{"id":148,"date":"2020-09-01T14:50:03","date_gmt":"2020-09-01T14:50:03","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/?post_type=chapter&#038;p=148"},"modified":"2020-12-01T13:48:00","modified_gmt":"2020-12-01T13:48:00","slug":"16a-au-bord-de-leau","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/chapter\/16a-au-bord-de-leau\/","title":{"raw":"16a. Au bord de l\u2019eau","rendered":"16a. Au bord de l\u2019eau"},"content":{"raw":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">\u00ab Il faut remercier les dieux d\u2019avoir fait passer les fleuves au milieu des villes ! \u00bb[footnote]La formule \u00e9tait r\u00e9guli\u00e8rement cit\u00e9e par Jacques SCHOTTE, professeur de psychiatrie \u00e0 Louvain.[\/footnote] aurait dit Proudhon. La formule a le charme d\u2019une contre-v\u00e9rit\u00e9 : l\u2019urbanisation s\u2019est faite le long des cours d\u2019eau. Que reste-t-il aujourd\u2019hui de cet accostage des villes au bord des fleuves ? Les situations sont diverses, bien entendu. Quelques mod\u00e8les sont n\u00e9anmoins r\u00e9currents.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Une petite ville en bord de Meuse, en amont de l\u2019industrialisation, dont elle constitue l\u2019un des derniers ressacs. Les quais ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9s pour amarrer les p\u00e9niches, les charger et les d\u00e9charger, mais aussi et surtout pour contenir le fleuve. Les rives \u00e9taient mar\u00e9cageuses, sujettes aux inondations. Les risques semblent d\u00e9sormais tenus \u00e0 distance.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Je quitte la ville \u00e0 pied. Au fil du temps, les lotissements, les zones commerciales et, plus r\u00e9cemment, quelques grands immeubles d\u2019habitation sont venus s\u2019accoler les uns aux autres pour former un tissu urbain devenu dense. Par la force des choses, le fleuve l\u2019interrompt. Il surgit soudain entre deux b\u00e2timents. Me voil\u00e0, tout \u00e0 coup, face \u00e0 la Meuse.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Comme je franchis le rempart des b\u00e2timents, mon regard se jette sur l\u2019eau et aussit\u00f4t le traverse, vers l\u2019autre rive. De prime abord, le lieu ressemble \u00e0 un bassin portuaire\u00a0\u2013 une surface d\u2019eau saum\u00e2tre, d\u00e9pourvue de toute translucidit\u00e9, contenue entre deux quais. Ce n\u2019est qu\u2019ensuite, quand mes yeux partent sur la gauche et sur la droite, que cette surface se m\u00e9tamorphose en cours d\u2019eau. Il faut longer la rivi\u00e8re pour que le regard puisse en suivre le cours.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Je marche donc le long du fleuve, sur un quai en b\u00e9ton de plusieurs m\u00e8tres de haut, en suivant le chemin de halage, lui-m\u00eame b\u00e9tonn\u00e9. Un quai plut\u00f4t qu\u2019une berge\u00a0\u2013 la rupture entre l\u2019eau et la terre est abrupte. Cheminer en haut d\u2019un mur, l\u2019exercice est quelque peu p\u00e9rilleux, presque vertigineux. Il suffirait d\u2019un coup de vent un peu violent pour \u00eatre pr\u00e9cipit\u00e9 dans l\u2019eau. Les quelques promeneurs ont la prudence de rester \u00e0 l\u2019\u00e9cart du bord.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Les quais n\u2019appellent qu\u2019\u00e0 peine \u00e0 la promenade. Si un petit nombre de marcheurs et de cyclistes empruntent cette voie, c\u2019est qu\u2019elle est horizontale et rectiligne, assez facile d\u2019usage. Ses attraits s\u2019arr\u00eatent l\u00e0. Non seulement dangereuses, les berges b\u00e9tonn\u00e9es sont d\u00e9pourvues de toute v\u00e9g\u00e9tation et de toute rive \u2013 o\u00f9 l\u2019eau et la terre se toucheraient \u2013 et donnent \u00e0 la Meuse l\u2019aspect d\u2019un simple canal.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Faire d\u2019un cours d\u2019eau un canal, l\u2019industrie en a \u00e9prouv\u00e9 le besoin, tout comme l\u2019urbanisation. Les b\u00e9n\u00e9fices sont certains\u00a0; le prix \u00e0 payer aussi. Ici le fleuve en a perdu sinon son \u00e2me, du moins son identit\u00e9. Coup\u00e9 de l\u2019ensemble du paysage, il n\u2019est plus qu\u2019un couloir pour la circulation fluviale. La rivi\u00e8re est d\u00e9sormais s\u00e9par\u00e9e de la vall\u00e9e qu\u2019elle a creus\u00e9e et du relief qu\u2019elle a dessin\u00e9, comme si elle n\u2019appartenait plus au corps dont elle est l\u2019art\u00e8re principale. Pour des raisons fonctionnelles, on lui a \u00f4t\u00e9 la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9voluer et d\u2019interagir avec les lieux.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Envers et contre tout, pourtant, la vie s\u2019attache\u00a0\u00e0 cette eau fig\u00e9e. Quelques canards y nagent, des mouettes la sillonnent, quelques saules s\u2019efforcent de pousser dans les fissures du b\u00e9ton. Gestes de r\u00e9sistance un peu d\u00e9risoires. On imagine ce qu\u2019ont d\u00fb \u00eatre ces berges autrefois\u00a0\u2013 des mar\u00e9cages o\u00f9 grouillait la vie sauvage, des lieux assez hostiles, difficiles d\u2019acc\u00e8s et quelquefois impr\u00e9visibles. Depuis lors, nous les avons domestiqu\u00e9s et asservis. Au fil des si\u00e8cles, la relation des hommes aux fleuves s\u2019est transform\u00e9e et le visage des cours d\u2019eau en a subi l\u2019empreinte. Ici, l\u2019industrie lourde a gagn\u00e9 la bataille.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Aujourd\u2019hui, cette industrie a sonn\u00e9 la retraite. Nous reste son h\u00e9ritage. \u00c0 pied ou \u00e0 v\u00e9lo, les promeneurs contemporains d\u00e9ambulent dans les vestiges de son activit\u00e9. Curieux contraste, o\u00f9 nous nous mouvons dans le paysage d\u2019une autre \u00e9poque. Fl\u00e2nant au bord du fleuve, nous rencontrons surtout les ruines de son exploitation. Sous cette cro\u00fbte de b\u00e9ton, n\u2019est-ce pas l\u2019esprit du fleuve qui nous enjoint de le lib\u00e9rer ?<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Tout laisse \u00e0 parier que la mobilit\u00e9 douce contribuera \u00e0 remodeler les traits du site. On v\u00e9g\u00e9talisera, on retravaillera les rev\u00eatements, on fissurera davantage le b\u00e9ton pour rendre, au moins partiellement, ses droits \u00e0 la nature, au fleuve lui-m\u00eame. Un jour, peut-\u00eatre, il retrouvera son lit et son propre rythme. Peut-\u00eatre, ici, un jour, pourrons-nous \u00e0 nouveau<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\"><i>Entendre au pied du saule o\u00f9 l\u2019eau murmure <\/i><\/p>\r\n<p class=\"sdfootnote-western\" lang=\"fr-BE\"><i>L\u2019eau murmurer<\/i>[footnote]PRUDHOMME, Sully, \u00ab Au bord de l\u2019eau \u00bb, dans <em>Vaines tendresses,<\/em> (1875), Hachette, 2013.[\/footnote].<a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\"><\/a><\/p>","rendered":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">\u00ab Il faut remercier les dieux d\u2019avoir fait passer les fleuves au milieu des villes ! \u00bb<a class=\"footnote\" title=\"La formule \u00e9tait r\u00e9guli\u00e8rement cit\u00e9e par Jacques SCHOTTE, professeur de psychiatrie \u00e0 Louvain.\" id=\"return-footnote-148-1\" href=\"#footnote-148-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a> aurait dit Proudhon. La formule a le charme d\u2019une contre-v\u00e9rit\u00e9 : l\u2019urbanisation s\u2019est faite le long des cours d\u2019eau. Que reste-t-il aujourd\u2019hui de cet accostage des villes au bord des fleuves ? Les situations sont diverses, bien entendu. Quelques mod\u00e8les sont n\u00e9anmoins r\u00e9currents.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Une petite ville en bord de Meuse, en amont de l\u2019industrialisation, dont elle constitue l\u2019un des derniers ressacs. Les quais ont \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9s pour amarrer les p\u00e9niches, les charger et les d\u00e9charger, mais aussi et surtout pour contenir le fleuve. Les rives \u00e9taient mar\u00e9cageuses, sujettes aux inondations. Les risques semblent d\u00e9sormais tenus \u00e0 distance.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Je quitte la ville \u00e0 pied. Au fil du temps, les lotissements, les zones commerciales et, plus r\u00e9cemment, quelques grands immeubles d\u2019habitation sont venus s\u2019accoler les uns aux autres pour former un tissu urbain devenu dense. Par la force des choses, le fleuve l\u2019interrompt. Il surgit soudain entre deux b\u00e2timents. Me voil\u00e0, tout \u00e0 coup, face \u00e0 la Meuse.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Comme je franchis le rempart des b\u00e2timents, mon regard se jette sur l\u2019eau et aussit\u00f4t le traverse, vers l\u2019autre rive. De prime abord, le lieu ressemble \u00e0 un bassin portuaire\u00a0\u2013 une surface d\u2019eau saum\u00e2tre, d\u00e9pourvue de toute translucidit\u00e9, contenue entre deux quais. Ce n\u2019est qu\u2019ensuite, quand mes yeux partent sur la gauche et sur la droite, que cette surface se m\u00e9tamorphose en cours d\u2019eau. Il faut longer la rivi\u00e8re pour que le regard puisse en suivre le cours.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Je marche donc le long du fleuve, sur un quai en b\u00e9ton de plusieurs m\u00e8tres de haut, en suivant le chemin de halage, lui-m\u00eame b\u00e9tonn\u00e9. Un quai plut\u00f4t qu\u2019une berge\u00a0\u2013 la rupture entre l\u2019eau et la terre est abrupte. Cheminer en haut d\u2019un mur, l\u2019exercice est quelque peu p\u00e9rilleux, presque vertigineux. Il suffirait d\u2019un coup de vent un peu violent pour \u00eatre pr\u00e9cipit\u00e9 dans l\u2019eau. Les quelques promeneurs ont la prudence de rester \u00e0 l\u2019\u00e9cart du bord.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Les quais n\u2019appellent qu\u2019\u00e0 peine \u00e0 la promenade. Si un petit nombre de marcheurs et de cyclistes empruntent cette voie, c\u2019est qu\u2019elle est horizontale et rectiligne, assez facile d\u2019usage. Ses attraits s\u2019arr\u00eatent l\u00e0. Non seulement dangereuses, les berges b\u00e9tonn\u00e9es sont d\u00e9pourvues de toute v\u00e9g\u00e9tation et de toute rive \u2013 o\u00f9 l\u2019eau et la terre se toucheraient \u2013 et donnent \u00e0 la Meuse l\u2019aspect d\u2019un simple canal.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Faire d\u2019un cours d\u2019eau un canal, l\u2019industrie en a \u00e9prouv\u00e9 le besoin, tout comme l\u2019urbanisation. Les b\u00e9n\u00e9fices sont certains\u00a0; le prix \u00e0 payer aussi. Ici le fleuve en a perdu sinon son \u00e2me, du moins son identit\u00e9. Coup\u00e9 de l\u2019ensemble du paysage, il n\u2019est plus qu\u2019un couloir pour la circulation fluviale. La rivi\u00e8re est d\u00e9sormais s\u00e9par\u00e9e de la vall\u00e9e qu\u2019elle a creus\u00e9e et du relief qu\u2019elle a dessin\u00e9, comme si elle n\u2019appartenait plus au corps dont elle est l\u2019art\u00e8re principale. Pour des raisons fonctionnelles, on lui a \u00f4t\u00e9 la possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9voluer et d\u2019interagir avec les lieux.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Envers et contre tout, pourtant, la vie s\u2019attache\u00a0\u00e0 cette eau fig\u00e9e. Quelques canards y nagent, des mouettes la sillonnent, quelques saules s\u2019efforcent de pousser dans les fissures du b\u00e9ton. Gestes de r\u00e9sistance un peu d\u00e9risoires. On imagine ce qu\u2019ont d\u00fb \u00eatre ces berges autrefois\u00a0\u2013 des mar\u00e9cages o\u00f9 grouillait la vie sauvage, des lieux assez hostiles, difficiles d\u2019acc\u00e8s et quelquefois impr\u00e9visibles. Depuis lors, nous les avons domestiqu\u00e9s et asservis. Au fil des si\u00e8cles, la relation des hommes aux fleuves s\u2019est transform\u00e9e et le visage des cours d\u2019eau en a subi l\u2019empreinte. Ici, l\u2019industrie lourde a gagn\u00e9 la bataille.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui, cette industrie a sonn\u00e9 la retraite. Nous reste son h\u00e9ritage. \u00c0 pied ou \u00e0 v\u00e9lo, les promeneurs contemporains d\u00e9ambulent dans les vestiges de son activit\u00e9. Curieux contraste, o\u00f9 nous nous mouvons dans le paysage d\u2019une autre \u00e9poque. Fl\u00e2nant au bord du fleuve, nous rencontrons surtout les ruines de son exploitation. Sous cette cro\u00fbte de b\u00e9ton, n\u2019est-ce pas l\u2019esprit du fleuve qui nous enjoint de le lib\u00e9rer ?<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Tout laisse \u00e0 parier que la mobilit\u00e9 douce contribuera \u00e0 remodeler les traits du site. On v\u00e9g\u00e9talisera, on retravaillera les rev\u00eatements, on fissurera davantage le b\u00e9ton pour rendre, au moins partiellement, ses droits \u00e0 la nature, au fleuve lui-m\u00eame. Un jour, peut-\u00eatre, il retrouvera son lit et son propre rythme. Peut-\u00eatre, ici, un jour, pourrons-nous \u00e0 nouveau<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\"><i>Entendre au pied du saule o\u00f9 l\u2019eau murmure <\/i><\/p>\n<p class=\"sdfootnote-western\" lang=\"fr-BE\"><i>L\u2019eau murmurer<\/i><a class=\"footnote\" title=\"PRUDHOMME, Sully, \u00ab Au bord de l\u2019eau \u00bb, dans Vaines tendresses, (1875), Hachette, 2013.\" id=\"return-footnote-148-2\" href=\"#footnote-148-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a>.<a class=\"sdfootnotesym\" href=\"#sdfootnote1anc\" name=\"sdfootnote1sym\" id=\"sdfootnote1sym\"><\/a><\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-148-1\">La formule \u00e9tait r\u00e9guli\u00e8rement cit\u00e9e par Jacques SCHOTTE, professeur de psychiatrie \u00e0 Louvain. <a href=\"#return-footnote-148-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-148-2\">PRUDHOMME, Sully, \u00ab Au bord de l\u2019eau \u00bb, dans <em>Vaines tendresses,<\/em> (1875), Hachette, 2013. <a href=\"#return-footnote-148-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":8,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-148","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":36,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/148"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/148\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":395,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/148\/revisions\/395"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/36"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/148\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=148"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=148"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=148"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=148"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}