{"id":69,"date":"2020-09-01T12:59:30","date_gmt":"2020-09-01T12:59:30","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/?post_type=chapter&#038;p=69"},"modified":"2020-12-01T13:50:10","modified_gmt":"2020-12-01T13:50:10","slug":"3b-lhabitat-groupe","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/chapter\/3b-lhabitat-groupe\/","title":{"raw":"3b. L\u2019habitat group\u00e9","rendered":"3b. L\u2019habitat group\u00e9"},"content":{"raw":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Depuis des ann\u00e9es, la ferme \u00e9tait \u00e0 l\u2019abandon. D\u00e9pass\u00e9e par l\u2019agriculture contemporaine. D\u00e9mesur\u00e9e pour une r\u00e9sidence unifamiliale. Le toit s\u2019\u00e9tait \u00e9croul\u00e9. Les murs tombaient en ruine. Les orties et les sureaux gagnaient du terrain. Seuls les rouge-queues y habitaient encore. Chaque fois que j\u2019y passais, je la regardais avec une certaine nostalgie, comme le t\u00e9moignage d\u2019un pass\u00e9 r\u00e9volu.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le b\u00e2timent avait pourtant du caract\u00e8re. Au bout du village, en haut d\u2019une prairie d\u00e9valant vers le ruisseau, entour\u00e9es de grands fr\u00eanes et de vieux saules, deux longues b\u00e2tisses, l\u00e9g\u00e8rement incurv\u00e9es l\u2019une par rapport \u00e0 l\u2019autre, en pierre de taille et en briques artisanales. Les charpentes s\u00e9culaires, de plusieurs dizaines de m\u00e8tres de long, \u00e9taient imposantes. M\u00eame compl\u00e8tement d\u00e9labr\u00e9es, les entr\u00e9es de la grange \u00e9taient, elles aussi, majestueuses.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">S\u2019atteler \u00e0 une restauration semblait utopique\u00a0: il aurait fallu des budgets extravagants, de loin sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux requis pour une construction neuve. La ruine allait poursuivre son \u0153uvre.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Et puis ces jeunes m\u00e9nages sont arriv\u00e9s. Ils ont subdivis\u00e9 l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9difice en tranches, une par famille, tout en gardant une partie commune. Il leur a fallu des ann\u00e9es pour obtenir le permis de b\u00e2tir, des ann\u00e9es encore pour faire les travaux, qui sont encore en cours. Certains venaient chaque week-end y travailler. D\u2019autres ont v\u00e9cu longuement dans une yourte, derri\u00e8re la maison. Les premiers se sont install\u00e9s \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 du b\u00e2timent, qui, famille apr\u00e8s famille, s\u2019est rempli.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Maintenant, la b\u00e2tisse revit, forte de cinq m\u00e9nages. Chaque fois que j\u2019y repasse, des enfants surgissent de partout, en petites meutes. De nouvelles plantations surgissent\u00a0: des arbres fruitiers, des potagers, une serre\u2026 Des cabanes se construisent. Des v\u00e9los, des jeux tra\u00eenent un peu au hasard, et plus loin divers outils. Non seulement la vie a repris le dessus, mais elle a chang\u00e9 de visage. Ce qui a \u00e9t\u00e9 autrefois une ferme familiale est devenu un hameau.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">En contrebas du village, en surplomb des prairies, la ferme s\u2019\u00e9tait calqu\u00e9e sur le paysage. Elle a gard\u00e9 son identit\u00e9 \u00e0 travers les si\u00e8cles. Avec la restauration actuelle, li\u00e9e \u00e0 une mutation et \u00e0 une revitalisation, cette identit\u00e9 se transforme. Ce qui \u00e9tait une exploitation agricole est aujourd\u2019hui un ensemble d\u2019habitats\u00a0; ce qui \u00e9tait d\u00e9volu \u00e0 une seule famille a d\u00e9sormais un caract\u00e8re collectif. L\u2019habitat group\u00e9 a offert la possibilit\u00e9 de perp\u00e9tuer l\u2019histoire. L\u2019esprit des lieux, sans avoir \u00e9t\u00e9 trahi, s\u2019est m\u00e9tamorphos\u00e9.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le principe m\u00eame de cet habitat group\u00e9 change les rapports sociaux\u00a0: vivre \u00e0 plusieurs familles dans le m\u00eame b\u00e2timent, avec des parties priv\u00e9es et des parties communes, conduit \u00e0 des relations d\u2019entraide et d\u2019intimit\u00e9 accrues, s\u00fbrement difficiles \u00e0 g\u00e9rer. Les autres y sont plus que des voisins sans pour autant faire partie de la famille.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Les abords en portent l\u2019empreinte. Si, \u00e0 l\u2019avant et \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du b\u00e2timent, chacun a mis sa touche personnelle \u00e0 sa partie de maison, quelques m\u00e8tres plus loin les limites disparaissent et l\u2019appropriation devient collective. Les ext\u00e9rieurs \u2013 un peu jardin, un peu prairie, un peu friche \u2013 sont partag\u00e9s. Les enfants y jouent ensemble, plut\u00f4t par tranche d\u2019\u00e2ge que par fratrie. Impossible, pour celui qui ne fait que passer, de savoir qui sont les enfants de qui. L\u2019habitat group\u00e9 engendre des enfants un peu gr\u00e9gaires, circulant d\u2019une famille \u00e0 l\u2019autre. De m\u00eame, les plantations, les potagers, certains gros travaux, la grande cabane en forme de tourelle\u2026 sont des r\u00e9alisations communes.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Notre soci\u00e9t\u00e9, depuis des si\u00e8cles, vit dans la distinction de la sph\u00e8re priv\u00e9e et de la sph\u00e8re publique. L\u2019am\u00e9nagement du territoire en est largement tributaire\u00a0: l\u2019espace est tant\u00f4t public, tant\u00f4t priv\u00e9. L\u2019entre-deux fait exception et m\u00e9rite toute notre attention. Il y a un demi-si\u00e8cle, Pierre Mayol, dans la foul\u00e9e de Michel de Certeau, analysait la vie de quartier comme une \u00ab&nbsp;privatisation de l\u2019espace public&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;Le quartier s\u2019inscrit dans l\u2019histoire du sujet comme la marque d\u2019une appartenance ind\u00e9l\u00e9bile dans la mesure o\u00f9 il est la configuration premi\u00e8re, l\u2019arch\u00e9type de tout processus d\u2019appropriation de l\u2019espace comme lieu de la vie quotidienne publique.&nbsp;\u00bb[footnote]DE CERTEAU, Michel, GIARD, Luce, MAYOL, Pierre, <i>L\u2019invention du quotidien<\/i>, tome II, Gallimard, 1980, p. 23.[\/footnote] La complexit\u00e9 des relations de voisinage et le r\u00f4le des convenances que ces relations exigent sont la cons\u00e9quence de cette appropriation : tous les habitants du quartier doivent coexister dans le m\u00eame espace \u00ab priv\u00e9-public \u00bb.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">En quelques d\u00e9cennies, cette vie de quartier a, dans l\u2019ensemble, \u00e9volu\u00e9 vers plus d\u2019individualisme. Par contre, d\u2019autres mod\u00e8les surgissent. En l\u2019occurrence, les ext\u00e9rieurs de cet habitat group\u00e9, s\u2019ils sont bien entendu des espaces priv\u00e9s, sont aussi des espaces partag\u00e9s. Nous pourrions en parler comme d\u2019une \u00ab\u00a0communautarisation de l\u2019espace priv\u00e9 \u00bb.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Ce \u00ab terrain commun \u00bb pourrait-il \u00eatre la matrice d\u2019un autre \u00ab vivre ensemble \u00bb ? Les enfants, en y jouant, l\u2019esquissent. L\u2019avenir dira quelles formes politiques ils pourront lui donner.<\/p>\r\n<p class=\"sdfootnote-western\" lang=\"fr-BE\">Quant \u00e0 la ferme, ayant \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la ruine, elle est \u00e0 nouveau pleine de promesses.<sup>\u0002<\/sup><\/p>","rendered":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Depuis des ann\u00e9es, la ferme \u00e9tait \u00e0 l\u2019abandon. D\u00e9pass\u00e9e par l\u2019agriculture contemporaine. D\u00e9mesur\u00e9e pour une r\u00e9sidence unifamiliale. Le toit s\u2019\u00e9tait \u00e9croul\u00e9. Les murs tombaient en ruine. Les orties et les sureaux gagnaient du terrain. Seuls les rouge-queues y habitaient encore. Chaque fois que j\u2019y passais, je la regardais avec une certaine nostalgie, comme le t\u00e9moignage d\u2019un pass\u00e9 r\u00e9volu.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le b\u00e2timent avait pourtant du caract\u00e8re. Au bout du village, en haut d\u2019une prairie d\u00e9valant vers le ruisseau, entour\u00e9es de grands fr\u00eanes et de vieux saules, deux longues b\u00e2tisses, l\u00e9g\u00e8rement incurv\u00e9es l\u2019une par rapport \u00e0 l\u2019autre, en pierre de taille et en briques artisanales. Les charpentes s\u00e9culaires, de plusieurs dizaines de m\u00e8tres de long, \u00e9taient imposantes. M\u00eame compl\u00e8tement d\u00e9labr\u00e9es, les entr\u00e9es de la grange \u00e9taient, elles aussi, majestueuses.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">S\u2019atteler \u00e0 une restauration semblait utopique\u00a0: il aurait fallu des budgets extravagants, de loin sup\u00e9rieurs \u00e0 ceux requis pour une construction neuve. La ruine allait poursuivre son \u0153uvre.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Et puis ces jeunes m\u00e9nages sont arriv\u00e9s. Ils ont subdivis\u00e9 l\u2019ensemble de l\u2019\u00e9difice en tranches, une par famille, tout en gardant une partie commune. Il leur a fallu des ann\u00e9es pour obtenir le permis de b\u00e2tir, des ann\u00e9es encore pour faire les travaux, qui sont encore en cours. Certains venaient chaque week-end y travailler. D\u2019autres ont v\u00e9cu longuement dans une yourte, derri\u00e8re la maison. Les premiers se sont install\u00e9s \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 du b\u00e2timent, qui, famille apr\u00e8s famille, s\u2019est rempli.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Maintenant, la b\u00e2tisse revit, forte de cinq m\u00e9nages. Chaque fois que j\u2019y repasse, des enfants surgissent de partout, en petites meutes. De nouvelles plantations surgissent\u00a0: des arbres fruitiers, des potagers, une serre\u2026 Des cabanes se construisent. Des v\u00e9los, des jeux tra\u00eenent un peu au hasard, et plus loin divers outils. Non seulement la vie a repris le dessus, mais elle a chang\u00e9 de visage. Ce qui a \u00e9t\u00e9 autrefois une ferme familiale est devenu un hameau.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">En contrebas du village, en surplomb des prairies, la ferme s\u2019\u00e9tait calqu\u00e9e sur le paysage. Elle a gard\u00e9 son identit\u00e9 \u00e0 travers les si\u00e8cles. Avec la restauration actuelle, li\u00e9e \u00e0 une mutation et \u00e0 une revitalisation, cette identit\u00e9 se transforme. Ce qui \u00e9tait une exploitation agricole est aujourd\u2019hui un ensemble d\u2019habitats\u00a0; ce qui \u00e9tait d\u00e9volu \u00e0 une seule famille a d\u00e9sormais un caract\u00e8re collectif. L\u2019habitat group\u00e9 a offert la possibilit\u00e9 de perp\u00e9tuer l\u2019histoire. L\u2019esprit des lieux, sans avoir \u00e9t\u00e9 trahi, s\u2019est m\u00e9tamorphos\u00e9.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le principe m\u00eame de cet habitat group\u00e9 change les rapports sociaux\u00a0: vivre \u00e0 plusieurs familles dans le m\u00eame b\u00e2timent, avec des parties priv\u00e9es et des parties communes, conduit \u00e0 des relations d\u2019entraide et d\u2019intimit\u00e9 accrues, s\u00fbrement difficiles \u00e0 g\u00e9rer. Les autres y sont plus que des voisins sans pour autant faire partie de la famille.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Les abords en portent l\u2019empreinte. Si, \u00e0 l\u2019avant et \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du b\u00e2timent, chacun a mis sa touche personnelle \u00e0 sa partie de maison, quelques m\u00e8tres plus loin les limites disparaissent et l\u2019appropriation devient collective. Les ext\u00e9rieurs \u2013 un peu jardin, un peu prairie, un peu friche \u2013 sont partag\u00e9s. Les enfants y jouent ensemble, plut\u00f4t par tranche d\u2019\u00e2ge que par fratrie. Impossible, pour celui qui ne fait que passer, de savoir qui sont les enfants de qui. L\u2019habitat group\u00e9 engendre des enfants un peu gr\u00e9gaires, circulant d\u2019une famille \u00e0 l\u2019autre. De m\u00eame, les plantations, les potagers, certains gros travaux, la grande cabane en forme de tourelle\u2026 sont des r\u00e9alisations communes.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Notre soci\u00e9t\u00e9, depuis des si\u00e8cles, vit dans la distinction de la sph\u00e8re priv\u00e9e et de la sph\u00e8re publique. L\u2019am\u00e9nagement du territoire en est largement tributaire\u00a0: l\u2019espace est tant\u00f4t public, tant\u00f4t priv\u00e9. L\u2019entre-deux fait exception et m\u00e9rite toute notre attention. Il y a un demi-si\u00e8cle, Pierre Mayol, dans la foul\u00e9e de Michel de Certeau, analysait la vie de quartier comme une \u00ab&nbsp;privatisation de l\u2019espace public&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;Le quartier s\u2019inscrit dans l\u2019histoire du sujet comme la marque d\u2019une appartenance ind\u00e9l\u00e9bile dans la mesure o\u00f9 il est la configuration premi\u00e8re, l\u2019arch\u00e9type de tout processus d\u2019appropriation de l\u2019espace comme lieu de la vie quotidienne publique.&nbsp;\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"DE CERTEAU, Michel, GIARD, Luce, MAYOL, Pierre, L\u2019invention du quotidien, tome II, Gallimard, 1980, p. 23.\" id=\"return-footnote-69-1\" href=\"#footnote-69-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a> La complexit\u00e9 des relations de voisinage et le r\u00f4le des convenances que ces relations exigent sont la cons\u00e9quence de cette appropriation : tous les habitants du quartier doivent coexister dans le m\u00eame espace \u00ab priv\u00e9-public \u00bb.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">En quelques d\u00e9cennies, cette vie de quartier a, dans l\u2019ensemble, \u00e9volu\u00e9 vers plus d\u2019individualisme. Par contre, d\u2019autres mod\u00e8les surgissent. En l\u2019occurrence, les ext\u00e9rieurs de cet habitat group\u00e9, s\u2019ils sont bien entendu des espaces priv\u00e9s, sont aussi des espaces partag\u00e9s. Nous pourrions en parler comme d\u2019une \u00ab\u00a0communautarisation de l\u2019espace priv\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Ce \u00ab terrain commun \u00bb pourrait-il \u00eatre la matrice d\u2019un autre \u00ab vivre ensemble \u00bb ? Les enfants, en y jouant, l\u2019esquissent. L\u2019avenir dira quelles formes politiques ils pourront lui donner.<\/p>\n<p class=\"sdfootnote-western\" lang=\"fr-BE\">Quant \u00e0 la ferme, ayant \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la ruine, elle est \u00e0 nouveau pleine de promesses.<sup><\/sup><\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-69-1\">DE CERTEAU, Michel, GIARD, Luce, MAYOL, Pierre, <i>L\u2019invention du quotidien<\/i>, tome II, Gallimard, 1980, p. 23. <a href=\"#return-footnote-69-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":7,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-69","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/69"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/69\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":396,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/69\/revisions\/396"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/69\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=69"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=69"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=69"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=69"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}