuyer les r\u00e9flexions autour de l\u2019agriculture \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de territoires. Elle repose sur la co-conception et l\u2019\u00e9valuation multicrit\u00e8re de sc\u00e9narios de territoire.<\/p>\n<p>La mise en \u0153uvre de la d\u00e9marche passe par deux \u00e9tapes\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li>description d\u2019un ensemble de \u00ab situations culturales \u00bb, qui vont constituer des briques \u00e9l\u00e9mentaires mobilisables pour<\/li>\n<li>explorer des sc\u00e9narios, faisant varier la proportion de ces situations culturales \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du territoire (figure 3).<\/li>\n<\/ol>\n<p>Une situation culturale correspond \u00e0 un itin\u00e9raire technique type, pour une culture donn\u00e9e, avec un contexte p\u00e9doclimatique et un mode de conduite (ces notions seront ult\u00e9rieurement d\u00e9taill\u00e9es). Des indicateurs sont mobilis\u00e9s pour caract\u00e9riser chaque situation culturale (impacts sur la ressource en eau, aspects technico-\u00e9conomiques\u2026), de mani\u00e8re \u00e0 traduire les pr\u00e9occupations de l\u2019ensemble des acteurs concern\u00e9s.<\/p>\n<p>Pour chaque sc\u00e9nario explor\u00e9, l\u2019\u00e9volution de ces indicateurs est simul\u00e9e, en moyennant leurs valeurs \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du territoire et en tenant compte de la surface attribu\u00e9e \u00e0 chaque situation culturale. La r\u00e9alisation de ces deux \u00e9tapes passe par plusieurs ateliers visant \u00e0 impliquer les acteurs concern\u00e9s. Les sc\u00e9narios simul\u00e9s constituent des repr\u00e9sentations simplifi\u00e9es du territoire, qui n&rsquo;explicitent pas les changements de situations culturales \u00e0 l\u2019\u00e9chelle des parcelles.<\/p>\n<p>Ces simulations n\u2019int\u00e8grent pas de mod\u00e9lisation hydrog\u00e9ologique des flux de polluants\u00a0: les indicateurs d\u2019impact sur la ressource en eau se limitent \u00e0 des indicateurs de pression ou de potentiel d\u2019\u00e9mission \u00e0 la sortie du champ.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1324\" aria-describedby=\"caption-attachment-1324\" style=\"width: 1312px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1324 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig3hq-scaled-e1666872391763.jpg\" alt=\"\" width=\"1312\" height=\"2329\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig3hq-scaled-e1666872391763.jpg 1312w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig3hq-scaled-e1666872391763-169x300.jpg 169w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig3hq-scaled-e1666872391763-577x1024.jpg 577w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig3hq-scaled-e1666872391763-768x1363.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig3hq-scaled-e1666872391763-865x1536.jpg 865w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig3hq-scaled-e1666872391763-1154x2048.jpg 1154w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig3hq-scaled-e1666872391763-65x115.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig3hq-scaled-e1666872391763-225x399.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig3hq-scaled-e1666872391763-350x621.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1312px) 100vw, 1312px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1324\" class=\"wp-caption-text\">Figure 3. \u00c9tapes de mise en \u0153uvre de la d\u00e9marche Co-click\u2019eau<\/figcaption><\/figure>\n<p>Depuis sa conception en 2010, <em>Co-click\u2019eau<\/em> a \u00e9t\u00e9 mise en \u0153uvre sur une vingtaine de territoires et en particulier des Aires d\u2019Alimentation de Captage (AAC), en appui \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de plans d\u2019actions visant \u00e0 pr\u00e9server la ressource en eau.<\/p>\n<p>Ces territoires pr\u00e9sentent une diversit\u00e9 importante en termes de tailles (d\u2019une centaine \u00e0 plusieurs dizaines de milliers d\u2019hectares), d\u2019orientations agricoles (grande culture, polyculture-\u00e9levage, viticulture\u2026) et d\u2019enjeux (phytosanitaire ou nitrate). Cette diversit\u00e9 de territoires s\u2019est traduite par des mises en \u0153uvre vari\u00e9es de la d\u00e9marche (nombre d\u2019ateliers, acteurs impliqu\u00e9s, indicateurs consid\u00e9r\u00e9s\u2026).<\/p>\n<p>L\u2019enjeu \u00ab\u00a0nitrate\u00a0\u00bb a initialement \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 par des indicateurs simples de pression (dose d\u2019azote apport\u00e9e) ou d\u2019\u00e9quilibre (bilan azot\u00e9). Sur le bassin de l\u2019Arnoult, cet enjeu a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 \u00e0 travers un potentiel d\u2019\u00e9mission \u00ab\u00a0\u00e0 la sortie du champ\u00a0\u00bb, par l\u2019estimation d\u2019un RDD.<\/p>\n<h2>La d\u00e9marche de sc\u00e9narisation adopt\u00e9e sur l\u2019Arnoult<\/h2>\n<p>La mise en \u0153uvre de <em>Co-click\u2019eau<\/em> sur le bassin de l\u2019Arnoult s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e entre l\u2019\u00e9t\u00e9 2014 et le printemps 2015. Elle a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 une concertation anim\u00e9e par l\u2019Institut de Formation et Recherche en \u00c9ducation \u00e0 l\u2019Environnement (Ifr\u00e9e) en vue du renouvellement du plan d\u2019actions.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s validation de la d\u00e9marche par le comit\u00e9 de pilotage du territoire (partenaires techniques et financiers) et un travail pr\u00e9paratoire r\u00e9alis\u00e9 par Eau17 avec l\u2019appui d\u2019INRAE, la d\u00e9marche a fait l\u2019objet de cinq ateliers et de plusieurs rendez-vous individuels (figure 4).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1325\" aria-describedby=\"caption-attachment-1325\" style=\"width: 1638px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1325 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig4hq-scaled-e1666872437306.jpg\" alt=\"\" width=\"1638\" height=\"1062\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig4hq-scaled-e1666872437306.jpg 1638w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig4hq-scaled-e1666872437306-300x195.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig4hq-scaled-e1666872437306-1024x664.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig4hq-scaled-e1666872437306-768x498.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig4hq-scaled-e1666872437306-1536x996.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig4hq-scaled-e1666872437306-65x42.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig4hq-scaled-e1666872437306-225x146.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig4hq-scaled-e1666872437306-350x227.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1638px) 100vw, 1638px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1325\" class=\"wp-caption-text\">Figure 4. D\u00e9roulement de la d\u00e9marche Co-click\u2019eau sur le bassin de l\u2019Arnoult.<\/figcaption><\/figure>\n<p>Du fait de la grande taille du territoire et du nombre d\u2019agriculteurs concern\u00e9s, ceux-ci n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 impliqu\u00e9s directement dans les ateliers. Ces ateliers ont mobilis\u00e9 un collectif d\u2019une dizaine de personnes, essentiellement conseillers et techniciens issus de plusieurs structures (Chambre d\u2019agriculture 17, Chambre r\u00e9gionale d\u2019agriculture, GAB 17, Coop\u00e9rative St Agnant, Coop\u00e9rative Oc\u00e9alia, Coop\u00e9rative de Beurlay, CORAB, Soufflet Agriculture, NACA, ETS Isidore, FD-CETA, ACPEL). Les sorties de ces cinq ateliers ont ensuite \u00e9t\u00e9 partag\u00e9es en comit\u00e9 de pilotage.<\/p>\n<p>Sur la vingtaine d\u2019indicateurs consid\u00e9r\u00e9e, quatre indicateurs principaux seront d\u00e9velopp\u00e9s dans cet article. Comme mentionn\u00e9 plus haut, le RDD permet d\u2019aborder le potentiel de lixiviation de nitrate. Si le bassin de l\u2019Arnoult est \u00e9galement concern\u00e9 par la pr\u00e9sence de r\u00e9sidus phytosanitaires aux captages, cet enjeu a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9 comme secondaire lors de la conception du programme 2016-2020\u00a0: il a \u00e9t\u00e9 abord\u00e9 \u00e0 travers l\u2019Indice de Fr\u00e9quence de Traitement (IFT), pour v\u00e9rifier que les sc\u00e9narios explor\u00e9s ne conduisaient pas \u00e0 une augmentation de la pression phytosanitaire. La marge semi-directe a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e pour objectiver l\u2019impact des sc\u00e9narios sur la rentabilit\u00e9 pour les agriculteurs, de m\u00eame qu\u2019un impact sur le temps de travail a \u00e9t\u00e9 quantifi\u00e9 comme suit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1695 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_eqhq-scaled-e1669297252192.jpg\" alt=\"\" width=\"1664\" height=\"825\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_eqhq-scaled-e1669297252192.jpg 1664w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_eqhq-scaled-e1669297252192-300x149.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_eqhq-scaled-e1669297252192-1024x508.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_eqhq-scaled-e1669297252192-768x381.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_eqhq-scaled-e1669297252192-1536x762.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_eqhq-scaled-e1669297252192-65x32.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_eqhq-scaled-e1669297252192-225x112.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/11\/rb_eqhq-scaled-e1669297252192-350x174.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1664px) 100vw, 1664px\" \/>Au total, pr\u00e8s de 300 situations culturales ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites. Ces situations culturales correspondent \u00e0 une vingtaine de cultures, incluant les cultures dominantes pr\u00e9sentes sur le territoire (ma\u00efs, bl\u00e9, tournesol\u2026), mais aussi des cultures de diversification qui pourraient se d\u00e9velopper, en AB notamment (luzerne, soja, sorgho, m\u00e9teil\u2026).<\/p>\n<p>Par ailleurs, le RDD \u00e9tant fonction des restitutions d\u2019azote du pr\u00e9c\u00e9dent et de l\u2019absorption \u00e0 l\u2019automne par la culture suivante (dans le cas de cultures sem\u00e9es fin d\u2019\u00e9t\u00e9 \u2013 d\u00e9but d\u2019automne), les situations culturales ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites sous forme de triplets de cultures, de mani\u00e8re \u00e0 diff\u00e9rencier les itin\u00e9raires techniques et valeurs d\u2019indicateurs en fonction du pr\u00e9c\u00e9dent et du suivant.<\/p>\n<p>Ces itin\u00e9raires techniques et valeurs d\u2019indicateurs ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 diff\u00e9renci\u00e9s en tenant compte de cinq zones, croisant trois types de sol (doucins, groisailles et mottes) et l\u2019irrigabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Ils ont aussi \u00e9t\u00e9 diff\u00e9renci\u00e9s selon plusieurs modes de conduite. Ces modes de conduite ont \u00e9t\u00e9 distingu\u00e9s apr\u00e8s l\u2019analyse des diagnostics d\u2019exploitations, qui mettait en lumi\u00e8re plusieurs constats constituant des pistes \u00e0 explorer \u00e0 travers les sc\u00e9narios pour limiter les \u00e9missions de nitrate. Un premier constat \u00e9tait que, d\u2019apr\u00e8s les doses d\u2019azote apport\u00e9es, les pratiques de fertilisation semblaient raisonn\u00e9es sur la base de rendements potentiels, plut\u00f4t que sur la base de rendements atteignables r\u00e9guli\u00e8rement. De plus, la mise en place de cultures interm\u00e9diaires pi\u00e8ges \u00e0 nitrate (CIPAN) \u00e9tait anecdotique en 2014, et les sols \u00e9taient laiss\u00e9s nus en intercultures longues. Les modes de conduite croisaient donc raisonnement de la fertilisation et couverture hivernale des sols, en distinguant un niveau \u00ab CIPAN r\u00e9glementaires \u00bb et un niveau \u00ab CIPAN optimis\u00e9es \u00bb. Le premier niveau correspondait \u00e0 une CIPAN implant\u00e9e \u00e0 bas co\u00fbt (moutarde sem\u00e9e \u00e0 la vol\u00e9e) pour satisfaire l\u2019obligation r\u00e9glementaire, avec une r\u00e9ussite al\u00e9atoire et donc un potentiel de pi\u00e9geage de nitrate limit\u00e9. Le second niveau correspond \u00e0 une CIPAN dont l\u2019implantation a \u00e9t\u00e9 soign\u00e9e (m\u00e9lange d\u2019esp\u00e8ces implant\u00e9 au semoir), et maintenu en place pendant l\u2019hiver de mani\u00e8re \u00e0 maximiser le pi\u00e9geage de nitrate.<\/p>\n<p>Un mode de conduite int\u00e9grant la reconception des syst\u00e8mes de culture par l\u2019introduction de cultures de diversification a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 d\u00e9crit, de m\u00eame qu\u2019un mode de conduite correspondant au cahier des charges de l\u2019agriculture biologique (absente du territoire en 2014).<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9, six modes de conduite ont \u00e9t\u00e9 diff\u00e9renci\u00e9s\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li>\u00ab Actuel \u00bb<\/li>\n<li>\u00ab Fertilisation \u00e9quilibr\u00e9e \u00bb<\/li>\n<li>\u00ab CIPAN r\u00e9glementaire \u00bb<\/li>\n<li>\u00ab CIPAN optimis\u00e9e \u00bb<\/li>\n<li>\u00ab Modification d\u2019assolement \u00bb<\/li>\n<li>\u00ab Agriculture biologique \u00bb.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Le tableau 1 pr\u00e9sente, \u00e0 titre d\u2019exemple, quelques situations culturales int\u00e9grant du bl\u00e9 tendre (<em>Triticum aestivum<\/em>) d\u00e9crites pour le territoire.<\/p>\n<h6>Tableau 1. Valeurs des indicateurs RDD, IFT, marge et temps de travail pour sept exemples de situations culturales d\u00e9crites pour le bassin de l\u2019Arnoult (zone Doucins non irrigable).<\/h6>\n<p><a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-1346 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14.png\" alt=\"\" width=\"1972\" height=\"624\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14.png 1972w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14-300x95.png 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14-1024x324.png 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14-768x243.png 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14-1536x486.png 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14-65x21.png 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14-225x71.png 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/03\/Capture-de\u0301cran-2022-10-27-a\u0300-14.18.14-350x111.png 350w\" sizes=\"(max-width: 1972px) 100vw, 1972px\" \/><\/a><\/p>\n<h2>Les sc\u00e9narios explor\u00e9s<\/h2>\n<p>Les situations culturales d\u00e9crites, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la parcelle, ont permis d\u2019explorer de nombreux sc\u00e9narios \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du territoire au cours des deux ateliers d\u00e9di\u00e9s \u00e0 cette \u00e9tape.<\/p>\n<p>Lors du premier atelier, des sc\u00e9narios \u00ab rep\u00e8res \u00bb simulant la mise en \u0153uvre de chaque mode de conduite sur l\u2019ensemble des surfaces concern\u00e9es du territoire ont \u00e9t\u00e9 discut\u00e9s. Par exemple\u00a0: que se passerait-il si des CIPAN \u00ab r\u00e9glementaires \u00bb \u00e9taient mises en place lors de chaque interculture longue ? Des propositions ont \u00e9merg\u00e9, ont \u00e9t\u00e9 simul\u00e9es entre les deux ateliers et mises en discussion lors du second. Les r\u00e9sultats de ces simulations sont pr\u00e9sent\u00e9s dans la figure 5.<\/p>\n<p>Les participants ont propos\u00e9 de simuler les cons\u00e9quences de tendances d\u00e9j\u00e0 observ\u00e9es sur le territoire\u00a0: d\u00e9clin de l\u2019\u00e9levage et restrictions sur les pr\u00e9l\u00e8vements d\u2019eau pour l\u2019irrigation. La premi\u00e8re tendance a \u00e9t\u00e9 simul\u00e9e par une substitution des surfaces en prairies temporaires par des cultures annuelles et la diminution du ma\u00efs ensilage, sans changement dans les itin\u00e9raires techniques. Cette simulation met en \u00e9vidence une augmentation non souhaitable des indicateurs RDD et surtout IFT. La seconde tendance a \u00e9t\u00e9 simul\u00e9e par une substitution de 20\u00a0% des surfaces en ma\u00efs irrigu\u00e9 par du ma\u00efs sans irrigation ou des c\u00e9r\u00e9ales \u00e0 paille d\u2019hiver. Cette tendance a mis en \u00e9vidence une d\u00e9gradation de la marge, li\u00e9e \u00e0 la contribution importante du ma\u00efs irrigu\u00e9 aux r\u00e9sultats \u00e9conomiques des exploitations du territoire.<\/p>\n<p>L\u2019animatrice a ensuite propos\u00e9 deux strat\u00e9gies de pr\u00e9servation de la ressource en eau. La premi\u00e8re consiste en des changements mod\u00e9r\u00e9s sur l\u2019ensemble du territoire, c\u2019est-\u00e0-dire le respect de l\u2019obligation de couverture hivernale des sols et le raisonnement de la fertilisation azot\u00e9e sur la base d\u2019objectifs de rendements r\u00e9guli\u00e8rement atteignables. La seconde consiste en des changements plus importants limit\u00e9s aux p\u00e9rim\u00e8tres de protection \u00e9loign\u00e9e des captages, soit environ un tiers de la SAU du territoire. Ces deux strat\u00e9gies convergent vers une r\u00e9duction de RDD de l\u2019ordre de 20\u00a0%.<\/p>\n<p>Le sc\u00e9nario retenu par les participants et pr\u00e9sent\u00e9 en comit\u00e9 de pilotage combine ces deux strat\u00e9gies. Au-del\u00e0 de la r\u00e9glementation en vigueur \u00e0 respecter (CIPAN \u00ab r\u00e9glementaires \u00bb et raisonnement de la fertilisation), il int\u00e8gre sur les p\u00e9rim\u00e8tres de protection la mise en place de CIPAN \u00ab optimis\u00e9es \u00bb, l\u2019introduction de cultures de diversification (soja et sorgho notamment, en d\u00e9veloppement \u00e0 l\u2019\u00e9chelle r\u00e9gionale au moment o\u00f9 les simulations ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es) et des conversions ou installations en AB \u00e0 hauteur de 200 hectares. Ce sc\u00e9nario conduit \u00e0 une r\u00e9duction de RDD de 30\u00a0%, coh\u00e9rente avec les objectifs de qualit\u00e9 d\u2019eau recherch\u00e9e, tout en maintenant les indicateurs IFT, marge et temps de travail stables.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1327\" aria-describedby=\"caption-attachment-1327\" style=\"width: 1568px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1327 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig5hq-scaled-e1666872586656.jpg\" alt=\"\" width=\"1568\" height=\"1830\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig5hq-scaled-e1666872586656.jpg 1568w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig5hq-scaled-e1666872586656-257x300.jpg 257w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig5hq-scaled-e1666872586656-877x1024.jpg 877w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig5hq-scaled-e1666872586656-768x896.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig5hq-scaled-e1666872586656-1316x1536.jpg 1316w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig5hq-scaled-e1666872586656-65x76.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig5hq-scaled-e1666872586656-225x263.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig5hq-scaled-e1666872586656-350x408.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1568px) 100vw, 1568px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1327\" class=\"wp-caption-text\">Figure 5. Distribution de l\u2019assolement du territoire par mode de conduite et \u00e9volution de quatre indicateurs par rapport \u00e0 la situation initiale pour cinq sc\u00e9narios simul\u00e9s pour le bassin de l\u2019Arnoult.<\/figcaption><\/figure>\n<h1>PHASE 2\u00a0: Mise en \u0153uvre du plan d\u2019actions<\/h1>\n<h2>Le sc\u00e9nario retenu<\/h2>\n<p>Le sc\u00e9nario retenu a permis de produire le plan d\u2019actions pour la p\u00e9riode 2016-2020. Ce plan d\u2019actions fixe tout d\u2019abord des objectifs de qualit\u00e9 de l\u2019eau en termes de concentration en nitrate\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>abaisser les pics hivernaux \u00e0 50 mg.L<sup>-1<\/sup> pour les trois captages et<\/li>\n<li>abaisser les teneur moyennes \u00e0 40 mg.L<sup>-1<\/sup> pour le Bouil de Chambon, \u00e0 25 mg.L<sup>-1<\/sup> pour La Roche et 50 mg.L<sup>-1 <\/sup>pour le Ch\u00e2teau d\u2019eau (pour permettre une remise en service de l\u2019ouvrage).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces abaissements repr\u00e9sentent une diminution de l\u2019ordre de 30\u00a0% des concentrations en nitrate pour les trois captages, coh\u00e9rente avec la diminution de RDD de 30\u00a0% simul\u00e9e pour le sc\u00e9nario retenu. Un objectif de diminution de 30\u00a0% du RDD a donc \u00e9t\u00e9 inscrit au plan d\u2019actions. Le RDD est consid\u00e9r\u00e9 comme indicateur interm\u00e9diaire, interface entre qualit\u00e9 de l\u2019eau et pratiques agricoles.<\/p>\n<p>Pour tendre vers cet objectif de RDD, les modifications des pratiques agricoles retenues sont les suivantes\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>20\u00a0\u00a0% de la SAU en rotations longues (avec l\u2019introduction de nouvelles cultures sur 1\u00a0\u00a0% de la SAU),<\/li>\n<li>20\u00a0% de la SAU avec un couvert hivernal (dont 5\u00a0\u00a0% de CIPAN \u00ab\u00a0optimis\u00e9es\u00a0\u00bb),<\/li>\n<li>1\u00a0% de la SAU en AB et<\/li>\n<li>40\u00a0% de la SAU avec fertilisation \u00ab \u00e9quilibr\u00e9e \u00bb.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le suivi de ces objectifs a mobilis\u00e9 plusieurs outils\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>dans le cadre du projet PollDiff Captages, l\u2019outil RPG Explorer a permis de suivre l\u2019\u00e9volution des rotations pratiqu\u00e9es \u00e0 partir des d\u00e9clarations de surfaces PAC\u00a0;<\/li>\n<li>le niveau de couverture hivernale des sols a \u00e9t\u00e9 suivi \u00e0 partir d\u2019images satellite, \u00e0 l\u2019aide d\u2019une m\u00e9thode mise au point pour ce projet et d\u2019\u00e9talonnage \u00e0 partir d\u2019observations terrain\u00a0;<\/li>\n<li>un observatoire a \u00e9t\u00e9 mis en place sur 200 parcelles repr\u00e9sentatives du territoire. Ces parcelles font l\u2019objet d\u2019analyse de RDD, RSH et biomasse et de relev\u00e9s de pratiques de fertilisation.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Les moyens d\u00e9ploy\u00e9s en r\u00e9ponse aux objectifs fix\u00e9s<\/h2>\n<p>Au regard des objectifs agricoles fix\u00e9s, des actions phares ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9ploy\u00e9es sur le territoire pour accompagner les agriculteurs.<\/p>\n<p>Pour le d\u00e9veloppement de l\u2019agriculture biologique, la diffusion d\u2019informations (groupes d\u2019\u00e9change, journ\u00e9es techniques) et l\u2019accompagnement technique des producteurs via des diagnostics et simulations technico-\u00e9conomiques ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9s.<\/p>\n<p>Une d\u00e9marche de concertation a \u00e9t\u00e9 initi\u00e9e en 2018 afin de dynamiser l\u2019ensemble des acteurs du territoire sur la question du d\u00e9veloppement de nouvelles fili\u00e8res agricoles \u00e9conomiquement viables, contribuant \u00e0 allonger les rotations du territoire et favorables \u00e0 la pr\u00e9servation de la qualit\u00e9 de l\u2019eau. Plusieurs fili\u00e8res sont en cours de d\u00e9ploiement (chanvre, soja, miscanthus).<\/p>\n<p>L\u2019action CIPAN Eau est une des actions majeures propos\u00e9e afin de d\u00e9velopper la couverture des sols lors de l\u2019interculture via un accompagnement technique adapt\u00e9 pour &lsquo;r\u00e9ussir&rsquo; son couvert et une aide financi\u00e8re pour l\u2019acquisition des semences via les partenaires (coop\u00e9ratives et n\u00e9goces). Des groupes ont \u00e9t\u00e9 mis en place pour accompagner techniquement des agriculteurs sur le long terme au travers d\u2019essais et de rencontres &#8217;bout de champs&rsquo;. Un concours sur les couverts v\u00e9g\u00e9taux a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9 en 2018 dans l\u2019objectif de mettre en valeur les agriculteurs mettant en place des intercultures.<\/p>\n<p>Des outils transversaux ont \u00e9galement \u00e9t\u00e9 mobilis\u00e9s\u00a0: mesures agro-environnementales et climatiques et acquisition fonci\u00e8re dans les zones sensibles.<\/p>\n<p>Depuis 2016, le r\u00e9seau de 200 parcelles a permis de suivre les RDD et les pratiques de fertilisation (figure 6) sur 47 exploitations volontaires pendant 5 ans (1 400 ha, environ 7\u00a0% de la SAU du territoire). Cet \u00e9chantillon est repr\u00e9sentatif de la diversit\u00e9 des successions culturales et des types de sols du bassin.<\/p>\n<p>Pour chaque campagne, des analyses \u00e0 la parcelle sont r\u00e9alis\u00e9es (RDD, RSH, pes\u00e9es biomasse) par un prestataire habilit\u00e9. La zone de pr\u00e9l\u00e8vement est fixe d\u2019une ann\u00e9e sur l\u2019autre et repr\u00e9sentative de la parcelle. Le pr\u00e9l\u00e8vement s\u2019effectue sur un ou deux horizons (30\u00a0cm\u00a0; 60 cm) selon la parcelle. Une rencontre annuelle individuelle entre l\u2019animatrice du programme et les agriculteurs permet de restituer les analyses individuelles, d\u2019en discuter et de recueillir les interventions effectu\u00e9es sur la parcelle. Ces informations sont saisies sur un tableau de bord pour chaque parcelle et le bilan azot\u00e9 est calcul\u00e9 par saison culturale. Des bilans annuels sont \u00e9galement r\u00e9dig\u00e9s par la Chambre d\u2019agriculture et communiqu\u00e9s aux agriculteurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1328\" aria-describedby=\"caption-attachment-1328\" style=\"width: 1600px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1328 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig6hq-scaled-e1666872629289.jpg\" alt=\"\" width=\"1600\" height=\"896\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig6hq-scaled-e1666872629289.jpg 1600w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig6hq-scaled-e1666872629289-300x168.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig6hq-scaled-e1666872629289-1024x573.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig6hq-scaled-e1666872629289-768x430.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig6hq-scaled-e1666872629289-1536x860.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig6hq-scaled-e1666872629289-65x36.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig6hq-scaled-e1666872629289-225x126.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig6hq-scaled-e1666872629289-350x196.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1600px) 100vw, 1600px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1328\" class=\"wp-caption-text\">Figure 6. Planning des interventions r\u00e9alis\u00e9es sur l\u2019observatoire (Source\u00a0: Eau 17).<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Constat sur l\u2019\u00e9volution de pratiques agricoles<\/h2>\n<p>Avec 14 exploitations en Agriculture Biologique, dont quatre en grandes cultures, sur 428 hectares (soit 2,1\u00a0% de la SAU), l\u2019objectif de 1\u00a0% de SAU en AB est d\u00e9pass\u00e9. Les surfaces en AB sont principalement situ\u00e9es sur les zones sensibles des captages en lien avec les acquisitions fonci\u00e8res r\u00e9alis\u00e9es par Eau 17.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9chelle du bassin de l\u2019Arnoult, l\u2019objectif de diversification des rotations est atteint, avec plus de 20\u00a0% de la SAU en rotations diversifi\u00e9es et l\u2019introduction de nouvelles cultures, notamment de prot\u00e9agineux (figure 7.1). Les surfaces en prairies temporaires et permanentes se sont globalement maintenues, m\u00eame si une tendance \u00e0 la \u00ab c\u00e9r\u00e9alisation \u00bb avait \u00e9t\u00e9 point\u00e9e lors des ateliers.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_2174\" aria-describedby=\"caption-attachment-2174\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2174 size-large\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig71hq-scaled-e1671714120783-1024x902.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"902\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig71hq-scaled-e1671714120783-1024x902.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig71hq-scaled-e1671714120783-300x264.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig71hq-scaled-e1671714120783-768x676.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig71hq-scaled-e1671714120783-1536x1352.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig71hq-scaled-e1671714120783-65x57.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig71hq-scaled-e1671714120783-225x198.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig71hq-scaled-e1671714120783-350x308.jpg 350w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig71hq-scaled-e1671714120783.jpg 1555w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2174\" class=\"wp-caption-text\">Figure 7.1. \u00c9volution de l\u2019assolement entre le d\u00e9but et la fin du plan d\u2019actions, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin de l\u2019Arnoult (Source\u00a0: Eau 17).<\/figcaption><\/figure>\n<p>La monoculture diminue, en faveur des rotations diversifi\u00e9es (quatre \u00e0 cinq cultures) (figure 7.2.).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_2175\" aria-describedby=\"caption-attachment-2175\" style=\"width: 230px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2175 size-medium\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig72hq-scaled-e1671714173365-230x300.jpg\" alt=\"\" width=\"230\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig72hq-scaled-e1671714173365-230x300.jpg 230w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig72hq-scaled-e1671714173365-784x1024.jpg 784w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig72hq-scaled-e1671714173365-768x1003.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig72hq-scaled-e1671714173365-1176x1536.jpg 1176w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig72hq-scaled-e1671714173365-65x85.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig72hq-scaled-e1671714173365-225x294.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig72hq-scaled-e1671714173365-350x457.jpg 350w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig72hq-scaled-e1671714173365.jpg 1446w\" sizes=\"(max-width: 230px) 100vw, 230px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2175\" class=\"wp-caption-text\">Figure 7.2. \u00c9volution des rotations entre le d\u00e9but et la fin du plan d\u2019actions, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin de l\u2019Arnoult (Source\u00a0: Eau 17).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Chaque ann\u00e9e, environ un tiers de la SAU pr\u00e9sente une couverture du sol favorable au pi\u00e9geage efficace de l&rsquo;azote (CIPAN, colza, prairie) et la qualit\u00e9 de cette couverture s\u2019am\u00e9liore (figure 8). La mise en place de CIPAN en interculture longue a progress\u00e9 au cours du plan d\u2019actions. Pour rappel, en 2014, la mise en place de CIPAN \u00e9tait anecdotique sur le territoire. L\u2019objectif fix\u00e9 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 atteint, avec un peu moins de 20\u00a0% de la SAU, mais la dynamique est cependant jug\u00e9e positive, avec une qualit\u00e9 et une dur\u00e9e d\u2019implantation des CIPAN qui s\u2019am\u00e9liorent et des agriculteurs qui mentionnent avoir observ\u00e9 d\u2019autres int\u00e9r\u00eats \u00e0 la mise en place de ces couverts (b\u00e9n\u00e9fices sur la structure du sol notamment).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_2176\" aria-describedby=\"caption-attachment-2176\" style=\"width: 1593px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2176 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig8hq-scaled-e1671714220940.jpg\" alt=\"\" width=\"1593\" height=\"1420\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig8hq-scaled-e1671714220940.jpg 1593w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig8hq-scaled-e1671714220940-300x267.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig8hq-scaled-e1671714220940-1024x913.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig8hq-scaled-e1671714220940-768x685.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig8hq-scaled-e1671714220940-1536x1369.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig8hq-scaled-e1671714220940-65x58.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig8hq-scaled-e1671714220940-225x201.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig8hq-scaled-e1671714220940-350x312.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1593px) 100vw, 1593px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-2176\" class=\"wp-caption-text\">Figure 8. \u00c9volution de la nature et de la qualit\u00e9 de couverture des sols en d\u00e9but de p\u00e9riode de drainage entre 2017 et 2019, \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du bassin de l\u2019Arnoult entre d\u00e9but octobre et d\u00e9but d\u00e9cembre (Source\u00a0: Eau 17).<\/figcaption><\/figure>\n<p>La pratique de gestion de l\u2019interculture reste tr\u00e8s d\u00e9pendante de la situation climatique et \u00e9conomique de la p\u00e9riode. Avec des conditions difficiles \u00e0 l\u2019implantation, le taux de couverture peut \u00eatre faible (2018) et les couverts moyens \u00e0 forts, trop proches de la grenaison peuvent \u00eatre d\u00e9truits pr\u00e9cocement.<\/p>\n<p>L\u2019objectif de fertilisation \u00e9quilibr\u00e9e sur 40\u00a0% de la SAU est atteint sur l\u2019observatoire (figure 9). Des marges de man\u0153uvre existent (fractionnement, prise en compte des RDD et RSH, rendements objectifs, etc.), la part de surface en \u00e9cart moyen \u00e0 \u00e9lev\u00e9 (&gt; 60 kg N.ha<sup>-1<\/sup>) repr\u00e9sentant environ 50\u00a0% des parcelles sur-fertilis\u00e9es et 10\u00a0% des parcelles suivies restant en sur-fertilisation trois ann\u00e9es sur quatre. Cependant, elles sont \u00e0 mettre en perspectives avec l\u2019\u00e9volution climatique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_2173\" aria-describedby=\"caption-attachment-2173\" style=\"width: 1618px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-2173 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig9hq-scaled-e1671714250718.jpg\" alt=\"\" width=\"1618\" height=\"728\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig9hq-scaled-e1671714250718.jpg 1618w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig9hq-scaled-e1671714250718-300x135.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/12\/rb_fig9hq-scaled-e1671714250718-1024x461.jpg 1024w, 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\u00e0 paille et ma\u00efs en sur-fertilisation s\u2019explique par des RSH particuli\u00e8rement \u00e9lev\u00e9s en sortie d&rsquo;hiver 2016-2017, qui ont peu \u00e9t\u00e9 pris en compte dans le plan pr\u00e9visionnel de fumure.<\/p>\n<p>En 2018, les rendements r\u00e9alis\u00e9s sur ma\u00efs et c\u00e9r\u00e9ales \u00e0 paille sont bien inf\u00e9rieurs aux objectifs de rendement fix\u00e9s pour le plan pr\u00e9visionnel de fumure et sont la raison principale des sur-fertilisations.<\/p>\n<p>En 2019, la sur-fertilisation des c\u00e9r\u00e9ales \u00e0 paille diminue, gr\u00e2ce \u00e0 des rendements exceptionnels.<\/p>\n<p>Cet indicateur permet de mettre en \u00e9vidence les situations \u00e0 risque pour la campagne suivante vis-\u00e0-vis du ph\u00e9nom\u00e8ne de lixiviation de l\u2019azote vers les nappes.<\/p>\n<h2>\u00c9volution de l\u2019indicateur interm\u00e9diaire\u00a0: le RDD<\/h2>\n<p>A l\u2019exception des mottes pour lesquelles la m\u00e9thode d\u2019analyse est consid\u00e9r\u00e9e comme peu adapt\u00e9e, l\u2019objectif de r\u00e9duction de 30\u00a0% du RDD \u00e0 l\u2019\u00e9chelle du programme 2016-2020 semble atteint sur le r\u00e9seau de 200 parcelles suivies, avec des valeurs moyennes de l\u2019ordre de 66 kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup> en 2016, \u00e0 35 N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup> en 2020 (figure 10).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1331\" aria-describedby=\"caption-attachment-1331\" style=\"width: 1625px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1331 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig10hq-scaled-e1666872782648.jpg\" alt=\"\" width=\"1625\" height=\"704\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig10hq-scaled-e1666872782648.jpg 1625w, 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1625px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1331\" class=\"wp-caption-text\">Figure 10. \u00c9volution des reliquats entr\u00e9e et sortie hiver, de la pluviom\u00e9trie et de la temp\u00e9rature sur le bassin de l\u2019Arnoult (Source\u00a0: Eau 17).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Au cours de l\u2019hiver 2016, les RDD sont \u00e9lev\u00e9s, l\u2019hiver est peu pluvieux (en dessous des normales de pr\u00e9cipitation). Les RSH restent \u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p>Au cours de l\u2019hiver 2017, les RDD sont \u00e9lev\u00e9s et comparables \u00e0 ceux observ\u00e9s l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. L\u2019hiver est pluvieux\u00a0: le nitrate jusque-l\u00e0 accumul\u00e9 dans les sols est lixivi\u00e9 et les RSH qui suivent sont faibles. Cette lixiviation est constat\u00e9e sur les analyses d&rsquo;\u00e9chantillons d&rsquo;eau pr\u00e9lev\u00e9s aux captages\u00a0: un pic de nitrate important est enregistr\u00e9 en d\u00e9cembre 2017 (figure 2). Les RDD et RSH qui suivent l\u2019hiver 2017 sont faibles.<\/p>\n<p>Au cours de l\u2019hiver 2019, le RSH est plus \u00e9lev\u00e9 que le RDD, malgr\u00e9 les pr\u00e9cipitations exceptionnelles de l\u2019automne 2019. Cela pourrait s\u2019expliquer par les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques favorables \u00e0 la min\u00e9ralisation en hiver (humidit\u00e9, temp\u00e9ratures douces). La min\u00e9ralisation semble jouer un r\u00f4le important, \u00e0 prendre en compte avec le d\u00e9r\u00e8glement climatique.<\/p>\n<p>Ce d\u00e9crochement des r\u00e9sultats entre les campagnes 2016 et 2017 avec 2018, 2019 et 2020 observ\u00e9s sur les valeurs moyennes est aussi visible sur les RDD en fonction de la culture pr\u00e9c\u00e9dente (figure 11). Les RDD moyens par pr\u00e9c\u00e9dent cultural sur les campagnes 2018, 2019 et 2020 se distinguent tr\u00e8s peu, du fait de la faible valeur des reliquats sur ces campagnes. En 2018 et 2020, il est cependant sensiblement plus \u00e9lev\u00e9 apr\u00e8s l\u00e9gumineuses. Ce constat met en \u00e9vidence l\u2019importance de bien appr\u00e9hender la gestion des intercultures ou le choix de la culture suivante apr\u00e8s l\u00e9gumineuses, malgr\u00e9 l\u2019absence d\u2019apport d\u2019azote sur ces cultures et alors qu\u2019elles tendent \u00e0 se d\u00e9velopper dans l\u2019assolement du bassin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1333\" aria-describedby=\"caption-attachment-1333\" style=\"width: 1574px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1333 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig11hq-scaled-e1666872823762.jpg\" alt=\"\" width=\"1574\" height=\"1638\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig11hq-scaled-e1666872823762.jpg 1574w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig11hq-scaled-e1666872823762-288x300.jpg 288w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig11hq-scaled-e1666872823762-984x1024.jpg 984w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig11hq-scaled-e1666872823762-768x799.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig11hq-scaled-e1666872823762-1476x1536.jpg 1476w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig11hq-scaled-e1666872823762-65x68.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig11hq-scaled-e1666872823762-225x234.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig11hq-scaled-e1666872823762-350x364.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1574px) 100vw, 1574px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1333\" class=\"wp-caption-text\">Figure 11. RDD moyen en fonction du pr\u00e9c\u00e9dent cultural et par campagne culturale (Source\u00a0: Eau 17).<\/figcaption><\/figure>\n<h1>Les enseignements apr\u00e8s cinq ann\u00e9es de suivi<\/h1>\n<h2>Un indicateur \u00ab interface \u00bb faisant consensus<\/h2>\n<p>Le travail de co-construction engag\u00e9 pour Co-Click\u2019eau a permis le partage d\u2019expertises locales et la prise en compte des r\u00e9alit\u00e9s de chacun, dans un contexte favorable au dialogue. Il a aussi permis d\u2019obtenir des objectifs chiffr\u00e9s, essentiels pour suivre les dynamiques tout au long du programme et valoriser les donn\u00e9es recueillies. Ces indicateurs int\u00e9ressent agriculteurs et techniciens.<\/p>\n<h2>L\u2019observatoire, outil de sensibilisation et de mobilisation<\/h2>\n<p>Le suivi des RDD permet de capitaliser des connaissances sur le fonctionnement des sols et d\u2019engager une r\u00e9flexion avec les agriculteurs sur leurs pratiques culturales. A l\u2019\u00e9chelle des exploitations, l\u2019observatoire a permis de\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>engager des discussions sur la relation entre qualit\u00e9 de l\u2019eau et pratiques agricoles (avec le bilan azot\u00e9 et le RDD)\u00a0;<\/li>\n<li>mettre en \u00e9vidence des pratiques \u00e0 risque (gestion de l\u2019apr\u00e8s l\u00e9gumineuse, fractionnement, implantation et type de couverts, longueur des rotations, etc.)\u00a0;<\/li>\n<li>mieux g\u00e9rer les premiers apports d&rsquo;azote, gr\u00e2ce aux RSH.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019observatoire est un bon outil pour \u00e9tablir le lien avec les agriculteurs, sensibiliser sur l\u2019enjeu qualit\u00e9 de l\u2019eau et mobiliser sur les actions propos\u00e9es dans le cadre du programme. Le bilan du programme a permis de mettre en \u00e9vidence une meilleure mobilisation des agriculteurs de l\u2019observatoire.<\/p>\n<p>Les r\u00e9sultats de RDD recueillis depuis 2016 servent d\u2019indicateur de la pression azot\u00e9e et font l\u2019interface entre pratiques agricoles et qualit\u00e9 de l\u2019eau. Ils permettent de d\u00e9gager des tendances et de faire des liens avec la concentration en nitrate aux captages et notamment d\u2019expliquer certains pics hivernaux li\u00e9s \u00e0 la pluviom\u00e9trie.<\/p>\n<h2>Les conditions limitantes pour un bon usage du RDD<\/h2>\n<p>Les mesures de RDD sont \u00e0 r\u00e9aliser au moment o\u00f9 les sols arrivent \u00e0 saturation. La diversit\u00e9 des sols rencontr\u00e9s et la planification du chantier sont des facteurs limitants. Le taux de cailloux peut faire varier le reliquat de fa\u00e7on cons\u00e9quente. Or, il est difficile \u00e0 \u00e9valuer et peut \u00eatre tr\u00e8s variable au sein d\u2019une m\u00eame parcelle. Les pr\u00e9l\u00e8vements sont effectu\u00e9s sur un ou deux horizons (30 et 60 cm) selon le type de sol, mais pour certaines parcelles, il serait possible de descendre en dessous des 60 cm. Enfin, les r\u00e9sultats sont interpr\u00e9t\u00e9s \u00e0 partir de l\u2019azote min\u00e9ral total. Or, dans certains \u00e9chantillons et selon les ann\u00e9es, la concentration en ammonium peut \u00eatre \u00e9lev\u00e9e.<\/p>\n<p>Le RDD est un indicateur \u00e0 utiliser avec pr\u00e9caution car les r\u00e9sultats ne sont pas toujours interpr\u00e9tables et la relation avec les pratiques agricoles et la qualit\u00e9 de l\u2019eau n&rsquo;est pas toujours \u00e9vidente. Une multitude de param\u00e8tres influence le RDD\u00a0: les pratiques de fertilisation, l\u2019historique de la parcelle, la pr\u00e9sence d\u2019un couvert v\u00e9g\u00e9tal (CIPAN, colza). La comparaison annuelle est pertinente car les pr\u00e9l\u00e8vements sont r\u00e9alis\u00e9s sur la m\u00eame semaine. Pour une comparaison interannuelle, il y a, entre autres, l\u2019effet de la date de pr\u00e9l\u00e8vement. Pour certaines saisons culturales, les pr\u00e9l\u00e8vements sont parfois r\u00e9alis\u00e9s trop tardivement, apr\u00e8s le d\u00e9but de drainage. N\u00e9anmoins, l\u2019observatoire de RDD doit \u00eatre maintenu et optimis\u00e9 pour continuer le suivi engag\u00e9 et pour le r\u00f4le qu\u2019il joue dans la mobilisation des agriculteurs du territoire.<\/p>\n<p>Chaque ann\u00e9e, les valeurs sont compar\u00e9es par type de sol et pr\u00e9c\u00e9dent cultural. L\u2019amplitude des r\u00e9sultats entre minimum et maximum est souvent large, ce qui rend d\u00e9licate leur analyse. Au regard des r\u00e9sultats, l\u2019interpr\u00e9tation est bien souvent limit\u00e9e, mais l\u2019acquisition de chroniques interannuelles permettra de consolider l\u2019analyse des r\u00e9sultats.<\/p>\n<h1>Perspectives<\/h1>\n<p>Des marges de man\u0153uvre existent pour am\u00e9liorer les pratiques et doivent \u00eatre mises en perspective avec l\u2019\u00e9volution du climat qui se dessine\u00a0: des \u00e9v\u00e8nements extr\u00eames de plus en plus fr\u00e9quents, coupl\u00e9s \u00e0 une hausse des temp\u00e9ratures. Ces \u00e9volutions sont aussi d\u00e9pendantes de l\u2019\u00e9volution du contexte \u00e9conomique des exploitations (co\u00fbts de production, prix d\u2019achat, march\u00e9, etc.) et de la mutation agricole de ces prochaines ann\u00e9es sur le territoire (agrandissement des exploitations, d\u00e9clin de l\u2019\u00e9levage, diminution du nombre d\u2019exploitants, etc.) qui sont autant de facteurs d\u00e9favorables \u00e0 une gestion de l\u2019azote b\u00e9n\u00e9fique \u00e0 la qualit\u00e9 de l\u2019eau.<\/p>\n<p>En 2019, les objectifs fix\u00e9s en termes de qualit\u00e9 d\u2019eau aux captages ne sont pas atteints, m\u00eame si une tendance \u00e0 la diminution de la concentration de nitrate semble s\u2019amorcer sur le captage du \u00ab Bouil de Chambon \u00bb. Ceci peut s\u2019expliquer par plusieurs \u00e9l\u00e9ments. \u00c0 supposer que les \u00e9missions de nitrate \u00e0 la sortie du champ sont effectivement r\u00e9duites, le temps de r\u00e9ponse de la masse d\u2019eau ne permet pas d\u2019observer une diminution de la concentration au captage dans la dur\u00e9e du plan d\u2019actions. Le suivi du RDD amorc\u00e9 en 2016 sur 200 parcelles semble montrer une diminution de ces \u00e9missions de nitrate en conformit\u00e9 avec l\u2019objectif fix\u00e9. Cependant, elle reste \u00e0 confirmer dans la dur\u00e9e pour v\u00e9rifier qu\u2019une tendance se d\u00e9gage au-del\u00e0 des variations interannuelles li\u00e9es au climat. Il semble toutefois d\u00e9licat d\u2019associer l\u2019ensemble de ces \u00e9volutions aux seuls effets du programme.<\/p>\n<p>En 2022, Eau 17 renouvelle son programme d\u2019actions sur un territoire \u00e9largi et avec de nouveaux acteurs associ\u00e9s (collectivit\u00e9s, nouveaux partenaires agricoles). Il pr\u00e9sentera le double enjeu nitrate et pesticides. Six leviers agronomiques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini avec des objectifs surfaciques fix\u00e9s \u00e0 horizon 2026 (figure 12). Ces derniers prennent en compte des \u00e9volutions constat\u00e9es et s\u2019inscrivent dans la continuit\u00e9 du travail de sc\u00e9narisation r\u00e9alis\u00e9 en 2015.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1320\" aria-describedby=\"caption-attachment-1320\" style=\"width: 1580px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1320 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig12hq-scaled-e1666872265771.jpg\" alt=\"\" width=\"1580\" height=\"870\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig12hq-scaled-e1666872265771.jpg 1580w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig12hq-scaled-e1666872265771-300x165.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig12hq-scaled-e1666872265771-1024x564.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig12hq-scaled-e1666872265771-768x423.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig12hq-scaled-e1666872265771-1536x846.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig12hq-scaled-e1666872265771-65x36.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig12hq-scaled-e1666872265771-225x124.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/rb_fig12hq-scaled-e1666872265771-350x193.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1580px) 100vw, 1580px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1320\" class=\"wp-caption-text\">Figure 12. Leviers d\u2019actions identifi\u00e9s dans le programme d\u2019actions du bassin de l\u2019Arnoult pour la p\u00e9riode 2022-2026 (Source\u00a0: Eau 17).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le RDD est un indicateur qui sera maintenu, tout comme l\u2019observatoire de pratiques constitu\u00e9 en 2016. L\u2019analyse et la valorisation des donn\u00e9es seront toutefois \u00e0 optimiser. Il serait notamment int\u00e9ressant d\u2019int\u00e9grer la notion de rotation dans l\u2019interpr\u00e9tation des r\u00e9sultats, d\u2019affiner les situations \u00e0 risques\u00a0et de pr\u00e9voir des temps collectifs agriculteurs\/techniciens afin de valider ensemble des interpr\u00e9tations.<\/p>\n<h1>Conclusion<\/h1>\n<p>Le travail de sc\u00e9narisation men\u00e9 sur le bassin de l\u2019Arnoult a contribu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9finition d\u2019objectifs inscrits dans le plan d\u2019actions 2016-2020 de pr\u00e9servation de la qualit\u00e9 de l\u2019eau. \u00c0 l\u2019issue de cette p\u00e9riode de cinq ann\u00e9es, une \u00e9valuation du plan d\u2019actions a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e. Elle met en avant une \u00e9volution notable des pratiques agricoles (AB, allongement des rotations, etc.). Les mesures de RDD r\u00e9alis\u00e9es sur cinq campagnes montrent une diminution, qui reste \u00e0 confirmer dans le temps, mais ne se traduit pas encore par une am\u00e9lioration franche de la qualit\u00e9 de l\u2019eau aux captages. Une concertation a \u00e9t\u00e9 men\u00e9e en 2021 pour renouveler ce plan d\u2019actions \u00e0 compter de 2022.<\/p>\n<p>Suite \u00e0 la mise en \u0153uvre de <em>Co-click\u2019eau<\/em> sur le bassin de l\u2019Arnoult, d\u2019autres territoires ont initi\u00e9 la d\u00e9marche en mobilisant le RDD comme indicateur de potentiel d\u2019\u00e9missions de nitrate. D\u2019autres indicateurs (bilan entr\u00e9es\/sorties d&rsquo;azote, note qualitative de risque d\u2019\u00e9mission de nitrate\u2026) ont \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9s pour aborder de mani\u00e8re simplifi\u00e9e l\u2019enjeu \u00ab nitrate \u00bb sans avoir \u00e0 passer par la description de triplets de cultures. Une \u00e9volution du contexte est en effet perceptible sur les territoires mobilisant la d\u00e9marche, avec une probl\u00e9matique \u00ab nitrate \u00bb qui semble moins pr\u00e9occupante, alors que la probl\u00e9matique \u00ab\u00a0phytosanitaires \u00bb devient de plus en plus pr\u00e9gnante.<\/p>\n<p>Actuellement, l\u2019adaptation de la d\u00e9marche est travaill\u00e9e pour d\u2019autres th\u00e9matiques qui impliquent de mettre en discussion l\u2019\u00e9volution de l\u2019agriculture \u00e0 l\u2019\u00e9chelle territoriale\u00a0: gestion quantitative de l\u2019eau, \u00e9nergie et climat ou encore alimentation territoriale.<\/p>\n<h1>Bibliographie<\/h1>\n<p>Chantre E., Guichard, L., Ballot, R., Jacquet, F., Jeuffroy, M.-H., Prigent, C., Barzman, M., 2016. Co-click\u2019eau, a participatory method for land-use scenarios in water catchments. <em>Land Use Policy,<\/em> 59, 260\u2013271. <a href=\"https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.landusepol.2016.09.001\">https:\/\/doi.org\/10.1016\/j.landusepol.2016.09.001<\/a><\/p>\n<p>Minist\u00e8re de la Transition \u00c9cologique, 2019. Les nitrates, le principal polluant des eaux souterraines. (<a href=\"https:\/\/www.notre-environnement.gouv.fr\/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement\/themes-ree\/risques-nuisances-pollutions\/pollution-de-l-eau-douce\/nitrates-orthophosphates\/article\/les-nitrates-le-principal-polluant-des-eaux-souterraines?lien-ressource=5193&amp;ancreretour=lireplus\">https:\/\/www.notre-environnement.gouv.fr\/rapport-sur-l-etat-de-l-environnement\/themes-ree\/risques-nuisances-pollutions\/pollution-de-l-eau-douce\/nitrates-orthophosphates\/article\/les-nitrates-le-principal-polluant-des-eaux-souterraines?lien-ressource=5193&amp;ancreretour=lireplus<\/a> consult\u00e9 le 16\/08\/22).<\/p>\n<p>Eau 17, 2020. \u00c9valuation du programme d\u2019Actions Territorial de l\u2019Arnoult 2016-2020.<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-142-1\">Programme r\u00e9gional (Nouvelle-Aquitaine) volontaire et multi partenarial, visant \u00e0 sensibiliser l\u2019ensemble des acteurs du territoire \u00e0 la pr\u00e9servation de la ressource en eau destin\u00e9e \u00e0 la production d\u2019eau potable. <a href=\"#return-footnote-142-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":10,"menu_order":2,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":["remy-ballot","maider-barreix","claire-bernardin","sophie-goineau"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[88,87,77,78],"license":[],"class_list":["post-142","chapter","type-chapter","status-publish","hentry","contributor-claire-bernardin","contributor-maider-barreix","contributor-remy-ballot","contributor-sophie-goineau"],"part":138,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/142"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"version-history":[{"count":59,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/142\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2181,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/142\/revisions\/2181"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/138"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/142\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=142"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=142"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=142"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=142"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}