{"id":150,"date":"2020-09-01T14:51:06","date_gmt":"2020-09-01T14:51:06","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/?post_type=chapter&#038;p=150"},"modified":"2020-12-01T14:00:26","modified_gmt":"2020-12-01T14:00:26","slug":"16b-les-quais-retrouves","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/chapter\/16b-les-quais-retrouves\/","title":{"raw":"16b. Les quais retrouv\u00e9s","rendered":"16b. Les quais retrouv\u00e9s"},"content":{"raw":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Il y a \u00e0 peine quelques ann\u00e9es, un boulevard longeait la Meuse, inaccessible aux pi\u00e9tons. Les temps changent, parfois assez vite. Je peux maintenant, en plein centre-ville, me promener sur les quais am\u00e9nag\u00e9s pour cet usage. Une rambarde, une grande esplanade, de larges bancs de bois, des talus enherb\u00e9s, de longues \u00e9tendues de gramin\u00e9es, des parterres de fleurs et de jeunes arbres. Un v\u00e9ritable parc a surgi le long du fleuve. L\u00e0 o\u00f9 la voiture donnait le ton, ce sont les pi\u00e9tons, les v\u00e9los, les trottinettes qui occupent le terrain. Nombreux sont ceux aussi qui se posent, s\u2019asseyent ou se couchent, seuls ou en couple sur les bancs.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Je me laisse aller \u00e0 fl\u00e2ner sur ce quai. Je d\u00e9taille la silhouette de la nouvelle passerelle, j\u2019observe les attitudes des autres passants, les immeubles sur l\u2019autre rive, la vie qui s\u2019active sur les p\u00e9niches qui sillonnent le fleuve, les couleurs de l\u2019eau, la silhouette des nuages\u2026 des pans entiers du paysage urbain que les automobilistes ignoraient. Je per\u00e7ois bien s\u00fbr que l\u2019eau est toujours aussi sale et naus\u00e9abonde, que l\u2019air reste satur\u00e9 de gaz d\u2019\u00e9chappement et que le boulevard continue de bourdonner dans mon dos. Il me faut faire un choix dans mes sensations et me focaliser sur ce qui m\u2019attire.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">En quelques pas, je suis \u00e0 la capitainerie et au port des yachts. Un monde singulier, ici en pleine ville, qui jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent vivait un peu repli\u00e9 sur lui-m\u00eame. La route et la circulation tendaient \u00e0 l\u2019isoler. Pour aller \u00e0 sa rencontre, il fallait auparavant franchir bien des obstacles. Aujourd\u2019hui, au hasard de mes d\u00e9ambulations, je d\u00e9couvre les bateaux et un improbable fatras \u2013 des cordages, des amarres, des bou\u00e9es\u2026<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">En quelques pas, je traverse le boulevard et me replonge dans la ville.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Les am\u00e9nagements contemporains de ces quais, \u00e0 la faveur de la mobilit\u00e9 douce, donnent un autre tempo \u00e0 la ville. M\u00eame si des rues pi\u00e9tonnes \u00e9taient pr\u00e9sentes de longue date, d\u00e9volues au commerce, elles n\u2019\u00e9taient le plus souvent que l\u2019occasion de regarder les vitrines. On y faisait du shopping sans vraiment s\u2019y promener. On ne regardait pas la ville. Les fa\u00e7ades elles-m\u00eames, au-dessus des magasins, passaient inaper\u00e7ues. Et que dire des lointains ou du ciel\u00a0? \u00c9taient-ils vraiment pr\u00e9sents\u00a0?<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">La lenteur de la promenade nous rend \u00e0 la contemplation. Notre regard et tous nos sens vagabondent, vont et viennent au hasard des rencontres. Un autre rythme voit le jour. Ce n\u2019est pas seulement que nous nous d\u00e9pla\u00e7ons plus lentement, c\u2019est surtout que, par bonds, nous allons de d\u00e9couverte en d\u00e9couverte\u00a0\u2013 une joggeuse en rastas, un bateau bariol\u00e9, un reflet \u00e9meraude dans la Meuse\u2026 Pour le promeneur, la ville est faite de rencontres al\u00e9atoires. Son \u00e9criture est po\u00e9tique.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Il y autre chose encore. Ces all\u00e9es le long du fleuve relient les lieux entre eux. En souplesse, nous y passons d\u2019une rive \u00e0 l\u2019autre, du port de plaisance au c\u0153ur de la \u00ab&nbsp;Cit\u00e9 ardente&nbsp;\u00bb, d\u2019un quartier r\u00e9sidentiel \u00e0 un quartier commercial. La ville est faite de zones distinctes, presque \u00e9trang\u00e8res les unes aux autres. En voiture, ou par les transports en commun, d\u2019un trait nous passons de l\u2019une \u00e0 l\u2019autre, de la maison au travail, de la maison aux boutiques\u2026 Faire le trajet \u00e0 pied ou \u00e0 v\u00e9lo recoud les morceaux entre eux, retisse la tapisserie urbaine. Par ses quais, la ville se rassemble.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Cette revalorisation des bords de Meuse a des qualit\u00e9s esth\u00e9tiques incontestables. Le choix des mat\u00e9riaux et des v\u00e9g\u00e9taux, le galbe des bancs et des parterres ont leur style, contemporain et singulier. Toutefois, sous cette recherche esth\u00e9tique, s\u2019exprime un nouveau mode de vie. Les citadins changent de comportement, la ville change d\u2019humeur, son visage se fait plus avenant.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">La mondialisation a une multitude de profils. Elle nous pr\u00e9cipite dans une mobilit\u00e9 pressante, nous fait courir en tous sens, circuler sur de grandes distances, nous connecter aux quatre coins du monde. Elle engendre \u00e0 rebours un d\u00e9sir de se poser, de prendre son temps, sinon de s\u2019arr\u00eater du moins de se mouvoir au gr\u00e9 de l\u2019impr\u00e9vu, sans gestion ni planning. Nonchalance assum\u00e9e. La grande vitesse suscite le d\u00e9sir de lenteur. L\u00e0 o\u00f9 cro\u00eet la rentabilit\u00e9 cro\u00eet aussi l\u2019envie de gratuit\u00e9. Plut\u00f4t que de s\u2019opposer, elles se superposent, s\u2019enchev\u00eatrent. Les diff\u00e9rents profils de l\u2019urbain se rassemblent en un seul visage, multiple et changeant.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">\u00ab&nbsp;La pratique du quartier introduit de la gratuit\u00e9 au lieu de la n\u00e9cessit\u00e9 ; elle favorise une utilisation de l\u2019espace urbain non finalis\u00e9 par son usage seulement fonctionnel.&nbsp;\u00bb[footnote]DE CERTEAU, Michel, GIARD, Luce, MAYOL, Pierre, <i>L\u2019invention du quotidien<\/i>, tome II, op. cit., p. 23[\/footnote] Un demi-si\u00e8cle apr\u00e8s les analyses de Michel de Certeau, l\u2019invention du quotidien semble s\u2019\u00eatre d\u00e9plac\u00e9e, d\u00e9bordant du quartier pour se r\u00e9pandre \u00e0 travers la ville. Quand nous parvenons \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9, nous fl\u00e2nons autour de chez nous, mais aussi un peu partout dans la ville, au hasard des chemins qu\u2019elle nous offre, qui tous se versent dans son berceau, le fleuve.<\/p>","rendered":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Il y a \u00e0 peine quelques ann\u00e9es, un boulevard longeait la Meuse, inaccessible aux pi\u00e9tons. Les temps changent, parfois assez vite. Je peux maintenant, en plein centre-ville, me promener sur les quais am\u00e9nag\u00e9s pour cet usage. Une rambarde, une grande esplanade, de larges bancs de bois, des talus enherb\u00e9s, de longues \u00e9tendues de gramin\u00e9es, des parterres de fleurs et de jeunes arbres. Un v\u00e9ritable parc a surgi le long du fleuve. L\u00e0 o\u00f9 la voiture donnait le ton, ce sont les pi\u00e9tons, les v\u00e9los, les trottinettes qui occupent le terrain. Nombreux sont ceux aussi qui se posent, s\u2019asseyent ou se couchent, seuls ou en couple sur les bancs.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Je me laisse aller \u00e0 fl\u00e2ner sur ce quai. Je d\u00e9taille la silhouette de la nouvelle passerelle, j\u2019observe les attitudes des autres passants, les immeubles sur l\u2019autre rive, la vie qui s\u2019active sur les p\u00e9niches qui sillonnent le fleuve, les couleurs de l\u2019eau, la silhouette des nuages\u2026 des pans entiers du paysage urbain que les automobilistes ignoraient. Je per\u00e7ois bien s\u00fbr que l\u2019eau est toujours aussi sale et naus\u00e9abonde, que l\u2019air reste satur\u00e9 de gaz d\u2019\u00e9chappement et que le boulevard continue de bourdonner dans mon dos. Il me faut faire un choix dans mes sensations et me focaliser sur ce qui m\u2019attire.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">En quelques pas, je suis \u00e0 la capitainerie et au port des yachts. Un monde singulier, ici en pleine ville, qui jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent vivait un peu repli\u00e9 sur lui-m\u00eame. La route et la circulation tendaient \u00e0 l\u2019isoler. Pour aller \u00e0 sa rencontre, il fallait auparavant franchir bien des obstacles. Aujourd\u2019hui, au hasard de mes d\u00e9ambulations, je d\u00e9couvre les bateaux et un improbable fatras \u2013 des cordages, des amarres, des bou\u00e9es\u2026<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">En quelques pas, je traverse le boulevard et me replonge dans la ville.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Les am\u00e9nagements contemporains de ces quais, \u00e0 la faveur de la mobilit\u00e9 douce, donnent un autre tempo \u00e0 la ville. M\u00eame si des rues pi\u00e9tonnes \u00e9taient pr\u00e9sentes de longue date, d\u00e9volues au commerce, elles n\u2019\u00e9taient le plus souvent que l\u2019occasion de regarder les vitrines. On y faisait du shopping sans vraiment s\u2019y promener. On ne regardait pas la ville. Les fa\u00e7ades elles-m\u00eames, au-dessus des magasins, passaient inaper\u00e7ues. Et que dire des lointains ou du ciel\u00a0? \u00c9taient-ils vraiment pr\u00e9sents\u00a0?<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">La lenteur de la promenade nous rend \u00e0 la contemplation. Notre regard et tous nos sens vagabondent, vont et viennent au hasard des rencontres. Un autre rythme voit le jour. Ce n\u2019est pas seulement que nous nous d\u00e9pla\u00e7ons plus lentement, c\u2019est surtout que, par bonds, nous allons de d\u00e9couverte en d\u00e9couverte\u00a0\u2013 une joggeuse en rastas, un bateau bariol\u00e9, un reflet \u00e9meraude dans la Meuse\u2026 Pour le promeneur, la ville est faite de rencontres al\u00e9atoires. Son \u00e9criture est po\u00e9tique.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Il y autre chose encore. Ces all\u00e9es le long du fleuve relient les lieux entre eux. En souplesse, nous y passons d\u2019une rive \u00e0 l\u2019autre, du port de plaisance au c\u0153ur de la \u00ab&nbsp;Cit\u00e9 ardente&nbsp;\u00bb, d\u2019un quartier r\u00e9sidentiel \u00e0 un quartier commercial. La ville est faite de zones distinctes, presque \u00e9trang\u00e8res les unes aux autres. En voiture, ou par les transports en commun, d\u2019un trait nous passons de l\u2019une \u00e0 l\u2019autre, de la maison au travail, de la maison aux boutiques\u2026 Faire le trajet \u00e0 pied ou \u00e0 v\u00e9lo recoud les morceaux entre eux, retisse la tapisserie urbaine. Par ses quais, la ville se rassemble.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Cette revalorisation des bords de Meuse a des qualit\u00e9s esth\u00e9tiques incontestables. Le choix des mat\u00e9riaux et des v\u00e9g\u00e9taux, le galbe des bancs et des parterres ont leur style, contemporain et singulier. Toutefois, sous cette recherche esth\u00e9tique, s\u2019exprime un nouveau mode de vie. Les citadins changent de comportement, la ville change d\u2019humeur, son visage se fait plus avenant.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">La mondialisation a une multitude de profils. Elle nous pr\u00e9cipite dans une mobilit\u00e9 pressante, nous fait courir en tous sens, circuler sur de grandes distances, nous connecter aux quatre coins du monde. Elle engendre \u00e0 rebours un d\u00e9sir de se poser, de prendre son temps, sinon de s\u2019arr\u00eater du moins de se mouvoir au gr\u00e9 de l\u2019impr\u00e9vu, sans gestion ni planning. Nonchalance assum\u00e9e. La grande vitesse suscite le d\u00e9sir de lenteur. L\u00e0 o\u00f9 cro\u00eet la rentabilit\u00e9 cro\u00eet aussi l\u2019envie de gratuit\u00e9. Plut\u00f4t que de s\u2019opposer, elles se superposent, s\u2019enchev\u00eatrent. Les diff\u00e9rents profils de l\u2019urbain se rassemblent en un seul visage, multiple et changeant.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">\u00ab&nbsp;La pratique du quartier introduit de la gratuit\u00e9 au lieu de la n\u00e9cessit\u00e9 ; elle favorise une utilisation de l\u2019espace urbain non finalis\u00e9 par son usage seulement fonctionnel.&nbsp;\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"DE CERTEAU, Michel, GIARD, Luce, MAYOL, Pierre, L\u2019invention du quotidien, tome II, op. cit., p. 23\" id=\"return-footnote-150-1\" href=\"#footnote-150-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a> Un demi-si\u00e8cle apr\u00e8s les analyses de Michel de Certeau, l\u2019invention du quotidien semble s\u2019\u00eatre d\u00e9plac\u00e9e, d\u00e9bordant du quartier pour se r\u00e9pandre \u00e0 travers la ville. Quand nous parvenons \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9, nous fl\u00e2nons autour de chez nous, mais aussi un peu partout dans la ville, au hasard des chemins qu\u2019elle nous offre, qui tous se versent dans son berceau, le fleuve.<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-150-1\">DE CERTEAU, Michel, GIARD, Luce, MAYOL, Pierre, <i>L\u2019invention du quotidien<\/i>, tome II, op. cit., p. 23 <a href=\"#return-footnote-150-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":9,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-150","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":36,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/150"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/150\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":401,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/150\/revisions\/401"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/36"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/150\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=150"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=150"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=150"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=150"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}