{"id":116,"date":"2020-09-01T14:18:49","date_gmt":"2020-09-01T14:18:49","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/?post_type=chapter&#038;p=116"},"modified":"2020-11-13T11:06:41","modified_gmt":"2020-11-13T11:06:41","slug":"12b-la-terrasse-improvisee","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/chapter\/12b-la-terrasse-improvisee\/","title":{"raw":"12b. La terrasse improvis\u00e9e","rendered":"12b. La terrasse improvis\u00e9e"},"content":{"raw":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Les terrasses de caf\u00e9 sont des institutions s\u00e9culaires. Aux premiers jours de beau temps, aux premiers rayons de soleil apr\u00e8s la pluie, elles sont prises d\u2019assaut. Les assaillants ne sont pas partout les m\u00eames. Comme les caf\u00e9s eux-m\u00eames, comme les quartiers, comme les commerces, chaque terrasse a son public. Et les publics ont leurs habitudes et leurs modes. Il y a bien s\u00fbr les terrasses arch\u00e9typales et immuables, celles des grands caf\u00e9s avec leur auvent, leurs gu\u00e9ridons et leurs fauteuils en rotin, figures ind\u00e9modables des grands boulevards, un reste de la Belle \u00c9poque pr\u00e9serv\u00e9 dans la n\u00f4tre. Au fil des d\u00e9cennies, d\u2019autres figures sont apparues.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Depuis quelques ann\u00e9es, je vois fleurir des terrasses improvis\u00e9es. Coins de trottoir colonis\u00e9s par quelques tables qui n\u2019y \u00e9taient pas invit\u00e9es. \u00c0 celle o\u00f9 je m\u2019installe, les pav\u00e9s sont gros et irr\u00e9guliers\u00a0; ma chaise ballotte d\u2019un pied sur l\u2019autre, tout comme la table. L\u00e9ger inconfort dont je m\u2019accommode volontiers. Le trottoir lui-m\u00eame est fort \u00e9troit\u00a0: les \u00e9tablissements, avec la bienveillance des autorit\u00e9s, ont empi\u00e9t\u00e9 sur l\u2019espace public.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le mobilier lui aussi a ses airs d\u2019improvisation. Ici ce sont des chaises et des tables pliantes\u00a0; ailleurs un bric-\u00e0-brac chin\u00e9 dans les brocantes. Dans un cas comme dans l\u2019autre, cela fait provisoire, voire approximatif. Rien de bien durable, ni de pr\u00e9cieux. Toutes choses qui pourront, \u00e0 volont\u00e9, \u00eatre d\u00e9plac\u00e9es, rang\u00e9es, entr\u00e9es et ressorties.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le contexte est r\u00e9solument urbain. Voisin du centre, un peu \u00e0 l\u2019\u00e9cart des axes commer\u00e7ants o\u00f9 r\u00e8gnent les grandes vitrines et les grandes marques, le quartier est une bigarrure de vieux commerces et de boutiques contemporaines, un panach\u00e9 de cultures artistiques et alimentaires. Le nouveau et l\u2019ancien s\u2019entrem\u00ealent. La terrasse elle-m\u00eame ne modifie structurellement rien au lieu, mais lui donne pourtant un aspect diff\u00e9rent, nouveau et plus fantasque.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Nous\u00a0 sommes\u00a0 devant\u00a0 un\u00a0 cas\u00a0 typique\u00a0 de\u00a0 ce\u00a0 que\u00a0 les\u00a0 Canadiens\u00a0 appellent \u00ab\u00a0frontage \u00bb, empi\u00e8tement de la sph\u00e8re priv\u00e9e sur la sph\u00e8re publique, d\u00e9bordement de l\u2019int\u00e9rieur sur l\u2019ext\u00e9rieur, ou zone fronti\u00e8re entre les deux. Les limites entre le chez soi et le dehors sont floues ; les deux se superposent.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le lieu, il faut le reconna\u00eetre, n\u2019a pas les attraits du\u00a0grand paysage. De grands immeubles, le va-et-vient des voitures et des pi\u00e9tons, le bruit de fond constant, tout ici contient la sensation d\u2019ampleur. Je suis dos au mur, l\u2019espace se ferme derri\u00e8re moi. Sur ma droite, le p\u00e2t\u00e9 de maisons me laisse bien peu de recul. Le lieu pourtant respire. Comment ne pas sentir la profondeur de la place, m\u00eame couverte de voitures\u00a0? Comment ne pas sentir l\u2019immensit\u00e9 du ciel, dont un large pan se d\u00e9gage, m\u00eame sans y pr\u00eater attention ? Comment ne pas \u00e9prouver ces ouvertures vers le fleuve, m\u00eame s\u2019il est cach\u00e9\u00a0? L\u2019air de rien, de ma chaise, je jouis de lointains, o\u00f9 mon regard peut vagabonder.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le public d\u2019une telle terrasse est, on s\u2019en doute, bien d\u00e9fini. Il faut pouvoir se plaire dans cet approximatif et ce fantaisiste. Rien n\u2019est vraiment net ni confortable. On s\u2019y sent m\u00eame un peu intrus, occupant un trottoir qui ne nous est pas destin\u00e9, g\u00eanant le passage des pi\u00e9tons. Tout cela est gentiment transgressif[footnote]DE CERTEAU, Michel, GIARD, Luce, MAYOL, Pierre, <em>L\u2019invention du quotidien<\/em>, Op. cit., p. 27.[\/footnote], brouillant la fronti\u00e8re entre l\u2019espace du caf\u00e9 et l\u2019espace de la rue, entre les conversations personnelles et la vie en soci\u00e9t\u00e9. Transgression en somme bien innocente. S\u2019installer sur le trottoir - une attitude bien inoffensive ! Elle serait plut\u00f4t de nature \u00e0 attirer la sympathie, parce que susceptible de d\u00e9velopper une vie de quartier, des relations de voisinage ou une certaine complicit\u00e9. Si les pi\u00e9tons, oblig\u00e9s de nous fr\u00f4ler, ne sont pas de trop mauvaise gr\u00e2ce ou si un passant nous est vaguement connu, ce sera l\u2019occasion de se dire bonjour et peut-\u00eatre d\u2019\u00e9changer quelques mots.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Que se d\u00e9gage-t-il donc de singulier dans cette inad\u00e9quation entre le mobilier et le trottoir\u00a0? Quelques chaises bancales sur des pav\u00e9s instables. Quoi de plus banal\u00a0? Quel charme peut-on donc bien y trouver\u00a0? Le plaisir enfantin de faire balancer sa chaise d\u2019un pied sur l\u2019autre\u00a0? Peut-\u00eatre. Dans cet agencement amateur et incertain, dans ce flottement, o\u00f9 les choses ne paraissent pas tout \u00e0 fait \u00e0 leur place, il y a je-ne-sais-quoi de jouette.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Mais derri\u00e8re l\u2019apparence ludique, se d\u00e9couvre l\u2019\u00e9l\u00e9mentaire \u2013 le contact avec le sol. Loin du confort lisse des dalles ou des chapes, l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 des pav\u00e9s ne se fait pas oublier. Sur ces chaises instables, m\u00eame assis, nous restons les pieds sur terre, mais jamais tout \u00e0 fait assur\u00e9s. De passage provisoire sur ce sol qui nous accueille, et nous impose ses contraintes \u2013 ses bomb\u00e9s, ses fractures, son relief\u00a0\u2013, il nous faudra bien nous adapter. Par essence, nous sommes attach\u00e9s \u00e0 la terre. Le plus souvent, nous l\u2019ignorons. Une instabilit\u00e9, m\u00eame t\u00e9nue, nous le rappelle. L\u2019imaginaire de la terrasse improvis\u00e9e sur le trottoir ne serait-il pas celui d\u2019un \u00eatre conscient de son appartenance terrestre ?<\/p>","rendered":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Les terrasses de caf\u00e9 sont des institutions s\u00e9culaires. Aux premiers jours de beau temps, aux premiers rayons de soleil apr\u00e8s la pluie, elles sont prises d\u2019assaut. Les assaillants ne sont pas partout les m\u00eames. Comme les caf\u00e9s eux-m\u00eames, comme les quartiers, comme les commerces, chaque terrasse a son public. Et les publics ont leurs habitudes et leurs modes. Il y a bien s\u00fbr les terrasses arch\u00e9typales et immuables, celles des grands caf\u00e9s avec leur auvent, leurs gu\u00e9ridons et leurs fauteuils en rotin, figures ind\u00e9modables des grands boulevards, un reste de la Belle \u00c9poque pr\u00e9serv\u00e9 dans la n\u00f4tre. Au fil des d\u00e9cennies, d\u2019autres figures sont apparues.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Depuis quelques ann\u00e9es, je vois fleurir des terrasses improvis\u00e9es. Coins de trottoir colonis\u00e9s par quelques tables qui n\u2019y \u00e9taient pas invit\u00e9es. \u00c0 celle o\u00f9 je m\u2019installe, les pav\u00e9s sont gros et irr\u00e9guliers\u00a0; ma chaise ballotte d\u2019un pied sur l\u2019autre, tout comme la table. L\u00e9ger inconfort dont je m\u2019accommode volontiers. Le trottoir lui-m\u00eame est fort \u00e9troit\u00a0: les \u00e9tablissements, avec la bienveillance des autorit\u00e9s, ont empi\u00e9t\u00e9 sur l\u2019espace public.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le mobilier lui aussi a ses airs d\u2019improvisation. Ici ce sont des chaises et des tables pliantes\u00a0; ailleurs un bric-\u00e0-brac chin\u00e9 dans les brocantes. Dans un cas comme dans l\u2019autre, cela fait provisoire, voire approximatif. Rien de bien durable, ni de pr\u00e9cieux. Toutes choses qui pourront, \u00e0 volont\u00e9, \u00eatre d\u00e9plac\u00e9es, rang\u00e9es, entr\u00e9es et ressorties.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le contexte est r\u00e9solument urbain. Voisin du centre, un peu \u00e0 l\u2019\u00e9cart des axes commer\u00e7ants o\u00f9 r\u00e8gnent les grandes vitrines et les grandes marques, le quartier est une bigarrure de vieux commerces et de boutiques contemporaines, un panach\u00e9 de cultures artistiques et alimentaires. Le nouveau et l\u2019ancien s\u2019entrem\u00ealent. La terrasse elle-m\u00eame ne modifie structurellement rien au lieu, mais lui donne pourtant un aspect diff\u00e9rent, nouveau et plus fantasque.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Nous\u00a0 sommes\u00a0 devant\u00a0 un\u00a0 cas\u00a0 typique\u00a0 de\u00a0 ce\u00a0 que\u00a0 les\u00a0 Canadiens\u00a0 appellent \u00ab\u00a0frontage \u00bb, empi\u00e8tement de la sph\u00e8re priv\u00e9e sur la sph\u00e8re publique, d\u00e9bordement de l\u2019int\u00e9rieur sur l\u2019ext\u00e9rieur, ou zone fronti\u00e8re entre les deux. Les limites entre le chez soi et le dehors sont floues ; les deux se superposent.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le lieu, il faut le reconna\u00eetre, n\u2019a pas les attraits du\u00a0grand paysage. De grands immeubles, le va-et-vient des voitures et des pi\u00e9tons, le bruit de fond constant, tout ici contient la sensation d\u2019ampleur. Je suis dos au mur, l\u2019espace se ferme derri\u00e8re moi. Sur ma droite, le p\u00e2t\u00e9 de maisons me laisse bien peu de recul. Le lieu pourtant respire. Comment ne pas sentir la profondeur de la place, m\u00eame couverte de voitures\u00a0? Comment ne pas sentir l\u2019immensit\u00e9 du ciel, dont un large pan se d\u00e9gage, m\u00eame sans y pr\u00eater attention ? Comment ne pas \u00e9prouver ces ouvertures vers le fleuve, m\u00eame s\u2019il est cach\u00e9\u00a0? L\u2019air de rien, de ma chaise, je jouis de lointains, o\u00f9 mon regard peut vagabonder.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le public d\u2019une telle terrasse est, on s\u2019en doute, bien d\u00e9fini. Il faut pouvoir se plaire dans cet approximatif et ce fantaisiste. Rien n\u2019est vraiment net ni confortable. On s\u2019y sent m\u00eame un peu intrus, occupant un trottoir qui ne nous est pas destin\u00e9, g\u00eanant le passage des pi\u00e9tons. Tout cela est gentiment transgressif<a class=\"footnote\" title=\"DE CERTEAU, Michel, GIARD, Luce, MAYOL, Pierre, L\u2019invention du quotidien, Op. cit., p. 27.\" id=\"return-footnote-116-1\" href=\"#footnote-116-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a>, brouillant la fronti\u00e8re entre l\u2019espace du caf\u00e9 et l\u2019espace de la rue, entre les conversations personnelles et la vie en soci\u00e9t\u00e9. Transgression en somme bien innocente. S\u2019installer sur le trottoir &#8211; une attitude bien inoffensive ! Elle serait plut\u00f4t de nature \u00e0 attirer la sympathie, parce que susceptible de d\u00e9velopper une vie de quartier, des relations de voisinage ou une certaine complicit\u00e9. Si les pi\u00e9tons, oblig\u00e9s de nous fr\u00f4ler, ne sont pas de trop mauvaise gr\u00e2ce ou si un passant nous est vaguement connu, ce sera l\u2019occasion de se dire bonjour et peut-\u00eatre d\u2019\u00e9changer quelques mots.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Que se d\u00e9gage-t-il donc de singulier dans cette inad\u00e9quation entre le mobilier et le trottoir\u00a0? Quelques chaises bancales sur des pav\u00e9s instables. Quoi de plus banal\u00a0? Quel charme peut-on donc bien y trouver\u00a0? Le plaisir enfantin de faire balancer sa chaise d\u2019un pied sur l\u2019autre\u00a0? Peut-\u00eatre. Dans cet agencement amateur et incertain, dans ce flottement, o\u00f9 les choses ne paraissent pas tout \u00e0 fait \u00e0 leur place, il y a je-ne-sais-quoi de jouette.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Mais derri\u00e8re l\u2019apparence ludique, se d\u00e9couvre l\u2019\u00e9l\u00e9mentaire \u2013 le contact avec le sol. Loin du confort lisse des dalles ou des chapes, l\u2019irr\u00e9gularit\u00e9 des pav\u00e9s ne se fait pas oublier. Sur ces chaises instables, m\u00eame assis, nous restons les pieds sur terre, mais jamais tout \u00e0 fait assur\u00e9s. De passage provisoire sur ce sol qui nous accueille, et nous impose ses contraintes \u2013 ses bomb\u00e9s, ses fractures, son relief\u00a0\u2013, il nous faudra bien nous adapter. Par essence, nous sommes attach\u00e9s \u00e0 la terre. Le plus souvent, nous l\u2019ignorons. Une instabilit\u00e9, m\u00eame t\u00e9nue, nous le rappelle. L\u2019imaginaire de la terrasse improvis\u00e9e sur le trottoir ne serait-il pas celui d\u2019un \u00eatre conscient de son appartenance terrestre ?<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-116-1\">DE CERTEAU, Michel, GIARD, Luce, MAYOL, Pierre, <em>L\u2019invention du quotidien<\/em>, Op. cit., p. 27. <a href=\"#return-footnote-116-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":13,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-116","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":34,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/116"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/116\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":361,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/116\/revisions\/361"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/34"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/116\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=116"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=116"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=116"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=116"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}