{"id":152,"date":"2020-09-01T14:53:18","date_gmt":"2020-09-01T14:53:18","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/?post_type=chapter&#038;p=152"},"modified":"2020-11-13T09:29:22","modified_gmt":"2020-11-13T09:29:22","slug":"17a-une-valeriane-dans-la-fissure","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/chapter\/17a-une-valeriane-dans-la-fissure\/","title":{"raw":"17a. Une val\u00e9riane dans la fissure","rendered":"17a. Une val\u00e9riane dans la fissure"},"content":{"raw":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Soucieux de propret\u00e9, attentifs \u00e0 notre image sociale ou pr\u00e9occup\u00e9s d\u2019entretenir ce qui pourrait se d\u00e9grader, nous balayons devant notre porte. Entre les pav\u00e9s, r\u00e9solument, les \u00ab mauvaises herbes\u00a0\u00bb reconqui\u00e8rent le terrain.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Dans une marche fissur\u00e9e de l\u2019escalier, une val\u00e9riane s\u2019est faufil\u00e9e. Jour par jour, feuille par feuille, fleur par fleur, elle grandit, gagne du terrain. Je lui laisse sa chance. Peu \u00e0 peu, elle d\u00e9borde et recouvre la marche. Cette fissure dans le pav\u00e9, \u00e0 laquelle je ne faisais pas attention, \u2013 l\u2019effritement est la destin\u00e9e banale des vieilles pierres \u2013, prend vie. Cette fracture jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent insignifiante se d\u00e9couvre sous un jour nouveau. \u00c0 chaque fois que je rentre \u00e0 la maison, j\u2019y jette un \u0153il complice.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Rien que d\u2019ordinaire dans cette touffe de v\u00e9g\u00e9tal. Ce contre quoi chacun lutte au quotidien\u00a0\u2013 une d\u00e9t\u00e9rioration qui, petit \u00e0 petit, grignote nos lieux de vie. En soi, un d\u00e9tail, qu\u2019on \u00e9limine d\u2019un geste pour \u00e9viter qu\u2019il ne s\u2019\u00e9tende. Si nous le laissons se d\u00e9velopper, il pourrait bien vite prendre le dessus et ab\u00eemer, ou m\u00eame d\u00e9truire, ce qui nous a co\u00fbt\u00e9 de l\u2019argent et du travail.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Cette fleur dans l\u2019escalier n\u2019est qu\u2019une pointe de laisser aller, qui pourrait passer inaper\u00e7ue. Seul un regard myope, un tantinet maniaque, la remarque. Regarder l\u2019herbe qui pousse entre les pav\u00e9s\u2026 autant dire se focaliser sur un d\u00e9tail. En scrutant cette pousse rebelle, je vois le min\u00e9ral se fendre, je vois des courbes vivantes coloniser un monde d\u2019angles et de fractures, une touche de verdure se faufiler dans les gris. Le tout en gros plan, dans l\u2019ignorance du contexte. Vision onirique, un peu candide.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Autre chose toutefois se laisse deviner \u2013 le fond de la fissure. Cette f\u00ealure d\u00e9risoire ouvre sur la p\u00e9nombre o\u00f9 toute vie finit par s\u2019effondrer. \u00ab\u00a0D\u2019o\u00f9 les choses ont leur naissance, vers l\u00e0 aussi elles doivent sombrer en perdition.\u00a0\u00bb[footnote]ANAXIMANDRE, cit\u00e9 par NIETSZCHE, Friedrich, \u00ab\u00a0La philosophie \u00e0 l\u2019\u00e9poque tragique des Grecs\u00a0\u00bb dans<i> \u00c9crits posthumes 1870 - 1873<\/i>, Gallimard, 1975, p. 225.[\/footnote] Cette faille dans l\u2019escalier n\u2019est-elle pas l\u2019\u00e9cho de celle qui, peu \u00e0 peu, mine notre vie ? \u00ab\u00a0Toute vie est bien entendu un processus de d\u00e9molition\u00a0\u00bb[footnote]FITZGERALD, Francis Scott, <i>La F\u00ealure<\/i>, Gallimard, 1963, p. 475.[\/footnote] disait, dans une lucidit\u00e9 gla\u00e7ante, Scott Fitzgerald dans \u00ab\u00a0La f\u00ealure\u00a0\u00bb, sa derni\u00e8re nouvelle. Toute f\u00ealure donne sur un gouffre.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\"><i>Le jour d\u00e9cro\u00eet\u00a0; la nuit augmente, souviens-toi\u00a0!<\/i><\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\"><i>Le gouffre a toujours soif\u00a0; la clepsydre se vide<\/i>[footnote]BAUDELAIRE, Charles, \u00ab L\u2019horloge \u00bb, dans <em>Les Fleurs du mal,<\/em> op. cit., p. 81.[\/footnote].<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Ici, au contraire, du gouffre remonte la vie. Par une fente d\u2019o\u00f9 la terre s\u2019est offerte au ciel, elle a surgi. La faille o\u00f9 tout s\u2019effondre est aussi le seuil d\u2019o\u00f9 tout \u00e9merge. Du fond obscur, o\u00f9 notre regard se perd, une fleur a vu le jour.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Non seulement une fleur, tout un univers. Dans un d\u00e9but de ruine, le v\u00e9g\u00e9tal regagne du terrain. Reconqu\u00eate infime, qui n\u00e9anmoins r\u00e9v\u00e8le tout autre chose. En cette bribe de nature qui s\u2019est gliss\u00e9e au seuil du quotidien se d\u00e9couvre un monde qui nous ignore, nous pr\u00e9c\u00e8de et nous d\u00e9borde. Sous le temps de notre vie domestique, celui des horloges, et sous le temps m\u00eame de l\u2019histoire, une autre vie suit sa pouss\u00e9e, un autre temps perp\u00e9tue son flux. Le sauvage est \u00e0 notre porte sous les dehors d\u2019une val\u00e9riane.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Ce n\u2019est bien s\u00fbr qu\u2019une herbe, le fruit d\u2019une n\u00e9gligence\u2026 mais aussi le premier signe d\u2019une alt\u00e9rit\u00e9 troublante.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">\u00c9chapp\u00e9 de la fissure, l\u2019esprit de l\u2019herbe folle surgit, ambivalent, oscille entre l\u2019insignifiant, parfois mignon, et la sauvagerie, toujours d\u00e9mesur\u00e9e. Bien peu de choses, si ce n\u2019est l\u2019indice d\u2019une toute puissance qui nous d\u00e9passe, et de loin. Nous pouvons lui r\u00e9sister, veiller \u00e0 l\u2019entretien. Nous pourrions aussi la laisser nous submerger et assister \u00e0 la ruine de notre propre monde. Quelle que soit notre attitude, nous sommes vou\u00e9s \u00e0 un entre-deux, \u00e0 cheval entre la vie domestiqu\u00e9e et l\u2019inapprivoisable.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Cette val\u00e9riane dans l\u2019escalier est l\u2019aveu de notre \u00e9quilibre vacillant.<\/p>","rendered":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Soucieux de propret\u00e9, attentifs \u00e0 notre image sociale ou pr\u00e9occup\u00e9s d\u2019entretenir ce qui pourrait se d\u00e9grader, nous balayons devant notre porte. Entre les pav\u00e9s, r\u00e9solument, les \u00ab mauvaises herbes\u00a0\u00bb reconqui\u00e8rent le terrain.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Dans une marche fissur\u00e9e de l\u2019escalier, une val\u00e9riane s\u2019est faufil\u00e9e. Jour par jour, feuille par feuille, fleur par fleur, elle grandit, gagne du terrain. Je lui laisse sa chance. Peu \u00e0 peu, elle d\u00e9borde et recouvre la marche. Cette fissure dans le pav\u00e9, \u00e0 laquelle je ne faisais pas attention, \u2013 l\u2019effritement est la destin\u00e9e banale des vieilles pierres \u2013, prend vie. Cette fracture jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent insignifiante se d\u00e9couvre sous un jour nouveau. \u00c0 chaque fois que je rentre \u00e0 la maison, j\u2019y jette un \u0153il complice.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Rien que d\u2019ordinaire dans cette touffe de v\u00e9g\u00e9tal. Ce contre quoi chacun lutte au quotidien\u00a0\u2013 une d\u00e9t\u00e9rioration qui, petit \u00e0 petit, grignote nos lieux de vie. En soi, un d\u00e9tail, qu\u2019on \u00e9limine d\u2019un geste pour \u00e9viter qu\u2019il ne s\u2019\u00e9tende. Si nous le laissons se d\u00e9velopper, il pourrait bien vite prendre le dessus et ab\u00eemer, ou m\u00eame d\u00e9truire, ce qui nous a co\u00fbt\u00e9 de l\u2019argent et du travail.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Cette fleur dans l\u2019escalier n\u2019est qu\u2019une pointe de laisser aller, qui pourrait passer inaper\u00e7ue. Seul un regard myope, un tantinet maniaque, la remarque. Regarder l\u2019herbe qui pousse entre les pav\u00e9s\u2026 autant dire se focaliser sur un d\u00e9tail. En scrutant cette pousse rebelle, je vois le min\u00e9ral se fendre, je vois des courbes vivantes coloniser un monde d\u2019angles et de fractures, une touche de verdure se faufiler dans les gris. Le tout en gros plan, dans l\u2019ignorance du contexte. Vision onirique, un peu candide.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Autre chose toutefois se laisse deviner \u2013 le fond de la fissure. Cette f\u00ealure d\u00e9risoire ouvre sur la p\u00e9nombre o\u00f9 toute vie finit par s\u2019effondrer. \u00ab\u00a0D\u2019o\u00f9 les choses ont leur naissance, vers l\u00e0 aussi elles doivent sombrer en perdition.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"ANAXIMANDRE, cit\u00e9 par NIETSZCHE, Friedrich, \u00ab\u00a0La philosophie \u00e0 l\u2019\u00e9poque tragique des Grecs\u00a0\u00bb dans \u00c9crits posthumes 1870 - 1873, Gallimard, 1975, p. 225.\" id=\"return-footnote-152-1\" href=\"#footnote-152-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a> Cette faille dans l\u2019escalier n\u2019est-elle pas l\u2019\u00e9cho de celle qui, peu \u00e0 peu, mine notre vie ? \u00ab\u00a0Toute vie est bien entendu un processus de d\u00e9molition\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"FITZGERALD, Francis Scott, La F\u00ealure, Gallimard, 1963, p. 475.\" id=\"return-footnote-152-2\" href=\"#footnote-152-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a> disait, dans une lucidit\u00e9 gla\u00e7ante, Scott Fitzgerald dans \u00ab\u00a0La f\u00ealure\u00a0\u00bb, sa derni\u00e8re nouvelle. Toute f\u00ealure donne sur un gouffre.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\"><i>Le jour d\u00e9cro\u00eet\u00a0; la nuit augmente, souviens-toi\u00a0!<\/i><\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\"><i>Le gouffre a toujours soif\u00a0; la clepsydre se vide<\/i><a class=\"footnote\" title=\"BAUDELAIRE, Charles, \u00ab L\u2019horloge \u00bb, dans Les Fleurs du mal, op. cit., p. 81.\" id=\"return-footnote-152-3\" href=\"#footnote-152-3\" aria-label=\"Footnote 3\"><sup class=\"footnote\">[3]<\/sup><\/a>.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Ici, au contraire, du gouffre remonte la vie. Par une fente d\u2019o\u00f9 la terre s\u2019est offerte au ciel, elle a surgi. La faille o\u00f9 tout s\u2019effondre est aussi le seuil d\u2019o\u00f9 tout \u00e9merge. Du fond obscur, o\u00f9 notre regard se perd, une fleur a vu le jour.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Non seulement une fleur, tout un univers. Dans un d\u00e9but de ruine, le v\u00e9g\u00e9tal regagne du terrain. Reconqu\u00eate infime, qui n\u00e9anmoins r\u00e9v\u00e8le tout autre chose. En cette bribe de nature qui s\u2019est gliss\u00e9e au seuil du quotidien se d\u00e9couvre un monde qui nous ignore, nous pr\u00e9c\u00e8de et nous d\u00e9borde. Sous le temps de notre vie domestique, celui des horloges, et sous le temps m\u00eame de l\u2019histoire, une autre vie suit sa pouss\u00e9e, un autre temps perp\u00e9tue son flux. Le sauvage est \u00e0 notre porte sous les dehors d\u2019une val\u00e9riane.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Ce n\u2019est bien s\u00fbr qu\u2019une herbe, le fruit d\u2019une n\u00e9gligence\u2026 mais aussi le premier signe d\u2019une alt\u00e9rit\u00e9 troublante.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">\u00c9chapp\u00e9 de la fissure, l\u2019esprit de l\u2019herbe folle surgit, ambivalent, oscille entre l\u2019insignifiant, parfois mignon, et la sauvagerie, toujours d\u00e9mesur\u00e9e. Bien peu de choses, si ce n\u2019est l\u2019indice d\u2019une toute puissance qui nous d\u00e9passe, et de loin. Nous pouvons lui r\u00e9sister, veiller \u00e0 l\u2019entretien. Nous pourrions aussi la laisser nous submerger et assister \u00e0 la ruine de notre propre monde. Quelle que soit notre attitude, nous sommes vou\u00e9s \u00e0 un entre-deux, \u00e0 cheval entre la vie domestiqu\u00e9e et l\u2019inapprivoisable.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Cette val\u00e9riane dans l\u2019escalier est l\u2019aveu de notre \u00e9quilibre vacillant.<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-152-1\">ANAXIMANDRE, cit\u00e9 par NIETSZCHE, Friedrich, \u00ab\u00a0La philosophie \u00e0 l\u2019\u00e9poque tragique des Grecs\u00a0\u00bb dans<i> \u00c9crits posthumes 1870 - 1873<\/i>, Gallimard, 1975, p. 225. <a href=\"#return-footnote-152-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-152-2\">FITZGERALD, Francis Scott, <i>La F\u00ealure<\/i>, Gallimard, 1963, p. 475. <a href=\"#return-footnote-152-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-152-3\">BAUDELAIRE, Charles, \u00ab L\u2019horloge \u00bb, dans <em>Les Fleurs du mal,<\/em> op. cit., p. 81. <a href=\"#return-footnote-152-3\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 3\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":10,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-152","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":36,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/152"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/152\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":334,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/152\/revisions\/334"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/36"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/152\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=152"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=152"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=152"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=152"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}