{"id":71,"date":"2020-09-01T13:01:21","date_gmt":"2020-09-01T13:01:21","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/?post_type=chapter&#038;p=71"},"modified":"2020-12-01T13:42:19","modified_gmt":"2020-12-01T13:42:19","slug":"4a-le-rond-point-symbolique","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/chapter\/4a-le-rond-point-symbolique\/","title":{"raw":"4a. Le rond-point symbolique","rendered":"4a. Le rond-point symbolique"},"content":{"raw":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Leur prolif\u00e9ration est un ph\u00e9nom\u00e8ne de soci\u00e9t\u00e9. En deux ou trois d\u00e9cennies, ils sont implant\u00e9s partout et continuent aujourd\u2019hui \u00e0 supplanter les carrefours. Comment ne pas leur \u00eatre favorable ? Ils sont plus efficaces que les feux rouges, ne freinent pas la circulation et limitent le nombre d\u2019accidents.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Ils ont tous, bien entendu, un air de famille, comme un ensemble d\u2019objets sensibles est la copie d\u2019une seule id\u00e9e platonicienne. Il n\u2019y qu\u2019un seul triangle, une seule sph\u00e8re et\u2026 un seul rond-point. Son concept est le mod\u00e8le, le paradigme novateur, l\u2019avanc\u00e9e historique dans notre modernit\u00e9 tardive. Il n\u2019emp\u00eache\u00a0: les services d\u2019urbanisme veillent \u00e0 singulariser chacun d\u2019eux, \u00e0 lui donner sa couleur locale.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le premier que je rencontre en sortant de chez moi me permet de contourner le centre-ville pour, de rond-point en rond-point, rejoindre l\u2019autoroute. Il surgit dans l\u2019axe de l\u2019avenue, est d\u2019autant plus apparent qu\u2019il est couvert d\u2019un gros talus. \u00ab\u00a0Calme bloc ici-bas chu\u2026\u00a0\u00bb[footnote]MALLARM\u00c9, St\u00e9phane, \u00ab\u00a0Le tombeau d\u2019Edgard Poe\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0Calme bloc ici-bas chu, d\u2019un d\u00e9sastre obscur.\u00a0\u00bb dans : POE, Edgar, <i>Po\u00e8mes<\/i>, Po\u00e9sie\/Gallimard, 1982, p. 33.[\/footnote] Massif au possible, \u00ab\u00a0un d\u00e9sastre obscur\u00a0\u00bb. Entre deux murailles d\u2019immeubles, je roule en droite ligne en sa direction et peux le d\u00e9tailler : les pans couverts de b\u00e9gonias, le nom de la ville \u00e9crit en lettres de buis et, au sommet, encadr\u00e9e de quelques palmiers d\u00e9p\u00e9rissant, une grande amphore, de type mauresque \u2013 qui, je dois bien l\u2019admettre, ne manque pas de caract\u00e8re. Assemblage unique. Je reconna\u00eetrais mon rond-point entre mille ; ailleurs il y a des statues de coqs ou d\u2019ours\u2026<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Personne, hormis les ouvriers communaux, n\u2019aurait jamais l\u2019id\u00e9e de monter sur ce talus. Il est l\u00e0 pour \u00eatre contourn\u00e9. Je tourne donc. Inutile de regarder \u00e0 gauche ou sur l\u2019art\u00e8re d\u2019en face, il suffit de tourner. Se substituant \u00e0 un ancien carrefour, il r\u00e9pond \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019inscrire un cercle dans un carr\u00e9. Une certaine rigidit\u00e9 en est le prix\u00a0: certains immeubles, pour s\u2019adapter \u00e0 lui, ont un angle cass\u00e9. Et moi, je tourne.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">\u00c0 la crois\u00e9e des rues et \u00e0 l\u2019entr\u00e9e d\u2019une zone commer\u00e7ante, il s\u2019incruste de force dans le paysage. Car, on l\u2019oublierait, il s\u2019agit bien d\u2019un paysage\u00a0! En for\u00e7ant l\u2019attention, je peux deviner d\u2019un c\u00f4t\u00e9 une colline et de l\u2019autre des quais, mais quelle id\u00e9e de regarder les lointains en tournant sur moi-m\u00eame\u00a0? Je passe d\u2019une art\u00e8re \u00e0 une autre\u00a0; la premi\u00e8re est sans v\u00e9g\u00e9tation\u00a0; la seconde, arbor\u00e9e, prolonge, vaille que vaille, les plantations du talus. Je suis d\u00e9j\u00e0 plus loin.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le rond-point, alors qu\u2019il facilite la circulation, s\u2019isole dans l\u2019espace. Quand nous nous dirigeons vers lui, il bouche notre regard\u00a0; quand nous y sommes, nous nous mouvons de proche en proche. Si d\u2019aventure, nous passons \u00e0 pieds sur un trottoir voisin, il est l\u00e0 comme un \u00eelot perdu dans la circulation.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">La solitude du rond-point est l\u2019envers de son efficacit\u00e9.\u00a0Si le carrefour oblige \u00e0 se croiser, le rond-point \u00e9vite toute rencontre, avec les autres conducteurs, avec le centre urbain, qu\u2019il permet de contourner sans le perturber[footnote]AUG\u00c9, Marc, <i>Non-lieux<\/i>, Seuil, 1992, pp. 123 et ssq.[\/footnote]. Simple carrousel de passage, il dispense de toute confrontation. Il est la m\u00e9tonymie d\u2019un des th\u00e8mes majeurs de l\u2019\u00e9poque\u00a0:\u00a0renforcer la mobilit\u00e9 en l\u2019acc\u00e9l\u00e9rant.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Cette efficacit\u00e9 se paye, en \u00e9vin\u00e7ant d\u2019autres sph\u00e8res de l\u2019imaginaire, sociales, entre autres : du rond-point, nous ne sommes qu\u2019un usager de passage, pris dans la file de tous les usagers, ignorants les uns des autres. Son centre, l\u2019oppos\u00e9 d\u2019une place, est fait pour \u00eatre inaccessible. Ses voies de circulation, con\u00e7ues pour ne surtout pas s\u2019y arr\u00eater. Ses trottoirs, s\u2019ils existent, sont r\u00e9barbatifs pour les pi\u00e9tons, coinc\u00e9s au bord de la circulation. Pi\u00e9tons, automobilistes s\u2019ignorent\u00a0; s\u2019ils doivent passer, ils ne font que passer.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Quant \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique du rond-point, elle m\u00e9rite le d\u00e9tour. S\u2019il est l\u2019occasion d\u2019une myriade de r\u00e9alisations artistiques, par essence de qualit\u00e9 variable et discutable, celles-ci ont toutes un point commun. Ici sont exhib\u00e9es des ic\u00f4nes, des embl\u00e8mes, des images de marque. La ville se met en sc\u00e8ne, donne \u00e0 voir les symboles de son identit\u00e9, de son pass\u00e9, de sa grandeur. Ici des jarres, l\u00e0 un engin agricole, ailleurs un wagon de charbonnage ou un morceau de ch\u00e2teau. Des simulacres. Copie d\u2019un wagon, copie d\u2019un ch\u00e2teau, ou vieil outil arrach\u00e9 \u00e0 son contexte, tous exil\u00e9s sur une \u00eele d\u00e9serte. Restes d\u2019un obscur d\u00e9sastre, abandonn\u00e9s sur ce parterre, ils semblent tomb\u00e9s du ciel.<\/p>","rendered":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Leur prolif\u00e9ration est un ph\u00e9nom\u00e8ne de soci\u00e9t\u00e9. En deux ou trois d\u00e9cennies, ils sont implant\u00e9s partout et continuent aujourd\u2019hui \u00e0 supplanter les carrefours. Comment ne pas leur \u00eatre favorable ? Ils sont plus efficaces que les feux rouges, ne freinent pas la circulation et limitent le nombre d\u2019accidents.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Ils ont tous, bien entendu, un air de famille, comme un ensemble d\u2019objets sensibles est la copie d\u2019une seule id\u00e9e platonicienne. Il n\u2019y qu\u2019un seul triangle, une seule sph\u00e8re et\u2026 un seul rond-point. Son concept est le mod\u00e8le, le paradigme novateur, l\u2019avanc\u00e9e historique dans notre modernit\u00e9 tardive. Il n\u2019emp\u00eache\u00a0: les services d\u2019urbanisme veillent \u00e0 singulariser chacun d\u2019eux, \u00e0 lui donner sa couleur locale.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le premier que je rencontre en sortant de chez moi me permet de contourner le centre-ville pour, de rond-point en rond-point, rejoindre l\u2019autoroute. Il surgit dans l\u2019axe de l\u2019avenue, est d\u2019autant plus apparent qu\u2019il est couvert d\u2019un gros talus. \u00ab\u00a0Calme bloc ici-bas chu\u2026\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"MALLARM\u00c9, St\u00e9phane, \u00ab\u00a0Le tombeau d\u2019Edgard Poe\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0Calme bloc ici-bas chu, d\u2019un d\u00e9sastre obscur.\u00a0\u00bb dans : POE, Edgar, Po\u00e8mes, Po\u00e9sie\/Gallimard, 1982, p. 33.\" id=\"return-footnote-71-1\" href=\"#footnote-71-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a> Massif au possible, \u00ab\u00a0un d\u00e9sastre obscur\u00a0\u00bb. Entre deux murailles d\u2019immeubles, je roule en droite ligne en sa direction et peux le d\u00e9tailler : les pans couverts de b\u00e9gonias, le nom de la ville \u00e9crit en lettres de buis et, au sommet, encadr\u00e9e de quelques palmiers d\u00e9p\u00e9rissant, une grande amphore, de type mauresque \u2013 qui, je dois bien l\u2019admettre, ne manque pas de caract\u00e8re. Assemblage unique. Je reconna\u00eetrais mon rond-point entre mille ; ailleurs il y a des statues de coqs ou d\u2019ours\u2026<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Personne, hormis les ouvriers communaux, n\u2019aurait jamais l\u2019id\u00e9e de monter sur ce talus. Il est l\u00e0 pour \u00eatre contourn\u00e9. Je tourne donc. Inutile de regarder \u00e0 gauche ou sur l\u2019art\u00e8re d\u2019en face, il suffit de tourner. Se substituant \u00e0 un ancien carrefour, il r\u00e9pond \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019inscrire un cercle dans un carr\u00e9. Une certaine rigidit\u00e9 en est le prix\u00a0: certains immeubles, pour s\u2019adapter \u00e0 lui, ont un angle cass\u00e9. Et moi, je tourne.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">\u00c0 la crois\u00e9e des rues et \u00e0 l\u2019entr\u00e9e d\u2019une zone commer\u00e7ante, il s\u2019incruste de force dans le paysage. Car, on l\u2019oublierait, il s\u2019agit bien d\u2019un paysage\u00a0! En for\u00e7ant l\u2019attention, je peux deviner d\u2019un c\u00f4t\u00e9 une colline et de l\u2019autre des quais, mais quelle id\u00e9e de regarder les lointains en tournant sur moi-m\u00eame\u00a0? Je passe d\u2019une art\u00e8re \u00e0 une autre\u00a0; la premi\u00e8re est sans v\u00e9g\u00e9tation\u00a0; la seconde, arbor\u00e9e, prolonge, vaille que vaille, les plantations du talus. Je suis d\u00e9j\u00e0 plus loin.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le rond-point, alors qu\u2019il facilite la circulation, s\u2019isole dans l\u2019espace. Quand nous nous dirigeons vers lui, il bouche notre regard\u00a0; quand nous y sommes, nous nous mouvons de proche en proche. Si d\u2019aventure, nous passons \u00e0 pieds sur un trottoir voisin, il est l\u00e0 comme un \u00eelot perdu dans la circulation.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">La solitude du rond-point est l\u2019envers de son efficacit\u00e9.\u00a0Si le carrefour oblige \u00e0 se croiser, le rond-point \u00e9vite toute rencontre, avec les autres conducteurs, avec le centre urbain, qu\u2019il permet de contourner sans le perturber<a class=\"footnote\" title=\"AUG\u00c9, Marc, Non-lieux, Seuil, 1992, pp. 123 et ssq.\" id=\"return-footnote-71-2\" href=\"#footnote-71-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a>. Simple carrousel de passage, il dispense de toute confrontation. Il est la m\u00e9tonymie d\u2019un des th\u00e8mes majeurs de l\u2019\u00e9poque\u00a0:\u00a0renforcer la mobilit\u00e9 en l\u2019acc\u00e9l\u00e9rant.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Cette efficacit\u00e9 se paye, en \u00e9vin\u00e7ant d\u2019autres sph\u00e8res de l\u2019imaginaire, sociales, entre autres : du rond-point, nous ne sommes qu\u2019un usager de passage, pris dans la file de tous les usagers, ignorants les uns des autres. Son centre, l\u2019oppos\u00e9 d\u2019une place, est fait pour \u00eatre inaccessible. Ses voies de circulation, con\u00e7ues pour ne surtout pas s\u2019y arr\u00eater. Ses trottoirs, s\u2019ils existent, sont r\u00e9barbatifs pour les pi\u00e9tons, coinc\u00e9s au bord de la circulation. Pi\u00e9tons, automobilistes s\u2019ignorent\u00a0; s\u2019ils doivent passer, ils ne font que passer.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Quant \u00e0 l\u2019esth\u00e9tique du rond-point, elle m\u00e9rite le d\u00e9tour. S\u2019il est l\u2019occasion d\u2019une myriade de r\u00e9alisations artistiques, par essence de qualit\u00e9 variable et discutable, celles-ci ont toutes un point commun. Ici sont exhib\u00e9es des ic\u00f4nes, des embl\u00e8mes, des images de marque. La ville se met en sc\u00e8ne, donne \u00e0 voir les symboles de son identit\u00e9, de son pass\u00e9, de sa grandeur. Ici des jarres, l\u00e0 un engin agricole, ailleurs un wagon de charbonnage ou un morceau de ch\u00e2teau. Des simulacres. Copie d\u2019un wagon, copie d\u2019un ch\u00e2teau, ou vieil outil arrach\u00e9 \u00e0 son contexte, tous exil\u00e9s sur une \u00eele d\u00e9serte. Restes d\u2019un obscur d\u00e9sastre, abandonn\u00e9s sur ce parterre, ils semblent tomb\u00e9s du ciel.<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-71-1\">MALLARM\u00c9, St\u00e9phane, \u00ab\u00a0Le tombeau d\u2019Edgard Poe\u00a0\u00bb : \u00ab\u00a0Calme bloc ici-bas chu, d\u2019un d\u00e9sastre obscur.\u00a0\u00bb dans : POE, Edgar, <i>Po\u00e8mes<\/i>, Po\u00e9sie\/Gallimard, 1982, p. 33. <a href=\"#return-footnote-71-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-71-2\">AUG\u00c9, Marc, <i>Non-lieux<\/i>, Seuil, 1992, pp. 123 et ssq. <a href=\"#return-footnote-71-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":8,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-71","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/71"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/71\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":391,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/71\/revisions\/391"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/71\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=71"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=71"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=71"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=71"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}