{"id":108,"date":"2020-09-01T14:14:26","date_gmt":"2020-09-01T14:14:26","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/?post_type=chapter&#038;p=108"},"modified":"2020-12-01T13:51:20","modified_gmt":"2020-12-01T13:51:20","slug":"10b-le-nouveau-vieil-ilot-commercial","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/chapter\/10b-le-nouveau-vieil-ilot-commercial\/","title":{"raw":"10b. Le nouveau vieil \u00eelot commercial","rendered":"10b. Le nouveau vieil \u00eelot commercial"},"content":{"raw":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">La sensation d\u2019\u00eatre n\u2019importe o\u00f9 est malheureusement fr\u00e9quente. L\u2019\u00e9poque reproduit en s\u00e9rie les m\u00eames lotissements, les m\u00eames quartiers d\u2019affaires, les m\u00eames magasins. On pourrait jouer \u00e0 chercher les d\u00e9tails qui font la diff\u00e9rence. Ils existent bien entendu. L\u2019imaginaire doit bien s\u2019adapter au r\u00e9el.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le paradoxe ici, sur une grande place du centre-ville, est qu\u2019un ancien quartier a \u00e9t\u00e9 supplant\u00e9 par un nouvel ensemble, avec un souci d\u2019int\u00e9gration architecturale. Certains traits stylistiques \u2013 la couleur du b\u00e2ti, le gabarit et la forme des fen\u00eatres, la silhouette des toits \u2013 r\u00e9pondent au palais historique qui leur fait face. La violence de \u00ab l\u2019urbanisme sovi\u00e9tique \u00bb est r\u00e9volue ; d\u00e9sormais, on respecte les lieux\u2026<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Sur le c\u00f4t\u00e9 de la place s\u2019ouvre une art\u00e8re commerciale, la raison \u00e9conomique du site, son essence mercantile. Je m\u2019y engouffre. Gu\u00e8re de surprise. L\u2019\u00e9l\u00e9gance des mannequins s\u2019exhibe dans les grandes vitrines d\u2019enseignes bien connues. La mer bleue, les plages sublimes, les paquebots de luxe se font aguicheurs \u00e0 la devanture d\u2019une agence de voyages. Pourquoi donc n\u2019ai-je pas la simplicit\u00e9 d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 ces r\u00eaves clefs en main ? Indocile \u00e0 l\u2019injonction des vitrines, irr\u00e9v\u00e9rencieux \u00e0 leurs charmes, je l\u00e8ve les yeux : des murs lisses, des fen\u00eatres sans encadrement, des surfaces bien polies qui se font face. Mon regard n\u2019en fait qu\u2019une bouch\u00e9e, il n\u2019a rien \u00e0 se mettre sous la dent. Tout en haut \u2013 la rue est \u00e9troite \u2013, le ciel est une \u00e9troite saign\u00e9e. Je me ferais un torticolis \u00e0 vouloir y pr\u00eater attention. Reste \u00e0 regarder au sol les clinkers \u2013 ces succ\u00e9dan\u00e9s de la pierre de taille.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">J\u2019ai fait le tour. Tout est vu. Tout est dit.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Quelques m\u00e8tres plus loin encore, me revoil\u00e0 dans le vrai ancien quartier. Le vis-\u00e0-vis est instructif. Les vraies vieilles ruelles sont \u00e9troites ; pour leur faire \u00e9cho, on a respect\u00e9 cette largeur dans la zone commerciale. Les vraies anciennes maisons elles aussi sont hautes, le ciel l\u00e0 aussi est inaccessible, si ce n\u2019est qu\u2019il se d\u00e9coupe au sommet de vieux escaliers\u00a0; le nouveau vieux quartier, lui, a aplani le relief. Les fa\u00e7ades s\u00e9culaires, par contre, sont diverses, plusieurs fois restaur\u00e9es, aujourd\u2019hui un peu v\u00e9tustes\u00a0; les boutiques internationales ne seraient pas aussi burin\u00e9es.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Cette nouvelle vieille rue commer\u00e7ante a un double visage : \u00e0 la fois moderne et \u00ab\u00a0fid\u00e8le\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019ancien. En elle-m\u00eame, elle est \u00e0 la page, semblable \u00e0 toutes les rues commer\u00e7antes d\u2019aujourd\u2019hui. Dans son contexte par contre, elle simule les rues et les b\u00e2timents voisins, en plus lisse n\u00e9anmoins.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Ce lisse est l\u2019aveu de sa fausset\u00e9, de son artifice sans \u00e9paisseur. Ce lisse cache la violence de ce monde, l\u2019exploitation sous-jacente \u00e0 ces apparences clinquantes. En filigrane de ces vitrines, il faudrait voir, en Chine ou au Pakistan, les conditions de fabrication de ces v\u00eatements. Ce lisse ne cache-t-il pas aussi un vide int\u00e9rieur\u00a0? Sous le masque de la consommation et de sa mise en sc\u00e8ne, ce quartier, comme tout l\u2019univers dont il est un produit reproduit en s\u00e9ries, n\u2019est qu\u2019un d\u00e9cor. Les vendeurs et les clients ne seraient-ils eux-m\u00eames que les figurants\u00a0de ce d\u00e9cor ?<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le fait de \u00ab&nbsp;s\u2019int\u00e9grer&nbsp;\u00bb au contexte renforce ce sentiment d\u2019artifice. On a fait du \u00ab&nbsp;simili-vieux&nbsp;\u00bb, du moderne calqu\u00e9 sur l\u2019ancien. M\u00eames formats, m\u00eames silhouettes, m\u00eame coloris\u2026 en plus net, bien entendu. On a gard\u00e9 l\u2019image. Cet urbanisme n\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment plus qu\u2019une image.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Notre passion contemporaine pour les images, leur omnipr\u00e9sence dans notre quotidien a un curieux effet en retour. Nous fabriquons d\u00e9sormais du r\u00e9el en images et vivons dans des d\u00e9cors, dans des quartiers qui ne sont que des copies. Une rue commer\u00e7ante \u00e0 l\u2019image de toutes les rues commer\u00e7antes. Une rue commer\u00e7ante \u00e0 l\u2019image des ruelles adjacentes. Des faux pav\u00e9s qui imitent les pav\u00e9s, des apparences de fa\u00e7ades qui simulent les vraies fa\u00e7ades\u2026<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Walter Benjamin s\u2019interrogeait, il y a un si\u00e8cle, sur la reproduction technique des \u0153uvres d\u2019art qui leur \u00f4terait leur unicit\u00e9 et leur \u00ab aura[footnote]BENJAMIN, Walter, \u00ab L\u2019\u0153uvre d\u2019art \u00e0 l\u2019\u00e9poque de sa reproductibilit\u00e9 technique \u00bb (1939), in : <i>\u0152uvres III<\/i>, Gallimard, 2000, pp. 269-316.[\/footnote] \u00bb. Aujourd\u2019hui, ce sont des quartiers entiers qui cherchent \u00e0 imiter, grandeur nature, des pans de villes anciennes. Ces nouvelles vieilles villes sont bien entendu adapt\u00e9es aux besoins et aux projets contemporains. En comparaison, le vrai vieux fait un peu n\u00e9glig\u00e9 et n\u2019est plus fonctionnel.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Quelle aura pourrions-nous trouver \u00e0 ce quartier ? Comment ne pas avoir le sentiment de s\u2019y mouvoir dans un simulacre ? La question ne veut sans doute rien dire pour les habitu\u00e9s des lieux, qui n\u2019aspirent qu\u2019\u00e0 consommer des images et \u00e0 vivre \u00e0 leur image. L\u2019aura d\u2019aujourd\u2019hui est celle de l\u2019image.<\/p>","rendered":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">La sensation d\u2019\u00eatre n\u2019importe o\u00f9 est malheureusement fr\u00e9quente. L\u2019\u00e9poque reproduit en s\u00e9rie les m\u00eames lotissements, les m\u00eames quartiers d\u2019affaires, les m\u00eames magasins. On pourrait jouer \u00e0 chercher les d\u00e9tails qui font la diff\u00e9rence. Ils existent bien entendu. L\u2019imaginaire doit bien s\u2019adapter au r\u00e9el.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le paradoxe ici, sur une grande place du centre-ville, est qu\u2019un ancien quartier a \u00e9t\u00e9 supplant\u00e9 par un nouvel ensemble, avec un souci d\u2019int\u00e9gration architecturale. Certains traits stylistiques \u2013 la couleur du b\u00e2ti, le gabarit et la forme des fen\u00eatres, la silhouette des toits \u2013 r\u00e9pondent au palais historique qui leur fait face. La violence de \u00ab l\u2019urbanisme sovi\u00e9tique \u00bb est r\u00e9volue ; d\u00e9sormais, on respecte les lieux\u2026<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Sur le c\u00f4t\u00e9 de la place s\u2019ouvre une art\u00e8re commerciale, la raison \u00e9conomique du site, son essence mercantile. Je m\u2019y engouffre. Gu\u00e8re de surprise. L\u2019\u00e9l\u00e9gance des mannequins s\u2019exhibe dans les grandes vitrines d\u2019enseignes bien connues. La mer bleue, les plages sublimes, les paquebots de luxe se font aguicheurs \u00e0 la devanture d\u2019une agence de voyages. Pourquoi donc n\u2019ai-je pas la simplicit\u00e9 d\u2019adh\u00e9rer \u00e0 ces r\u00eaves clefs en main ? Indocile \u00e0 l\u2019injonction des vitrines, irr\u00e9v\u00e9rencieux \u00e0 leurs charmes, je l\u00e8ve les yeux : des murs lisses, des fen\u00eatres sans encadrement, des surfaces bien polies qui se font face. Mon regard n\u2019en fait qu\u2019une bouch\u00e9e, il n\u2019a rien \u00e0 se mettre sous la dent. Tout en haut \u2013 la rue est \u00e9troite \u2013, le ciel est une \u00e9troite saign\u00e9e. Je me ferais un torticolis \u00e0 vouloir y pr\u00eater attention. Reste \u00e0 regarder au sol les clinkers \u2013 ces succ\u00e9dan\u00e9s de la pierre de taille.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">J\u2019ai fait le tour. Tout est vu. Tout est dit.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Quelques m\u00e8tres plus loin encore, me revoil\u00e0 dans le vrai ancien quartier. Le vis-\u00e0-vis est instructif. Les vraies vieilles ruelles sont \u00e9troites ; pour leur faire \u00e9cho, on a respect\u00e9 cette largeur dans la zone commerciale. Les vraies anciennes maisons elles aussi sont hautes, le ciel l\u00e0 aussi est inaccessible, si ce n\u2019est qu\u2019il se d\u00e9coupe au sommet de vieux escaliers\u00a0; le nouveau vieux quartier, lui, a aplani le relief. Les fa\u00e7ades s\u00e9culaires, par contre, sont diverses, plusieurs fois restaur\u00e9es, aujourd\u2019hui un peu v\u00e9tustes\u00a0; les boutiques internationales ne seraient pas aussi burin\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Cette nouvelle vieille rue commer\u00e7ante a un double visage : \u00e0 la fois moderne et \u00ab\u00a0fid\u00e8le\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019ancien. En elle-m\u00eame, elle est \u00e0 la page, semblable \u00e0 toutes les rues commer\u00e7antes d\u2019aujourd\u2019hui. Dans son contexte par contre, elle simule les rues et les b\u00e2timents voisins, en plus lisse n\u00e9anmoins.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Ce lisse est l\u2019aveu de sa fausset\u00e9, de son artifice sans \u00e9paisseur. Ce lisse cache la violence de ce monde, l\u2019exploitation sous-jacente \u00e0 ces apparences clinquantes. En filigrane de ces vitrines, il faudrait voir, en Chine ou au Pakistan, les conditions de fabrication de ces v\u00eatements. Ce lisse ne cache-t-il pas aussi un vide int\u00e9rieur\u00a0? Sous le masque de la consommation et de sa mise en sc\u00e8ne, ce quartier, comme tout l\u2019univers dont il est un produit reproduit en s\u00e9ries, n\u2019est qu\u2019un d\u00e9cor. Les vendeurs et les clients ne seraient-ils eux-m\u00eames que les figurants\u00a0de ce d\u00e9cor ?<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le fait de \u00ab&nbsp;s\u2019int\u00e9grer&nbsp;\u00bb au contexte renforce ce sentiment d\u2019artifice. On a fait du \u00ab&nbsp;simili-vieux&nbsp;\u00bb, du moderne calqu\u00e9 sur l\u2019ancien. M\u00eames formats, m\u00eames silhouettes, m\u00eame coloris\u2026 en plus net, bien entendu. On a gard\u00e9 l\u2019image. Cet urbanisme n\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment plus qu\u2019une image.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Notre passion contemporaine pour les images, leur omnipr\u00e9sence dans notre quotidien a un curieux effet en retour. Nous fabriquons d\u00e9sormais du r\u00e9el en images et vivons dans des d\u00e9cors, dans des quartiers qui ne sont que des copies. Une rue commer\u00e7ante \u00e0 l\u2019image de toutes les rues commer\u00e7antes. Une rue commer\u00e7ante \u00e0 l\u2019image des ruelles adjacentes. Des faux pav\u00e9s qui imitent les pav\u00e9s, des apparences de fa\u00e7ades qui simulent les vraies fa\u00e7ades\u2026<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Walter Benjamin s\u2019interrogeait, il y a un si\u00e8cle, sur la reproduction technique des \u0153uvres d\u2019art qui leur \u00f4terait leur unicit\u00e9 et leur \u00ab aura<a class=\"footnote\" title=\"BENJAMIN, Walter, \u00ab L\u2019\u0153uvre d\u2019art \u00e0 l\u2019\u00e9poque de sa reproductibilit\u00e9 technique \u00bb (1939), in : \u0152uvres III, Gallimard, 2000, pp. 269-316.\" id=\"return-footnote-108-1\" href=\"#footnote-108-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a> \u00bb. Aujourd\u2019hui, ce sont des quartiers entiers qui cherchent \u00e0 imiter, grandeur nature, des pans de villes anciennes. Ces nouvelles vieilles villes sont bien entendu adapt\u00e9es aux besoins et aux projets contemporains. En comparaison, le vrai vieux fait un peu n\u00e9glig\u00e9 et n\u2019est plus fonctionnel.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Quelle aura pourrions-nous trouver \u00e0 ce quartier ? Comment ne pas avoir le sentiment de s\u2019y mouvoir dans un simulacre ? La question ne veut sans doute rien dire pour les habitu\u00e9s des lieux, qui n\u2019aspirent qu\u2019\u00e0 consommer des images et \u00e0 vivre \u00e0 leur image. L\u2019aura d\u2019aujourd\u2019hui est celle de l\u2019image.<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-108-1\">BENJAMIN, Walter, \u00ab L\u2019\u0153uvre d\u2019art \u00e0 l\u2019\u00e9poque de sa reproductibilit\u00e9 technique \u00bb (1939), in : <i>\u0152uvres III<\/i>, Gallimard, 2000, pp. 269-316. <a href=\"#return-footnote-108-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":9,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-108","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":34,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/108"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/108\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":397,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/108\/revisions\/397"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/34"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/108\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=108"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=108"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=108"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=108"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}