{"id":135,"date":"2020-09-01T14:34:12","date_gmt":"2020-09-01T14:34:12","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/?post_type=chapter&#038;p=135"},"modified":"2020-11-09T11:24:05","modified_gmt":"2020-11-09T11:24:05","slug":"13a-une-haie-vivante","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/chapter\/13a-une-haie-vivante\/","title":{"raw":"13a. Une haie vivante","rendered":"13a. Une haie vivante"},"content":{"raw":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le remembrement rural les a syst\u00e9matiquement \u00e9limin\u00e9es, pour gagner des terres, uniformiser l\u2019espace et faciliter le travail. Les campagnes se sont d\u00e9nud\u00e9es et la faune en a souffert. Aujourd\u2019hui, de fa\u00e7on encore timide, elles ressurgissent pour diverses raisons, \u00e9cologiques ou esth\u00e9tiques. Chacune \u00e0 leur mani\u00e8re, les haies redessinent le paysage dans des styles et des esprits diff\u00e9rents.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Un quartier r\u00e9sidentiel, \u00e0 la limite de l\u2019openfield. \u00c0 l\u2019arri\u00e8re des maisons, la vue s\u2019\u00e9tend sur des kilom\u00e8tres de campagne, de prairies, de champs et, \u00e0 l\u2019horizon, de bois. Les jardins ont \u00e9t\u00e9 conquis sur les terres agricoles. Celui-ci est singulier, il a transfigur\u00e9 une prairie en un grand verger, bord\u00e9e d\u2019une haie bien dense. La derni\u00e8re avant l\u2019\u00e9tendue des champs.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Je marche le long de ce rideau vert. On est \u00e0 la mi-avril. Les verts sont tendres, multiples, d\u2019autant plus multiples que la vari\u00e9t\u00e9 des v\u00e9g\u00e9taux l\u2019est elle-m\u00eame. Des saules, des charmes, des cornouillers, des aub\u00e9pines, des cognassiers, des mirabelliers, des pommiers sauvages, des n\u00e9fliers\u2026 Chaque buisson a sa palette de couleurs, voisine des autres et pourtant si diff\u00e9rente. Les lumi\u00e8res de fin d\u2019apr\u00e8s-midi traversent ces feuillages et y accrochent \u00ab ses haillons d\u2019argent \u00bb, d\u2019or, de vermeil, de pourpre, d\u2019\u00e9meraude, de blanc et m\u00eame de noir.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le soleil n\u2019est pas le seul \u00e0 se faufiler dans les buissons. De petits bruits fr\u00e9tillent parmi les branches. Des fr\u00e9missements r\u00e9sonnent \u2013 d\u2019abeilles et de bourdons. Une fauvette babille, des moineaux piaillent, une linotte s\u2019envole. Un l\u00e9ger vent charg\u00e9 d\u2019effluves tente d\u2019\u00e9veiller des souvenirs au creux de mes narines. L\u2019air lui-m\u00eame caresse les feuilles.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Cette haie n\u2019est pas une s\u00e9paration, ni une fronti\u00e8re. Le monde entier y passe\u00a0! Elle est en permanence une porte ouverte, qui sollicite les insectes, les oiseaux\u2026 et toute une faune cach\u00e9e. Qui sollicite aussi l\u2019air qu\u2019elle respire, la terre qu\u2019elle aspire, la lumi\u00e8re qu\u2019elle retient. M\u00eame si elle d\u00e9limite les lieux, elle les ouvre. O\u00f9 finit le verger\u00a0? O\u00f9 commencent les champs\u00a0? Ces arbustes sont l\u2019entre-deux o\u00f9 l\u2019ext\u00e9rieur empi\u00e8te sur l\u2019int\u00e9rieur, l\u2019int\u00e9rieur d\u00e9borde sur l\u2019ext\u00e9rieur, le dedans et le dehors s\u2019enlacent. Le monde s\u2019engouffre ici dans le jardin pour repartir au loin, en courant d\u2019air, en migration. La haie est la membrane de cette respiration.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">\u00ab Dans un paysage, l\u2019unit\u00e9 des parties, leur forme, vaut moins que leur d\u00e9bordement ; il n\u2019y a pas de contours francs, chaque surface tremble et s\u2019organise de telle mani\u00e8re qu\u2019elle ouvre essentiellement sur le dehors. Les \"choses\u2019\u2019 du paysage ont une pr\u00e9sence au-del\u00e0 de leur surface, et cette \u00e9manation particuli\u00e8re s\u2019oppose \u00e0 toute discrimination v\u00e9ritable. \u00bb[footnote]CORAJOUD, Michel, <i>Le paysage, c\u2019est l\u2019endroit o\u00f9 le ciel et la terre se touchent<\/i>, Actes Sud, 2010, p. 11.[\/footnote] Si la formule de Corajoud se veut universelle, force nous est de reconna\u00eetre que, dans un paysage, certaines \"choses\u2019\u2019 s\u2019enferment plus que d\u2019autres dans leurs contours. Cette haie-ci, au contraire, est un contour qui rayonne hors de soi et qui, r\u00e9ciproquement, accueille ce hors-de-soi.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">La richesse \u00e9cologique de cet alignement d\u2019arbustes est \u00e9videmment le fruit d\u2019un choix d\u00e9lib\u00e9r\u00e9. Ces v\u00e9g\u00e9taux indig\u00e8nes composent un tout attractif pour les abeilles. En m\u00eame temps qu\u2019elles, tout un peuple d\u2019insectes mellif\u00e8res, d\u2019oiseaux insectivores et granivores \u2013 des esp\u00e8ces qui se rar\u00e9fient depuis quelques d\u00e9cennies \u2013 s\u2019est empress\u00e9 de coloniser les lieux. Un seul coup d\u2019\u0153il, un peu attentif et un rien initi\u00e9, permet de s\u2019en apercevoir. La multiplication de pareilles haies serait une manne pour l\u2019environnement. On se met \u00e0 r\u00eaver que le projet puisse essaimer.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Derri\u00e8re l\u2019\u00e9cologie, c\u2019est un \u00e9tat d\u2019esprit qui transpara\u00eet ici : une fa\u00e7on de laisser venir le monde \u00e0 soi. Laisser cro\u00eetre plut\u00f4t que produire. Accueillir plut\u00f4t que forcer. Inviter la nature plut\u00f4t que de chercher \u00e0 la ma\u00eetriser, sans pour autant perdre de vue qu\u2019il nous faut nous en nourrir, en vivre. Cultiver ici n\u2019est pas contraindre la terre \u00e0 nous livrer ses richesses en l\u2019appauvrissant. Une r\u00e9ciprocit\u00e9 s\u2019impose : les dons de la terre font de nous ses oblig\u00e9s. La nature est cet Autre auquel nous sommes redevables de presque tout. Sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 lui donne m\u00eame un ascendant sur nous. \u00ab Donner, c\u2019est manifester sa sup\u00e9riorit\u00e9, \u00eatre plus haut [\u2026]<sup>\u00a0<\/sup>; accepter sans rendre ou sans rendre plus, c\u2019est se subordonner [\u2026] devenir petit. \u00bb[footnote]MAUSS, Marcel, \u00ab Essai sur le don \u00bb (1923-1924), in : <i>Sociologie et anthropologie<\/i>, PUF, 1950, p. 270.[\/footnote]<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Les limites de nos jardins disent tout de nos relations \u00e0 l\u2019alt\u00e9rit\u00e9.<\/p>","rendered":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le remembrement rural les a syst\u00e9matiquement \u00e9limin\u00e9es, pour gagner des terres, uniformiser l\u2019espace et faciliter le travail. Les campagnes se sont d\u00e9nud\u00e9es et la faune en a souffert. Aujourd\u2019hui, de fa\u00e7on encore timide, elles ressurgissent pour diverses raisons, \u00e9cologiques ou esth\u00e9tiques. Chacune \u00e0 leur mani\u00e8re, les haies redessinent le paysage dans des styles et des esprits diff\u00e9rents.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Un quartier r\u00e9sidentiel, \u00e0 la limite de l\u2019openfield. \u00c0 l\u2019arri\u00e8re des maisons, la vue s\u2019\u00e9tend sur des kilom\u00e8tres de campagne, de prairies, de champs et, \u00e0 l\u2019horizon, de bois. Les jardins ont \u00e9t\u00e9 conquis sur les terres agricoles. Celui-ci est singulier, il a transfigur\u00e9 une prairie en un grand verger, bord\u00e9e d\u2019une haie bien dense. La derni\u00e8re avant l\u2019\u00e9tendue des champs.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Je marche le long de ce rideau vert. On est \u00e0 la mi-avril. Les verts sont tendres, multiples, d\u2019autant plus multiples que la vari\u00e9t\u00e9 des v\u00e9g\u00e9taux l\u2019est elle-m\u00eame. Des saules, des charmes, des cornouillers, des aub\u00e9pines, des cognassiers, des mirabelliers, des pommiers sauvages, des n\u00e9fliers\u2026 Chaque buisson a sa palette de couleurs, voisine des autres et pourtant si diff\u00e9rente. Les lumi\u00e8res de fin d\u2019apr\u00e8s-midi traversent ces feuillages et y accrochent \u00ab ses haillons d\u2019argent \u00bb, d\u2019or, de vermeil, de pourpre, d\u2019\u00e9meraude, de blanc et m\u00eame de noir.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le soleil n\u2019est pas le seul \u00e0 se faufiler dans les buissons. De petits bruits fr\u00e9tillent parmi les branches. Des fr\u00e9missements r\u00e9sonnent \u2013 d\u2019abeilles et de bourdons. Une fauvette babille, des moineaux piaillent, une linotte s\u2019envole. Un l\u00e9ger vent charg\u00e9 d\u2019effluves tente d\u2019\u00e9veiller des souvenirs au creux de mes narines. L\u2019air lui-m\u00eame caresse les feuilles.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Cette haie n\u2019est pas une s\u00e9paration, ni une fronti\u00e8re. Le monde entier y passe\u00a0! Elle est en permanence une porte ouverte, qui sollicite les insectes, les oiseaux\u2026 et toute une faune cach\u00e9e. Qui sollicite aussi l\u2019air qu\u2019elle respire, la terre qu\u2019elle aspire, la lumi\u00e8re qu\u2019elle retient. M\u00eame si elle d\u00e9limite les lieux, elle les ouvre. O\u00f9 finit le verger\u00a0? O\u00f9 commencent les champs\u00a0? Ces arbustes sont l\u2019entre-deux o\u00f9 l\u2019ext\u00e9rieur empi\u00e8te sur l\u2019int\u00e9rieur, l\u2019int\u00e9rieur d\u00e9borde sur l\u2019ext\u00e9rieur, le dedans et le dehors s\u2019enlacent. Le monde s\u2019engouffre ici dans le jardin pour repartir au loin, en courant d\u2019air, en migration. La haie est la membrane de cette respiration.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">\u00ab Dans un paysage, l\u2019unit\u00e9 des parties, leur forme, vaut moins que leur d\u00e9bordement ; il n\u2019y a pas de contours francs, chaque surface tremble et s\u2019organise de telle mani\u00e8re qu\u2019elle ouvre essentiellement sur le dehors. Les \u00ab\u00a0choses\u2019\u2019 du paysage ont une pr\u00e9sence au-del\u00e0 de leur surface, et cette \u00e9manation particuli\u00e8re s\u2019oppose \u00e0 toute discrimination v\u00e9ritable. \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"CORAJOUD, Michel, Le paysage, c\u2019est l\u2019endroit o\u00f9 le ciel et la terre se touchent, Actes Sud, 2010, p. 11.\" id=\"return-footnote-135-1\" href=\"#footnote-135-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a> Si la formule de Corajoud se veut universelle, force nous est de reconna\u00eetre que, dans un paysage, certaines \u00ab\u00a0choses\u2019\u2019 s\u2019enferment plus que d\u2019autres dans leurs contours. Cette haie-ci, au contraire, est un contour qui rayonne hors de soi et qui, r\u00e9ciproquement, accueille ce hors-de-soi.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">La richesse \u00e9cologique de cet alignement d\u2019arbustes est \u00e9videmment le fruit d\u2019un choix d\u00e9lib\u00e9r\u00e9. Ces v\u00e9g\u00e9taux indig\u00e8nes composent un tout attractif pour les abeilles. En m\u00eame temps qu\u2019elles, tout un peuple d\u2019insectes mellif\u00e8res, d\u2019oiseaux insectivores et granivores \u2013 des esp\u00e8ces qui se rar\u00e9fient depuis quelques d\u00e9cennies \u2013 s\u2019est empress\u00e9 de coloniser les lieux. Un seul coup d\u2019\u0153il, un peu attentif et un rien initi\u00e9, permet de s\u2019en apercevoir. La multiplication de pareilles haies serait une manne pour l\u2019environnement. On se met \u00e0 r\u00eaver que le projet puisse essaimer.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Derri\u00e8re l\u2019\u00e9cologie, c\u2019est un \u00e9tat d\u2019esprit qui transpara\u00eet ici : une fa\u00e7on de laisser venir le monde \u00e0 soi. Laisser cro\u00eetre plut\u00f4t que produire. Accueillir plut\u00f4t que forcer. Inviter la nature plut\u00f4t que de chercher \u00e0 la ma\u00eetriser, sans pour autant perdre de vue qu\u2019il nous faut nous en nourrir, en vivre. Cultiver ici n\u2019est pas contraindre la terre \u00e0 nous livrer ses richesses en l\u2019appauvrissant. Une r\u00e9ciprocit\u00e9 s\u2019impose : les dons de la terre font de nous ses oblig\u00e9s. La nature est cet Autre auquel nous sommes redevables de presque tout. Sa g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 lui donne m\u00eame un ascendant sur nous. \u00ab Donner, c\u2019est manifester sa sup\u00e9riorit\u00e9, \u00eatre plus haut [\u2026]<sup>\u00a0<\/sup>; accepter sans rendre ou sans rendre plus, c\u2019est se subordonner [\u2026] devenir petit. \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"MAUSS, Marcel, \u00ab Essai sur le don \u00bb (1923-1924), in : Sociologie et anthropologie, PUF, 1950, p. 270.\" id=\"return-footnote-135-2\" href=\"#footnote-135-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a><\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Les limites de nos jardins disent tout de nos relations \u00e0 l\u2019alt\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-135-1\">CORAJOUD, Michel, <i>Le paysage, c\u2019est l\u2019endroit o\u00f9 le ciel et la terre se touchent<\/i>, Actes Sud, 2010, p. 11. <a href=\"#return-footnote-135-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-135-2\">MAUSS, Marcel, \u00ab Essai sur le don \u00bb (1923-1924), in : <i>Sociologie et anthropologie<\/i>, PUF, 1950, p. 270. <a href=\"#return-footnote-135-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":2,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-135","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":36,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/135"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/135\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":319,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/135\/revisions\/319"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/36"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/135\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=135"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=135"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=135"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=135"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}