{"id":75,"date":"2020-09-01T13:05:35","date_gmt":"2020-09-01T13:05:35","guid":{"rendered":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/?post_type=chapter&#038;p=75"},"modified":"2020-11-09T09:37:25","modified_gmt":"2020-11-09T09:37:25","slug":"5a-vue-sur-meuse","status":"publish","type":"chapter","link":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/chapter\/5a-vue-sur-meuse\/","title":{"raw":"5a. Vue sur Meuse","rendered":"5a. Vue sur Meuse"},"content":{"raw":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">La Belgique, par ses dimensions, son relief et sa densit\u00e9 de population, n\u2019est gu\u00e8re spectaculaire. O\u00f9 y trouver l\u2019immensit\u00e9, sinon en bord de mer\u00a0? L\u2019urbanisation de la c\u00f4te belge est la preuve de ce fantasme\u00a0: un rempart de vues imprenables vers le large, une grande ligne d\u2019immeubles qui se sont substitu\u00e9s aux dunes.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">\u00c0 l\u2019int\u00e9rieur des terres, les rives des fleuves peuvent offrir des vues presque comparables : un infini \u00e0 port\u00e9e de main. Ici en ville, en bord de Meuse, l\u2019alignement des immeubles a un air de famille avec ceux de la c\u00f4te. Ces r\u00e9sidences d\u2019une dizaine d\u2019\u00e9tages datent \u00e0 coup s\u00fbr de la m\u00eame \u00e9poque, h\u00e9riti\u00e8re de Le Corbusier.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Dans un m\u00e9andre, au seuil d\u2019un pont, une grande tour en b\u00e9ton s\u2019\u00e9l\u00e8ve vers le ciel. Vingt-huit \u00e9tages. L\u2019un des plus grands immeubles de la ville. Du haut des appartements, ma vue domine la ville, court sur le fleuve et se perd dans les collines \u00e0 l\u2019horizon. De l\u00e0-haut, \u00ab\u00a0l\u2019ampleur du ciel, l\u2019architecture mobile des nuages, les colorations changeantes des vagues, le scintillement des phares (de voiture) sont un prisme merveilleusement propre \u00e0 amuser les yeux sans jamais les lasser.\u00a0\u00bb[footnote]BAUDELAIRE, Charles, \u00ab\u00a0Le port\u00a0\u00bb, dans <i>Petits po\u00e8mes en prose<\/i>, op. cit. p. 344.[\/footnote] R\u00eaveur, je peux m\u2019adonner au \u00ab\u00a0plaisir aristocratique\u00a0\u00bb d\u2019observer le monde sans y \u00eatre impliqu\u00e9. Je ne suis plus qu\u2019un regard, d\u00e9tach\u00e9.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Par contre, de l\u2019ext\u00e9rieur \u2013 des pieds de la tour, ou de n\u2019importe o\u00f9 sur les quais, ou encore depuis ces horizons lointains visibles de la fen\u00eatre \u2013, ma vision, et celle de tous, est invers\u00e9e\u00a0: un grand et gros parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8de gris, plant\u00e9 au milieu de la ville, oppose une verticale rigide au fleuve et \u00e0 l\u2019ensemble du tissu urbain. Un coup de poing dans le paysage\u00a0!<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Le paradoxe est l\u00e0\u00a0: la vue imprenable, la plus large possible, suppose une visibilit\u00e9 de partout. Pour pouvoir voir, il faut s\u2019offrir \u00e0 la vue. Ou du moins, offrir \u00e0 la vue le point d\u2019o\u00f9 l\u2019on voit. En l\u2019occurrence, les choses sont patentes\u00a0: cette tour marque avec flagrance le paysage urbain.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Quel est donc le r\u00eave recherch\u00e9 par cette vue imprenable\u00a0? Nous y d\u00e9couvrons une \u00e9trange dualit\u00e9. D\u2019une part, une fa\u00e7on d\u2019\u00eatre en dehors, au-dessus, en spectateur de la ville, \u00e0 la vitrine de son agitation. D\u2019autre part, une fa\u00e7on, sans doute inconsciente d\u2019elle-m\u00eame, de s\u2019imposer \u00e0 la vue de tous, dans une mise en sc\u00e8ne digne de celles qu\u2019affectionne le pouvoir. \u00c0 cela pr\u00e8s que l\u2019ext\u00e9rieur du b\u00e2timent est totalement n\u00e9glig\u00e9. Un \u00e9norme bloc, d\u2019un gris sans fioriture.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">C\u2019est un peu comme si, devant le spectacle du paysage urbain, le spectateur oubliait sa propre existence, au point d\u2019en n\u00e9gliger ses dehors, qui sont pourtant flagrants. Celui qui \u2013 dans une conception tr\u00e8s traditionnelle[footnote]\u00ab\u00a0\u00a0Partie de pays telle qu\u2019elle s\u2019offre \u00e0 la vue\u00a0\u00bb Cette\u00a0d\u00e9finition classique du paysage se situant dans l\u2019h\u00e9ritage de la tradition du concept est r\u00e9v\u00e9latrice. Cf. FRANSESCHI, Catherine, \u00ab\u00a0\u00a0Du mot <i>paysage<\/i> et des ses \u00e9quivalents dans cinq langues europ\u00e9ennes\u00a0\u00bb in\u00a0: COLLOT, Michel, <i>Les enjeux du paysage, <\/i>Ousia, 1997, pp. 75 et ssq.[\/footnote] \u2013 r\u00e9duit le paysage \u00e0 un objet d\u2019observation ou de contemplation est aveugle \u00e0 sa propre pr\u00e9sence. Or l\u2019observateur fait lui-m\u00eame partie du paysage, y est inscrit et apparent[footnote]MERLEAU-PONTY, Maurice, <i>Le visible et l\u2019invisible<\/i>, Gallimard, 1964, pp. 172 et ssq.[\/footnote]. Le spectateur fait lui-m\u00eame partie du spectacle. Cet oubli est lourd de cons\u00e9quences. Les vues imprenables d\u00e9figurent presque toujours les lieux. Cette grande tour en est un t\u00e9moignage, parmi tant d\u2019autres. Imaginons un instant les rives de Meuse sans ces vues sur Meuse\u00a0: un paysage coh\u00e9rent, \u00e9pousant le relief, structur\u00e9 par le lit du fleuve.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">\u00ab\u00a0Aussi longtemps que nous sommes dans la contemplation, aussi longtemps qu\u2019un quelque chose est l\u2019objet de notre attention, nous ne sommes pas un dans l\u2019un.\u00a0\u00bb[footnote]Ma\u00eetre ECKHART, <i>Sermons<\/i>, Gallimard, 1942, p. 294.[\/footnote] Le spectateur d\u2019un paysage fait a fortiori deux avec lui, s\u2019en est comme ext\u00e9rioris\u00e9. Si ce n\u2019est qu\u2019il est bel et bien visible dans ce paysage. Observateur de son propre monde, dont il a cru se d\u00e9tacher, il contribue \u00e0 le d\u00e9grader.<\/p>\r\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" align=\"justify\">Qu\u2019importe cette rh\u00e9torique. La mise en sc\u00e8ne du paysage \u2013 les promoteurs immobiliers l\u2019ont bien compris \u2013 n\u2019est avant tout qu\u2019une fa\u00e7on de le rentabiliser\u2026 au prix de le d\u00e9figurer.<\/p>","rendered":"<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">La Belgique, par ses dimensions, son relief et sa densit\u00e9 de population, n\u2019est gu\u00e8re spectaculaire. O\u00f9 y trouver l\u2019immensit\u00e9, sinon en bord de mer\u00a0? L\u2019urbanisation de la c\u00f4te belge est la preuve de ce fantasme\u00a0: un rempart de vues imprenables vers le large, une grande ligne d\u2019immeubles qui se sont substitu\u00e9s aux dunes.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">\u00c0 l\u2019int\u00e9rieur des terres, les rives des fleuves peuvent offrir des vues presque comparables : un infini \u00e0 port\u00e9e de main. Ici en ville, en bord de Meuse, l\u2019alignement des immeubles a un air de famille avec ceux de la c\u00f4te. Ces r\u00e9sidences d\u2019une dizaine d\u2019\u00e9tages datent \u00e0 coup s\u00fbr de la m\u00eame \u00e9poque, h\u00e9riti\u00e8re de Le Corbusier.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Dans un m\u00e9andre, au seuil d\u2019un pont, une grande tour en b\u00e9ton s\u2019\u00e9l\u00e8ve vers le ciel. Vingt-huit \u00e9tages. L\u2019un des plus grands immeubles de la ville. Du haut des appartements, ma vue domine la ville, court sur le fleuve et se perd dans les collines \u00e0 l\u2019horizon. De l\u00e0-haut, \u00ab\u00a0l\u2019ampleur du ciel, l\u2019architecture mobile des nuages, les colorations changeantes des vagues, le scintillement des phares (de voiture) sont un prisme merveilleusement propre \u00e0 amuser les yeux sans jamais les lasser.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"BAUDELAIRE, Charles, \u00ab\u00a0Le port\u00a0\u00bb, dans Petits po\u00e8mes en prose, op. cit. p. 344.\" id=\"return-footnote-75-1\" href=\"#footnote-75-1\" aria-label=\"Footnote 1\"><sup class=\"footnote\">[1]<\/sup><\/a> R\u00eaveur, je peux m\u2019adonner au \u00ab\u00a0plaisir aristocratique\u00a0\u00bb d\u2019observer le monde sans y \u00eatre impliqu\u00e9. Je ne suis plus qu\u2019un regard, d\u00e9tach\u00e9.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Par contre, de l\u2019ext\u00e9rieur \u2013 des pieds de la tour, ou de n\u2019importe o\u00f9 sur les quais, ou encore depuis ces horizons lointains visibles de la fen\u00eatre \u2013, ma vision, et celle de tous, est invers\u00e9e\u00a0: un grand et gros parall\u00e9l\u00e9pip\u00e8de gris, plant\u00e9 au milieu de la ville, oppose une verticale rigide au fleuve et \u00e0 l\u2019ensemble du tissu urbain. Un coup de poing dans le paysage\u00a0!<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Le paradoxe est l\u00e0\u00a0: la vue imprenable, la plus large possible, suppose une visibilit\u00e9 de partout. Pour pouvoir voir, il faut s\u2019offrir \u00e0 la vue. Ou du moins, offrir \u00e0 la vue le point d\u2019o\u00f9 l\u2019on voit. En l\u2019occurrence, les choses sont patentes\u00a0: cette tour marque avec flagrance le paysage urbain.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Quel est donc le r\u00eave recherch\u00e9 par cette vue imprenable\u00a0? Nous y d\u00e9couvrons une \u00e9trange dualit\u00e9. D\u2019une part, une fa\u00e7on d\u2019\u00eatre en dehors, au-dessus, en spectateur de la ville, \u00e0 la vitrine de son agitation. D\u2019autre part, une fa\u00e7on, sans doute inconsciente d\u2019elle-m\u00eame, de s\u2019imposer \u00e0 la vue de tous, dans une mise en sc\u00e8ne digne de celles qu\u2019affectionne le pouvoir. \u00c0 cela pr\u00e8s que l\u2019ext\u00e9rieur du b\u00e2timent est totalement n\u00e9glig\u00e9. Un \u00e9norme bloc, d\u2019un gris sans fioriture.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">C\u2019est un peu comme si, devant le spectacle du paysage urbain, le spectateur oubliait sa propre existence, au point d\u2019en n\u00e9gliger ses dehors, qui sont pourtant flagrants. Celui qui \u2013 dans une conception tr\u00e8s traditionnelle<a class=\"footnote\" title=\"\u00ab\u00a0\u00a0Partie de pays telle qu\u2019elle s\u2019offre \u00e0 la vue\u00a0\u00bb Cette\u00a0d\u00e9finition classique du paysage se situant dans l\u2019h\u00e9ritage de la tradition du concept est r\u00e9v\u00e9latrice. Cf. FRANSESCHI, Catherine, \u00ab\u00a0\u00a0Du mot paysage et des ses \u00e9quivalents dans cinq langues europ\u00e9ennes\u00a0\u00bb in\u00a0: COLLOT, Michel, Les enjeux du paysage, Ousia, 1997, pp. 75 et ssq.\" id=\"return-footnote-75-2\" href=\"#footnote-75-2\" aria-label=\"Footnote 2\"><sup class=\"footnote\">[2]<\/sup><\/a> \u2013 r\u00e9duit le paysage \u00e0 un objet d\u2019observation ou de contemplation est aveugle \u00e0 sa propre pr\u00e9sence. Or l\u2019observateur fait lui-m\u00eame partie du paysage, y est inscrit et apparent<a class=\"footnote\" title=\"MERLEAU-PONTY, Maurice, Le visible et l\u2019invisible, Gallimard, 1964, pp. 172 et ssq.\" id=\"return-footnote-75-3\" href=\"#footnote-75-3\" aria-label=\"Footnote 3\"><sup class=\"footnote\">[3]<\/sup><\/a>. Le spectateur fait lui-m\u00eame partie du spectacle. Cet oubli est lourd de cons\u00e9quences. Les vues imprenables d\u00e9figurent presque toujours les lieux. Cette grande tour en est un t\u00e9moignage, parmi tant d\u2019autres. Imaginons un instant les rives de Meuse sans ces vues sur Meuse\u00a0: un paysage coh\u00e9rent, \u00e9pousant le relief, structur\u00e9 par le lit du fleuve.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Aussi longtemps que nous sommes dans la contemplation, aussi longtemps qu\u2019un quelque chose est l\u2019objet de notre attention, nous ne sommes pas un dans l\u2019un.\u00a0\u00bb<a class=\"footnote\" title=\"Ma\u00eetre ECKHART, Sermons, Gallimard, 1942, p. 294.\" id=\"return-footnote-75-4\" href=\"#footnote-75-4\" aria-label=\"Footnote 4\"><sup class=\"footnote\">[4]<\/sup><\/a> Le spectateur d\u2019un paysage fait a fortiori deux avec lui, s\u2019en est comme ext\u00e9rioris\u00e9. Si ce n\u2019est qu\u2019il est bel et bien visible dans ce paysage. Observateur de son propre monde, dont il a cru se d\u00e9tacher, il contribue \u00e0 le d\u00e9grader.<\/p>\n<p class=\"western\" lang=\"fr-BE\" style=\"text-align: justify;\">Qu\u2019importe cette rh\u00e9torique. La mise en sc\u00e8ne du paysage \u2013 les promoteurs immobiliers l\u2019ont bien compris \u2013 n\u2019est avant tout qu\u2019une fa\u00e7on de le rentabiliser\u2026 au prix de le d\u00e9figurer.<\/p>\n<hr class=\"before-footnotes clear\" \/><div class=\"footnotes\"><ol><li id=\"footnote-75-1\">BAUDELAIRE, Charles, \u00ab\u00a0Le port\u00a0\u00bb, dans <i>Petits po\u00e8mes en prose<\/i>, op. cit. p. 344. <a href=\"#return-footnote-75-1\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 1\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-75-2\">\u00ab\u00a0\u00a0Partie de pays telle qu\u2019elle s\u2019offre \u00e0 la vue\u00a0\u00bb Cette\u00a0d\u00e9finition classique du paysage se situant dans l\u2019h\u00e9ritage de la tradition du concept est r\u00e9v\u00e9latrice. Cf. FRANSESCHI, Catherine, \u00ab\u00a0\u00a0Du mot <i>paysage<\/i> et des ses \u00e9quivalents dans cinq langues europ\u00e9ennes\u00a0\u00bb in\u00a0: COLLOT, Michel, <i>Les enjeux du paysage, <\/i>Ousia, 1997, pp. 75 et ssq. <a href=\"#return-footnote-75-2\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 2\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-75-3\">MERLEAU-PONTY, Maurice, <i>Le visible et l\u2019invisible<\/i>, Gallimard, 1964, pp. 172 et ssq. <a href=\"#return-footnote-75-3\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 3\">&crarr;<\/a><\/li><li id=\"footnote-75-4\">Ma\u00eetre ECKHART, <i>Sermons<\/i>, Gallimard, 1942, p. 294. <a href=\"#return-footnote-75-4\" class=\"return-footnote\" aria-label=\"Return to footnote 4\">&crarr;<\/a><\/li><\/ol><\/div>","protected":false},"author":1,"menu_order":10,"template":"","meta":{"pb_show_title":"on","pb_short_title":"","pb_subtitle":"","pb_authors":[],"pb_section_license":""},"chapter-type":[],"contributor":[],"license":[],"class_list":["post-75","chapter","type-chapter","status-publish","hentry"],"part":3,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/75"}],"collection":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters"}],"about":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/types\/chapter"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/75\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":284,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/75\/revisions\/284"}],"part":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/parts\/3"}],"metadata":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapters\/75\/metadata\/"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=75"}],"wp:term":[{"taxonomy":"chapter-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/pressbooks\/v2\/chapter-type?post=75"},{"taxonomy":"contributor","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/contributor?post=75"},{"taxonomy":"license","embeddable":true,"href":"https:\/\/e-publish.uliege.be\/vfurnelle20\/wp-json\/wp\/v2\/license?post=75"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}