{"id":83,"date":"2021-11-15T13:58:33","date_gmt":"2021-11-15T13:58:33","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/?post_type=chapter&#038;p=83"},"modified":"2021-12-23T14:23:05","modified_gmt":"2021-12-23T14:23:05","slug":"16","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/chapter\/16\/","title":{"raw":"#16 \u00ab\u00a0<em>Vous \u00eates mon dernier espoir\u00a0! Je suis \u00e0 bout\u00a0!<\/em> \u00bb","rendered":"#16 \u00ab\u00a0<em>Vous \u00eates mon dernier espoir\u00a0! Je suis \u00e0 bout\u00a0!<\/em> \u00bb"},"content":{"raw":"<h1>Migraine chronique et surconsommation des m\u00e9dicaments de crise<\/h1>\r\nLa <b>migraine chronique<\/b> est la forme la plus invalidante de migraine. Elle n\u00e9cessite, si possible, une approche multidisciplinaire et il faut avant tout essayer de la pr\u00e9venir en \u00e9vitant ou en traitant les facteurs qui favorisent son d\u00e9veloppement dont le plus fr\u00e9quent est la surconsommation des m\u00e9dicaments de la crise (voy. Fig.\u00a023) (Fig.\u00a087) (Paemeleire <i>et\u00a0al<\/i>., 2015).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[video width=\"1440\" height=\"1080\" m4v=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/fig-87.m4v\"][\/video]\r\n<p data-pm-slice=\"1 1 []\"><sup><strong>Figure 87 : La migraine chronique<\/strong><\/sup><\/p>\r\nLes migraineux qui ont la charge g\u00e9n\u00e9tique la plus importante ont le risque le plus grand d\u2019\u00e9voluer d\u2019une migraine \u00e9pisodique vers une migraine chronique, car chez eux, les crises sont les plus fr\u00e9quentes et les plus s\u00e9v\u00e8res. Pour \u00e9viter cette \u00e9volution, il faut respecter trois r\u00e8gles\u00a0:\r\n<ol>\r\n \t<li>fixer la limite du nombre mensuel de jours de prise de m\u00e9dicaments de crise (6-8 jours\/mois pour les antalgiques et les triptans ; 8-10 jours\/mois pour les anti-inflammatoires qu\u2019il faut pr\u00e9f\u00e9rer aux antalgiques) ;<\/li>\r\n \t<li>trouver un traitement de fond efficace si la migraine est s\u00e9v\u00e8re (voy. Fig. 36) ;<\/li>\r\n \t<li>\u00e9viter\/traiter les facteurs aggravants (mauvaise hygi\u00e8ne de vie, caf\u00e9isme exag\u00e9r\u00e9, traitements par \u0153strog\u00e8nes\u2026) dont la comorbidit\u00e9 (d\u00e9pression, anxi\u00e9t\u00e9, fibromyalgie\u2026) (Fig. 87).<\/li>\r\n<\/ol>\r\nLa transformation en migraine chronique \u00e0 cause d\u2019une <b>surconsommation d\u2019antalgiques et\/ou de triptans<\/b> (\u00ab\u00a0c\u00e9phal\u00e9es chronicis\u00e9es par surconsommation d\u2019antalgiques\u00a0\u00bb\u00a0\u2013\u00a0CSA) ne survient que dans un sous-groupe de migraineux et pourrait, elle aussi, \u00eatre favoris\u00e9e par une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique.\r\n\r\nLes m\u00e9canismes sous-jacents rel\u00e8vent de la physiopathologie migraineuse, d\u2019effets m\u00e9dicamenteux sur la transmission centrale des messages douloureux et de leur contr\u00f4le, et, pour certains sujets, de la propension \u00e0 d\u00e9velopper une d\u00e9pendance aux substances (toxicophilie) (Fumal <i>et\u00a0al<\/i>., 2006).\r\n\r\nL\u2019interaction entre ces trois facteurs varie entre patients et permet de d\u00e9finir au moins trois sous-groupes diff\u00e9rents (Fig.\u00a088).\r\n\r\nLa strat\u00e9gie que nous utilisons pour toutes les CSA est montr\u00e9e dans la figure\u00a089\u00a0: sevrage imm\u00e9diat des antalgiques parall\u00e8lement \u00e0 l\u2019instauration d\u2019un traitement pr\u00e9ventif et d\u2019un traitement destin\u00e9 \u00e0 pr\u00e9venir des sympt\u00f4mes de sevrage (voy. Fig.\u00a023).\r\n\r\nSeuls les anti-inflammatoires et les triptans sont autoris\u00e9s pour traiter les crises, mais \u00e0 une fr\u00e9quence maximale de deux jours par semaine. Un soutien psychologique par le(s) soignant(s), mais aussi par les proches de la famille, est n\u00e9cessaire pour r\u00e9ussir le sevrage.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_324\" align=\"aligncenter\" width=\"960\"]<img class=\"wp-image-324 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide88.jpg\" alt=\"\" width=\"960\" height=\"720\" \/> <strong>Figure 88 : Causes des c\u00e9phal\u00e9es par surconsommation d\u2019antalgiques (CSA) :\u00a0\u200bun \u201cm\u00e9nage \u00e0 trois\u201d ?<\/strong>[\/caption]\r\n\r\nDes th\u00e9rapies cognitivo-comportementales ou de m\u00e9decine physique (voy. <i>infra<\/i>, #\u00a013.5) peuvent \u00eatre combin\u00e9es au traitement m\u00e9dicamenteux, surtout s\u2019il y a une composante de c\u00e9phal\u00e9es de tension et une mauvaise gestion du stress.\r\n\r\nDans moins de 5 % des cas, le sevrage n\u00e9cessite une hospitalisation (\u00e9ventuellement en h\u00f4pital de jour) d\u2019environ une semaine avec perfusions de clomipramine (Anafranil\u00ae), avant tout pour les patients qui surconsomment des antalgiques comprenant des opio\u00efdes, ont \u00e9chou\u00e9 \u00e0 une tentative de sevrage ant\u00e9rieure ou sont socialement isol\u00e9s.\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_325\" align=\"aligncenter\" width=\"931\"]<img class=\"wp-image-325 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide89-e1640265635480.jpg\" alt=\"\" width=\"931\" height=\"609\" \/> <strong>Figure 89 : \u200bCSA : strat\u00e9gie \u00ab\u00a0\u00e0 la Li\u00e9geoise\u00a0\u00bb\u200b<\/strong>[\/caption]\r\n\r\nLa d\u00e9pendance physique aux antalgiques dure une ou deux semaines et pendant cette phase, seul un patient sur dix \u00e9choue au sevrage. La d\u00e9pendance bio-psycho-sociale peut prendre beaucoup plus de temps et d\u00e9pend du type de c\u00e9phal\u00e9e initial, mais aussi de la comorbidit\u00e9 psychologique.\r\n\r\n\u00c0 six mois, 20-30\u00a0% des patients avaient recommenc\u00e9 le cercle vicieux de la surconsommation d\u2019antalgiques, apr\u00e8s un an ils \u00e9taient 30-40\u00a0% dans une \u00e9tude que nous avions faite il y a quelques ann\u00e9es (Fig.\u00a090) (Schoenen <i>et\u00a0al<\/i>., 1989).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_327\" align=\"aligncenter\" width=\"945\"]<img class=\"wp-image-327 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide90-e1640265722685.jpg\" alt=\"\" width=\"945\" height=\"631\" \/> <strong>Figure 90 : CSA \u2013 ligne de temps th\u00e9rapeutique et probl\u00e8mes\u200b<\/strong>[\/caption]\r\n\r\n<div class=\"textbox\">\r\n\r\n<b>#\u00a0bref.<\/b> <i>La migraine dite \u00ab\u00a0chronique\u00a0\u00bb est la plus invalidante et la plus difficile \u00e0 traiter. Si elle s\u2019accompagne d\u2019une surconsommation d\u2019antidouleurs, un sevrage m\u00e9dicamenteux doit accompagner la mise en route du traitement pr\u00e9ventif. Les m\u00e9dicaments pr\u00e9ventifs sont peu efficaces, sauf les anticorps monoclonaux bloquant le CGRP ou son r\u00e9cepteur. Des injections p\u00e9ricr\u00e2niennes de toxine botulique sont parfois utiles, mais une prise en charge multidisciplinaire est souvent n\u00e9cessaire.<\/i>\r\n\r\n<\/div>\r\n&nbsp;","rendered":"<h1>Migraine chronique et surconsommation des m\u00e9dicaments de crise<\/h1>\n<p>La <b>migraine chronique<\/b> est la forme la plus invalidante de migraine. Elle n\u00e9cessite, si possible, une approche multidisciplinaire et il faut avant tout essayer de la pr\u00e9venir en \u00e9vitant ou en traitant les facteurs qui favorisent son d\u00e9veloppement dont le plus fr\u00e9quent est la surconsommation des m\u00e9dicaments de la crise (voy. Fig.\u00a023) (Fig.\u00a087) (Paemeleire <i>et\u00a0al<\/i>., 2015).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div style=\"width: 1440px;\" class=\"wp-video\"><!--[if lt IE 9]><script>document.createElement('video');<\/script><![endif]--><br \/>\n<video class=\"wp-video-shortcode\" id=\"video-83-1\" width=\"1440\" height=\"1080\" preload=\"metadata\" controls=\"controls\"><source type=\"video\/mp4\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/fig-87.m4v?_=1\" \/><a href=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/fig-87.m4v\">https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/fig-87.m4v<\/a><\/video><\/div>\n<p data-pm-slice=\"1 1 []\"><sup><strong>Figure 87 : La migraine chronique<\/strong><\/sup><\/p>\n<p>Les migraineux qui ont la charge g\u00e9n\u00e9tique la plus importante ont le risque le plus grand d\u2019\u00e9voluer d\u2019une migraine \u00e9pisodique vers une migraine chronique, car chez eux, les crises sont les plus fr\u00e9quentes et les plus s\u00e9v\u00e8res. Pour \u00e9viter cette \u00e9volution, il faut respecter trois r\u00e8gles\u00a0:<\/p>\n<ol>\n<li>fixer la limite du nombre mensuel de jours de prise de m\u00e9dicaments de crise (6-8 jours\/mois pour les antalgiques et les triptans ; 8-10 jours\/mois pour les anti-inflammatoires qu\u2019il faut pr\u00e9f\u00e9rer aux antalgiques) ;<\/li>\n<li>trouver un traitement de fond efficace si la migraine est s\u00e9v\u00e8re (voy. Fig. 36) ;<\/li>\n<li>\u00e9viter\/traiter les facteurs aggravants (mauvaise hygi\u00e8ne de vie, caf\u00e9isme exag\u00e9r\u00e9, traitements par \u0153strog\u00e8nes\u2026) dont la comorbidit\u00e9 (d\u00e9pression, anxi\u00e9t\u00e9, fibromyalgie\u2026) (Fig. 87).<\/li>\n<\/ol>\n<p>La transformation en migraine chronique \u00e0 cause d\u2019une <b>surconsommation d\u2019antalgiques et\/ou de triptans<\/b> (\u00ab\u00a0c\u00e9phal\u00e9es chronicis\u00e9es par surconsommation d\u2019antalgiques\u00a0\u00bb\u00a0\u2013\u00a0CSA) ne survient que dans un sous-groupe de migraineux et pourrait, elle aussi, \u00eatre favoris\u00e9e par une pr\u00e9disposition g\u00e9n\u00e9tique.<\/p>\n<p>Les m\u00e9canismes sous-jacents rel\u00e8vent de la physiopathologie migraineuse, d\u2019effets m\u00e9dicamenteux sur la transmission centrale des messages douloureux et de leur contr\u00f4le, et, pour certains sujets, de la propension \u00e0 d\u00e9velopper une d\u00e9pendance aux substances (toxicophilie) (Fumal <i>et\u00a0al<\/i>., 2006).<\/p>\n<p>L\u2019interaction entre ces trois facteurs varie entre patients et permet de d\u00e9finir au moins trois sous-groupes diff\u00e9rents (Fig.\u00a088).<\/p>\n<p>La strat\u00e9gie que nous utilisons pour toutes les CSA est montr\u00e9e dans la figure\u00a089\u00a0: sevrage imm\u00e9diat des antalgiques parall\u00e8lement \u00e0 l\u2019instauration d\u2019un traitement pr\u00e9ventif et d\u2019un traitement destin\u00e9 \u00e0 pr\u00e9venir des sympt\u00f4mes de sevrage (voy. Fig.\u00a023).<\/p>\n<p>Seuls les anti-inflammatoires et les triptans sont autoris\u00e9s pour traiter les crises, mais \u00e0 une fr\u00e9quence maximale de deux jours par semaine. Un soutien psychologique par le(s) soignant(s), mais aussi par les proches de la famille, est n\u00e9cessaire pour r\u00e9ussir le sevrage.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_324\" aria-describedby=\"caption-attachment-324\" style=\"width: 960px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-324 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide88.jpg\" alt=\"\" width=\"960\" height=\"720\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide88.jpg 960w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide88-300x225.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide88-768x576.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide88-65x49.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide88-225x169.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide88-350x263.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 960px) 100vw, 960px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-324\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 88 : Causes des c\u00e9phal\u00e9es par surconsommation d\u2019antalgiques (CSA) :\u00a0\u200bun \u201cm\u00e9nage \u00e0 trois\u201d ?<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<p>Des th\u00e9rapies cognitivo-comportementales ou de m\u00e9decine physique (voy. <i>infra<\/i>, #\u00a013.5) peuvent \u00eatre combin\u00e9es au traitement m\u00e9dicamenteux, surtout s\u2019il y a une composante de c\u00e9phal\u00e9es de tension et une mauvaise gestion du stress.<\/p>\n<p>Dans moins de 5 % des cas, le sevrage n\u00e9cessite une hospitalisation (\u00e9ventuellement en h\u00f4pital de jour) d\u2019environ une semaine avec perfusions de clomipramine (Anafranil\u00ae), avant tout pour les patients qui surconsomment des antalgiques comprenant des opio\u00efdes, ont \u00e9chou\u00e9 \u00e0 une tentative de sevrage ant\u00e9rieure ou sont socialement isol\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_325\" aria-describedby=\"caption-attachment-325\" style=\"width: 931px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-325 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide89-e1640265635480.jpg\" alt=\"\" width=\"931\" height=\"609\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide89-e1640265635480.jpg 931w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide89-e1640265635480-300x196.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide89-e1640265635480-768x502.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide89-e1640265635480-65x43.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide89-e1640265635480-225x147.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide89-e1640265635480-350x229.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 931px) 100vw, 931px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-325\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 89 : \u200bCSA : strat\u00e9gie \u00ab\u00a0\u00e0 la Li\u00e9geoise\u00a0\u00bb\u200b<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<p>La d\u00e9pendance physique aux antalgiques dure une ou deux semaines et pendant cette phase, seul un patient sur dix \u00e9choue au sevrage. La d\u00e9pendance bio-psycho-sociale peut prendre beaucoup plus de temps et d\u00e9pend du type de c\u00e9phal\u00e9e initial, mais aussi de la comorbidit\u00e9 psychologique.<\/p>\n<p>\u00c0 six mois, 20-30\u00a0% des patients avaient recommenc\u00e9 le cercle vicieux de la surconsommation d\u2019antalgiques, apr\u00e8s un an ils \u00e9taient 30-40\u00a0% dans une \u00e9tude que nous avions faite il y a quelques ann\u00e9es (Fig.\u00a090) (Schoenen <i>et\u00a0al<\/i>., 1989).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_327\" aria-describedby=\"caption-attachment-327\" style=\"width: 945px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-327 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide90-e1640265722685.jpg\" alt=\"\" width=\"945\" height=\"631\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide90-e1640265722685.jpg 945w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide90-e1640265722685-300x200.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide90-e1640265722685-768x513.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide90-e1640265722685-65x43.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide90-e1640265722685-225x150.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide90-e1640265722685-350x234.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 945px) 100vw, 945px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-327\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 90 : CSA \u2013 ligne de temps th\u00e9rapeutique et probl\u00e8mes\u200b<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<div class=\"textbox\">\n<p><b>#\u00a0bref.<\/b> <i>La migraine dite \u00ab\u00a0chronique\u00a0\u00bb est la plus invalidante et la plus difficile \u00e0 traiter. Si elle s\u2019accompagne d\u2019une surconsommation d\u2019antidouleurs, un sevrage m\u00e9dicamenteux doit accompagner la mise en route du traitement pr\u00e9ventif. Les m\u00e9dicaments pr\u00e9ventifs sont peu efficaces, sauf les anticorps monoclonaux bloquant le CGRP ou son r\u00e9cepteur. Des injections p\u00e9ricr\u00e2niennes de toxine botulique sont parfois utiles, mais une prise en charge multidisciplinaire est souvent n\u00e9cessaire.<\/i><\/p>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":16,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-83","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/83"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/83\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":334,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/83\/revisions\/334"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/83\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=83"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=83"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=83"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=83"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}