{"id":87,"date":"2021-11-15T14:02:29","date_gmt":"2021-11-15T14:02:29","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/?post_type=chapter&#038;p=87"},"modified":"2021-12-23T14:23:25","modified_gmt":"2021-12-23T14:23:25","slug":"18","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/chapter\/18\/","title":{"raw":"#18 \u00ab\u00a0<em>Je suis contre les m\u00e9dicaments\u00a0!<\/em>\u00a0\u00bb","rendered":"#18 \u00ab\u00a0<em>Je suis contre les m\u00e9dicaments\u00a0!<\/em>\u00a0\u00bb"},"content":{"raw":"<h1>Les traitements non m\u00e9dicamenteux<\/h1>\r\n<h1>#18.1\u00a0Les traitements cognitivo-comportementaux<\/h1>\r\nLes th\u00e9rapies cognitives et comportementales (Fig.\u00a092) visent \u00e0 traiter les sympt\u00f4mes d\u2019une maladie par des exercices pratiques qui sont destin\u00e9s \u00e0 modifier des \u00ab\u00a0distorsions cognitives\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire des repr\u00e9sentations mentales inad\u00e9quates et, par l\u00e0, de modifier le comportement du sujet. Par exemple, chez un sujet intol\u00e9rant \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne stressant banal, le traitement cognitivo-comportemental peut l\u2019aider \u00e0 mieux g\u00e9rer ce stress, sans ambitionner de traiter la cause originelle de l\u2019intol\u00e9rance au stress, comme le fait la psychanalyse.\r\n\r\nLes th\u00e9rapies cognitivo-comportementales sont utilis\u00e9es en psychiatrie, mais aussi dans les douleurs chroniques et les c\u00e9phal\u00e9es.\r\n\r\nIl en existe plusieurs vari\u00e9t\u00e9s, dont les traitements de relaxation (sophrologie, respiratoire de Jacobson, <i>training<\/i> autog\u00e8ne de Schultz\u2026), de gestion du stress, de <i>biofeedback<\/i> ou d\u2019(auto)hypnose ont fait l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes dans la migraine et se sont montr\u00e9s <i>utiles, mais surtout lorsqu\u2019ils sont associ\u00e9s au traitement m\u00e9dicamenteux<\/i> (dans Fernandez-de-las-Pe\u00f1as <i>et\u00a0al<\/i>., 2012).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_339\" align=\"aligncenter\" width=\"933\"]<img class=\"wp-image-339 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide92-e1640266885699.jpg\" alt=\"\" width=\"933\" height=\"643\" \/> <strong>Figure 92 : Traitements non m\u00e9dicamenteux utilis\u00e9s dans la migraine\u200b<\/strong>[\/caption]\r\n\r\nPar exemple, dans une \u00e9tude de 232 migraineux, le traitement pr\u00e9ventif par b\u00e8ta-bloquant (- 5 jours de migraine\/mois) \u00e9tait sup\u00e9rieur au traitement cognitivo-comportemental (- 4 jours\/mois) dont l\u2019effet ne d\u00e9passait pas celui du placebo. C\u2019est dans le groupe de patients trait\u00e9s par la combinaison du b\u00e8ta-bloquant et du traitement comportemental que le b\u00e9n\u00e9fice th\u00e9rapeutique \u00e9tait le plus grand (- 6,5 jours de migraine\/mois) (Holroyd <i>et\u00a0al<\/i>., 2010). Dans une autre \u00e9tude r\u00e9cente comparant la m\u00e9ditation en pleine conscience \u00e0 la simple information des sujets (voy. <i>supra<\/i>, #\u00a013.1), il n\u2019y avait pas de diff\u00e9rence entre les deux groupes dans la diminution du nombre mensuel de jours de migraine, mais les migraineux utilisant la m\u00e9ditation ont rapport\u00e9 une qualit\u00e9 de vie am\u00e9lior\u00e9e, une invalidit\u00e9 diminu\u00e9e, un meilleur moral et une moindre sensibilit\u00e9 \u00e0 la douleur (Wells <i>et\u00a0al<\/i>., 2021).\r\n\r\nLe <i>biofeedback<\/i> (Fig.\u00a092) couple l\u2019enregistrement d\u2019un param\u00e8tre biologique qui sert de rep\u00e8re \u00e0 une technique de relaxation (Juprelle et Schoenen, 1990). Il peut s\u2019agir de l\u2019enregistrement de l\u2019activit\u00e9 des muscles p\u00e9ricr\u00e2niens par \u00e9lectromyographie (<i>biofeedback<\/i>\u00a0EMG), de la temp\u00e9rature digitale par une sonde thermique (<i>biofeedback<\/i> thermique) ou de l\u2019activit\u00e9 du cerveau par \u00e9lectroenc\u00e9phalographie (<i>neurofeedback<\/i>). Le <i>biofeedback<\/i>\u00a0EMG est surtout utile dans les c\u00e9phal\u00e9es de tension (voy. <i>supra<\/i>, #\u00a07) et le <i>biofeedback<\/i> de temp\u00e9rature digitale serait tr\u00e8s efficace chez les enfants migraineux, mais il n\u2019y a pas de grandes \u00e9tudes.\r\n\r\nLe <i>neurofeedback<\/i> de la variation contingente n\u00e9gative (VCN), un potentiel \u00e9voqu\u00e9 c\u00e9r\u00e9bral dit cognitif (Maertens de Noordhout <i>et\u00a0al<\/i>., 1986), s\u2019est av\u00e9r\u00e9 b\u00e9n\u00e9fique chez des migraineux comme traitement pr\u00e9ventif, mais il n\u2019y a pas d\u2019essais contre placebo et il ne peut pas encore \u00eatre pratiqu\u00e9 par le patient \u00e0 son domicile. Dans un avenir proche, gr\u00e2ce aux avanc\u00e9es technologiques, des syst\u00e8mes d\u2019enregistrement miniaturis\u00e9s et portables permettront des \u00e9tudes plus \u00e9tendues du <i>neurofeedback<\/i> qui, en th\u00e9orie, est une approche th\u00e9rapeutique int\u00e9ressante au vu des particularit\u00e9s fonctionnelles c\u00e9r\u00e9brales intercritiques du migraineux (voy. <i>supra<\/i>, #\u00a011).\r\n\r\nDe fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les traitements non m\u00e9dicamenteux qui ont fait la preuve de leur efficacit\u00e9 doivent \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9s chez les enfants en raison des effets secondaires possibles de la plupart des m\u00e9dicaments.\r\n\r\n&nbsp;\r\n<div class=\"textbox\"><b>#\u00a0bref.<\/b> <i>Parmi les traitements non m\u00e9dicamenteux, les th\u00e9rapies cognitivo-comportementales sont les plus utiles. Elles renforcent l\u2019efficacit\u00e9 des traitements m\u00e9dicamenteux et am\u00e9liorent la gestion de la douleur ainsi que la qualit\u00e9 de vie.<\/i><\/div>\r\n<h1>#18.2<i>.<\/i> Autres traitements non m\u00e9dicamenteux<\/h1>\r\nTrois s\u00e9ances hebdomadaires d\u2019<i>exercice physique a\u00e9robie<\/i> (Fig.\u00a092) r\u00e9duisent la fr\u00e9quence de migraines de 30\u00a0% en moyenne dans une \u00e9tude allemande, d\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat de pr\u00e9coniser une activit\u00e9 physique soutenue dans les conseils hygi\u00e9no-di\u00e9t\u00e9tiques (voy. <i>supra<\/i>, #\u00a013.2) (Varkey <i>et\u00a0al<\/i>., 2011).\r\n\r\nL\u2019<i>acupuncture<\/i> s\u2019est montr\u00e9e utile comme traitement pr\u00e9ventif antimigraineux dans certaines \u00e9tudes, mais le gain th\u00e9rapeutique par rapport au placebo n\u2019a pas d\u00e9pass\u00e9 un jour de migraine par mois. Dans d\u2019autres essais cliniques, l\u2019acupuncture n\u2019\u00e9tait pas sup\u00e9rieure au placebo. Son apport dans la migraine est donc tout au plus marginal (Linde <i>et\u00a0al<\/i>., 2016).\r\n\r\nLes traitements de <i>m\u00e9decine physique<\/i> comme les massages, la th\u00e9rapie manuelle ou l\u2019ost\u00e9opathie n\u2019ont pas fait la preuve de leur efficacit\u00e9 dans la migraine non compliqu\u00e9e. Ils peuvent aider des patients qui souffrent, en plus de la migraine, de c\u00e9phal\u00e9es de tension (voy. <i>infra<\/i>, #\u00a013.8), de contractures musculaires ou de fibromyalgie (Fernandez-de-las-Pe\u00f1as et Cuadrado, 2016).\r\n\r\nL\u2019<i>hom\u00e9opathie<\/i> est moins efficace que le placebo dans la pr\u00e9vention des crises migraineuses\u00a0; plusieurs \u00e9tudes randomis\u00e9es l\u2019ont d\u00e9montr\u00e9 (Whitmarsh <i>et\u00a0al<\/i>., 1997).\r\n\r\n<i>Diff\u00e9rentes di\u00e8tes<\/i> ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9es chez les migraineux sans r\u00e9sultats g\u00e9n\u00e9ralisables. Les r\u00e9gimes d\u2019exclusion d\u2019un aliment ne sont utiles que lorsqu\u2019une allergie pr\u00e9cise \u00e0 un composant alimentaire a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e. La seule di\u00e8te qui a fait la preuve de son efficacit\u00e9 dans une \u00e9tude scientifique est le <i>r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne<\/i> (sans sucres), mais il a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 sur une courte dur\u00e9e de quelques mois seulement et est notoirement tr\u00e8s difficile \u00e0 respecter sur de longues p\u00e9riodes (Di Lorenzo <i>et\u00a0al<\/i>., 2019\u00a0; Gross <i>et\u00a0al<\/i>., 2019).\r\n\r\n&nbsp;\r\n<div class=\"textbox\">\r\n\r\n<b>#\u00a0bref.<\/b> <i>D\u2019autres traitements m\u00e9dicamenteux qui ont fait la preuve de leur efficacit\u00e9 sont rares. L\u2019acupuncture est utile chez certains patients de m\u00eame que la kin\u00e9sith\u00e9rapie ou le r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne. L\u2019exercice physique soutenu a un effet favorable sur la pr\u00e9vention des crises.<\/i>\r\n\r\n<\/div>\r\n<h1>#18.3 Les traitements de neurostimulation<\/h1>\r\nLa neurostimulation consiste \u00e0 appliquer des courants \u00e9lectriques ou \u00e9lectromagn\u00e9tiques sur certaines parties du syst\u00e8me nerveux, soit par des stimulateurs pos\u00e9s sur la peau (non invasifs), soit par des stimulateurs implant\u00e9s chirurgicalement en profondeur (invasifs) (Fig.\u00a093). Les techniques de neurostimulation invasive sont r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 des patients tr\u00e8s invalid\u00e9s et rebelles aux traitements classiques. Elles sont surtout utilis\u00e9es dans les formes chroniques d\u2019algies vasculaires de la face (<i>cluster headache<\/i>, voy. <i>supra<\/i>, #\u00a07) o\u00f9 elles peuvent soulager des patients d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s. La neurostimulation sous-occipitale percutan\u00e9e a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e dans la migraine chronique avec des r\u00e9sultats mitig\u00e9s, mais des \u00e9tudes suppl\u00e9mentaires avec des stimulateurs de nouvelle g\u00e9n\u00e9ration sont en cours (Ambrosini et Schoenen, 2016).\r\n\r\nLa <i>neurostimulation non invasive<\/i> peut en principe \u00eatre utilis\u00e9e chez tout sujet c\u00e9phalalgique, car elle n\u2019a pas d\u2019effets secondaires, except\u00e9 la sensation produite par le courant \u00e0 l\u2019endroit de la stimulation. Elle peut d\u00e8s lors \u00eatre un traitement de 1<sup>er<\/sup>\u00a0palier, s\u2019il n\u2019y avait le prix assez \u00e9lev\u00e9 des appareils, qui ne sont pas rembours\u00e9s par la s\u00e9curit\u00e9 sociale et dont l\u2019efficacit\u00e9 reste partielle (Fig.\u00a094) (Schoenen <i>et\u00a0al<\/i>., 2016).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_340\" align=\"aligncenter\" width=\"933\"]<img class=\"wp-image-340 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide93-e1640266954578.jpg\" alt=\"\" width=\"933\" height=\"645\" \/> <strong>Figure 93 : Traitements de neurostimulation pour c\u00e9phal\u00e9es\u200b<\/strong>[\/caption]\r\n\r\nLes stimulateurs de <i>nerf p\u00e9riph\u00e9rique<\/i> ont \u00e9t\u00e9 le mieux \u00e9tudi\u00e9s dans la migraine, \u00e0 la fois comme traitement de crise et comme traitement pr\u00e9ventif.\r\n\r\nLeur efficacit\u00e9 n\u2019est pas sup\u00e9rieure aux traitements m\u00e9dicamenteux (voy. <i>supra<\/i>, ##\u00a013.3 et 13.4) auxquels il peut toutefois \u00eatre utile de les associer pour renforcer l\u2019effet th\u00e9rapeutique, car ils n\u2019induisent pas d\u2019effets ind\u00e9sirables suppl\u00e9mentaires.\r\n\r\nEn Belgique, seul le stimulateur Cefaly\u00ae est actuellement accessible comme traitement aigu (Chou <i>et\u00a0al<\/i>., 2019) et pr\u00e9ventif (Schoenen <i>et\u00a0al<\/i>., 2013) , mais d\u2019autres stimulateurs pourraient bient\u00f4t arriver sur le march\u00e9, notamment des stimulateurs transcutan\u00e9s du nerf vague (Schoenen et Ambrosini, 2020).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n[caption id=\"attachment_341\" align=\"aligncenter\" width=\"948\"]<img class=\"wp-image-341 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide94-e1640267009833.jpg\" alt=\"\" width=\"948\" height=\"674\" \/> <strong>Figure 94 : Neurostimulateurs non-invasifs pour la migraine\u00a0\u200b<\/strong>[\/caption]\r\n\r\nLa stimulation <i>transcr\u00e2nienne<\/i> n\u00e9cessite des appareillages plus complexes, mais pr\u00e9sente l\u2019avantage de pouvoir influencer directement le cerveau sous-jacent dans le but de corriger son fonctionnement particulier d\u00fb \u00e0 la migraine (voy. <i>supra<\/i>, #\u00a011). Elle utilise des stimulateurs magn\u00e9tiques ou \u00e9lectriques, dont ceux qui d\u00e9livrent des stimulations magn\u00e9tiques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es ne sont pas transportables.\r\n\r\nDes \u00e9tudes suppl\u00e9mentaires contre placebo sont n\u00e9cessaires pour prouver l\u2019efficacit\u00e9 de ces techniques prometteuses et pour d\u00e9terminer la place qu\u2019elles pourraient un jour occuper dans l\u2019arsenal th\u00e9rapeutique antimigraineux (Vigano <i>et\u00a0al<\/i>., 2013).\r\n\r\n&nbsp;\r\n\r\n&nbsp;\r\n<div class=\"textbox\"><b>#\u00a0bref.<\/b> <i>Plusieurs syst\u00e8mes de neurostimulation p\u00e9riph\u00e9rique non invasive peuvent am\u00e9liorer la migraine. Comme ils n\u2019ont pas d\u2019effets secondaires g\u00eanants, ils peuvent \u00eatre utilis\u00e9s comme adjuvants aux traitements m\u00e9dicamenteux. Les techniques de stimulation magn\u00e9tique ou \u00e9lectrique transcr\u00e2nienne sont prometteuses, mais n\u00e9cessitent plus d\u2019\u00e9tudes.<\/i><\/div>\r\n&nbsp;","rendered":"<h1>Les traitements non m\u00e9dicamenteux<\/h1>\n<h1>#18.1\u00a0Les traitements cognitivo-comportementaux<\/h1>\n<p>Les th\u00e9rapies cognitives et comportementales (Fig.\u00a092) visent \u00e0 traiter les sympt\u00f4mes d\u2019une maladie par des exercices pratiques qui sont destin\u00e9s \u00e0 modifier des \u00ab\u00a0distorsions cognitives\u00a0\u00bb, c\u2019est-\u00e0-dire des repr\u00e9sentations mentales inad\u00e9quates et, par l\u00e0, de modifier le comportement du sujet. Par exemple, chez un sujet intol\u00e9rant \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne stressant banal, le traitement cognitivo-comportemental peut l\u2019aider \u00e0 mieux g\u00e9rer ce stress, sans ambitionner de traiter la cause originelle de l\u2019intol\u00e9rance au stress, comme le fait la psychanalyse.<\/p>\n<p>Les th\u00e9rapies cognitivo-comportementales sont utilis\u00e9es en psychiatrie, mais aussi dans les douleurs chroniques et les c\u00e9phal\u00e9es.<\/p>\n<p>Il en existe plusieurs vari\u00e9t\u00e9s, dont les traitements de relaxation (sophrologie, respiratoire de Jacobson, <i>training<\/i> autog\u00e8ne de Schultz\u2026), de gestion du stress, de <i>biofeedback<\/i> ou d\u2019(auto)hypnose ont fait l\u2019objet d\u2019\u00e9tudes dans la migraine et se sont montr\u00e9s <i>utiles, mais surtout lorsqu\u2019ils sont associ\u00e9s au traitement m\u00e9dicamenteux<\/i> (dans Fernandez-de-las-Pe\u00f1as <i>et\u00a0al<\/i>., 2012).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_339\" aria-describedby=\"caption-attachment-339\" style=\"width: 933px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-339 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide92-e1640266885699.jpg\" alt=\"\" width=\"933\" height=\"643\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide92-e1640266885699.jpg 933w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide92-e1640266885699-300x207.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide92-e1640266885699-768x529.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide92-e1640266885699-65x45.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide92-e1640266885699-225x155.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide92-e1640266885699-350x241.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 933px) 100vw, 933px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-339\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 92 : Traitements non m\u00e9dicamenteux utilis\u00e9s dans la migraine\u200b<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<p>Par exemple, dans une \u00e9tude de 232 migraineux, le traitement pr\u00e9ventif par b\u00e8ta-bloquant (- 5 jours de migraine\/mois) \u00e9tait sup\u00e9rieur au traitement cognitivo-comportemental (- 4 jours\/mois) dont l\u2019effet ne d\u00e9passait pas celui du placebo. C\u2019est dans le groupe de patients trait\u00e9s par la combinaison du b\u00e8ta-bloquant et du traitement comportemental que le b\u00e9n\u00e9fice th\u00e9rapeutique \u00e9tait le plus grand (- 6,5 jours de migraine\/mois) (Holroyd <i>et\u00a0al<\/i>., 2010). Dans une autre \u00e9tude r\u00e9cente comparant la m\u00e9ditation en pleine conscience \u00e0 la simple information des sujets (voy. <i>supra<\/i>, #\u00a013.1), il n\u2019y avait pas de diff\u00e9rence entre les deux groupes dans la diminution du nombre mensuel de jours de migraine, mais les migraineux utilisant la m\u00e9ditation ont rapport\u00e9 une qualit\u00e9 de vie am\u00e9lior\u00e9e, une invalidit\u00e9 diminu\u00e9e, un meilleur moral et une moindre sensibilit\u00e9 \u00e0 la douleur (Wells <i>et\u00a0al<\/i>., 2021).<\/p>\n<p>Le <i>biofeedback<\/i> (Fig.\u00a092) couple l\u2019enregistrement d\u2019un param\u00e8tre biologique qui sert de rep\u00e8re \u00e0 une technique de relaxation (Juprelle et Schoenen, 1990). Il peut s\u2019agir de l\u2019enregistrement de l\u2019activit\u00e9 des muscles p\u00e9ricr\u00e2niens par \u00e9lectromyographie (<i>biofeedback<\/i>\u00a0EMG), de la temp\u00e9rature digitale par une sonde thermique (<i>biofeedback<\/i> thermique) ou de l\u2019activit\u00e9 du cerveau par \u00e9lectroenc\u00e9phalographie (<i>neurofeedback<\/i>). Le <i>biofeedback<\/i>\u00a0EMG est surtout utile dans les c\u00e9phal\u00e9es de tension (voy. <i>supra<\/i>, #\u00a07) et le <i>biofeedback<\/i> de temp\u00e9rature digitale serait tr\u00e8s efficace chez les enfants migraineux, mais il n\u2019y a pas de grandes \u00e9tudes.<\/p>\n<p>Le <i>neurofeedback<\/i> de la variation contingente n\u00e9gative (VCN), un potentiel \u00e9voqu\u00e9 c\u00e9r\u00e9bral dit cognitif (Maertens de Noordhout <i>et\u00a0al<\/i>., 1986), s\u2019est av\u00e9r\u00e9 b\u00e9n\u00e9fique chez des migraineux comme traitement pr\u00e9ventif, mais il n\u2019y a pas d\u2019essais contre placebo et il ne peut pas encore \u00eatre pratiqu\u00e9 par le patient \u00e0 son domicile. Dans un avenir proche, gr\u00e2ce aux avanc\u00e9es technologiques, des syst\u00e8mes d\u2019enregistrement miniaturis\u00e9s et portables permettront des \u00e9tudes plus \u00e9tendues du <i>neurofeedback<\/i> qui, en th\u00e9orie, est une approche th\u00e9rapeutique int\u00e9ressante au vu des particularit\u00e9s fonctionnelles c\u00e9r\u00e9brales intercritiques du migraineux (voy. <i>supra<\/i>, #\u00a011).<\/p>\n<p>De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, les traitements non m\u00e9dicamenteux qui ont fait la preuve de leur efficacit\u00e9 doivent \u00eatre privil\u00e9gi\u00e9s chez les enfants en raison des effets secondaires possibles de la plupart des m\u00e9dicaments.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"textbox\"><b>#\u00a0bref.<\/b> <i>Parmi les traitements non m\u00e9dicamenteux, les th\u00e9rapies cognitivo-comportementales sont les plus utiles. Elles renforcent l\u2019efficacit\u00e9 des traitements m\u00e9dicamenteux et am\u00e9liorent la gestion de la douleur ainsi que la qualit\u00e9 de vie.<\/i><\/div>\n<h1>#18.2<i>.<\/i> Autres traitements non m\u00e9dicamenteux<\/h1>\n<p>Trois s\u00e9ances hebdomadaires d\u2019<i>exercice physique a\u00e9robie<\/i> (Fig.\u00a092) r\u00e9duisent la fr\u00e9quence de migraines de 30\u00a0% en moyenne dans une \u00e9tude allemande, d\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat de pr\u00e9coniser une activit\u00e9 physique soutenue dans les conseils hygi\u00e9no-di\u00e9t\u00e9tiques (voy. <i>supra<\/i>, #\u00a013.2) (Varkey <i>et\u00a0al<\/i>., 2011).<\/p>\n<p>L\u2019<i>acupuncture<\/i> s\u2019est montr\u00e9e utile comme traitement pr\u00e9ventif antimigraineux dans certaines \u00e9tudes, mais le gain th\u00e9rapeutique par rapport au placebo n\u2019a pas d\u00e9pass\u00e9 un jour de migraine par mois. Dans d\u2019autres essais cliniques, l\u2019acupuncture n\u2019\u00e9tait pas sup\u00e9rieure au placebo. Son apport dans la migraine est donc tout au plus marginal (Linde <i>et\u00a0al<\/i>., 2016).<\/p>\n<p>Les traitements de <i>m\u00e9decine physique<\/i> comme les massages, la th\u00e9rapie manuelle ou l\u2019ost\u00e9opathie n\u2019ont pas fait la preuve de leur efficacit\u00e9 dans la migraine non compliqu\u00e9e. Ils peuvent aider des patients qui souffrent, en plus de la migraine, de c\u00e9phal\u00e9es de tension (voy. <i>infra<\/i>, #\u00a013.8), de contractures musculaires ou de fibromyalgie (Fernandez-de-las-Pe\u00f1as et Cuadrado, 2016).<\/p>\n<p>L\u2019<i>hom\u00e9opathie<\/i> est moins efficace que le placebo dans la pr\u00e9vention des crises migraineuses\u00a0; plusieurs \u00e9tudes randomis\u00e9es l\u2019ont d\u00e9montr\u00e9 (Whitmarsh <i>et\u00a0al<\/i>., 1997).<\/p>\n<p><i>Diff\u00e9rentes di\u00e8tes<\/i> ont \u00e9t\u00e9 test\u00e9es chez les migraineux sans r\u00e9sultats g\u00e9n\u00e9ralisables. Les r\u00e9gimes d\u2019exclusion d\u2019un aliment ne sont utiles que lorsqu\u2019une allergie pr\u00e9cise \u00e0 un composant alimentaire a \u00e9t\u00e9 d\u00e9montr\u00e9e. La seule di\u00e8te qui a fait la preuve de son efficacit\u00e9 dans une \u00e9tude scientifique est le <i>r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne<\/i> (sans sucres), mais il a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 sur une courte dur\u00e9e de quelques mois seulement et est notoirement tr\u00e8s difficile \u00e0 respecter sur de longues p\u00e9riodes (Di Lorenzo <i>et\u00a0al<\/i>., 2019\u00a0; Gross <i>et\u00a0al<\/i>., 2019).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"textbox\">\n<p><b>#\u00a0bref.<\/b> <i>D\u2019autres traitements m\u00e9dicamenteux qui ont fait la preuve de leur efficacit\u00e9 sont rares. L\u2019acupuncture est utile chez certains patients de m\u00eame que la kin\u00e9sith\u00e9rapie ou le r\u00e9gime c\u00e9tog\u00e8ne. L\u2019exercice physique soutenu a un effet favorable sur la pr\u00e9vention des crises.<\/i><\/p>\n<\/div>\n<h1>#18.3 Les traitements de neurostimulation<\/h1>\n<p>La neurostimulation consiste \u00e0 appliquer des courants \u00e9lectriques ou \u00e9lectromagn\u00e9tiques sur certaines parties du syst\u00e8me nerveux, soit par des stimulateurs pos\u00e9s sur la peau (non invasifs), soit par des stimulateurs implant\u00e9s chirurgicalement en profondeur (invasifs) (Fig.\u00a093). Les techniques de neurostimulation invasive sont r\u00e9serv\u00e9es \u00e0 des patients tr\u00e8s invalid\u00e9s et rebelles aux traitements classiques. Elles sont surtout utilis\u00e9es dans les formes chroniques d\u2019algies vasculaires de la face (<i>cluster headache<\/i>, voy. <i>supra<\/i>, #\u00a07) o\u00f9 elles peuvent soulager des patients d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s. La neurostimulation sous-occipitale percutan\u00e9e a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e dans la migraine chronique avec des r\u00e9sultats mitig\u00e9s, mais des \u00e9tudes suppl\u00e9mentaires avec des stimulateurs de nouvelle g\u00e9n\u00e9ration sont en cours (Ambrosini et Schoenen, 2016).<\/p>\n<p>La <i>neurostimulation non invasive<\/i> peut en principe \u00eatre utilis\u00e9e chez tout sujet c\u00e9phalalgique, car elle n\u2019a pas d\u2019effets secondaires, except\u00e9 la sensation produite par le courant \u00e0 l\u2019endroit de la stimulation. Elle peut d\u00e8s lors \u00eatre un traitement de 1<sup>er<\/sup>\u00a0palier, s\u2019il n\u2019y avait le prix assez \u00e9lev\u00e9 des appareils, qui ne sont pas rembours\u00e9s par la s\u00e9curit\u00e9 sociale et dont l\u2019efficacit\u00e9 reste partielle (Fig.\u00a094) (Schoenen <i>et\u00a0al<\/i>., 2016).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_340\" aria-describedby=\"caption-attachment-340\" style=\"width: 933px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-340 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide93-e1640266954578.jpg\" alt=\"\" width=\"933\" height=\"645\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide93-e1640266954578.jpg 933w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide93-e1640266954578-300x207.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide93-e1640266954578-768x531.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide93-e1640266954578-65x45.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide93-e1640266954578-225x156.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide93-e1640266954578-350x242.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 933px) 100vw, 933px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-340\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 93 : Traitements de neurostimulation pour c\u00e9phal\u00e9es\u200b<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<p>Les stimulateurs de <i>nerf p\u00e9riph\u00e9rique<\/i> ont \u00e9t\u00e9 le mieux \u00e9tudi\u00e9s dans la migraine, \u00e0 la fois comme traitement de crise et comme traitement pr\u00e9ventif.<\/p>\n<p>Leur efficacit\u00e9 n\u2019est pas sup\u00e9rieure aux traitements m\u00e9dicamenteux (voy. <i>supra<\/i>, ##\u00a013.3 et 13.4) auxquels il peut toutefois \u00eatre utile de les associer pour renforcer l\u2019effet th\u00e9rapeutique, car ils n\u2019induisent pas d\u2019effets ind\u00e9sirables suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>En Belgique, seul le stimulateur Cefaly\u00ae est actuellement accessible comme traitement aigu (Chou <i>et\u00a0al<\/i>., 2019) et pr\u00e9ventif (Schoenen <i>et\u00a0al<\/i>., 2013) , mais d\u2019autres stimulateurs pourraient bient\u00f4t arriver sur le march\u00e9, notamment des stimulateurs transcutan\u00e9s du nerf vague (Schoenen et Ambrosini, 2020).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_341\" aria-describedby=\"caption-attachment-341\" style=\"width: 948px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-341 size-full\" src=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide94-e1640267009833.jpg\" alt=\"\" width=\"948\" height=\"674\" srcset=\"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide94-e1640267009833.jpg 948w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide94-e1640267009833-300x213.jpg 300w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide94-e1640267009833-768x546.jpg 768w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide94-e1640267009833-65x46.jpg 65w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide94-e1640267009833-225x160.jpg 225w, https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-content\/uploads\/sites\/11\/2021\/11\/Slide94-e1640267009833-350x249.jpg 350w\" sizes=\"(max-width: 948px) 100vw, 948px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-341\" class=\"wp-caption-text\"><strong>Figure 94 : Neurostimulateurs non-invasifs pour la migraine\u00a0\u200b<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<p>La stimulation <i>transcr\u00e2nienne<\/i> n\u00e9cessite des appareillages plus complexes, mais pr\u00e9sente l\u2019avantage de pouvoir influencer directement le cerveau sous-jacent dans le but de corriger son fonctionnement particulier d\u00fb \u00e0 la migraine (voy. <i>supra<\/i>, #\u00a011). Elle utilise des stimulateurs magn\u00e9tiques ou \u00e9lectriques, dont ceux qui d\u00e9livrent des stimulations magn\u00e9tiques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es ne sont pas transportables.<\/p>\n<p>Des \u00e9tudes suppl\u00e9mentaires contre placebo sont n\u00e9cessaires pour prouver l\u2019efficacit\u00e9 de ces techniques prometteuses et pour d\u00e9terminer la place qu\u2019elles pourraient un jour occuper dans l\u2019arsenal th\u00e9rapeutique antimigraineux (Vigano <i>et\u00a0al<\/i>., 2013).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"textbox\"><b>#\u00a0bref.<\/b> <i>Plusieurs syst\u00e8mes de neurostimulation p\u00e9riph\u00e9rique non invasive peuvent am\u00e9liorer la migraine. Comme ils n\u2019ont pas d\u2019effets secondaires g\u00eanants, ils peuvent \u00eatre utilis\u00e9s comme adjuvants aux traitements m\u00e9dicamenteux. Les techniques de stimulation magn\u00e9tique ou \u00e9lectrique transcr\u00e2nienne sont prometteuses, mais n\u00e9cessitent plus d\u2019\u00e9tudes.<\/i><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"menu_order":18,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-87","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/87"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/87\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":346,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/87\/revisions\/346"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/87\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=87"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=87"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=87"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/migraine\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=87"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}