{"id":24,"date":"2021-11-24T11:13:54","date_gmt":"2021-11-24T10:13:54","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/?post_type=chapter&#038;p=24"},"modified":"2022-12-21T09:58:06","modified_gmt":"2022-12-21T08:58:06","slug":"labo","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/chapter\/labo\/","title":{"raw":"Pr\u00e9l\u00e8vement et mesure de REH : retour d\u2019exp\u00e9rience du LDAR, freins et difficult\u00e9s","rendered":"Pr\u00e9l\u00e8vement et mesure de REH : retour d\u2019exp\u00e9rience du LDAR, freins et difficult\u00e9s"},"content":{"raw":"<div class=\"textbox\">\r\n\r\n<strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong>\r\n\r\nLe Laboratoire D\u00e9partemental d\u2019Analyses et de Recherche de l\u2019Aisne (LDAR) est impliqu\u00e9 depuis de nombreuses ann\u00e9es dans la r\u00e9alisation des analyses de reliquat d\u2019azote min\u00e9ral. Historiquement, ces analyses sont massivement r\u00e9alis\u00e9es en sortie d\u2019hiver (entre janvier et mars) et utilis\u00e9es par les agriculteurs dans la gestion de la fertilisation azot\u00e9e de leurs cultures. Les laboratoires tels que le LDAR ont donc mis en place, avec leurs clients et partenaires, des dispositions pour g\u00e9rer ces campagnes de mesures depuis le pr\u00e9l\u00e8vement jusqu\u2019au rendu du conseil de fertilisation.\r\n\r\nDepuis une dizaine d\u2019ann\u00e9e, le nombre des demandes d\u2019analyses en entr\u00e9e-hiver ou d\u00e9but drainage a augment\u00e9. Elles sont r\u00e9alis\u00e9es dans un cadre r\u00e8glementaire pour le suivi des teneurs en nitrate sur des bassins d\u2019alimentation de captage ou sur des parcelles situ\u00e9es dans des zones d\u2019actions renforc\u00e9es, par exemple. Pour faire face \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ralisation des mesures de reliquat en entr\u00e9e d\u2019hiver (REH), il est indispensable pour tous les acteurs de mettre en place une organisation performante.\r\n\r\nPour organiser les campagnes en entr\u00e9e-hiver, il est important de bien planifier les op\u00e9rations et communiquer sur le dispositif avec tous les acteurs de la fili\u00e8re. Le point essentiel est de disposer d\u2019un r\u00e9seau de pr\u00e9leveurs r\u00e9actifs afin de r\u00e9aliser les pr\u00e9l\u00e8vements avant le d\u00e9but du drainage sur une p\u00e9riode o\u00f9 certains d\u2019entre eux peuvent \u00eatre mobilis\u00e9s par d\u2019autres activit\u00e9s saisonni\u00e8res.\r\n\r\nLes dispositions concernant les m\u00e9thodes de pr\u00e9l\u00e8vements sont normalis\u00e9es (NF X31-115) et identiques \u00e0 celles qui s\u2019appliquent pour les mesures r\u00e9alis\u00e9es en sortie d\u2019hiver. La variabilit\u00e9 intra-parcellaire de ces pr\u00e9l\u00e8vements a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e sur un r\u00e9seau de parcelles et pr\u00e9sente des \u00e9carts-types faibles (6 kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup> en moyenne).\r\n\r\nLes \u00e9chantillons sont transf\u00e9r\u00e9s au laboratoire dans le respect de la cha\u00eene du froid o\u00f9 ils sont enregistr\u00e9s dans le syst\u00e8me informatique du LDAR. Sur chaque \u00e9chantillon, une mesure de l\u2019humidit\u00e9 est r\u00e9alis\u00e9e (NF ISO 11465) et les teneurs en azote min\u00e9ral (nitrique et ammoniacal) d\u00e9termin\u00e9es par colorim\u00e9trie apr\u00e8s extraction des formes min\u00e9rales de l\u2019azote dans une solution de chlorure de potassium (NF ISO 14256-2).\r\n\r\nAfin d\u2019assurer la fiabilit\u00e9 des analyses, le LDAR ins\u00e8re dans les s\u00e9ries de nombreux \u00e9chantillons de contr\u00f4le et participe \u00e0 des campagnes d\u2019inter-comparaisons organis\u00e9es par le BIPEA. Les \u00e9carts-types de mesures r\u00e9alis\u00e9es par l\u2019ensemble des laboratoires participants au circuit d\u2019inter-comparaison sur sol frais sont de l\u2019ordre de 9\u00a0% de la moyenne des teneurs en azote min\u00e9ral.\r\n\r\nD\u2019un point de vue analytique, la fiabilit\u00e9 de la m\u00e9thode repose sur la repr\u00e9sentativit\u00e9 des \u00e9chantillons, sur le respect de la cha\u00eene du froid, sur une bonne tra\u00e7abilit\u00e9 des \u00e9chantillons et sur le contr\u00f4le rigoureux des conditions d\u2019analyse.\r\n\r\n<\/div>\r\n<h1>Introduction<\/h1>\r\nDepuis la mise en place de la m\u00e9thode du bilan dans les ann\u00e9es 70, l\u2019INRA de Laon et la Station Agronomique de l\u2019Aisne (devenue le LDAR, Laboratoire D\u00e9partemental d\u2019Analyses et de Recherche de l\u2019Aisne) ont contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019essor des analyses de reliquat en sortie d\u2019hiver (RSH) avec pour objectif d\u2019\u00e9tablir un conseil de fumure azot\u00e9e pour les agriculteurs. \u00c0 partir du milieu des ann\u00e9es 80, la Station Agronomique puis le LDAR ont assur\u00e9 l\u2019organisation de campagnes de mesures afin de r\u00e9pondre aux attentes des fili\u00e8res agricoles et permettre une meilleure gestion des apports d\u2019azote (limitation des pertes, optimisation des rendements, de la qualit\u00e9 des produits, gains \u00e9conomiques\u2026).\r\n\r\nEn marge de ces campagnes, des analyses d\u2019azote min\u00e9ral ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es sur d\u2019autres p\u00e9riodes de l\u2019ann\u00e9e dans le cadre d\u2019exp\u00e9rimentations ou de suivis sur des r\u00e9seaux (mesures en cours de culture, post-r\u00e9colte, entr\u00e9e-hiver, sortie-hiver). Ces mesures ont permis d\u2019acqu\u00e9rir des r\u00e9f\u00e9rences. Une meilleure connaissance de la dynamique de l\u2019azote dans les sols permet une gestion plus efficiente \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la rotation afin de limiter les pertes. En effet, les quantit\u00e9s d\u2019azote min\u00e9ral pr\u00e9sentes dans le sol \u00e0 la r\u00e9colte ou en entr\u00e9e-hiver (REH) ne sont pas int\u00e9gralement utilisables par les cultures marchandes\u00a0; elles peuvent \u00eatre perdues vers le milieu naturel, notamment par lixiviation. La limitation des pertes est un objectif \u00e0 la fois technico-\u00e9conomique et environnemental.\r\n<h1>Organisation actuelle des campagnes de pr\u00e9l\u00e8vements<\/h1>\r\nActuellement, la majeure partie des mesures de reliquat d\u2019azote min\u00e9ral en France est concentr\u00e9e sur les deux premiers mois de l\u2019ann\u00e9e. L\u2019objectif principal de cette campagne d\u2019analyses est de d\u00e9livrer un conseil de fumure azot\u00e9e \u00e0 partir de la m\u00e9thode du bilan.\r\n\r\nDepuis quelques ann\u00e9es, les mesures de REH sur des bassins d\u2019alimentation de captage se sont g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es. Le LDAR est impliqu\u00e9 dans plusieurs projets tels que le suivi des REH et RSH dans le cadre de la mesure AZUR mise en place par la Chambre d\u2019Agriculture de l\u2019Aisne et ses partenaires (Gaillard, 2022). Depuis la parution (novembre 2018) du 6<sup>\u00e8me<\/sup> programme d\u2019actions de la Directive Nitrates en Hauts de France, le laboratoire est aussi mis \u00e0 contribution pour des mesures de REH, rendues obligatoires dans les zones d\u2019actions renforc\u00e9es (ZAR). Par ailleurs, des suivis sont r\u00e9alis\u00e9s pour estimer les risques de perte d\u2019azote durant l\u2019hiver afin, en particulier, d\u2019informer les agriculteurs et de les motiver \u00e0 mieux g\u00e9rer leurs intercultures. Le nombre des analyses r\u00e9alis\u00e9es en entr\u00e9e d\u2019hiver est ainsi en croissance lente mais r\u00e9guli\u00e8re. \u00c0 titre d\u2019illustration, au LDAR, seules 3\u00a0% des analyses de reliquat sont r\u00e9alis\u00e9es chaque ann\u00e9e entre les mois d\u2019octobre et d\u00e9cembre.\r\n\r\nLa typologie des clients demandeurs de reliquat post-r\u00e9colte ou REH est diff\u00e9rente de celle des demandeurs de la majeure partie des analyses de RSH. Les principaux demandeurs d\u2019analyses pour des mesures de REH sont les suivants\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li>des Chambres d\u2019agriculture ou collectivit\u00e9s (mairie, syndicats des eaux...) dans le cadre de suivi sur des bassins d\u2019alimentation de captage,<\/li>\r\n \t<li>des gestionnaires d\u2019eau dans le cadre d\u2019op\u00e9ration de reconqu\u00eate de la qualit\u00e9 de l\u2019eau,<\/li>\r\n \t<li>des agriculteurs situ\u00e9s dans des ZAR et qui ont des obligations r\u00e9glementaires de mesures de REH,<\/li>\r\n \t<li>des instituts techniques, organismes de recherche ou de conseil en vue d\u2019acqu\u00e9rir des donn\u00e9es sur la dynamique de l\u2019azote dans les sols.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nLes demandes \u00e9manant des collectivit\u00e9s sont r\u00e9gies par le code des march\u00e9s publiques. \u00c0 ce titre, la gestion administrative des dossiers est parfois complexe.\r\n\r\nLes laboratoires d\u2019analyses sont un maillon essentiel dans la cha\u00eene. Il est indispensable de mettre en place la logistique appropri\u00e9e pour g\u00e9rer les \u00e9chantillons depuis leur pr\u00e9l\u00e8vement jusqu\u2019au rendu des r\u00e9sultats. La figure 1 d\u00e9crit le sch\u00e9ma de fonctionnement actuellement en place au LDAR.\r\n\r\nLa phase de pr\u00e9paration en amont de la campagne d'\u00e9chantillonnage est importante, elle permet de planifier et d\u2019organiser le travail pour tous les acteurs (du pr\u00e9l\u00e8vement jusqu\u2019au rendu des r\u00e9sultats et la facturation). Ce temps de pr\u00e9paration est tr\u00e8s variable et d\u00e9pendant de la complexit\u00e9 des demandes et notamment du souhait ou non du client de g\u00e9rer le pr\u00e9l\u00e8vement lui-m\u00eame.\r\n\r\nPour bien planifier les pr\u00e9l\u00e8vements, il est n\u00e9cessaire d\u00e8s la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 de connaitre les parcelles qui doivent en faire l\u2019objet (identification des demandeurs, types de sol, localisation GPS des parcelles). En fonction de la localisation des parcelles, il faut solliciter un pr\u00e9leveur capable d\u2019intervenir sur la zone et s\u2019assurer que la prestation pourra \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e dans le temps imparti.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1017\" align=\"aligncenter\" width=\"1995\"]<a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-scaled.jpg\"><img class=\"wp-image-1017 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"1995\" height=\"2560\" \/><\/a> <em>Figure 1. Sch\u00e9ma organisationnel actuel de la campagne de mesures REH au LDAR.<\/em>[\/caption]\r\n<h1>R\u00e9alisation des pr\u00e9l\u00e8vements<\/h1>\r\nLes activit\u00e9s de pr\u00e9l\u00e8vement de terre sont tr\u00e8s saisonni\u00e8res. Dans la majeure partie des cas, elles sont r\u00e9alis\u00e9es par des prestataires sous-traitants du laboratoire qui peuvent \u00eatre sp\u00e9cialis\u00e9s, mais le plus souvent ce sont des exploitations agricoles ou des entreprises de travaux agricoles. Ainsi, la p\u00e9riode automnale est tr\u00e8s charg\u00e9e pour ces acteurs d\u00e9j\u00e0 occup\u00e9s par d\u2019autres travaux dans les champs (chantier d\u2019arrachage de betteraves, de r\u00e9colte de ma\u00efs, de semis\u2026).\r\n\r\nDans certaines situations et pour diverses raisons (disponibilit\u00e9 des pr\u00e9leveurs, co\u00fbts\u2026), les agriculteurs choisissent de r\u00e9aliser les pr\u00e9l\u00e8vements eux-m\u00eames sur leurs parcelles.\r\n\r\nEn entr\u00e9e d'hiver, les pr\u00e9l\u00e8vements sont d\u00e9clench\u00e9s au cas par cas en fonction du remplissage de la r\u00e9serve utile. \u00c0 cette fin, Agro-Transfert Ressources et Territoires r\u00e9alise des mod\u00e9lisations du remplissage de la r\u00e9serve utile sur les territoires des Hauts de France en fonction du type de sol et de la pluviom\u00e9trie (Mouny, 2022). Ces pr\u00e9visions sont mises en ligne sur le site web de la Chambre d\u2019Agriculture des Hauts de France. Celles-ci ne sont pas toujours simples \u00e0 comprendre pour les agriculteurs de fa\u00e7on isol\u00e9e et la \u00ab fen\u00eatre de tir \u00bb peut se r\u00e9v\u00e9ler assez courte et difficile \u00e0 anticiper puisqu\u2019elle est d\u00e9pendante de la pluviom\u00e9trie.\r\n\r\nPour d\u2019autres secteurs, les dates de pr\u00e9l\u00e8vements peuvent \u00eatre\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li>fixes et pr\u00e9cis\u00e9es dans les cahiers des charges des clients\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>d\u00e9termin\u00e9es \u00e0 dire d\u2019experts ou<\/li>\r\n \t<li>calcul\u00e9es \u00e0 partir de mod\u00e8les simplifi\u00e9s permettant d\u2019estimer le remplissage de la r\u00e9serve utile.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nDans le cadre des mesures de REH, les r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales de r\u00e9alisation des pr\u00e9l\u00e8vements destin\u00e9s au dosage de l\u2019azote min\u00e9ral s\u2019appliquent conform\u00e9ment \u00e0 la norme NF X 31-115. Ainsi, ils doivent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s sur une zone homog\u00e8ne repr\u00e9sentative de la parcelle, pr\u00e9sentant une m\u00eame texture et un m\u00eame historique culturale r\u00e9cent, en particulier un m\u00eame pr\u00e9c\u00e9dent cultural. Il est imp\u00e9ratif d\u2019\u00e9viter toutes les zones anormales telles que les fourri\u00e8res, les bordures du champ, les mouill\u00e8res ainsi que les aires de stockage de produits organiques.\r\n\r\nDeux techniques peuvent \u00eatre utilis\u00e9es\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li>le pr\u00e9l\u00e8vement localis\u00e9 qui s\u2019effectue sur un cercle de 60 m\u00e8tres de diam\u00e8tre au maximum, dans lequel les pr\u00e9l\u00e8vements de terre sont effectu\u00e9s. Cette zone doit \u00eatre la plus repr\u00e9sentative possible de la parcelle ou<\/li>\r\n \t<li>le pr\u00e9l\u00e8vement sur une diagonale qui permet un lissage des variations de la parcelle, mais cette technique ne doit pas \u00eatre utilis\u00e9e sur l\u2019ensemble d\u2019une parcelle h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. Dans ces conditions elle risque de masquer la r\u00e9alit\u00e9 du terrain (variabilit\u00e9 de la texture de la terre selon les zones, par exemple).<\/li>\r\n<\/ul>\r\nUn pr\u00e9l\u00e8vement effectu\u00e9 dans une zone homog\u00e8ne repr\u00e9sentative de la parcelle regroupe au minimum 10 sondages \u00e9l\u00e9mentaires. Un \u00e9chantillon r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir de 15 sondages \u00e9l\u00e9mentaires assure une meilleure repr\u00e9sentativit\u00e9 de l\u2019analyse, notamment apr\u00e8s un pr\u00e9c\u00e9dent dit riche (pomme de terre, l\u00e9gumineuses, l\u00e9gumes de plein champ\u2026) ou apr\u00e8s tout apport de produit organique.\r\n\r\nQuand la nature du sol le permet (c\u2019est-\u00e0-dire en l\u2019absence d\u2019obstacle au pr\u00e9l\u00e8vement), le pr\u00e9l\u00e8vement est r\u00e9alis\u00e9 par couche de 30 cm sur une profondeur totale de 90 cm. L\u2019int\u00e9r\u00eat de ces mesures sur plusieurs couches est de connaitre la r\u00e9partition de l\u2019azote dans le sol. Cette information est indispensable afin de pouvoir estimer les transferts en profondeur et mod\u00e9liser les pertes potentielles de nitrate.\r\n\r\nLe carottage peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li>m\u00e9caniquement avec un mat\u00e9riel de pr\u00e9l\u00e8vement g\u00e9n\u00e9ralement install\u00e9 sur un quad\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>manuellement avec une sonde tubulaire de 25 mm de diam\u00e8tre et de 1,20 m de hauteur\u00a0;<\/li>\r\n \t<li>manuellement avec une tari\u00e8re h\u00e9lico\u00efdale de m\u00eame hauteur dans les sols caillouteux.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nComme pour le pr\u00e9l\u00e8vement des \u00e9chantillons de RSH, on veille \u00e0 \u00e9viter les retomb\u00e9es de terre dans le trou, ainsi que la pollution des carottes plus profondes et tout m\u00e9lange de couche, surtout en cas d'utilisation d'une sonde h\u00e9lico\u00efdale.\r\n\r\nL\u2019\u00e9chantillon compos\u00e9 de l\u2019ensemble des pr\u00e9l\u00e8vements \u00e9l\u00e9mentaires est plac\u00e9 dans un sac plastique.\u00a0 Celui-ci doit \u00eatre ferm\u00e9 pour \u00e9viter toute perte d\u2019humidit\u00e9. Un sac neuf est utilis\u00e9 pour \u00e9viter les risques de contamination et de pr\u00e9f\u00e9rence transparent pour appr\u00e9cier le type de sol, estimer sa densit\u00e9 et v\u00e9rifier l\u2019ordre des couches. Chaque sac contenant l\u2019\u00e9chantillon est r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 en respectant les demandes et habitudes du laboratoire destinataire des \u00e9chantillons.\r\n\r\nEn moyenne, 20 \u00e0 30 minutes par parcelle sont n\u00e9cessaires pour un pr\u00e9l\u00e8vement m\u00e9canis\u00e9, sans compter les temps de d\u00e9placement. Dans un souci de rentabilit\u00e9 et pour un fonctionnement optimal, un pr\u00e9leveur peut assurer les pr\u00e9l\u00e8vements pour une vingtaine de parcelles au cours d'une journ\u00e9e.\r\n\r\nLes \u00e9chantillons sont conserv\u00e9s \u00e0 une temp\u00e9rature inf\u00e9rieure \u00e0 4 \u00b0C et achemin\u00e9s vers le laboratoire le jour m\u00eame ou le lendemain de leur pr\u00e9l\u00e8vement. Si ce n\u2019est pas le cas, ils sont congel\u00e9s d\u00e8s leur pr\u00e9l\u00e8vement et transf\u00e9r\u00e9s congel\u00e9s au laboratoire. Enfin, les \u00e9chantillons ne sont jamais laiss\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019une source de chaleur ou au soleil \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un v\u00e9hicule.\r\n\r\nAfin de mesurer la variabilit\u00e9 intra-parcellaire des quantit\u00e9s d\u2019azote min\u00e9ral, des mesures de reliquat ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es sur un r\u00e9seau de 30 parcelles situ\u00e9es en Picardie et Champagne-Ardenne sur des types de sol vari\u00e9s. Dans chacune des parcelles, trois zones de pr\u00e9l\u00e8vement ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es et \u00e9chantillonn\u00e9es. Les situations \u00e9tant tr\u00e8s vari\u00e9es, les quantit\u00e9s d\u2019azote min\u00e9ral mesur\u00e9es dans le sol s\u2019\u00e9talaient de 7 \u00e0 136 kg N.ha<sup>-1<\/sup> sur 3 horizons de 30 cm, soit une profondeur de 90 cm (figure 2).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1018\" align=\"aligncenter\" width=\"2168\"]<a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq.jpg\"><img class=\"wp-image-1018 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq.jpg\" alt=\"\" width=\"2168\" height=\"1016\" \/><\/a> <em>Figure 2. Dispersion des reliquats mesur\u00e9s sur un r\u00e9seau de 30 parcelles.<\/em>[\/caption]\r\n\r\nLa variabilit\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par la figure 3 s\u2019est av\u00e9r\u00e9e faible avec un \u00e9cart-type moyen de l\u2019ordre de 6 kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup> et une majorit\u00e9 des mesures (90\u00a0%) pr\u00e9sentant un \u00e9cart-type inf\u00e9rieur \u00e0 12 kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup> pour un maximum de 21 kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup>.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1019\" align=\"aligncenter\" width=\"188\"]<a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq.jpg\"><img class=\"wp-image-1019 size-medium\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq-188x300.jpg\" alt=\"\" width=\"188\" height=\"300\" \/><\/a> <em>Figure 3. Distribution des \u00e9cart-types d\u2019un r\u00e9seau parcellaire de 30 parcelles.<\/em>[\/caption]\r\n<h1>Enregistrement des \u00e9chantillons et r\u00e9alisation des analyses<\/h1>\r\nAu laboratoire, la chaine du froid est respect\u00e9e. Les \u00e9chantillons sont enregistr\u00e9s rapidement afin d\u2019assurer une bonne tra\u00e7abilit\u00e9 et le traitement informatique des donn\u00e9es. Pour cela, une identification claire de l\u2019\u00e9chantillon est n\u00e9cessaire (propri\u00e9taire, nom de parcelles, profondeur des horizons pr\u00e9lev\u00e9s\u2026) et chaque \u00e9chantillon est accompagn\u00e9 d\u2019une demande d\u2019analyse.\r\n\r\nLa mesure du reliquat d\u2019azote consiste \u00e0 analyser les teneurs en azote min\u00e9ral (nitrique et ammoniacal) d\u2019\u00e9chantillons de terre. Les mesures sont r\u00e9alis\u00e9es par colorim\u00e9trie apr\u00e8s extraction des formes min\u00e9rales de l\u2019azote dans une solution de chlorure de potassium.\r\n\r\nEn parall\u00e8le, une mesure d\u2019humidit\u00e9 est r\u00e9alis\u00e9e. Coupl\u00e9e avec la prise en compte de la densit\u00e9 apparente de chaque couche du sol et de la charge en cailloux, elle permet de calculer des quantit\u00e9s d\u2019azote par hectare.\r\n\r\nCes analyses sont effectu\u00e9es selon les normes en vigueur\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li>NF ISO 11465 pour la d\u00e9termination de la teneur pond\u00e9rale en eau\u00a0: d\u00e9termination de l\u2019humidit\u00e9 apr\u00e8s s\u00e9chage \u00e0 105 \u00b0C pendant 24 h<\/li>\r\n \t<li>NF ISO 14256-2 pour les d\u00e9terminations du nitrate et de l\u2019ammonium\u00a0: mise en solution dans du KCl puis dosage par colorim\u00e9trie en flux continu. Les r\u00e9sultats des teneurs en nitrate et ammonium sont exprim\u00e9s en mg.kg<sup>-1<\/sup> de terre s\u00e8che.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nLes diff\u00e9rentes phases analytiques se succ\u00e8dent rapidement afin d\u2019\u00e9viter le r\u00e9chauffement des \u00e9chantillons qui serait pr\u00e9judiciable \u00e0 la qualit\u00e9 des r\u00e9sultats. La phase de pr\u00e9paration et de sous-\u00e9chantillonnage est tr\u00e8s importante et doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e avec soin afin de pr\u00e9lever une aliquote repr\u00e9sentative de l\u2019\u00e9chantillon re\u00e7u. Pour cela, l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de l\u2019\u00e9chantillon re\u00e7u est tamis\u00e9e.\r\n\r\nLes laboratoires qui r\u00e9alisent des analyses de reliquat sont agr\u00e9\u00e9s par le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture. Les agr\u00e9ments sont d\u00e9livr\u00e9s annuellement aux laboratoires qui participent avec succ\u00e8s au circuit d\u2019inter-comparaison du \"Circuit 15\" organis\u00e9 par le BIPEA (Bureau Interprofessionnel d\u2019\u00c9tudes Analytiques) et qui d\u00e9montrent ainsi leur aptitude \u00e0 rendre des r\u00e9sultats satisfaisants. L\u2019\u00e9tude des r\u00e9sultats rendus par les laboratoires agr\u00e9\u00e9s dans le cadre de ce circuit montre une dispersion relativement r\u00e9duite. La figure 4 repr\u00e9sente les \u00e9carts-types observ\u00e9s pour chacun des \u00e9chantillons analys\u00e9s durant les campagnes 2019\/2020 et 2020\/2021 (10 \u00e9chantillons par campagne). Dans la plupart des situations les valeurs des \u00e9carts-types sont de l\u2019ordre de 5\u00a0% de la moyenne des teneurs en azote min\u00e9ral (nitrate et ammonium) ce qui atteste d\u2019une bonne reproductibilit\u00e9 inter-laboratoire des analyses.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1020\" align=\"aligncenter\" width=\"2124\"]<a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq.jpg\"><img class=\"wp-image-1020 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq.jpg\" alt=\"\" width=\"2124\" height=\"1164\" \/><\/a> <em>Figure 4. Circuit 15 (sol sec) du BIPEA, campagnes 2019\/2020 et 2020\/2021, teneurs en azote min\u00e9ral et \u00e9carts-types.<\/em>[\/caption]\r\n\r\nPar ailleurs, dans le cadre du \"Circuit 15A\", le BIPEA organise deux fois par an des inter-comparaisons sur sol frais (figure 5). Ce circuit pr\u00e9sente des \u00e9carts-types un peu plus \u00e9lev\u00e9s, de l\u2019ordre de 9\u00a0% de la moyenne des teneurs en azote min\u00e9ral. Dans le cadre du circuit 15, les \u00e9chantillons secs sont stables et n\u2019\u00e9voluent pas. Dans le cadre du circuit 15A, malgr\u00e9 les pr\u00e9cautions mises en \u0153uvre, les \u00e9chantillons humides peuvent \u00e9voluer (min\u00e9ralisation des formes organiques de l\u2019azote) durant le transport entre les locaux du BIPEA et les laboratoires qui sont r\u00e9partis sur le territoire fran\u00e7ais, voire \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1021\" align=\"aligncenter\" width=\"2116\"]<a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq.jpg\"><img class=\"wp-image-1021 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq.jpg\" alt=\"\" width=\"2116\" height=\"1072\" \/><\/a> <em>Figure 5. Circuit 15A (sol frais) du BIPEA, campagnes 2019\/2020, 2020\/2021 et 2021\/2022, teneurs en azote min\u00e9ral et \u00e9carts-types.<\/em>[\/caption]\r\n\r\nPour la plupart des laboratoires et pour le LDAR en particulier, l\u2019organisation d\u2019une campagne de mesure en automne ne pr\u00e9sente pas de probl\u00e8me particulier. Le mat\u00e9riel et le savoir-faire sont disponibles. Les capacit\u00e9s journali\u00e8res d\u2019analyse peuvent donc tr\u00e8s rapidement \u00eatre comparables \u00e0 celles de la campagne de fin d\u2019hiver (RSH).\u00a0 Un laboratoire tel que le LDAR est \u00e9quip\u00e9 pour pouvoir analyser plus de 1500 \u00e9chantillons par jour.\r\n<h1>Rendu des r\u00e9sultats<\/h1>\r\nLes r\u00e9sultats d\u2019analyses sont exprim\u00e9s en mg.L<sup>-1<\/sup> puis en mg.kg<sup>-1<\/sup> de terre s\u00e8che (figure 6) gr\u00e2ce \u00e0 la mesure de l\u2019humidit\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e sur les \u00e9chantillons.\r\n\r\nPour \u00eatre exploitable, il est n\u00e9cessaire d\u2019exprimer ces r\u00e9sultats en kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup>. Pour cette raison, le type de sol est une donn\u00e9e indispensable. En effet, des densit\u00e9s apparentes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies pour les principaux types de sol que ce soit pour la couche de surface ou les couches plus profondes. La charge en cailloux est aussi int\u00e9gr\u00e9e dans le calcul du reliquat, le plus souvent, il s\u2019agit d\u2019une valeur moyenne par d\u00e9faut affect\u00e9e au type de sol. Cependant, dans le cas de donn\u00e9es pr\u00e9cises sur une parcelle, il est possible d\u2019int\u00e9grer une charge en cailloux diff\u00e9renti\u00e9e selon les couches.\r\n\r\n[caption id=\"attachment_1427\" align=\"aligncenter\" width=\"1670\"]<img class=\"wp-image-1427 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig6hq-scaled-e1668677911724.jpg\" alt=\"\" width=\"1670\" height=\"2316\" \/> <em>Figure 6. Mod\u00e8le de bulletin de r\u00e9sultats pour les REH.<\/em>[\/caption]\r\n<h1>Conclusions et recommandations pour l\u2019organisation de mesures de REH<\/h1>\r\nLes exp\u00e9riences conduites par diff\u00e9rents acteurs sont le reflet d\u2019une prise de conscience de l\u2019int\u00e9r\u00eat des analyses de reliquat sur la p\u00e9riode automnale. Pour faire face \u00e0 une augmentation de ces pratiques, il est n\u00e9cessaire de mettre en place une organisation et une logistique adapt\u00e9es pour \u00e9tablir un service performant et r\u00e9pondre aux attentes des diff\u00e9rents acteurs.\r\n\r\nSi les mesures de REH devaient se g\u00e9n\u00e9raliser, le point cl\u00e9 de l\u2019organisation des campagnes serait la d\u00e9finition pr\u00e9coce des dates d\u2019intervention. Elle conditionnera la planification des pr\u00e9l\u00e8vements et des analyses et par cons\u00e9quent les \u00e9ventuels recrutements de saisonniers qui seront charg\u00e9s de ces prestations. Des p\u00e9riodes d\u2019intervention d\u00e9finies trop tardivement seront bien s\u00fbr un obstacle \u00e0 des campagnes g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es et fluides. Pour cela, il faudra disposer d\u2019un outil pr\u00e9dictif pour assurer un d\u00e9lai compatible avec la commande des pr\u00e9l\u00e8vements et des analyses, facilement utilisable par les agriculteurs ou les pr\u00e9leveurs, ergonomique et n\u00e9cessitant des saisies minimales (type de sol, secteur g\u00e9ographique par exemple).\r\n\r\nIl est \u00e9galement important, pour l\u2019appropriation des REH, de disposer d\u2019un r\u00e9seau de pr\u00e9leveurs performants car ils sont le premier contact sur le terrain. Les structures qui assurent le pr\u00e9l\u00e8vement des \u00e9chantillons actuellement devront se prononcer quant \u00e0 leur capacit\u00e9 \u00e0 intervenir en automne. Certaines seront sans doute amen\u00e9es \u00e0 privil\u00e9gier d\u2019autres types d\u2019activit\u00e9s. Par opposition, la capacit\u00e9 des laboratoires \u00e0 traiter des \u00e9chantillons en automne est sans doute moins impact\u00e9e par d\u2019autres activit\u00e9s. Les laboratoires pourront assurer des rythmes d\u2019analyses comparables \u00e0 ceux de la fin d\u2019hiver.\r\n\r\nDe m\u00eame, il est indispensable de concevoir collectivement un mode de fonctionnement conforme aux attentes et aux possibilit\u00e9s de l\u2019ensemble des fili\u00e8res. D\u2019un point de vue g\u00e9n\u00e9ral, elles sont largement engag\u00e9es dans le raisonnement de la fertilisation azot\u00e9e des cultures, que ce soit pour des raisons techniques ou \u00e9conomiques. En particulier, les partenaires des agriculteurs (coop\u00e9ratives agricoles, CETA, n\u00e9goces, industriels\u2026) contribuent largement \u00e0 l\u2019organisation des campagnes de mesure des RSH. Ils sont aussi engag\u00e9s dans les travaux li\u00e9s \u00e0 une pratique plus g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des REH. Mais on peut s\u2019interroger sur leur int\u00e9r\u00eat et leur capacit\u00e9 \u00e0 s\u2019impliquer dans cette d\u00e9marche \u00e0 une p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e qui, pour certains d\u2019entre eux, est d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s remplie. Par ailleurs, les enjeux environnementaux et soci\u00e9taux sont r\u00e9els. Il faudra solliciter d\u2019autres intervenants, collectivit\u00e9s, syndicats des eaux, chambres d\u2019agriculture, conseillers\u2026 qui pourront prendre en charge une part de la structuration, l\u2019organisation et l\u2019accompagnement des agriculteurs.\r\n\r\n\u00c0 l\u2019\u00e9chelle des exploitations, la g\u00e9n\u00e9ralisation de ces mesures reste tr\u00e8s d\u00e9pendante de la perception qu\u2019en ont les agriculteurs. Les raisonnements associ\u00e9s se justifient surtout \u00e0 moyen terme dans le cadre d\u2019une adaptation des pratiques. \u00c0 plus court terme, le rapport b\u00e9n\u00e9fice\/co\u00fbt peut sembler d\u00e9favorable. Il apparait indispensable de mettre en place une communication aupr\u00e8s des agriculteurs et de leurs conseillers. La mesure des REH devrait \u00eatre clairement identifi\u00e9e par les utilisateurs comme un levier efficace contribuant \u00e0 des choix techniques adapt\u00e9s afin de limiter les pertes d\u2019azote vers les milieux naturels et pouvant, \u00e0 moyen terme, r\u00e9duire l\u2019usage des engrais min\u00e9raux. L\u2019\u00e9volution actuelle du co\u00fbt des intrants, si elle perdure, pourrait faire \u00e9voluer positivement la position des agriculteurs. Ces analyses pourraient aussi \u00eatre mieux contextualis\u00e9es par comparaison avec des r\u00e9f\u00e9rences bien \u00e9tablies et op\u00e9rationnelles.\r\n\r\nEnfin, il est imp\u00e9ratif que le rendu de l\u2019analyse soit associ\u00e9 \u00e0 un jugement sur la valeur du reliquat mesur\u00e9. \u00c0 cette fin, il faut prendre en compte la multiplicit\u00e9 des situations et collecter les donn\u00e9es associ\u00e9es \u00e0 l\u2019historique parcellaire. Elles comprendront les informations sur le pr\u00e9c\u00e9dent cultural, l\u2019interculture et les apports de produits r\u00e9siduaires organiques. Elles devront aussi tenir compte d\u2019\u00e9ventuels accidents culturaux (sur les cultures principales et les cultures interm\u00e9diaires).\r\n\r\nActuellement, les r\u00e9sultats des REH sont peu et mal valoris\u00e9s. Pour assurer une bonne compr\u00e9hension de cette nouvelle pratique, il faudra pr\u00e9voir en amont de la restitution des r\u00e9sultats aux agriculteurs des campagnes d\u2019information. Elles pourront prendre la forme d\u2019articles didactiques dans la presse sp\u00e9cialis\u00e9e, voire de r\u00e9unions d\u2019information. Plus ponctuellement, il faudra aussi pr\u00e9voir d\u2019assurer le \u00ab\u00a0service apr\u00e8s-vente\u00a0\u00bb des REH. Une question reste en suspens\u00a0: qui prendra en charge cet accompagnement, cette communication et comment toucher un maximum d\u2019agriculteurs\u00a0?\r\n\r\nPour interpr\u00e9ter ces donn\u00e9es, on peut sans doute imaginer deux types de solutions\u00a0:\r\n<ul>\r\n \t<li>la comparaison \u00e0 des moyennes \u00e9tablies chaque ann\u00e9e pour tenir compte des particularit\u00e9s climatiques ou<\/li>\r\n \t<li>le recours \u00e0 la mod\u00e9lisation.<\/li>\r\n<\/ul>\r\nL\u2019\u00e9tablissement et l\u2019utilisation des synth\u00e8ses annuelles d\u00e9partementales de RSH montrent de nombreuses limites. Trop de situations sont dites \u00ab orphelines \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elles ne sont pas suffisamment repr\u00e9sent\u00e9es pour permettre des statistiques. Par ailleurs, les moyennes ne permettent pas de prendre en compte la variabilit\u00e9 des r\u00e9sultats, en particulier en cas d\u2019accident cultural. Ces deux remarques s\u2019appliquent aussi aux REH. La conception de mod\u00e8les et d\u2019outils d\u2019interpr\u00e9tation informatis\u00e9s n\u00e9cessite d\u2019accumuler de nombreuses donn\u00e9es dans des situations climatiques vari\u00e9es. Ces travaux seront d\u00e9pendants des moyens humains et financiers qui y seront apport\u00e9s. Ils pourraient se concevoir dans le cadre de projets collaboratifs et mobiliser des donn\u00e9es existantes afin de limiter les d\u00e9lais de conception. Par opposition \u00e0 ces deux options, on peut aussi imaginer de comparer les mesures \u00e0 quelques seuils forfaitaires consid\u00e9r\u00e9s comme acceptables et plus ou moins pond\u00e9r\u00e9s en fonction des donn\u00e9es climatiques de l\u2019ann\u00e9e. Cette derni\u00e8re solution pr\u00e9sente le m\u00e9rite d\u2019\u00eatre facilement mise en \u0153uvre mais elle conduit \u00e0 un moindre int\u00e9r\u00eat technique de la mesure. Quelle que soit la solution retenue, les laboratoires devront concevoir des outils de gestion des donn\u00e9es et de restitution adapt\u00e9s.\r\n<h1>Bibliographie<\/h1>\r\nGaillard J., 2022.\u00a0 Retour d'exp\u00e9rience sur la mise en \u0153uvre d'une action collective de gestion de l'azote s'appuyant sur la mesure du REH dans les BAC de l'Aisne\u00a0: la m\u00e9thode AZUR.\u00a0 <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C. &amp; Delesalle M., eds.\u00a0 <em>Retours d'exp\u00e9rience autour du REH \/ RDD \/ APL.<\/em>\u00a0 Gembloux, Belgique\u00a0: Presses agronomiques de Gembloux.\r\n\r\nMouny J-C., 2022. D\u00e9termination d'une date de d\u00e9but de drainage avec un outil de mod\u00e9lisation\u00a0\u00a0: exemple de Syst'N dans les Hauts-de-France.\u00a0 <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C. &amp; Delesalle M., eds.\u00a0 <em>Retours d'exp\u00e9rience autour du REH \/ RDD \/ APL.<\/em>\u00a0 Gembloux, Belgique\u00a0: Presses agronomiques de Gembloux.","rendered":"<div class=\"textbox\">\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Le Laboratoire D\u00e9partemental d\u2019Analyses et de Recherche de l\u2019Aisne (LDAR) est impliqu\u00e9 depuis de nombreuses ann\u00e9es dans la r\u00e9alisation des analyses de reliquat d\u2019azote min\u00e9ral. Historiquement, ces analyses sont massivement r\u00e9alis\u00e9es en sortie d\u2019hiver (entre janvier et mars) et utilis\u00e9es par les agriculteurs dans la gestion de la fertilisation azot\u00e9e de leurs cultures. Les laboratoires tels que le LDAR ont donc mis en place, avec leurs clients et partenaires, des dispositions pour g\u00e9rer ces campagnes de mesures depuis le pr\u00e9l\u00e8vement jusqu\u2019au rendu du conseil de fertilisation.<\/p>\n<p>Depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9e, le nombre des demandes d\u2019analyses en entr\u00e9e-hiver ou d\u00e9but drainage a augment\u00e9. Elles sont r\u00e9alis\u00e9es dans un cadre r\u00e8glementaire pour le suivi des teneurs en nitrate sur des bassins d\u2019alimentation de captage ou sur des parcelles situ\u00e9es dans des zones d\u2019actions renforc\u00e9es, par exemple. Pour faire face \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ralisation des mesures de reliquat en entr\u00e9e d\u2019hiver (REH), il est indispensable pour tous les acteurs de mettre en place une organisation performante.<\/p>\n<p>Pour organiser les campagnes en entr\u00e9e-hiver, il est important de bien planifier les op\u00e9rations et communiquer sur le dispositif avec tous les acteurs de la fili\u00e8re. Le point essentiel est de disposer d\u2019un r\u00e9seau de pr\u00e9leveurs r\u00e9actifs afin de r\u00e9aliser les pr\u00e9l\u00e8vements avant le d\u00e9but du drainage sur une p\u00e9riode o\u00f9 certains d\u2019entre eux peuvent \u00eatre mobilis\u00e9s par d\u2019autres activit\u00e9s saisonni\u00e8res.<\/p>\n<p>Les dispositions concernant les m\u00e9thodes de pr\u00e9l\u00e8vements sont normalis\u00e9es (NF X31-115) et identiques \u00e0 celles qui s\u2019appliquent pour les mesures r\u00e9alis\u00e9es en sortie d\u2019hiver. La variabilit\u00e9 intra-parcellaire de ces pr\u00e9l\u00e8vements a \u00e9t\u00e9 \u00e9valu\u00e9e sur un r\u00e9seau de parcelles et pr\u00e9sente des \u00e9carts-types faibles (6 kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup> en moyenne).<\/p>\n<p>Les \u00e9chantillons sont transf\u00e9r\u00e9s au laboratoire dans le respect de la cha\u00eene du froid o\u00f9 ils sont enregistr\u00e9s dans le syst\u00e8me informatique du LDAR. Sur chaque \u00e9chantillon, une mesure de l\u2019humidit\u00e9 est r\u00e9alis\u00e9e (NF ISO 11465) et les teneurs en azote min\u00e9ral (nitrique et ammoniacal) d\u00e9termin\u00e9es par colorim\u00e9trie apr\u00e8s extraction des formes min\u00e9rales de l\u2019azote dans une solution de chlorure de potassium (NF ISO 14256-2).<\/p>\n<p>Afin d\u2019assurer la fiabilit\u00e9 des analyses, le LDAR ins\u00e8re dans les s\u00e9ries de nombreux \u00e9chantillons de contr\u00f4le et participe \u00e0 des campagnes d\u2019inter-comparaisons organis\u00e9es par le BIPEA. Les \u00e9carts-types de mesures r\u00e9alis\u00e9es par l\u2019ensemble des laboratoires participants au circuit d\u2019inter-comparaison sur sol frais sont de l\u2019ordre de 9\u00a0% de la moyenne des teneurs en azote min\u00e9ral.<\/p>\n<p>D\u2019un point de vue analytique, la fiabilit\u00e9 de la m\u00e9thode repose sur la repr\u00e9sentativit\u00e9 des \u00e9chantillons, sur le respect de la cha\u00eene du froid, sur une bonne tra\u00e7abilit\u00e9 des \u00e9chantillons et sur le contr\u00f4le rigoureux des conditions d\u2019analyse.<\/p>\n<\/div>\n<h1>Introduction<\/h1>\n<p>Depuis la mise en place de la m\u00e9thode du bilan dans les ann\u00e9es 70, l\u2019INRA de Laon et la Station Agronomique de l\u2019Aisne (devenue le LDAR, Laboratoire D\u00e9partemental d\u2019Analyses et de Recherche de l\u2019Aisne) ont contribu\u00e9 \u00e0 l\u2019essor des analyses de reliquat en sortie d\u2019hiver (RSH) avec pour objectif d\u2019\u00e9tablir un conseil de fumure azot\u00e9e pour les agriculteurs. \u00c0 partir du milieu des ann\u00e9es 80, la Station Agronomique puis le LDAR ont assur\u00e9 l\u2019organisation de campagnes de mesures afin de r\u00e9pondre aux attentes des fili\u00e8res agricoles et permettre une meilleure gestion des apports d\u2019azote (limitation des pertes, optimisation des rendements, de la qualit\u00e9 des produits, gains \u00e9conomiques\u2026).<\/p>\n<p>En marge de ces campagnes, des analyses d\u2019azote min\u00e9ral ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es sur d\u2019autres p\u00e9riodes de l\u2019ann\u00e9e dans le cadre d\u2019exp\u00e9rimentations ou de suivis sur des r\u00e9seaux (mesures en cours de culture, post-r\u00e9colte, entr\u00e9e-hiver, sortie-hiver). Ces mesures ont permis d\u2019acqu\u00e9rir des r\u00e9f\u00e9rences. Une meilleure connaissance de la dynamique de l\u2019azote dans les sols permet une gestion plus efficiente \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de la rotation afin de limiter les pertes. En effet, les quantit\u00e9s d\u2019azote min\u00e9ral pr\u00e9sentes dans le sol \u00e0 la r\u00e9colte ou en entr\u00e9e-hiver (REH) ne sont pas int\u00e9gralement utilisables par les cultures marchandes\u00a0; elles peuvent \u00eatre perdues vers le milieu naturel, notamment par lixiviation. La limitation des pertes est un objectif \u00e0 la fois technico-\u00e9conomique et environnemental.<\/p>\n<h1>Organisation actuelle des campagnes de pr\u00e9l\u00e8vements<\/h1>\n<p>Actuellement, la majeure partie des mesures de reliquat d\u2019azote min\u00e9ral en France est concentr\u00e9e sur les deux premiers mois de l\u2019ann\u00e9e. L\u2019objectif principal de cette campagne d\u2019analyses est de d\u00e9livrer un conseil de fumure azot\u00e9e \u00e0 partir de la m\u00e9thode du bilan.<\/p>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es, les mesures de REH sur des bassins d\u2019alimentation de captage se sont g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es. Le LDAR est impliqu\u00e9 dans plusieurs projets tels que le suivi des REH et RSH dans le cadre de la mesure AZUR mise en place par la Chambre d\u2019Agriculture de l\u2019Aisne et ses partenaires (Gaillard, 2022). Depuis la parution (novembre 2018) du 6<sup>\u00e8me<\/sup> programme d\u2019actions de la Directive Nitrates en Hauts de France, le laboratoire est aussi mis \u00e0 contribution pour des mesures de REH, rendues obligatoires dans les zones d\u2019actions renforc\u00e9es (ZAR). Par ailleurs, des suivis sont r\u00e9alis\u00e9s pour estimer les risques de perte d\u2019azote durant l\u2019hiver afin, en particulier, d\u2019informer les agriculteurs et de les motiver \u00e0 mieux g\u00e9rer leurs intercultures. Le nombre des analyses r\u00e9alis\u00e9es en entr\u00e9e d\u2019hiver est ainsi en croissance lente mais r\u00e9guli\u00e8re. \u00c0 titre d\u2019illustration, au LDAR, seules 3\u00a0% des analyses de reliquat sont r\u00e9alis\u00e9es chaque ann\u00e9e entre les mois d\u2019octobre et d\u00e9cembre.<\/p>\n<p>La typologie des clients demandeurs de reliquat post-r\u00e9colte ou REH est diff\u00e9rente de celle des demandeurs de la majeure partie des analyses de RSH. Les principaux demandeurs d\u2019analyses pour des mesures de REH sont les suivants\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>des Chambres d\u2019agriculture ou collectivit\u00e9s (mairie, syndicats des eaux&#8230;) dans le cadre de suivi sur des bassins d\u2019alimentation de captage,<\/li>\n<li>des gestionnaires d\u2019eau dans le cadre d\u2019op\u00e9ration de reconqu\u00eate de la qualit\u00e9 de l\u2019eau,<\/li>\n<li>des agriculteurs situ\u00e9s dans des ZAR et qui ont des obligations r\u00e9glementaires de mesures de REH,<\/li>\n<li>des instituts techniques, organismes de recherche ou de conseil en vue d\u2019acqu\u00e9rir des donn\u00e9es sur la dynamique de l\u2019azote dans les sols.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les demandes \u00e9manant des collectivit\u00e9s sont r\u00e9gies par le code des march\u00e9s publiques. \u00c0 ce titre, la gestion administrative des dossiers est parfois complexe.<\/p>\n<p>Les laboratoires d\u2019analyses sont un maillon essentiel dans la cha\u00eene. Il est indispensable de mettre en place la logistique appropri\u00e9e pour g\u00e9rer les \u00e9chantillons depuis leur pr\u00e9l\u00e8vement jusqu\u2019au rendu des r\u00e9sultats. La figure 1 d\u00e9crit le sch\u00e9ma de fonctionnement actuellement en place au LDAR.<\/p>\n<p>La phase de pr\u00e9paration en amont de la campagne d&rsquo;\u00e9chantillonnage est importante, elle permet de planifier et d\u2019organiser le travail pour tous les acteurs (du pr\u00e9l\u00e8vement jusqu\u2019au rendu des r\u00e9sultats et la facturation). Ce temps de pr\u00e9paration est tr\u00e8s variable et d\u00e9pendant de la complexit\u00e9 des demandes et notamment du souhait ou non du client de g\u00e9rer le pr\u00e9l\u00e8vement lui-m\u00eame.<\/p>\n<p>Pour bien planifier les pr\u00e9l\u00e8vements, il est n\u00e9cessaire d\u00e8s la fin de l\u2019\u00e9t\u00e9 de connaitre les parcelles qui doivent en faire l\u2019objet (identification des demandeurs, types de sol, localisation GPS des parcelles). En fonction de la localisation des parcelles, il faut solliciter un pr\u00e9leveur capable d\u2019intervenir sur la zone et s\u2019assurer que la prestation pourra \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e dans le temps imparti.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1017\" aria-describedby=\"caption-attachment-1017\" style=\"width: 1995px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-scaled.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1017 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-scaled.jpg\" alt=\"\" width=\"1995\" height=\"2560\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-scaled.jpg 1995w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-234x300.jpg 234w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-798x1024.jpg 798w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-768x986.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-1197x1536.jpg 1197w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-1596x2048.jpg 1596w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-65x83.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-225x289.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig1hq-350x449.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1995px) 100vw, 1995px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-1017\" class=\"wp-caption-text\"><em>Figure 1. Sch\u00e9ma organisationnel actuel de la campagne de mesures REH au LDAR.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<h1>R\u00e9alisation des pr\u00e9l\u00e8vements<\/h1>\n<p>Les activit\u00e9s de pr\u00e9l\u00e8vement de terre sont tr\u00e8s saisonni\u00e8res. Dans la majeure partie des cas, elles sont r\u00e9alis\u00e9es par des prestataires sous-traitants du laboratoire qui peuvent \u00eatre sp\u00e9cialis\u00e9s, mais le plus souvent ce sont des exploitations agricoles ou des entreprises de travaux agricoles. Ainsi, la p\u00e9riode automnale est tr\u00e8s charg\u00e9e pour ces acteurs d\u00e9j\u00e0 occup\u00e9s par d\u2019autres travaux dans les champs (chantier d\u2019arrachage de betteraves, de r\u00e9colte de ma\u00efs, de semis\u2026).<\/p>\n<p>Dans certaines situations et pour diverses raisons (disponibilit\u00e9 des pr\u00e9leveurs, co\u00fbts\u2026), les agriculteurs choisissent de r\u00e9aliser les pr\u00e9l\u00e8vements eux-m\u00eames sur leurs parcelles.<\/p>\n<p>En entr\u00e9e d&rsquo;hiver, les pr\u00e9l\u00e8vements sont d\u00e9clench\u00e9s au cas par cas en fonction du remplissage de la r\u00e9serve utile. \u00c0 cette fin, Agro-Transfert Ressources et Territoires r\u00e9alise des mod\u00e9lisations du remplissage de la r\u00e9serve utile sur les territoires des Hauts de France en fonction du type de sol et de la pluviom\u00e9trie (Mouny, 2022). Ces pr\u00e9visions sont mises en ligne sur le site web de la Chambre d\u2019Agriculture des Hauts de France. Celles-ci ne sont pas toujours simples \u00e0 comprendre pour les agriculteurs de fa\u00e7on isol\u00e9e et la \u00ab fen\u00eatre de tir \u00bb peut se r\u00e9v\u00e9ler assez courte et difficile \u00e0 anticiper puisqu\u2019elle est d\u00e9pendante de la pluviom\u00e9trie.<\/p>\n<p>Pour d\u2019autres secteurs, les dates de pr\u00e9l\u00e8vements peuvent \u00eatre\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>fixes et pr\u00e9cis\u00e9es dans les cahiers des charges des clients\u00a0;<\/li>\n<li>d\u00e9termin\u00e9es \u00e0 dire d\u2019experts ou<\/li>\n<li>calcul\u00e9es \u00e0 partir de mod\u00e8les simplifi\u00e9s permettant d\u2019estimer le remplissage de la r\u00e9serve utile.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans le cadre des mesures de REH, les r\u00e8gles g\u00e9n\u00e9rales de r\u00e9alisation des pr\u00e9l\u00e8vements destin\u00e9s au dosage de l\u2019azote min\u00e9ral s\u2019appliquent conform\u00e9ment \u00e0 la norme NF X 31-115. Ainsi, ils doivent \u00eatre r\u00e9alis\u00e9s sur une zone homog\u00e8ne repr\u00e9sentative de la parcelle, pr\u00e9sentant une m\u00eame texture et un m\u00eame historique culturale r\u00e9cent, en particulier un m\u00eame pr\u00e9c\u00e9dent cultural. Il est imp\u00e9ratif d\u2019\u00e9viter toutes les zones anormales telles que les fourri\u00e8res, les bordures du champ, les mouill\u00e8res ainsi que les aires de stockage de produits organiques.<\/p>\n<p>Deux techniques peuvent \u00eatre utilis\u00e9es\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>le pr\u00e9l\u00e8vement localis\u00e9 qui s\u2019effectue sur un cercle de 60 m\u00e8tres de diam\u00e8tre au maximum, dans lequel les pr\u00e9l\u00e8vements de terre sont effectu\u00e9s. Cette zone doit \u00eatre la plus repr\u00e9sentative possible de la parcelle ou<\/li>\n<li>le pr\u00e9l\u00e8vement sur une diagonale qui permet un lissage des variations de la parcelle, mais cette technique ne doit pas \u00eatre utilis\u00e9e sur l\u2019ensemble d\u2019une parcelle h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne. Dans ces conditions elle risque de masquer la r\u00e9alit\u00e9 du terrain (variabilit\u00e9 de la texture de la terre selon les zones, par exemple).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Un pr\u00e9l\u00e8vement effectu\u00e9 dans une zone homog\u00e8ne repr\u00e9sentative de la parcelle regroupe au minimum 10 sondages \u00e9l\u00e9mentaires. Un \u00e9chantillon r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 partir de 15 sondages \u00e9l\u00e9mentaires assure une meilleure repr\u00e9sentativit\u00e9 de l\u2019analyse, notamment apr\u00e8s un pr\u00e9c\u00e9dent dit riche (pomme de terre, l\u00e9gumineuses, l\u00e9gumes de plein champ\u2026) ou apr\u00e8s tout apport de produit organique.<\/p>\n<p>Quand la nature du sol le permet (c\u2019est-\u00e0-dire en l\u2019absence d\u2019obstacle au pr\u00e9l\u00e8vement), le pr\u00e9l\u00e8vement est r\u00e9alis\u00e9 par couche de 30 cm sur une profondeur totale de 90 cm. L\u2019int\u00e9r\u00eat de ces mesures sur plusieurs couches est de connaitre la r\u00e9partition de l\u2019azote dans le sol. Cette information est indispensable afin de pouvoir estimer les transferts en profondeur et mod\u00e9liser les pertes potentielles de nitrate.<\/p>\n<p>Le carottage peut \u00eatre r\u00e9alis\u00e9\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>m\u00e9caniquement avec un mat\u00e9riel de pr\u00e9l\u00e8vement g\u00e9n\u00e9ralement install\u00e9 sur un quad\u00a0;<\/li>\n<li>manuellement avec une sonde tubulaire de 25 mm de diam\u00e8tre et de 1,20 m de hauteur\u00a0;<\/li>\n<li>manuellement avec une tari\u00e8re h\u00e9lico\u00efdale de m\u00eame hauteur dans les sols caillouteux.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Comme pour le pr\u00e9l\u00e8vement des \u00e9chantillons de RSH, on veille \u00e0 \u00e9viter les retomb\u00e9es de terre dans le trou, ainsi que la pollution des carottes plus profondes et tout m\u00e9lange de couche, surtout en cas d&rsquo;utilisation d&rsquo;une sonde h\u00e9lico\u00efdale.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9chantillon compos\u00e9 de l\u2019ensemble des pr\u00e9l\u00e8vements \u00e9l\u00e9mentaires est plac\u00e9 dans un sac plastique.\u00a0 Celui-ci doit \u00eatre ferm\u00e9 pour \u00e9viter toute perte d\u2019humidit\u00e9. Un sac neuf est utilis\u00e9 pour \u00e9viter les risques de contamination et de pr\u00e9f\u00e9rence transparent pour appr\u00e9cier le type de sol, estimer sa densit\u00e9 et v\u00e9rifier l\u2019ordre des couches. Chaque sac contenant l\u2019\u00e9chantillon est r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 en respectant les demandes et habitudes du laboratoire destinataire des \u00e9chantillons.<\/p>\n<p>En moyenne, 20 \u00e0 30 minutes par parcelle sont n\u00e9cessaires pour un pr\u00e9l\u00e8vement m\u00e9canis\u00e9, sans compter les temps de d\u00e9placement. Dans un souci de rentabilit\u00e9 et pour un fonctionnement optimal, un pr\u00e9leveur peut assurer les pr\u00e9l\u00e8vements pour une vingtaine de parcelles au cours d&rsquo;une journ\u00e9e.<\/p>\n<p>Les \u00e9chantillons sont conserv\u00e9s \u00e0 une temp\u00e9rature inf\u00e9rieure \u00e0 4 \u00b0C et achemin\u00e9s vers le laboratoire le jour m\u00eame ou le lendemain de leur pr\u00e9l\u00e8vement. Si ce n\u2019est pas le cas, ils sont congel\u00e9s d\u00e8s leur pr\u00e9l\u00e8vement et transf\u00e9r\u00e9s congel\u00e9s au laboratoire. Enfin, les \u00e9chantillons ne sont jamais laiss\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019une source de chaleur ou au soleil \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur d\u2019un v\u00e9hicule.<\/p>\n<p>Afin de mesurer la variabilit\u00e9 intra-parcellaire des quantit\u00e9s d\u2019azote min\u00e9ral, des mesures de reliquat ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es sur un r\u00e9seau de 30 parcelles situ\u00e9es en Picardie et Champagne-Ardenne sur des types de sol vari\u00e9s. Dans chacune des parcelles, trois zones de pr\u00e9l\u00e8vement ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9es et \u00e9chantillonn\u00e9es. Les situations \u00e9tant tr\u00e8s vari\u00e9es, les quantit\u00e9s d\u2019azote min\u00e9ral mesur\u00e9es dans le sol s\u2019\u00e9talaient de 7 \u00e0 136 kg N.ha<sup>-1<\/sup> sur 3 horizons de 30 cm, soit une profondeur de 90 cm (figure 2).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1018\" aria-describedby=\"caption-attachment-1018\" style=\"width: 2168px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1018 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq.jpg\" alt=\"\" width=\"2168\" height=\"1016\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq.jpg 2168w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq-300x141.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq-1024x480.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq-768x360.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq-1536x720.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq-2048x960.jpg 2048w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq-65x30.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq-225x105.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig2hq-350x164.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 2168px) 100vw, 2168px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-1018\" class=\"wp-caption-text\"><em>Figure 2. Dispersion des reliquats mesur\u00e9s sur un r\u00e9seau de 30 parcelles.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<p>La variabilit\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par la figure 3 s\u2019est av\u00e9r\u00e9e faible avec un \u00e9cart-type moyen de l\u2019ordre de 6 kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup> et une majorit\u00e9 des mesures (90\u00a0%) pr\u00e9sentant un \u00e9cart-type inf\u00e9rieur \u00e0 12 kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup> pour un maximum de 21 kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1019\" aria-describedby=\"caption-attachment-1019\" style=\"width: 188px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1019 size-medium\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq-188x300.jpg\" alt=\"\" width=\"188\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq-188x300.jpg 188w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq-642x1024.jpg 642w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq-768x1225.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq-963x1536.jpg 963w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq-65x104.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq-225x359.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq-350x558.jpg 350w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig3hq.jpg 1216w\" sizes=\"(max-width: 188px) 100vw, 188px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-1019\" class=\"wp-caption-text\"><em>Figure 3. Distribution des \u00e9cart-types d\u2019un r\u00e9seau parcellaire de 30 parcelles.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<h1>Enregistrement des \u00e9chantillons et r\u00e9alisation des analyses<\/h1>\n<p>Au laboratoire, la chaine du froid est respect\u00e9e. Les \u00e9chantillons sont enregistr\u00e9s rapidement afin d\u2019assurer une bonne tra\u00e7abilit\u00e9 et le traitement informatique des donn\u00e9es. Pour cela, une identification claire de l\u2019\u00e9chantillon est n\u00e9cessaire (propri\u00e9taire, nom de parcelles, profondeur des horizons pr\u00e9lev\u00e9s\u2026) et chaque \u00e9chantillon est accompagn\u00e9 d\u2019une demande d\u2019analyse.<\/p>\n<p>La mesure du reliquat d\u2019azote consiste \u00e0 analyser les teneurs en azote min\u00e9ral (nitrique et ammoniacal) d\u2019\u00e9chantillons de terre. Les mesures sont r\u00e9alis\u00e9es par colorim\u00e9trie apr\u00e8s extraction des formes min\u00e9rales de l\u2019azote dans une solution de chlorure de potassium.<\/p>\n<p>En parall\u00e8le, une mesure d\u2019humidit\u00e9 est r\u00e9alis\u00e9e. Coupl\u00e9e avec la prise en compte de la densit\u00e9 apparente de chaque couche du sol et de la charge en cailloux, elle permet de calculer des quantit\u00e9s d\u2019azote par hectare.<\/p>\n<p>Ces analyses sont effectu\u00e9es selon les normes en vigueur\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>NF ISO 11465 pour la d\u00e9termination de la teneur pond\u00e9rale en eau\u00a0: d\u00e9termination de l\u2019humidit\u00e9 apr\u00e8s s\u00e9chage \u00e0 105 \u00b0C pendant 24 h<\/li>\n<li>NF ISO 14256-2 pour les d\u00e9terminations du nitrate et de l\u2019ammonium\u00a0: mise en solution dans du KCl puis dosage par colorim\u00e9trie en flux continu. Les r\u00e9sultats des teneurs en nitrate et ammonium sont exprim\u00e9s en mg.kg<sup>-1<\/sup> de terre s\u00e8che.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les diff\u00e9rentes phases analytiques se succ\u00e8dent rapidement afin d\u2019\u00e9viter le r\u00e9chauffement des \u00e9chantillons qui serait pr\u00e9judiciable \u00e0 la qualit\u00e9 des r\u00e9sultats. La phase de pr\u00e9paration et de sous-\u00e9chantillonnage est tr\u00e8s importante et doit \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e avec soin afin de pr\u00e9lever une aliquote repr\u00e9sentative de l\u2019\u00e9chantillon re\u00e7u. Pour cela, l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 de l\u2019\u00e9chantillon re\u00e7u est tamis\u00e9e.<\/p>\n<p>Les laboratoires qui r\u00e9alisent des analyses de reliquat sont agr\u00e9\u00e9s par le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture. Les agr\u00e9ments sont d\u00e9livr\u00e9s annuellement aux laboratoires qui participent avec succ\u00e8s au circuit d\u2019inter-comparaison du \u00ab\u00a0Circuit 15\u00a0\u00bb organis\u00e9 par le BIPEA (Bureau Interprofessionnel d\u2019\u00c9tudes Analytiques) et qui d\u00e9montrent ainsi leur aptitude \u00e0 rendre des r\u00e9sultats satisfaisants. L\u2019\u00e9tude des r\u00e9sultats rendus par les laboratoires agr\u00e9\u00e9s dans le cadre de ce circuit montre une dispersion relativement r\u00e9duite. La figure 4 repr\u00e9sente les \u00e9carts-types observ\u00e9s pour chacun des \u00e9chantillons analys\u00e9s durant les campagnes 2019\/2020 et 2020\/2021 (10 \u00e9chantillons par campagne). Dans la plupart des situations les valeurs des \u00e9carts-types sont de l\u2019ordre de 5\u00a0% de la moyenne des teneurs en azote min\u00e9ral (nitrate et ammonium) ce qui atteste d\u2019une bonne reproductibilit\u00e9 inter-laboratoire des analyses.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1020\" aria-describedby=\"caption-attachment-1020\" style=\"width: 2124px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1020 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq.jpg\" alt=\"\" width=\"2124\" height=\"1164\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq.jpg 2124w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq-300x164.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq-1024x561.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq-768x421.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq-1536x842.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq-2048x1122.jpg 2048w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq-65x36.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq-225x123.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig4hq-350x192.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 2124px) 100vw, 2124px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-1020\" class=\"wp-caption-text\"><em>Figure 4. Circuit 15 (sol sec) du BIPEA, campagnes 2019\/2020 et 2020\/2021, teneurs en azote min\u00e9ral et \u00e9carts-types.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<p>Par ailleurs, dans le cadre du \u00ab\u00a0Circuit 15A\u00a0\u00bb, le BIPEA organise deux fois par an des inter-comparaisons sur sol frais (figure 5). Ce circuit pr\u00e9sente des \u00e9carts-types un peu plus \u00e9lev\u00e9s, de l\u2019ordre de 9\u00a0% de la moyenne des teneurs en azote min\u00e9ral. Dans le cadre du circuit 15, les \u00e9chantillons secs sont stables et n\u2019\u00e9voluent pas. Dans le cadre du circuit 15A, malgr\u00e9 les pr\u00e9cautions mises en \u0153uvre, les \u00e9chantillons humides peuvent \u00e9voluer (min\u00e9ralisation des formes organiques de l\u2019azote) durant le transport entre les locaux du BIPEA et les laboratoires qui sont r\u00e9partis sur le territoire fran\u00e7ais, voire \u00e0 l\u2019\u00e9tranger.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_1021\" aria-describedby=\"caption-attachment-1021\" style=\"width: 2116px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1021 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq.jpg\" alt=\"\" width=\"2116\" height=\"1072\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq.jpg 2116w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq-300x152.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq-1024x519.jpg 1024w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq-768x389.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq-1536x778.jpg 1536w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq-2048x1038.jpg 2048w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq-65x33.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq-225x114.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig5hq-350x177.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 2116px) 100vw, 2116px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-1021\" class=\"wp-caption-text\"><em>Figure 5. Circuit 15A (sol frais) du BIPEA, campagnes 2019\/2020, 2020\/2021 et 2021\/2022, teneurs en azote min\u00e9ral et \u00e9carts-types.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<p>Pour la plupart des laboratoires et pour le LDAR en particulier, l\u2019organisation d\u2019une campagne de mesure en automne ne pr\u00e9sente pas de probl\u00e8me particulier. Le mat\u00e9riel et le savoir-faire sont disponibles. Les capacit\u00e9s journali\u00e8res d\u2019analyse peuvent donc tr\u00e8s rapidement \u00eatre comparables \u00e0 celles de la campagne de fin d\u2019hiver (RSH).\u00a0 Un laboratoire tel que le LDAR est \u00e9quip\u00e9 pour pouvoir analyser plus de 1500 \u00e9chantillons par jour.<\/p>\n<h1>Rendu des r\u00e9sultats<\/h1>\n<p>Les r\u00e9sultats d\u2019analyses sont exprim\u00e9s en mg.L<sup>-1<\/sup> puis en mg.kg<sup>-1<\/sup> de terre s\u00e8che (figure 6) gr\u00e2ce \u00e0 la mesure de l\u2019humidit\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e sur les \u00e9chantillons.<\/p>\n<p>Pour \u00eatre exploitable, il est n\u00e9cessaire d\u2019exprimer ces r\u00e9sultats en kg N<sub>min<\/sub>.ha<sup>-1<\/sup>. Pour cette raison, le type de sol est une donn\u00e9e indispensable. En effet, des densit\u00e9s apparentes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9finies pour les principaux types de sol que ce soit pour la couche de surface ou les couches plus profondes. La charge en cailloux est aussi int\u00e9gr\u00e9e dans le calcul du reliquat, le plus souvent, il s\u2019agit d\u2019une valeur moyenne par d\u00e9faut affect\u00e9e au type de sol. Cependant, dans le cas de donn\u00e9es pr\u00e9cises sur une parcelle, il est possible d\u2019int\u00e9grer une charge en cailloux diff\u00e9renti\u00e9e selon les couches.<\/p>\n<figure id=\"attachment_1427\" aria-describedby=\"caption-attachment-1427\" style=\"width: 1670px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-1427 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/peyresq22\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig6hq-scaled-e1668677911724.jpg\" alt=\"\" width=\"1670\" height=\"2316\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig6hq-scaled-e1668677911724.jpg 1670w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig6hq-scaled-e1668677911724-216x300.jpg 216w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig6hq-scaled-e1668677911724-738x1024.jpg 738w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig6hq-scaled-e1668677911724-768x1065.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig6hq-scaled-e1668677911724-1108x1536.jpg 1108w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig6hq-scaled-e1668677911724-1477x2048.jpg 1477w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig6hq-scaled-e1668677911724-65x90.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig6hq-scaled-e1668677911724-225x312.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-content\/uploads\/sites\/12\/2022\/10\/cl_fig6hq-scaled-e1668677911724-350x485.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 1670px) 100vw, 1670px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-1427\" class=\"wp-caption-text\"><em>Figure 6. Mod\u00e8le de bulletin de r\u00e9sultats pour les REH.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<h1>Conclusions et recommandations pour l\u2019organisation de mesures de REH<\/h1>\n<p>Les exp\u00e9riences conduites par diff\u00e9rents acteurs sont le reflet d\u2019une prise de conscience de l\u2019int\u00e9r\u00eat des analyses de reliquat sur la p\u00e9riode automnale. Pour faire face \u00e0 une augmentation de ces pratiques, il est n\u00e9cessaire de mettre en place une organisation et une logistique adapt\u00e9es pour \u00e9tablir un service performant et r\u00e9pondre aux attentes des diff\u00e9rents acteurs.<\/p>\n<p>Si les mesures de REH devaient se g\u00e9n\u00e9raliser, le point cl\u00e9 de l\u2019organisation des campagnes serait la d\u00e9finition pr\u00e9coce des dates d\u2019intervention. Elle conditionnera la planification des pr\u00e9l\u00e8vements et des analyses et par cons\u00e9quent les \u00e9ventuels recrutements de saisonniers qui seront charg\u00e9s de ces prestations. Des p\u00e9riodes d\u2019intervention d\u00e9finies trop tardivement seront bien s\u00fbr un obstacle \u00e0 des campagnes g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9es et fluides. Pour cela, il faudra disposer d\u2019un outil pr\u00e9dictif pour assurer un d\u00e9lai compatible avec la commande des pr\u00e9l\u00e8vements et des analyses, facilement utilisable par les agriculteurs ou les pr\u00e9leveurs, ergonomique et n\u00e9cessitant des saisies minimales (type de sol, secteur g\u00e9ographique par exemple).<\/p>\n<p>Il est \u00e9galement important, pour l\u2019appropriation des REH, de disposer d\u2019un r\u00e9seau de pr\u00e9leveurs performants car ils sont le premier contact sur le terrain. Les structures qui assurent le pr\u00e9l\u00e8vement des \u00e9chantillons actuellement devront se prononcer quant \u00e0 leur capacit\u00e9 \u00e0 intervenir en automne. Certaines seront sans doute amen\u00e9es \u00e0 privil\u00e9gier d\u2019autres types d\u2019activit\u00e9s. Par opposition, la capacit\u00e9 des laboratoires \u00e0 traiter des \u00e9chantillons en automne est sans doute moins impact\u00e9e par d\u2019autres activit\u00e9s. Les laboratoires pourront assurer des rythmes d\u2019analyses comparables \u00e0 ceux de la fin d\u2019hiver.<\/p>\n<p>De m\u00eame, il est indispensable de concevoir collectivement un mode de fonctionnement conforme aux attentes et aux possibilit\u00e9s de l\u2019ensemble des fili\u00e8res. D\u2019un point de vue g\u00e9n\u00e9ral, elles sont largement engag\u00e9es dans le raisonnement de la fertilisation azot\u00e9e des cultures, que ce soit pour des raisons techniques ou \u00e9conomiques. En particulier, les partenaires des agriculteurs (coop\u00e9ratives agricoles, CETA, n\u00e9goces, industriels\u2026) contribuent largement \u00e0 l\u2019organisation des campagnes de mesure des RSH. Ils sont aussi engag\u00e9s dans les travaux li\u00e9s \u00e0 une pratique plus g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des REH. Mais on peut s\u2019interroger sur leur int\u00e9r\u00eat et leur capacit\u00e9 \u00e0 s\u2019impliquer dans cette d\u00e9marche \u00e0 une p\u00e9riode de l\u2019ann\u00e9e qui, pour certains d\u2019entre eux, est d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s remplie. Par ailleurs, les enjeux environnementaux et soci\u00e9taux sont r\u00e9els. Il faudra solliciter d\u2019autres intervenants, collectivit\u00e9s, syndicats des eaux, chambres d\u2019agriculture, conseillers\u2026 qui pourront prendre en charge une part de la structuration, l\u2019organisation et l\u2019accompagnement des agriculteurs.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019\u00e9chelle des exploitations, la g\u00e9n\u00e9ralisation de ces mesures reste tr\u00e8s d\u00e9pendante de la perception qu\u2019en ont les agriculteurs. Les raisonnements associ\u00e9s se justifient surtout \u00e0 moyen terme dans le cadre d\u2019une adaptation des pratiques. \u00c0 plus court terme, le rapport b\u00e9n\u00e9fice\/co\u00fbt peut sembler d\u00e9favorable. Il apparait indispensable de mettre en place une communication aupr\u00e8s des agriculteurs et de leurs conseillers. La mesure des REH devrait \u00eatre clairement identifi\u00e9e par les utilisateurs comme un levier efficace contribuant \u00e0 des choix techniques adapt\u00e9s afin de limiter les pertes d\u2019azote vers les milieux naturels et pouvant, \u00e0 moyen terme, r\u00e9duire l\u2019usage des engrais min\u00e9raux. L\u2019\u00e9volution actuelle du co\u00fbt des intrants, si elle perdure, pourrait faire \u00e9voluer positivement la position des agriculteurs. Ces analyses pourraient aussi \u00eatre mieux contextualis\u00e9es par comparaison avec des r\u00e9f\u00e9rences bien \u00e9tablies et op\u00e9rationnelles.<\/p>\n<p>Enfin, il est imp\u00e9ratif que le rendu de l\u2019analyse soit associ\u00e9 \u00e0 un jugement sur la valeur du reliquat mesur\u00e9. \u00c0 cette fin, il faut prendre en compte la multiplicit\u00e9 des situations et collecter les donn\u00e9es associ\u00e9es \u00e0 l\u2019historique parcellaire. Elles comprendront les informations sur le pr\u00e9c\u00e9dent cultural, l\u2019interculture et les apports de produits r\u00e9siduaires organiques. Elles devront aussi tenir compte d\u2019\u00e9ventuels accidents culturaux (sur les cultures principales et les cultures interm\u00e9diaires).<\/p>\n<p>Actuellement, les r\u00e9sultats des REH sont peu et mal valoris\u00e9s. Pour assurer une bonne compr\u00e9hension de cette nouvelle pratique, il faudra pr\u00e9voir en amont de la restitution des r\u00e9sultats aux agriculteurs des campagnes d\u2019information. Elles pourront prendre la forme d\u2019articles didactiques dans la presse sp\u00e9cialis\u00e9e, voire de r\u00e9unions d\u2019information. Plus ponctuellement, il faudra aussi pr\u00e9voir d\u2019assurer le \u00ab\u00a0service apr\u00e8s-vente\u00a0\u00bb des REH. Une question reste en suspens\u00a0: qui prendra en charge cet accompagnement, cette communication et comment toucher un maximum d\u2019agriculteurs\u00a0?<\/p>\n<p>Pour interpr\u00e9ter ces donn\u00e9es, on peut sans doute imaginer deux types de solutions\u00a0:<\/p>\n<ul>\n<li>la comparaison \u00e0 des moyennes \u00e9tablies chaque ann\u00e9e pour tenir compte des particularit\u00e9s climatiques ou<\/li>\n<li>le recours \u00e0 la mod\u00e9lisation.<\/li>\n<\/ul>\n<p>L\u2019\u00e9tablissement et l\u2019utilisation des synth\u00e8ses annuelles d\u00e9partementales de RSH montrent de nombreuses limites. Trop de situations sont dites \u00ab orphelines \u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elles ne sont pas suffisamment repr\u00e9sent\u00e9es pour permettre des statistiques. Par ailleurs, les moyennes ne permettent pas de prendre en compte la variabilit\u00e9 des r\u00e9sultats, en particulier en cas d\u2019accident cultural. Ces deux remarques s\u2019appliquent aussi aux REH. La conception de mod\u00e8les et d\u2019outils d\u2019interpr\u00e9tation informatis\u00e9s n\u00e9cessite d\u2019accumuler de nombreuses donn\u00e9es dans des situations climatiques vari\u00e9es. Ces travaux seront d\u00e9pendants des moyens humains et financiers qui y seront apport\u00e9s. Ils pourraient se concevoir dans le cadre de projets collaboratifs et mobiliser des donn\u00e9es existantes afin de limiter les d\u00e9lais de conception. Par opposition \u00e0 ces deux options, on peut aussi imaginer de comparer les mesures \u00e0 quelques seuils forfaitaires consid\u00e9r\u00e9s comme acceptables et plus ou moins pond\u00e9r\u00e9s en fonction des donn\u00e9es climatiques de l\u2019ann\u00e9e. Cette derni\u00e8re solution pr\u00e9sente le m\u00e9rite d\u2019\u00eatre facilement mise en \u0153uvre mais elle conduit \u00e0 un moindre int\u00e9r\u00eat technique de la mesure. Quelle que soit la solution retenue, les laboratoires devront concevoir des outils de gestion des donn\u00e9es et de restitution adapt\u00e9s.<\/p>\n<h1>Bibliographie<\/h1>\n<p>Gaillard J., 2022.\u00a0 Retour d&rsquo;exp\u00e9rience sur la mise en \u0153uvre d&rsquo;une action collective de gestion de l&rsquo;azote s&rsquo;appuyant sur la mesure du REH dans les BAC de l&rsquo;Aisne\u00a0: la m\u00e9thode AZUR.\u00a0 <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C. &amp; Delesalle M., eds.\u00a0 <em>Retours d&rsquo;exp\u00e9rience autour du REH \/ RDD \/ APL.<\/em>\u00a0 Gembloux, Belgique\u00a0: Presses agronomiques de Gembloux.<\/p>\n<p>Mouny J-C., 2022. D\u00e9termination d&rsquo;une date de d\u00e9but de drainage avec un outil de mod\u00e9lisation\u00a0\u00a0: exemple de Syst&rsquo;N dans les Hauts-de-France.\u00a0 <em>In\u00a0:<\/em> Vandenberghe C. &amp; Delesalle M., eds.\u00a0 <em>Retours d&rsquo;exp\u00e9rience autour du REH \/ RDD \/ APL.<\/em>\u00a0 Gembloux, Belgique\u00a0: Presses agronomiques de Gembloux.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":1,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":["caroline-leroux","fiona-obriot","michel-servain"],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[89,91,90],"license":[],"class_list":["post-24","chapter","type-chapter","status-publish","hentry","contributor-caroline-leroux","contributor-fiona-obriot","contributor-michel-servain"],"part":21,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/24"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":59,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/24\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2150,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/24\/revisions\/2150"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/21"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/24\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=24"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=24"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=24"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/APL_REH_RDD\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=24"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}